Les grands livres de cette rentrée (au fil de nos lectures) : JEAN-MICHEL GUENASSIA "Le club des incorrigibles optimistes",
HERVE LETELLIER "Assez parlé d'amour", ARMEL JOB "Tu ne jugeras point", DANY LAFERRIERE "L'énigme du retour"; "Sépharade" ELIETTE ABECASSIS, "La délicatesse" DAVID FOENKINOS.
LIVRE de BORD Nicky et Brice Depasse vous invitent chaque jour sur Liberty TV pour suivre l'actualité du livre. Cliquez sur le logo pour regarder quelques numéros.
Claude LEVI-STRAUSS Retour sur la carrière d'écrivain d'un des géants du monde de la pensée.
Dany LAFERRIERE Prix Médicis 2009. Découvrez cette énigme du retour qui lui vaut ce prix mérité.
Philippe GELUCK se lâche pendant 20 minutes sur notre plateau.
Prix Goncourt 2009 Marie Ndiaye. Découvrez son portrait et celui de son livre par Jean-Louis Kuffer.
Fred Beigbeder prix Renaudot 2009 Son dernier livre nous a divisés. Lisez le pour et le contre.
HERTA MÜLLER Prix Nobel de littérature 2009
Regardez Amélie NOTHOMB sur le plateau de Livre de Bord avec Nicky & Brice.
DAN BROWN revient enfin Que penser de Lost symbol son premier livre depuis le Da Vinci Code ? Le Dr Corthouts l'a lu en avant-première.
L’animateur français de radio et de télévision Vincent Perrot est, on le sait, un très brillant cinéphile. Aussi les Éditions du Chêne à Paris ont-elles eu l’excellente idée de faire appel à lui pour composer un calendrier perpétuel intitulé Une réplique comique par jour regroupant 365 citations puisées dans les dialogues de films français classiques ou contemporains. Extraits : « –Écoute, maman, j’en ai marre que tu m’autorises ou que tu m’interdises. J’ai 33 ans ! –Eh bien justement, c’est l’âge où on fait des bêtises. Regarde le Christ ! » (Le Garde du corps, 1983). « Ma femme aussi a un don pour l’écriture : elle remplit très bien les chèques ! » (Le Prix à payer, 2007). « –Hello, sweet Prince ! Did you sleep well, dans la guest room de Madonna ? –Like a virgin ! » (People, Jet set 2, 2004). « –Stanislas de la Tour Maubourg. (Il lui fait le baisemain.) –Chouchou, d’la place Clichy. » (Chouchou, 2003). « –Qu’est-ce que tu attends pour te marier ? Si tu continues, tu finiras vieux garçon, maniaque et seul… –Tu veux que je te dise, pour moi le mariage, c’est passer sa vie à régler à deux une tonne de problèmes que je n’aurai jamais tout seul ! » (Marie-toi, 2009). « –Mais oublions le film pour ce soir. Parlez-moi de vous, plutôt. –Odile ! Moi, c’est Odile. Pluto, c’est l’ami de Mickey ! » (La Cité de la peur, 1994). « –Est-ce que vous aimez la musique classique ? –Obispo, des trucs comme ça ? » (Je vous trouve très beau, 2005). « –Fais pas attention, Théo est une brutalité de la guerre… –En langage clinique, on appelle ça un paranoïaque, en langage militaire, un brigadier ! » (Un taxi pour Tobrouk, 1960). « –On est vraiment très heureux d’être là. On est dans un lycée, ça nous rappelle notre enfance, comme une bouffée de… –Haschich ! » (Paroles et Musique, 1984). « –Et maintenant, Blaze, flattez-moi. –Monseigneur est le plus grand de tous les grands d’Espagne. –Ce n’est pas une flatterie, ça, c’est vrai ! » (La Folie des grandeurs, 1971). « –La vérité, c’est que tu es mou et paresseux ! Tu es tout le portrait de ton oncle Émile. Celui-là, il ne passait jamais au soleil parce que ça le fatiguait de traîner son ombre ! » (Marius, 1931). Un cadeau à (se) faire, qui permettra à chacun, dès janvier prochain, d’envisager l’avenir sous son côté radieux… Bernard DELCORD Une réplique comique par jour par Vincent Perrot, Paris, Éditions du Chêne, septembre 2009, 383 pp. en bichromie au format 13 x 10 cm sous couverture brochée à rabats en deux couleurs, 14 €
Si le troisième art dans la classification de Hegel vous semble un fatras hermétique réservé à l’élite intellectuelle, précipitez-vous sur L’Histoire de la peinture pour les Nuls qui vient de paraître chez First à Paris. De l'art pariétal au pop art en passant par l’Égypte antique, la peinture grecque, les fresques de Pompéi, les images de dévotion médiévales, le Quattrocento italien, les primitifs flamands, la Renaissance, le baroque, le XVIIe siècle français, le Siècle d’or espagnol, les maîtres de la lumière en Belgique et aux Pays-Bas, le rococo, le néoclassicisme, le réalisme, les pompiers, l'impressionnisme, le symbolisme, les avant-gardes, l’art abstrait, le surréalisme, l’art moderne du XXe siècle et l’art conceptuel, mais aussi les productions d’Asie (Chine, Japon, Inde), la calligraphie et les miniatures islamiques ou les arts premiers des Amériques, d’Océanie et d’Afrique, cet ouvrage propose en effet une initiation remarquable de clarté et de simplicité à l'histoire de cette discipline merveilleuse. Reproduisant 60 tableaux en couleur tout en illustrant la vie des peintres les plus fameux et en ouvrant la porte de leur atelier pour dévoiler les différentes étapes de leur création, il donne un accès libre aux plus grands chefs-d'œuvre de tous les temps. Libéré de tout préjugé, vous pourrez grâce à lui visiter d’un œil neuf les musées et les expositions et vous découvrirez les enjeux des différentes techniques picturales. Ce vade-mecum se complète par la présentation de dix décors peints (les « Chambres » de Raphaël, la chapelle Sixtine, la galerie des Glaces, les fresques du Palais national de Mexico…), de dix collections célèbres (Wallace, Barnes, Rupf, Saint-Laurent/Bergé…), de dix romans sur la peinture (Le chef d’œuvre inconnu de Balzac, L’œuvre de Zola, La Semaine sainte d’Aragon, Da Vinci Code de Dan Brown…) ainsi que par de nombreuses annexes (les grandes dates de l’histoire de la peinture, un glossaire, un carnet d’adresses…). Un livre qui en met véritablement plein la vue ! Bernard DELCORD
L’Histoire de la peinture pour les Nuls par Jean-Jacques Breton et Dominique Williatte, Paris, Éditions First, octobre 2009, 564 pp. en noir et blanc au format 19 x 23 cm accompagnées de deux cahiers en quadrichromie sous couverture souple en couleur, 22,90 €
Se penchant avec autant de verve que de minutie, dans un ouvrage superbement illustré qui vient de paraître chez Plon à Paris, sur La véritable histoire des châteaux de la Loire, et plus précisément sur celle des dix bâtiments les plus visités par nos contemporains (Angers, Chinon, Amboise, Blois, Azay- le- Rideau, Le Clos-Lucé, Chambord, Chenonceau, Cheverny et Villandry), le journaliste et écrivain français Jean des Cars livre une saga formidable : celle, continuée jusqu’à nos jours, des hauts lieux de l’Histoire de France à la Renaissance, véritables merveilles architecturales qui furent les témoins d’événements hauts en couleurs, comme les chasses royales de François 1er à Chambord, l’assassinat du duc de Guise à Blois, l’affrontement sans merci entre Diane de Poitiers et Marie de Médicis à Chenonceau (ce « château de dames, le plus beau », selon l’auteur), l’installation et la mort de Léonard de Vinci au Clos-Lucé, la destruction du château fort d’Azay-le-Rideau en raison de la lutte entre les Armagnacs et les Bourguignons et sa somptueuse reconstruction par un riche financier tourangeau… Sans oublier la « conjuration » et la « paix » d’Amboise, terribles tribulations des guerres de Religion, ou la résurrection de Cheverny (en partie grâce à Tintin, Hergé ayant fait du corps central du château solognot le modèle de Moulinsart) et de Villandry, dont les jardins splendides, ranimés au début du XXe siècle par un médecin espagnol, mêlent aujourd’hui, avec une grâce toute royale, les fleurs et les légumes. Le ton du récit, passionnant de bout en bout, est celui de la véritable aristocratie, celle que Kipling définissait comme unie au peuple tout en conseillant les souverains… Un très beau texte pour un très beau livre ! Bernard DELCORD
La véritable histoire des châteaux de la Loire par Jean des Cars, Paris, Éditions Plon, 335 pp. en quadrichromie au format 16,3 x 21 cm sous couverture brochée en couleur et à rabats, 25 €
Sorbonne, sorbonnards, sorbonagres et sorbonnicoles...
Historien des rues et des quartiers de la capitale française qu’il explore à travers des photographies anciennes, Philippe Mellot s’est penché dans son nouvel ouvrage sur le quartier le plus célèbre de Paris, le Quartier latin ainsi nommé parce que c’est celui de la Sorbonne, l’une des plus anciennes universités du monde, avec celles de Coimbra, de Salamanque et de Louvain. Elle tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, fondateur du collège de Sorbonne, dédié à la science qu’il enseignait. Le prestige de cette institution était grand aussi, à la Renaissance, Rabelais, qui professait à l’université de Montpellier, s’amusa-t-il à railler ses collègues parisiens en les traitant de « sorbonnagres » (ânes de la Sorbonne) et de « sorbonnicoles » (singes de la Sorbonne, qui montent aux arbres)… Bien avant de devenir le quartier à la mode qu’il est aujourd’hui, le Quartier latin fut longtemps peuplé de poètes, d’étudiants, d’ouvriers, de petits artisans, de petits bourgeois, de professeurs « sorbonnards », d’escarpes, de révoltés et autres braillards qui y menaient une vie mouvementée loin des splendeurs rutilantes des grands boulevards. Chaque place, ruelle et cul-de-sac rappelle ces existences agitées : la place Maubert et sa potence, son bûcher et son marché aux mégots ; la rue Galande et ses bouges à faire frémir ; la rue Mouffetard et son marché pouilleux, repaire de chiffonniers et de clochards, ou encore le boulevard Saint-Michel (boul'Mich pour les habitants du cru) et ses terrasses où coexistaient joyeusement fêtards rupins et artistes sans le sou. Dans les cafés, avec Verlaine comme porte-étendard, écrivains et chansonniers avaient le verbe haut, admirés par de pauvres poètes faméliques s'essayant à la vie de bohème alors que dans la rue, ou du haut de leurs fenêtres, les prostituées racolaient quelque provincial en goguette ou l'ombre furtive d'un pauvre bougre en mal d'amour. Riche de nombreux et saisissants témoignages illustrés par des centaines de photographies et documents rares, La vie secrète du Quartier latin de Philippe Mellot qui vient de paraître aux Éditions Omnibus propose une virée inédite à travers ces rues parfois inquiétantes qu'arpentèrent passionnément pendant des siècles des générations d'étudiants, d'artistes et de misérables dans l’attente de lendemains meilleurs... Bernard DELCORD
La vie secrète du Quartier latin par Philippe Mellot, Paris, Éditions Omnibus, 15 octobre 2009, 240 pp. en quadrichromie sous couverture à rabats brochée en couleur, 29 €
Dans le volumineux (808 pages) Autodictionnaire Simenon qu’il a fait paraître récemment chez Omnibus à Paris, le critique français Pierre Assouline, par ailleurs déjà auteur de la meilleure biographie du père du commissaire Maigret, confirme avec brio que la connaissance empathique d’une œuvre peut déboucher, quoiqu’en pensent certains gourous universitaires, sur la compréhension la plus fine des ressorts qui l’animent. Puisant abondamment dans une infinité de sources qui toutes émanent de Georges Simenon lui-même (livres de fiction, essais, correspondance, articles, conférences, interviews…), Pierre Assouline fournit pour d’innombrables mots la définition qu’en donnait ou la perception qu’en avait l’écrivain liégeois. Si on trouve dans cet ouvrage, et c’est bien normal, une foule d’entrées attendues (Alcoolisme, Argent, Atmosphère, Cinéma, Criminel, Enveloppe jaune, Femmes, Feuilleton, Gallimard, Lausanne, Liège, Machine à écrire, Maigret, New York, Pipe, Pluie, Roman, Rituels d’écriture, Voyage… sans compter de nombreux titres de romans), il déborde aussi de thèmes plus surprenants (Congo Belge, Crayon, De Gaulle, Démocratie, Dévergondage, Fouquet’s, Neuilly, Pêche, Rolls Royce…) voire franchement déroutants (Brasillach, Colonialisme comparé, Hammamet et ses pédérastes, Henry Miller, Prolétaires, Somnambulisme…), traités avec une belle intelligence à rebrousse-poil du politiquement correct d’aujourd’hui, si tiède, si consensuel, si respectueux de ceci et de cela, si con, quoi… Bernard DELCORD
Autodictionnaire Simenon par Pierre Assouline, Paris, Éditions Omnibus, septembre 2009, 808 pp. en noir et blanc au format 13 x 20 cm sous couverture brochée à rabats en bichromie, 26 €
Présentation : Brice & Nicky Depasse Chroniqueur : Bernard Delcord Entretien : Franck Thilliez par Chris Corthouts
Livres : Le jour où le mur est tombé de Cyril Buffet (Larousse), Marzi, Pas de liberté sans solidarité de Sylvain Savoia et Marzena Sowa (Dupuis), Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia (Albin Michel), Ecoutez Lire (Gallimard) : Une femme à Berlin, Le Liseur, Chagrin d'école, Mes plus belles chansons (Gallimard jeunesse), The Beatles de Hunter Davies (Le Cherche Midi), Hugo de Wilizecat (Puceron/Dupuis), A offrir en partage : Kipling/Le Bris, ... (André Versaille), Le français correct et Le petit Grevisse (De Boeck), 1001 idées pour leur faire à manger (Larousse), Mon congélateur et moi, on cuisine comme ça (Larousse), Guide Hachette des vins 2010, Dis Maman pourquoi les dinosaures ne vont-ils pas à l'école ? (Mijade), Saute qui peut (Mijade), Nelson de Christophe Bertschy (Dupuis), Fractures de Franck Thilliez (Le Passage) et Fleur de glace de Kitty Sewell (Pocket).
On retrouve ici, immédiatement portée par un grand souffle narratif en dépit de la fragilité physique du narrateur, ce qu'on pourrait dire la suite de la magistrale trilogie amorcée avec Pastorale américaine, redéployée ensuite dans J'ai épousé un communiste et dans La Tache, grand massif romanesque revisitant le deuxième demi-siècle de la vie aux Etats-Unis, dont Zuckerman (double de Philip Roth) reste évidemment le meneur de jeu. Comme dans les romans susnommés, la grande affaire d'Exit le fantôme est un rendez-vous avec le temps, lorsque le protagoniste retrouve New York après plus de dix ans d'exil dans sa thébaïde des Berkshires. Après les générations antérieures, c'est ici à la fois en amont et en aval que le rescapé du cancer poursuit sa conversation avec des amis perdus (le magnifique écrivain mentor-ami Lonoff et la femme qui lui survit) et d'autres plus jeunes qu'il rencontre (un couple d'écrivains et un terrifiant raseur vampirique), sur fond de réélection déprimante... Le Prix Nobel de littérature 2009 n'aurait pu tomber mieux que sur lui. Jean-Louis KUFFER
Exit le fantôme, Philip Roth, Gallimard, octobre 2009, 329p., 21€00.
Après le troublant Mon Traître, sondant les abysses d'une relation amicale sur fond de guerre civile irlandaise, c'est toujours dans l'équivoque des conduites personnelles sur fond d'Histoire, avec une grand hache, que Sorj Chalandon nous entraîne au fil d'une petite histoire tortueuse à souhait. Le roman s'ouvre sur ce pénible moment que représente la mort d'un proche (ici le père du narrateur) marquée par le sentiment lancinant d'un rendez-vous manqué, et d'autant plus que le défunt, taiseux, avait des choses à raconter de son passé de Résistant. Or c'est avec un autre présumé héros que le protagoniste, journaliste de seconde zone recyclé dans la rédaction de bios d'inconnus en veine de confessions, explore ce passé de l'Occupation en France, non sans surprises à la clef, où l'interrogation se porte avec force sur la légende de chacun et ce que cachent les monuments vénérés. Autre surprise pour qui ne la connaît pas encore: l'écriture de Sorj Chalandon, à la découpe remarquable, aux rythmes singuliers et aux formules souvent frappantes, prégnantes, mordantes même, et poétiques à la fois. Jean-Louis KUFFER
SORJ CHALANDON - Brice Depasse 1
SORJ CHALANDON - Brice Depasse 2
La légende de nos pères, Sorj Chalandon, Grasset, août 2009, 253p., 17€90.
Commissaire de l’exposition Les peintres de la forêt de Soignes. Jardin de Bruxelles (1850-1950) qui se tient au si beau musée communal d’Ixelles jusqu’au 10 janvier 2010, Emmanuel van de Putte, spécialiste en art impressionniste et moderne chez Christie’s à Paris et à Bruxelles, en a rédigé le passionnant catalogue que publient les Éditions Racine à Bruxelles dans une édition bilingue franco-néerlandaise. Classant les œuvres en raison de la situation géographique de ce qu’elles représentent (avenue de Tervueren, chaussée de Wavre, Rouge-Cloître à Auderghem, chaussée de La Hulpe, chaussées de Waterloo et d’Alsemberg…), l’ouvrage, superbement illustré, met en évidence les toiles d’artistes formidables comme Paul Delvaux, Félicien Rops, Rik Wouters, Léon Spilliaert ou William Degouve de Nuncques et de grands maîtres de la palette comme Jean Brusselmans, René Stevens, Auguste Oleffe, Louis Clesse, Jules Lismonde ou Pierre de Vaucleroy, sans oublier les Américains Joseph Raphaël et Paul-Jean Martel… Wonderful !
Musée d'Ixelles, rue Jean Van Volsem, 71 à B-1050 Bruxelles Tél. 02.515.64.21 Fax 02.515.64.24 E-mail : museum@elsene.be. Ouvert du mardi au dimanche de 11h30 à 17h. Fermé les lundis et jours fériés. Entrée : 7 € Écoles d'Ixelles, allocataires sociaux, moins de 12 ans : gratuit
Bernard DELCORD
Les peintres de la forêt de Soignes – De schilders van de Zoniënwoud 1850-1950 par Emmanuel Van de Putte, avant-propos de Serge Goyens de Heusch, Bruxelles, Éditions Racine, novembre 2009, 136 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleur, 24,95 €
Présentation : Nicky & Brice Depasse Chroniqueur : Bernard Delcord Rencontre : Alexandre Jardin Et Dracula de Bram Stoker (Oeuvres complètes chez Omnibus), Midnight library, tome VII de Nick Shadow (Nathan), La nuit (L'Ecole des loisirs), L'alphabet des monstres (L'École des loisirs), Du côté d'ailleurs et de partout de Pierre Dac (Omnibus), D'une guerre l'autre de Louis Guilloux (Quarto-Gallimard), Quinze après d'Alexandre Jardin (Grasset), M comme Mohican de Corine Royer (Héloïse d'Ormesson), Meurtre en Kabbale de Baudouin Decharneux (Éditions modulaires européennes), Ce que fu{i}t comme un éclat d'extase de F. Altamira (Thebook edition.com), Ma robe n'est pas froissée de Corinne Hoex (Les impressions nouvelles), Marilyn de Christian De Metter (Casterman), Gil Jourdan (L'intégrale tome 2) de Maurice Tillieux (Dupuis), WWII Histoires de guerre d'Hugo Pratt (Casterman), Chloé et Félix font la fête (Gallimard jeunesse), Pénélope coffret (2 livres + Doudou) (Gallimard jeunesse), Rose bonbon, noir goudron de Frank Andriat (Mijade), Chabrol se met à table (Larousse), Truffes (Racine), Chili Pays de vins et de montagnes (Versant Sud), Atelier macaron (Larousse).
Et puis il y a les moments où je n'en peux plus de cette maman qui n'en finit pas de mourir Mauvaise fille? Et mauvaise maman tant qu'on y est. Tout porte à croire que Louise - la narratrice - est tout le contraire du portrait qu'elle se prête... Tandis que sa mère, l'ex-mannequin Isabelle Doutreligne, se meurt des suites d'un cancer, Louise, enceinte d'Angèle, accède peu à peu au statut de maman. Le récit se fait culpabilité, rongé d'une tumeur qui jaillit à chaque phrase et qui s'amplifie à mesure que la grossesse de la vie à venir évince celle de sa mère. Si Justine Levy pratique une écriture quelque peu emportée et syncopée, jetant sur papier des émotions à l'état brut, sa sensibilité exacerbée, truffée de quelques notes de dérision, la rendent généreuse et sincère et par là, réellement émouvante. Apolline ELTER
Un premier roman, une nouvelle voix singulière dans l'écriture française. Ne vous fiez pas à son physique : un garçon manqué se cache dans l'esprit d'Estelle Nollet. Dès les premières pages d'On ne boit pas les rats-kangourous, vous verrez que l'auteure écrit comme un homme. On se situe quelques part entre Paul Auster pour l'imaginaire et McCarthy pour la violence des sentiments et des états-d'âme.
ESTELLE NOLLET - Brice Depasse
On ne boit pas les rats-kangourous, Estelle Nollet, Albin Michel, août 2009, 336p., 19€50
Au fil des parutions et d'un succès grandissant, Bernadette Pecassou-Camebrac est devenue une valeur sûre du roman d'amour historique. Si elle quitte aujourd'hui le Sud-Ouest auquel elle est tant attachée, l'auteure reste sur l'Atlantique avec La passagère du France. Une jeune journaliste a un rendez-vous inattendu avec l'amour lors du voyage inaugural du roi des paquebots. Reconstitution romanesque de ce géant des murs sur lequel vont se côtoyer pendant une semaine stars, affairistes, politiques, marins et personnel de bord. Une belle histoire populaire, un Titanic avec happy-end qui ranime une grande époque mais où le drame social est tout aussi présent.
Bernadette PECASSOU-CAMEBRAC - Brice Depasse 1
Bernadette PECASSOU-CAMEBRAC - Brice Depasse 2
La passagère du France, Bernadette Pécassou-Camebrac, Flammarion, octobre 2009, 347p., 21€00.
Je m'appelle Brice Depasse et je vous souhaite la bienvenue sur le blog podcast d'activistes du livre développé par Nostalgie Belgique.
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ARMEL JOB nous offre
un des plus grands livres de cette rentrée. Chronique et interview.
HERVÉ LE TELLIER
Son "Assez parlé d'amour" est un des 5 meilleurs romans de l'année.
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invite au coeur du drame. Interview à la sortie en poche de "Mon traître".
Apolline Elter a lu
pour vous le dernier roman d'Eliette ABECASSIS
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est réalisé avec la collaboration rédactionnelle de Christophe Corthouts, Nicky Depasse, Apolline Elter, Marc Bailly, Bernard Delcord, Valérie Nimal et ponctuelle de Philippe Cantamessa et Joël Habay.
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