23 05 15

Alice, Jules et Zibal

tumblr_inline_nmwg16yM751sfm0uy_500.jpg" Je n'allais pas redevenir aveugle pour lui redonner sa raison d'être"

 

C'est un roman à deux voix que nous propose Didier van Cauwelaert, celles de Zibal de Frèges, vendeur  aéroportuaire  de macarons chez Ladurée et d'Alice Gallien, future ex-aveugle, canon. Via  ces  protagonistes, il nous en  offre une troisième,  voie d'accès captivante à la psychologie canine: chien d'aveugle parfaitement dressé, le labrador Jules se voit d'un coup privé de son utilité, de sa raison d'être,  par une miraculeuse opération de la cornée qui rend la vue à sa maîtresse.

"L'enthousiasme autour de moi, l'émerveillement que suscite ma guérison me laissent un sentiment de solitude honteuse que jamais le handicap n'a provoqué."

Rendue lucide sur la relation homosexuelle- « rempart »,  en perte de vitesse,  qui l'unit à Fred Bellanger - "L'aveuglement désormais est de son côté" - Alice tente de retrouver un certain vendeur de macarons qui lui a sauvé la mise, à l'aéroport d'Orly et qui pourrait bien réparer sa vision des hommes.... Surtout que Jules a lui-même jeté son dévolu canin et encombrant sur Zibal, le seul être capable  transcender la trahison des homme....

Pétri d'humour, d'autodérision et d'un zeste d'anthropomorphisme,  le roman suscite une réflexion assez poignante sur le rapport de l'homme au chien, sur les dégâts d’une guérison inopinée, d’un sevrage forcé.

 Jules, Didier van Cauwelaert, roman, Ed. Albin Michel, avril 2015, 280 pp

Billet de faveur

 

AE : Didier van Cauwelaert, votre passion pour les chiens d’aveugles remonte à votre enfance ; dans le roman, Zibal rencontre un comportementaliste qui traduit clairement la désespérance de Jules, l’injustice qu’il ressent et son sentiment d’abandon. Vous avez rencontré un tel spécialiste pour construire le roman ?

 Didier van Cauwelaert : Souvent, j’invente d’abord et je vérifie ensuite. C’est ce qui s’est passé avec  « Jules ». Le comportementaliste auprès duquel j’ai vérifié certains détails, après coup,  s’est du reste identifié à mon personnage, comme si je m’étais inspiré de lui…

AE : Outre les malvoyants, le chien d’assistance peut également prêter patte forte aux personnes atteintes d’épilepsie :

Didier van Cauwelaert : 10% des chiens sont capables de détecterr de manière innée une crise d’épilepsie chez leur maître, 15 à 45 minutes avant qu’elle se produise. C’est sans doute un dérèglement électromagnétique qu’ils perçoivent dans son cerveau. Aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, la formation de ces chiens donne des résultats extraordinaires. Leur présence, leur action préventive empêchent un grand nombre de décès par chute, et réduit la fréquence des crises.  En France, tout reste à faire. Je m’y emploie, en tant que parrain de la Fondation pour la recherche sur l’épilepsie (500 000 malades, dont plus de 100 000 enfants)

 

 

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Didier van Cauwelaert | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 05 15

Aimer est un plaisir

Résultat de recherche d'images pour "au plaisir d'aimer boissard" Et... Au bonheur de ces dames...

"Papa est mort, hier, à 76 ans, dans les fastes rouge et or de l'été indien, au chant des oiseaux annonçant la venue de la nuit, la fenêtre de sa chambre donnant sur le parc, ouverte à deux battants."

Ains'Incipit le nouveau roman de Janine Boissard et le souci de la  dévolution du château familial de Fortjoie, assez lourde de contraintes financières.

Qu'à cela ne tienne, ses trois filles, Diane, , Margot et Filippa (la narratrice)  de Fortjoie vont trouver une solution win win de génie: fédérant autour de l'entretien du domaine et celui de quatre peintres de talent hébergés par feu leur père, la générosité des dames de Poitiers, le trio  de Fortjoie va proposer à celles-ci la réalisation de leurs portraits.  Un agenda d'ateliers et de séances de pose est prévu qui propulse les artistes dans les sphères tarifaires des artistes les plus prisés.

"Bien sûr poser nues était exclu pour les dames de l'association, trop pudiques et peu soucieuses d'exposer des charmes plus de la première fraîcheur..."

En revanche, posé sur elles, le regard des jeunes peintres - craquants - leur restitue une féminité, une sensualité dont elles se croyaient dépourvues après de longues années de carrière, d'accoutumance, d'indifférence conjugales...

Il n'en faut guère plus pour que les maris - infidèles chroniques- se réveillent et crient au scandale....

Au plaisir d'aimer, Janine Boissard, roman, Ed Flammarion, février 2015, 316 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter | Commentaires (0) |  Facebook | |

20 05 15

La chambre sourde

_chambre sourde.jpg

Le roman de Patrick Parmentier "La chambre sourde" nous touche par le sujet, bien entendu (Elisa, atteinte d'un cancer, rédige ses mémoires pour que ses enfants les découvrent plus tard), mais aussi par le style rapide et ironique. C'est une manière très intéressante de traiter ce sujet et qui évite tout ce qu'une telle situation peut révéler de dramatique. Comme il est dit : "On ne peut pas tout régenter !".

Patrick Parmentier est un créatif passionné, écrivain, communicateur et musicien. Autant dire qu'il connaît les êtres humains et peut les appréhender en toute sensibilité. Je salue la reprise de cette maison d'édition légendaire, aux destinées desquelles André-Marcel Adamek présidait jusqu'à sa disparition précoce en 2011.

Un seul court extrait vous donnera le désir de vous plonger dans "La chambre sourde" : "Comme nos chambres occupent la moitié des pièces du rez-de-chaussée, je dispose d'une autonomie relative. Y compris pour sortir. A sept heures du matin, la lumière solaire automnale m'offre son énergie colorée. Un geai tente ses premiers gargouillis, je n'arrive pas à le repérer. Une certitude idiote, incohérente mais tenace, m'envahit l'esprit. Si je ne le localise pas, je vais mourir sur place et dans l'instant

- Enfilez-moi ce plaid. Vous allez prendre froid.

L'intervention de Manon attire l'attention du geai. Cette fois, son chant est clair et exaspéré. Dans un battement d'ailes colérique, il s'envole. Je ne mourrai pas ce jour."

Jacques MERCIER

"La chambre sourde", roman de Patrick Parmentier. Editions Memory, Tenneville. 190 pages. 17 euros. Couverture C : Benjamin Lesage.

 

Écrit par Jacques Mercier dans Belge, Jacques Mercier, Romans, Société | Commentaires (0) |  Facebook | |

18 05 15

L'heure de la Renarde

_renarde.jpgIsabelle Grenez rêve depuis toujours d'écrire. Aujourd'hui, cette Bruxelloise sort son premier roman "L'heure de la renarde".

Le décor est une ville de province, où se situe une moutarderie, une propriété où des renards ont élu domicile. C'est d'ailleurs Fabienne Bister qui signe la préface.

On assiste ici à un retour, un retour à la terre et à ses origines, un rendez-vous mère-fille... Un seul court extrait pour vous donner le ton et le style d'Isabelle : "Je retrouvais la maison, enfin, comme on pose son pied dans l'empreinte qu'on a laissée sur la terre molle lors de son précédent passage, comme on revient dans un refuge dont la cheminée crépite encore, comme on revit le goût sucré des fraises des bois qui fondent dans la bouche".

Un roman à découvrir pour l'été !

Jacques MERCIER

"L'heure de la renarde", roman d'Isabelle Grenez, Editions Jacques Flament, 240 pp. 15 euros. Photo de couverture C: Florence Baecke.

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17 05 15

Une réédition bienvenue…

La caractéristique des styles (cover).jpgVoilà que, sept ans après la précédente et cinquante ans après la première, vient de sortir, revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, une nouvelle édition de La caractéristique des styles, l’impérissable ouvrage rédigé par le grand spécialiste des arts décoratifs Robert Ducher.

Voici ce qu’écrivait notre excellente consœur Sylvie Lécallier dans Babelio [1] à propos de l’édition de 1998 :

« Ce manuel d'initiation à l'histoire des styles ne cache pas son caractère didactique.

Sa formule consiste en la juxtaposition d'un texte concis sur la page de gauche et de l'illustration lui correspondant sur la page de droite ; elle permet une identification claire et rapide des formes, et de chapitre en chapitre, des styles qui se sont succédé en France mais aussi en Europe.

Chaque style fait l'objet d'un quadruple examen : les éléments de décoration, l'architecture, la décoration intérieure et le mobilier.

Sont ainsi abordés les arts égyptien, grec, romain, gréco-romain et byzantin ; l'art roman et l'art gothique, auquel est consacré un chapitre particulièrement important. Puis les Renaissances européennes, l'art baroque, et les différents styles de Louis XIII au Second Empire (…) [ainsi que] la fin du XIXe et le début du XXe siècle (…), l'Art nouveau et l'Art déco.

Depuis plus de quarante ans cet ouvrage a été le dictionnaire des arts décoratifs pour des générations d'élèves, d'étudiants et de simples amateurs. »

Près d’une décennie plus tard, cette bible se complète de chapitres nouveaux sur l’avant-garde et le fonctionnalisme, sur le style international, sur le style pop, sur le style post-moderne et sur les tendances actuelles.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

La caractéristique des styles par Robert Ducher, édition revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, Paris, Éditions Flammarion, collection « Art – Les essentiels », septembre 2014, 224 pp. en noir et blanc au format 12 x 19,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)


[1] http://www.babelio.com/livres/Ducher-La-Caracteristique-des-styles-Guide-culturel/183871.

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16 05 15

Petits plats dans les grands…

Apéritifs dînatoires.jpgCarla Bardi a grandi en Toscane où elle a appris à cuisiner très jeune, entourée dans sa famille de nombreux cuisiniers talentueux. Après quelques années passées à voyager, elle vit dans une propriété viticole près du lac de Bolsena, dans le centre de l'Italie. Auteur prolifique, elle a déjà publié plus de 20 livres de cuisine à succès, traduits en 25 langues.

Parmi ceux-ci, Apéritifs dînatoires paru chez Larousse à Paris, qui compile 100 recettes originales et gourmandes, pour toutes les réceptions : des dips à la sauce tomate et à l'avocat, à la sauce à la mangue, ou encore au poivron épicé, à l'aubergine et à la coriandre, des biscotti au fromage et à l'ail, des bouchées au citron et à l'échalote, des muffins à la courge et au maïs, des palmiers à la tomate et au parmesan, des boulettes de viande sauce au gingembre, du sorbet à la tomate, des sushis au poulet, des sucettes à la crevette et au paprika, de la terrine à l'orange et au poulet, des quesadillas à la fleur de courgette, des samosas aux légumes, des brochettes de poulet satay à la sauce aux cacahuètes, des dattes roulées au bacon, des bricks au porc sauce aux prunes, des friands à la saucisse, de la lahmacun à l’agneau épicé, des moules à l’espagnole, des raviolis aux crevettes, des barquettes de poisson façon ceviche, du houmous de patates douces, de la tarte aux épinards et à la feta…

C’est Byzance !

Bernard DELCORD

Apéritifs dînatoires par Carla Bardi, traduction française d’Hélène Nicolas, photographies de Brent Parker Jones, Paris, Éditions Larousse, collection « Carnets de cuisine », mai 2014, 120 pp. en quadrichromie au format 21 x 25,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 6,99 € (prix France)

Voici une recette aux légumes variés :

Tourte aux légumes

Cette tourte bien garnie aux légumes peut être servie en entrée, mais elle peut également faire office de plat principal, accompagnée d'une salade verte ou composée.

Pour 6 à 8 personnes

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 45 à 55 minutes

Niveau de difficulté : 1

Ingrédients :

1 petit chou-fleur

2 petits poireaux

1 gros poivron rouge

2 petites courgettes

2 cuillers à soupe d'huile d'olive vierge extra

150 g de pois gourmands

150 g de ricotta

2 gros œufs

60 g de parmesan râpé

1 cuiller à soupe de persil ciselé

1/2 cuiller à soupe de thym ciselé

2 pâtes feuilletées de 250 g chacune, prêtes à l'emploi

Sel et poivre du moulin

Recette :

Préchauffez le four à 180 °C (thermostat 6).

Graissez une tourtière de 25 cm de diamètre.

Détaillez le chou-fleur en bouquets.

Faites-les cuire dans une casserole d'eau bouillante salée pendant 5 minutes, puis égouttez-les.

Tranchez les poireaux.

Épépinez le poivron et hachez-le.

Coupez les courgettes en julienne.

Faites revenir les poireaux, le poivron et les courgettes 5 minutes dans une sauteuse.

Pendant ce temps, fendez les pois gourmands.

Ajoutez-les dans la poêle avec le chou-fleur.

Salez et poivrez.

Laissez mijoter de 5 à 10 minutes à couvert.

Égouttez la ricotta.

Dans un saladier, fouettez-la avec 1 œuf, le parmesan, le persil et le thym.

Ajoutez les légumes dans la préparation.

Déroulez une pâte feuilletée, puis déposez-la dans la tourtière.

Répartissez la garniture dessus.

Déroulez la seconde pâte feuilletée et placez-la sur la garniture.

Dans un bol, fouettez l'œuf restant. Badigeonnez-en la tourte.

Enfournez pour 30 à 35 minutes, puis servez chaud.

Écrit par Brice dans Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 05 15

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes au Musée Delvaux

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (affiche).jpgCette année, le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald souhaite mettre l’accent sur les archives de la Fondation Paul Delvaux. Celle-ci possède, en effet, une collection de plus de 3 000 œuvres et un fonds d’archives important qui recèle des trésors inédits.

Trente-cinq ans après sa création, c’est avec enthousiasme qu’elle inaugure ainsi une politique qui se veut scientifique en consacrant à l’œuvre de Delvaux un cycle d’expositions annuelles et une nouvelle collection de publications.

Au travers de la première exposition, Paul Delvaux’s Best Wishes, est dévoilée une sélection de 21 dessins réalisés par l’artiste, entre 1955 et 1960, pour illustrer ses vœux et ceux de son épouse Tam.

La sélection s’est faite au départ d’une trentaine de projets dont la majorité est présentée au public pour la première fois. Seuls huit d’entre eux sont déjà sortis de leur carton. En effet, en 2008, ils furent présentés à Liège, pour l’exposition De demain à Delvaux : Delvaux, peintre des gares, mais leur nature inédite n’étant pas indiquée, ils ne furent pas identifiés comme tels. En 2012, à l’occasion de la célébration de trente années de collaboration entre la Fondation Paul Delvaux et le Japon, elle offrît aux Nippons la primeur de quelques-uns de ces dessins lors de l’exposition itinérante Odyssey of a Dream.

Ces créations, exécutées avec beaucoup de finesse sont surprenantes, parfois même insolites. Elles ont en commun la nostalgie du temps passé, thème précieux et récurant dans son œuvre. L’artiste aime nous plonger dans ses souvenirs d’enfance, le spectateur averti est habitué à ce type de voyage.

Le travail du dessin à la plume évoque quelque peu la ligne claire de la bande dessinée et est réalisé sur  papier calque, probablement pour pouvoir reproduire plus facilement, et de manière multiple, ses projets. Une scène représentant la Mère à l’Enfant laisse percevoir les traces de crayon qui ont précédé la reprise à l’encre de Chine. La majorité d’entre elles se déclinent sur un double feuillet. L’un est occupé par le dessin tandis que l’autre porte un texte calligraphié, parfois brut et direct ou tel une enluminure destinée à véhiculer le message principal, transmettre les bons vœux de Tam et Paul.

Parfois l’artiste intègre directement les lettres au dessin comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.

Parcourir l’exposition permet de réaliser combien l’approche traditionnelle de la fête de Noël domine. Elevé dans une famille bourgeoise, Delvaux reçoit une éducation régie par les valeurs chrétiennes qu’il respecte même s’il n’est nullement pratiquant. Son travail artistique nous démontre d’ailleurs combien la religion fut une source d’inspiration féconde. Trois projets font une référence explicite à la Bible et renvoient aux scènes qui inspirèrent les plus grands artistes : la Nativité, la Pietà et l’Adoration des Rois mages.

Doucement, les paysages se familiarisent avec l’imaginaire du peintre, les rues de Jérusalem se couvrent de «chapeaux boules» sortes de pavés bombés, des poteaux électriques émergent sous la voûte céleste scintillante de mille étoiles, la lune, astre delvalien par excellence, apparaît comme un clin d’œil inconscient du peintre à son monde intime, des personnages  commencent à peupler le paysage.

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (carte).jpg

© Foundation Paul Delvaux, St. Idesbald, Belgium

Dès lors, les parallèles existant entre ces cartes de vœux et certains tableaux ne surprennent plus. De façon évidente, on pense à Nuit de Noël, mais en poussant l’exploration on retrouve des éléments et des détails présents dans Solitude, La gare forestière, Le canapé bleu ou encore Toutes les lumières.

La thématique récurrente du train trouve elle aussi, et fort logiquement, un large écho au sein de ces compositions apaisées. Un tiers des projets y est consacré par celui qui rêvait petit d’être chef de gare et qui a toujours gardé la nostalgie des locomotives à vapeur. Est-ce là le symbole du passage d’une année à l’autre ? À chacun de trouver sa propre interprétation.

Sans se trahir, Delvaux offre une vision adoucie de la sphère intime où la femme occupe invariablement une place privilégiée. Peut-être détient-elle secrètement les clés de ce monde mystérieux où elle déambule dans l’épaisseur du silence ?

Julie VAN DEUN

INFORMATIONS PRATIQUES :

FOUNDATION  PAUL DELVAUX MUSEUM

Paul Delvauxlaan, 42

B-8670 St. Idesbald - Koksijde

Tél.  +32 (0) 58 52 12 29 

|Fax.  +32 (0)58 52 12 73

info@delvauxmuseum.com

www.delvauxmuseum.com

Horaires :

–        Du 04.04.2015 au 30.09.2015 du mardi au dimanche, de 10h30 à 17h30.

–        Du 01.10.2015 au 03.01.2016 du jeudi au dimanche, de 10h30 à 17h30

et lors des vacances scolaires.

Tarifs :

Tarif plein : 10 € (Adulte)

Tarif réduit : 7 € (Senior, Etudiant, Groupe...)

Gratuit (0-6 ans)

MUSEUMPASS 13€/18€

Visites guidées sur rendez-vous

Commissaire : Julie Van Deun

Scénographe : Frédéric De Smedt

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 05 15

A propos de Frida

Gerard de Cortanze, amants,2015, albin michelQuand Frida Khalo rencontre Trotski.

Suite logique de la biographie réalisée par Gérard de Cortanze sur une des artistes les plus appréciées du XX° siècle, ces scènes de la vie de Frida Khalo témoignent de ces heures où l'art et l'Histoire se croisent à travers les passions.

Cet entretien de Gérard de Cortanze avec Nicky Depasse a été diffusé en avril dernier dans son émission Café de Flore sur Radio Judaïca :


podcast

podcast

Les amants de Coyoacan, Gérard de Cortanze, Albin Michel, mars 2015, 336 pages, 20€90.

 

16 05 15

Il est minuit moins le quart

téléchargement.jpg«  Depuis quinze ans, je mène une double vie. On m’aperçoit sur les plateaux de télévision assurant la promotion de ma littérature et m’esclaffant trop ; mais dans mon quotidien, derrière cette pavane, je rejoins ma vocation, j’agis. Tandis qu’une part de mon cerveau fuit dans l’écriture, l’autre cherche de manière obsessive les moyens de contourner l’inertie politique qui me crève le cœur. »

 C'est à une "révolution civique et collaborative" que nous convie le célèbre romancier, Un réveil sociétal propre à contrer l'apathie de l'appareil étatique,  fédérer en "bouquets de solutions citoyennes "  les initiatives de tout bord, de toute ampleur,  visant au bien commun.

 Place aux Faizeux qui, aussi brouillons soient-ils, tentent quelque chose. Je vous le dis avec vigueur, lucidité et solennité : une société sans espoir est, qu’on le veuille ou non, un grand danger pour elle-même. Il est minuit moins le quart. Nous ne nous battons plus en temps de paix mais dans les derniers mois qui nous restent avant que Marine Le Pen fasse, peut-être, main basse sur l’un des plus grands peuples de I’ Histoire. Cette hypothèse ne peut plus être écartée dans un soupir hautain. Désormais tout est possible

Utopique pensez-vous? 
Pas tant que cela.

" La France regorge de solutions inexploitées qui n'ont rien de chimérique, de gens hors du commun qui face aux déficiences du politique, se conduisent en garants de l'intérêt général."

 Le constat est simple. Il est politique. Français en son analyse, universel en son effet:

" Profondément affecté par l'indécente léthargie du centre, de la gauche et de la droite supposément du gouvernement (on se pince pour ne pas rire de désespoir, j'ai donc décidé de sortir du cadre de ma vie tranquille pour aider à ce que se lève de partout en France, dans le sillage des Faizeux [NDLR: ceux qui agissent, à l'inverse des diseux qui se contentent de paroles] une vague d'espoir concret. Opérationnel. En investissant dans mon action le pécule de mon crédit de militant associatif." 

 C'est qu'il est sacrément convaincant le tout frais quinquagénaire, porte-flambeau d'un combat généreux. Il porte si flamboyante plume qu'on ne peut qu'adhérer à la lecture... et qui sait..adorer..  Les réalisations pratiques pullulent qui prouve que l'apostolat jardinesque ne relève pas du pur esprit.

«  Partout s’éveille donc dans ce pays ébranlé, excédé de règles, un esprit de responsabilité qui conduit les  uns et les autres à sortir du cadre, puisque le cadre institutionnel ne fonctionne plus. Chacun sent bien qu’il faut réparer soi-même la société, en usant moyens à sa portée

Il m'importe de faire la part belle, de relayer, passé l'étonnement premier, la ferveur d'extraits...  à infuser.

Confiance en ses concitoyens, enthousiasme pour la France et la grandeur de son destin, joie de lui appartenir et de vivre sont maîtres-mots de ce manifeste très engageant.

Apolline Elter

Laissez-nous faire ! On a déjà commencé, Alexandre Jardin, manifeste, Ed. Robert Laffont, avril  2015, 208 pp

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14 05 15

Une adolescence française

FREDERIC MITTERRAND, adolescence, interviewIl était venu il y a quelques mois nous parler de ses années de Ministre de la Culture, à cheval entre son président, Nicolas Sarkozy et ses convictions d'homme de gauche.

Dans ce nouveau livre où il raconte ses années de jeunesse, Frédéric Mitterrand nous livre la clé du précédent ouvrage en parlant de son admiration pour De Gaulle et pour son oncle François M.

Après un pas de danse pour une référence cinématographique, cet art qu'il aime tant, Frédéric Mitterrand se livre au micro de Nicky, dans une interview qui a été diffusée en avril dernier sur Radio Judaïca :


podcast
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Une adolescence, Frédéric Mitterrand, Robert Laffont, mars 2015, 198 pages, 18€50.

FREDERIC MITTERRAND, Une adolescence, Robert LAffont, 2015