02 09 14

Convignité

Elle signe présente, à chaque rentrée littéraire, combinant la rigueur d'agenda du métronome, l'élégance jubilatoire d'une plume rompue aux plus belles tournures syntaxiques,  le pétillant champenois d'un imaginaire incongru quand il n'est délirant.

Avec Pétronille, Amélie Nothomb publie un 23e roman ...gémellaire.

"Pendant des années, j'ai bu comme tout le monde, au gré des soirées, des choses plus ou moins fortes, dans l'espoir d'atteindre la griserie qui aurait rendu l'existence acceptable: (...)"

Soucieuse de se trouver un(e) complice, "convignon ou convigne" avec qui partager la "si agréable société" de ses griseries au champagne, la narratrice - très confondue en  la célèbre écrivain -  fait, fin 1997,  la connaissance de Pétronille Fanto, une étrange gamine, lectrice et même correspondante, lors d'une séance de dédicaces en librairie.

"Je me trouvais dans le cas où la découverte du physique du destinataire ne nuit pas à la correspondance. Relire les lettres de vieille philosophe ténébreuse de Pétronille Fanto, en sachant qu'elles avaient été écrites par un petit garçon bagarreur aux yeux vifs, les rendait formidablement piquantes."

S'instaure une relation amicale que - ô surprise et intérêt du roman - Pétronille semble  d'emblée dominer, nantie d'un caractère bien trempé..de champagne.

"Je la regardais avec l'admiration stupide qu'ont les gens de mon espèce quand ils rencontrent un prolétaire véritable."

Fenêtre d'une amitié-fantôme, fantasmée  ou  fantastique selon l'interprétation donnée au patronyme de Pétronille, le roman invite le lecteur à (re)découvrir une face touchante d'Amélie Nothomb,  celle de l' humilité, de l'asservissement en amitié. Ajoutez une bonne dose d'auto-dérision - ça on le savait - noyée dans les meilleures coupes champenoises, ...ce n'est pas un scoop non plus et prêtez attention à ces pistes nombreuses que l'écrivain fournit sur son mode de fonctionnement. De questionnement. De vie, tout simplement.

Beaucoup de réflexions, miroirs d'une gémellité décidément "convigne", amicale et littéraire.

Apolline Elter

Pétronille, Amélie Nothomb, roman, Albin Michel, août 2014, 170 pp

Logo Audiolib.png9782356417787-G.jpg

Parue conjointement avec la publication du livre, la version Audiolib de Pétronille, est un petit bijou d'écoute, tant la voix, l'intonation de Pulchérie Gadmer - cela ne s'invente pas - se prêtent idoines aux propos de l'écrivain.

Audiolib, août 2014,  2 CD (Mp3) , durée: 2h27

31 08 14

« L'école enseigne la prose, non la poésie. » (Benedetto Croce)

Moi, ministre de l'Enseignement.jpgUn an après la publication de son brûlot intitulé Les profs au feu et l’école au milieu, Frank Andriat remet un ouvrage sur le métier avec Moi, ministre de l’Enseignement, un essai paru aux Éditions de La Renaissance du livre dans lequel il dresse la liste des dix propositions dont l’application permettrait, assure-t-il, de renflouer le Titanic qu’est devenu selon nous l’enseignement en Belgique francophone, à savoir :

– défendre une école de l’excellence pour tous ;

– partir des besoins des élèves et des profs ;

– s’inspirer du bas pour aller vers le haut ;

– publier des programmes clairs et précis ;

– créer de l’espoir ;

– donner la primauté à l’éducation et à la culture ;

– être rassembleur plutôt que diviseur ;

– ne pas avoir de certitudes ;

– garantir une école du sens et de la liberté ;

– oublier les sondages et les statistiques.

De belles et bonnes idées, assurément, frappées au coin du bon sens et auxquelles nous ajouterions le retour aux fondamentaux de l’orthographe et du calcul, mais leur application dans un futur proche – il n’est pas interdit de rêver…– assainirait-elle les écuries d’Augias ?

Moi, ministre de l'Enseignement (Milquet).jpg

Rien n’est moins sûr, à notre avis, la situation de déréliction dans nombre de bahuts étant ce qu’elle est devenue en raison de l’incurie des politiques (un tweet récent de la nouvelle ministre de l’Éducation, contenant une grossière faute d’orthographe en est la preuve administrée), en raison de l’ignorance de pédagogues autoproclamés ou cooptés par des pairs insanes faisant des ravages parmi les futurs profs (ainsi, dans l’une nos universités les plus réputées, un des responsables essentiels de l’agrégation d’une importante section de la Faculté des Lettres sait à peine parler le français, et encore moins l’écrire… tandis que la dernière leçon donnée par plus d’un inspecteur tatillon remonte à des lustres), en raison de la médiocrité crasse de certains enseignants (prof moi-même, j’ai connu des collègues pour qui le préfet établissait à l’avance le calendrier de leurs absences « pour maladie », aussi prévisibles qu’injustifiées), en raison de la démission d’innombrables parents face à la consommation de shit et d’Internet jusqu’à point d’heure par leur progéniture, mais qui, en bons consommateurs brandissant leurs droits, exigent que leurs enfants « aient leurs points » à tout prix, y compris celui de la menace ou du chantage et, last but not least, en raison du manque d’intérêt d’innombrables jeunes pour qui, l’ascenseur social étant désormais hors d’usage et le chômage frappant dans tous les azimuts, la vraie vie est ailleurs qu’en classe…

Les métastases de ce cancer ne cessant de proliférer, faut-il craindre que la thérapie préconisée par Frank Andriat ne se voie appliquée au patient qu’après le décès de celui-ci ?

Non ! Car comme le village gaulois d’Astérix, des établissements scolaires et des profs résistent encore çà et là avec un succès indéniable, en se fondant sur un espoir jamais déçu : celui de l’incommensurable capacité de cœur – plutôt que de savoir, celui-ci venant alors par surcroît – d’une jeunesse de plus en plus métissée se débattant dans un monde que l’on dit globalisé, mais qui s’ingénie à lui fermer toutes les portes…

Bernard DELCORD

Moi, ministre de l'Enseignement par Frank Andriat, Waterloo, Éditions de La Renaissance du livre, août 2014, 156 pp. en noir et blanc au format 13 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,90 €

31 08 14

À la guerre comme à la guerre…

La guerre totale.jpgAdjoint du maréchal Hindenburg dès le début de la Première Guerre mondiale, Erich Ludendorff (1865-1937) sauve l'Allemagne menacée à l'Est en remportant les batailles de Tannenberg (26-30 août 1914) et des lacs Mazurie (septembre 1914 et février 1915) qui passent pour des chefs-d'œuvre de stratégie. Devenu un héros national, nommé général en chef des armées allemandes (la Deutsches Heer) en 1916 et après avoir été en 1917 l’un des principaux négociateurs du traité de Brest-Litovsk avec la Russie révolutionnaire, c'est lui qui, au printemps 1918, tente l'offensive de la dernière chance sur le front occidental. Ayant échoué, il est démis par le Kaiser Guillaume II.

Erich Ludendorff avait aussi été l’initiateur de la guerre sous-marine à outrance qui entraîna, à terme, l’entrée en guerre des États-Unis.

Après la guerre, il s'engage dans l'extrême droite nationaliste, participe au putsch manqué de Hitler à Munich en 1923, siège au Reichstag l'année suivante comme député nazi. En opposition avec Hitler sur la direction du parti nazi, il se retire de la politique pour se consacrer à l'écriture.

Par ailleurs, en 1925, il fonde avec sa future seconde femme Mathilde von Kemnitz (qu'il épousera en 1926) le Tannenbergbund, mouvement païen de « connaissance de Dieu », qui existe toujours sous le nom de Bund für Deutsche Gotterkenntnis, et dont les membres sont parfois appelés « Ludendorffer ».

En apprenant que son ancien collègue, le maréchal-président Hindenburg, vient d'appeler Hitler à la chancellerie le 30 janvier 1933, Ludendorff lui adresse une lettre de reproche : « Et moi, je vous prédis solennellement que cet homme exécrable entraînera notre nation vers des abîmes de déshonneur […]. Les générations futures vous maudiront dans votre tombe pour ce que vous avez fait ».

Erich Ludendorff meurt le 22 décembre 1937 à l’âge de 72 ans après avoir rejeté, en 1935, l’offre de Hitler lui proposant de l’élever à la dignité de maréchal. Néanmoins, le général eut droit à des funérailles nationales à Munich [1].

Deux ans avant sa mort, il publie La guerre totale, dont la traduction française de 1937 a reparu récemment chez Perrin à Paris, dans l’excellente collection de poche « Tempus », avec une préface de Benoît Lemay, un éminent spécialiste canadien d'histoire militaire et d’histoire de l'Allemagne, ancien professeur à l'université de Laval (Québec), par ailleurs auteur de deux biographies remarquables d’Erich von Manstein, le stratège de Hitler et d’Erwin Rommel.

Écoutons-le :

« Un livre prophétique. Tirant les leçons de la défaite allemande de 1918, La guerre totale annonce les principes de la prochaine blitzkrieg. Inversant la thèse de De la guerre de Clausewitz qu'il prétend critiquer et dépasser, Ludendorff affirme que le politique doit être entièrement subordonné au militaire dans le cadre d'une dictature qui mobilise tous les moyens de production du pays pour gagner la guerre totale à venir.

De même, la guerre ne peut pas être défensive – autre principe clausewitzien –, mais offensive et, sur le plan tactique, le commandement doit rechercher la rupture du front adverse par la concentration de toutes les forces en ses points faibles, sans hésiter à frapper les civils par des bombardements pour démoraliser l'adversaire.

Le succès de cet ouvrage publié en 1935 s'explique par le côté frappant de son titre associé à l'auteur, alors considéré comme un maître-stratège. Analysant les échecs de l'armée allemande pendant la Grande Guerre tant sur le plan stratégique, économique que politique, Ludendorff émet des préconisations qui seront reprises par Hitler quelques années plus tard. »

Ajoutons que la clarté toute prussienne de cet essai aux gutturaux accents barbares, antisémites et antichrétiens l’a rendu compréhensible bien au-delà des galonnés d’état-major – son usage par le caporal Hitler en est la preuve – et applicable bien plus tard que durant la première moitié du siècle passé, hélas…

Bernard DELCORD

La guerre totale par Erich Ludendorff, préface de Benoît Lemay, Paris, Éditions Perrin, collection « Tempus », août 2014, 221 pp. en noir et blanc au format 11,9 x 17,9 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,50 € (prix France)


[1] Source : Wikipedia.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 08 14

Cannibale

devoration-nicolas-destienne-dorves-L-wIfjws.jpeg" Oui, Nicolas. Voilà des années que tes lecteurs, que les critiques, que certains amis te le répètent, sur un ton de plaisanterie gêné: tes livres sont des meurtres. Tes inspirations sont des pulsions. Ces images si frappantes qui fascinent tes lecteurs, ces tableaux de carnage ne te demandent aucun effort: ils s'imposent à toi avec le naturel d'une mémoire inconsciente."

Pas vraiment faux - Un propos dérangeant, cannibale jusque dans sa sexualité mais un style qui pourrait valoir à Nicolas d'Estienne d'Orves un prix académique, si les jurés ne font profession de végétarisme.

Soulagé - fragilisé? - par sa rupture avec Sonia, le narrateur, Nicolas Sevin, écrivain à succès, est invité par son éditrice Judith, à renouveler sa veine d'inspiration.

" La souffrance est mon jardin. La douleur porte mes mots. Je ne vois là ni fatalité, ni complaisance. Telle est juste ma nature: je suis chez moi dans le carnage."

S'impose à sa mémoire l'histoire d'une dynastie de bourreaux, celle des  Rogis dont il remonte la lignée de Rouen,  1278 à nos jours.

Alternant le présent du narrateur, d'une vie débridée et la généalogie des Rogis, les chapitres se succèdent, sanglés, sanglants, nourris de réflexions sur le processus d'écriture et de son inéluctable dévoration.

L'abolition de la peine de mort, en France,  scelle la fin de la dynastie des Rogis; pas de l'inspiration de Nicolas.. Sevin et d'une fascination - morbide, forcément - pour "l'affaire Morimoto",  as Issey Sagawa,  nom de cet étudiant nippon, cannibale, qui dévora à coup de petits plats en sauce, l'amie néerlandaise qu'il avait fraîchement tuée le 11 juin 1981. Rien de plus envoûtant comme sujet de roman.

Un thème qui n'est pas sans danger: 

"Ne comprend-elle pas que je vais faire mon autoportrait en me servant de Morimoto"

 Une lecture déconcertante, qui consume à  l'abyme, le génie d'écriture -avéré - de Nicolas d'Estienne d'Orves.

AE

La dévoration, Nicolas d'Estienne d'Orves, roman, Ed. Albin Michel, août 2014, 310 p

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

25 08 14

Paris a toujours été Paris...

Portraits pittoresques de Paris 1867-1893.jpgHistorien, journaliste et lexicographe, Charles Virmaître (1835-1903) fut l'un des grands physiologistes du Paris de la fin du XIXe siècle. Il écrivit une trentaine de livres sur le Paris populaire et celui des marges au temps des grandes mutations haussmanniennes : Les Curiosités de Paris (1868), La Commune à Paris (1871), Paris oublié (1886), Paris Police (1886), Paris qui s'efface (1887), Paris galant (1890), Paris-Impur (1891)... ainsi qu'un Dictionnaire de l'argot fin de siècle (1894).

Les Éditions Omnibus, à Paris elles aussi, ont confié à la critique et biographe dix-neuvièmiste Sandrine Filipetti le soin de réunir un choix de ses textes, choix qui a paru sous le titre de Portraits pittoresques de Paris 1867-1893 dans lequel sont mis en lumière bien des aspects ténébreux de la Ville-Lumière au temps du baron Hausmann.

En voici le sommaire, particulièrement explicite :

PARIS QUI VIENT, PARIS QUI VA

Physionomie de la ville

Restaurants et cafés, caboulots et bouis-bouis

Distractions populaires

Théâtres, caveaux, cirques et artistes

Petits métiers, bonimenteurs et célébrités du Paris-phénomène

Curiosités macabres

LES ARTS ET LES LETTRES

Journalistes et hommes de lettres

La presse

Physiologie des artistes

Des ateliers à l'exposition

LES ESCARPES

L'armée du crime

Arnaques, coups et combines

Les escarpes de salon

Police, surveillance et répression

TROTTOIRS ET LUPANARS

Marmites, proxénètes et michés

Maisons de tolérance

Brasseries-bordels et établissements publics

Prostitution et autorité

« Je fais du document et non de la critique, de l'histoire et non de la théorie », assurait Virmaître avec humilité.

Mais avec quel talent de conteur !

Bernard DELCORD

Portraits pittoresques de Paris 1867-1893 par Charles Virmaître, choix et présentation de Sandrine Filipetti, Paris, Éditions Omnibus, avril 2014, 928 pp. en noir et blanc au format 13 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 31 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

23 08 14

Bien de saison

" Franck Secondi ressassait la même considération, celle d'une existence placée sous le sceau de l'inutilité et du cocasse, qui allait donc prendre fin en une conclusion tout à fait adéquate"

L'automne s'ouvre sur un échec: Franck Secondi - dont la vie même est une succession de ratages - échoue à l'examen d'admission en la République humaniste indépendante du Vorukhstan. Verdict: il est condamné à l'exécution capitale.

Comment en est-il arrivé là? 

Auditeur volant auprès de la société Skyscope, Franck a pour mission d'évaluer services et catering des compagnies aériennes, de les classer selon une grille de critères définis, qui va  du confort des sièges à la qualité des repas servis. Conséquence: il voyage à longueur de temps, empruntant le plus souvent, les chiches assises de la classe économique:

"Seuls un contorsionniste masochiste ou un gnome tétraplégique pouvaient survivre à un tel environnement."

Promu en classe business, il fait la connaissance d'une superbe et mystérieuse  jeune femme, Kirsten Van Heurn dont la plastique rivalise avec une intelligence hors du commun.  Mue d'un effarant égarement, cette dernière cède au charme - inexistant - de Franck. Il va falloir assurer.

" La probabilté  que ce manège pût duper son amante d'un jour équivalait aux chances de survie d'un myopathe hémophile nageant parmi un banc de requins affamés"

Le ton est donné. La marche vers un destin inéluctable, amorcée...

Nappant ce premier roman d'une plume très sûre, dense et pétrie d'humour et d'auto-dérision, Hugo Ehrhard opère  une entrée assez irrésistible en littérature. Ce faisant, il fustige aimablement les régimes intégristes, les incohérences de la séduction... et les compagnies low cost.

Apolline Elter

L'Automne des Incompris,  Hugo Ehrhard, roman, Ed. Le Diletttante, 20 août 2014, 256 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 08 14

Peur sur et sous la terre…

La Patrouille des Castors, l’intégrale 5.jpgPubliées dans Le journal de Spirou entre 1971 et 1975 après trois ans d’interruption, les quatre aventures réunies dans La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 (chez Dupuis à Marcinelle) sont en réalité deux diptyques : Le pays de la mort suivi des Démons de la nuit prend son inspiration dans l'actualité internationale africaine, tandis que Vingt milliards sous la terre suivi de El Demonio donne à MiTacq l'occasion de puiser dans son expérience de spéléologue amateur.

Le dessin s’est affiné, les boy-scouts ont mûri et le scénariste Jean-Michel Charlier (qui pourtant travaille en parallèle sur les aventures de Buck Danny, de Tanguy et Laverdure – et donc des Chevaliers du Ciel pour la télévision –, de Barbe-Rouge et de Blueberry, tout en étant corédacteur en chef de l’hebdomadaire Pilote avec René Goscinny, rien que ça !) est au mieux de sa forme : tout était donc réuni pour passionner les jeunes lecteurs d’alors… et d’aujourd’hui !

Avec des histoires palpitantes qui n’ont pas pris une ride…

Bernard DELCORD

La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 par MiTacq et Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, juillet 2014, 285 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

Écrit par Brice dans B.D., Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 08 14

Retour aux sources

"A première vue, la tâche consistait à déplacer la montagne"

En proie à une crise conjugale larvée, Sonia accompagne une amie à Grenade. Ce faisant, elle se prend de passion pour la danse ...

C'est par ce biais, et celui de longues conversations avec le patron du café "El Baril", que revient à la surface un passé familial dont elle n'avait connaissance, celui de la famille Ramirez et d'une Espagne des années '30 déchirée par le franquisme et la guerre civile.

Lue d'une voix mélodieuse par Laetitia Lefebvre, cette fresque, certes un peu longue, d'une époque effroyable, revêt un intérêt historique évident. Impeccable,  prononciation des patronymes et toponymes espagnols ajoute un charme imparable à l'audition du roman

Une "audio-lecture" recommandée

AE

Une dernière danse, Victoria Hisloop, roman traduit de l'anglais par Séverine Quelet, texte intégral lu par Laetitia Lefebvre,  Audiolib 2014,  2 CD - durée :14h50 

 

 

 

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Audio Livres | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 08 14

La Foire du Verre de Lasne

Foire du verre.jpgUn peu d’histoire :

En 1991, Lasne organise son premier marché en plein air. C’est sur ce marché que nait la Foire du Verre. L’événement est couvert par la presse nationale. En 1992, lors de la 2e édition, on y trouve déjà quelques grands spécialistes du verre et du cristal.

Depuis 1993, tant par ses exposants que par ses visiteurs, ce grand rassemblement européen des passionnés de la verrerie est désormais à l’agenda de tous les aficionados du verre ancien et du cristal. À partir de 2009, la Foire du Verre associe l’argenterie à son événement.

On y trouve aujourd’hui :

Des dizaines de milliers de pièces en Val Saint-Lambert, Saint-Louis, Vonêche, Baccarat, Chênée, Murano, Bohème… et plus de 70 spécialistes du verre et des cristaux anciens venant de toute l’Europe.

On y trouve de la verrerie en tant qu’art, les pièces manquantes d’un service, on y déniche des perles rares, on y côtoie les connaisseurs et les spécialistes.

Verres de mariage, de décoration, de collection, verres à vin du Rhin, verres européens du XIXe siècle ou contemporains, la Foire du Verre est à l’honneur comme chaque année pour les collectionneurs, les chineurs, les antiquaires ou les néophytes.

L’univers de la verrerie et du cristal lève des secrets de son histoire et ravit aussi le public pour le plaisir des yeux.

Pour approfondir les connaissances et éclairer les visiteurs, des ateliers-rencontres y sont organisés.

La Foire du Verre qui, depuis ses débuts, a conservé les valeurs qui la composent, remettra, le dimanche matin, un chèque de 3 000 euros, comme tous les ans, aux Amis des aveugles pour l’achat et l’éducation d’un chien d’aveugle.

Informations :

Rassemblement européen des passionnés de la verrerie

Centre Sportif de Lasne

Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2014

10h00-18h00

Entrée : 6€ – gratuit pour les moins de 16 ans

www.foireduverre.org

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Evénements | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 08 14

« Et pourtant, elle tourne ! » (Galilée)

Géographie 3e-6e.jpgConforme aux compétences terminales et aux savoirs requis en Belgique pour l’enseignement de la branche, l’ouvrage collectif intitulé Géographie 3e/6e paru chez De Boeck à Louvain-la-Neuve s’adresse en priorité aux élèves de la 3e à la 6e année de l’enseignement de transition général et technique, mais aussi – et nous insistons sur ce point – à toutes les personnes qu’intéressent l’organisation et le fonctionnement de la planète sur laquelle nous vivons.

Il s’agit en effet d’un livre de référence très dense, remarquablement précis et largement documenté qui fournit des réponses essentielles aux questions soulevées par l’évolution du monde actuel.

Dans un premier volet, 43 fiches reprennent les SAVOIRS indispensables organisés autour de 7 thèmes :

– Organisations de territoires-sociétés [1].

– Dynamiques de développement [2].

– Dynamiques des populations [3].

–Dynamiques socio-économiques [4].

–La Terre [5].

– Environnement [6].

– Références spatiales [7].

Chaque fiche est organisée de façon claire et attrayante. Les objectifs et les mots-clés sont indiqués sur des post-it colorés, tandis que l’exposé des principales notions renvoie systématiquement à un lexique, à de nombreux liens vers d’autres fiches ou vers des sites Web ainsi qu’à un portfolio de documents.

Un second volet, constitué de 12 fiches, présente les SAVOIR-FAIRE fondamentaux de la géographie [8] à travers des tâches proposées, des méthodes de travail et des techniques géographiques qui, en association avec les savoirs indispensables, rendent possible leur appropriation par l’utilisateur.

Un bouquin costaud, qui aurait sûrement plu à Élisée Reclus et à Haroun Tazieff !

Bernard DELCORD

Géographie 3e/6e, Savoirs et savoir-faire, par Mireille Bekaert, Luc Bosson, Corinne Évrard, Olivier Gobert, Christian Jacques et Philippe Lother, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck, 4e édition, juin 2012, 232 pp. quadrichromie au format 19,5 x 25 cm sous couverture brochée en couleurs, 24,90 €


[1] Métropoles d’Europe – Métropoles d’Amérique du Nord – Zone aride : le désert saharien – Zone tropicale : rizières et forêt équatorial – Zone tropicale : un village africain et la montagne andine – Métropoles des pays du Sud – Zone méditerranéenne : un littoral touristique – Zone tempérée : un village européen – Belgique – Union européenne – Un modèle d’organisation spatiale : centre et périphérie – Clés de lecture de l’organisation de territoires-sociétés – Culture et territoire – Localisation des activités – Identités territoriales et conflits – Organisations internationales.

[2] Développement et aménagement du territoire – Indicateurs du développement – Blocages du développement économique – Facteurs du développement économique.

[3] Contrastes du peuplement – Mouvements migratoires – Transition démographique.

[4] Agents économiques – Politiques économiques – Population active – Notions sociales – Mondialisation – Dette du tiers monde.

[5] Révolution de la Terre – Rotation de la Terre et marées – Le temps qu’il fait – Dynamiques des masses d’air – Zones bioclimatiques – Mouvements des plaques tectoniques – Érosion et sédimentation – Ressources énergétiques et minérales.

[6] Risques naturels – Actions humaines et leurs conséquences – Gestion rationnelle de l’environnement.

[7] Références spatiales dans le monde – Références spatiales en Europe – Références spatiales en Belgique.

[8] Localiser et situer un objet de recherche – Choisir une méthode de travail – Traiter des informations – Analyser les images d’un territoire – Des statistiques aux graphiques – Analyser des cartes – De la coupe topographique au transect – Visualiser des disparités spatiales – Réaliser une carte de synthèse – La synthèse systémique – Décoder les conflits géopolitiques – Des compétences transversales.