18 09 14

Fil conducteur

Le manteau de Greta Garbo 

"Le manteau de Greta Garbo que j'avais acheté était large lui aussi. Surtout dans le dos, comme une cape. Une cape de super-héroïne, la cape de Fantômette, une cape comme un grande aile d'oiseau greffée au corps humain sur le dos et qui le métamorphosait en chimère. J'adorais porter le manteau de Garbo, j'avais toujours conscience qu'elle l'avait choisi, que ce manteau était le sien."

L'acquisition, en décembre 2012, du manteau rouge de la célèbre actrice hollywoodienne lors d'une vente publique de sa garde-robe - une façon  de la faire mourir une seconde fois -  invite la narratrice à se plonger dans la vie de Greta Garbo (1905-1990) , la complexité de son tempérament  et le mythe de la solitude érigé autour d'elle.

Accumulant les robes, qu'elle ne portait pas, leur préférant le pantalon,  Greta Garbo passe la seconde moitié de sa vie, avec pour seule ambition,  l'invisibilité. 

L'occasion pour Nelly Kaprièlan de s'interroger, façon Jean-Claude Kaufmann, sur la fonction du vêtement, la psychanalyse de son port, rempart d'une intimité qu'on oppose au monde.

Elle voulait en faire un essai, elle l'a changé en roman..  

Le propos est intéressant quoiqu'un peu ..décousu.

AE

 

Le manteau de Greta Garbo, Nelly Kaprièlan, roman, Ed. Grasset, sept. 2014, 286 p

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16 09 14

Catharsis

"Je dois tourner la page. Chaque jour je tiens bon en me citant cette magnifique phrase de Tahar Ben Jelloun que je connais par coeur: "Le silence de l'être aimé est un crime tranquille"

Tandis que la rentrée littéraire se déploie sagement, survient un livre, témoignage de vie, d'amour-passion délétère et déçu, qui suscite engouement, curiosité, perplexité et lynchage médiatique. Nous l'avons lu, pour vous, pour nous, pour nous faire une idée et avouons-le, cerner la personnalité ambigüe de François Hollande.

Autopsie d'un amour - fou - et d'une liaison de 9 ans, chronologiquement établie entre le  jeudi 14 avril 2005, jour du fameux "baiser de Limoges" et le samedi 25 janvier 2014,  qui d'un communiqué officiel de « 18 mots glacés » annonçait la fin de la vie que partageait le chef de l'Etat avec Valérie Trierwieler, le récit de la journaliste a des accents indéniables de sincérité. La sobriété du style, son côté factuel rend crédible le propos mais il outrepasse le devoir de réserve attaché à sa fonction d'ex-Première Dame et à l'exercice même de la fonction présidentielle.  

Propension presque maladive au mensonge, fourberie, lâcheté masculine, froideur, insensibilité., cynisme.. entachent le portrait de François Hollande dans toutes ses relations; le mépris foncier qu'elle lui prête vis-à-vis de la pauvreté - songeons au fameux passage des "sans dents" relayé en boucle par  la presse - scie l'édifice de son action politique.

Elle n'avait pas le droit. Tout simplement.

"Il m'est apparu comme une évidence que la seule manière de reprendre le contrôle de ma vie était de la raconter." 

Et à la fois, on peut comprendre que minée par cette relation, dont elle impute l'enfer, la destruction à l'élection présidentielle de François Hollande, elle éprouve le besoin - cathartique - de mettre les faits à plats, d'humaniser un  autoportrait, fameusement malmené. Méchanceté de certains membres de son entourage, calomnies, trahisons répétées semblent avoir eu raison de sa réserve. Cécilia Attias répondait au même besoin, qui publiait, fin 2013, Une envie de vérité (billet de faveur en vitrine du blog); elle le fit avec une élégance innée et un total respect pour l'homme politique qu'est Nicolas Sarkozy.

Puisse cette relation des faits libérer totalement Valérie Trierwieler et lui permettre de magnifier cette humanité qui se dégage de son récit, son amour pour ses trois fils, son respect pour Denis Trierwieler, son deuxième mari dont elle garde le patronyme, pour la famille, modeste et digne dont elle est issue, et une générosité qui ne demande qu'à se déployer. 

" Je reconnaîtrais l'odeur de la poussière des livres qui ne sont pas sortis des rayonnages depuis des lustres. Elle est là ma madeleine de Proust, il est là, mon parfum d'enfance."

Puisse-t-elle se donner pleinement au goût de la lecture, dont elle nous offre de belles, intéressantes chroniques dans Paris-Match.

Puisse ce récit - et c'est sûrement un de ses desseins - mettre en garde la jolie Julie contre certains serments d'hypocrite.. puisque Valérie Trierwieler affirme qu'à l'heure où elle écrit ces lignes, elle est harcelée de textos repentis, amoureux de son ex-compagnon..

AE

Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler, témoignage, Ed. Arène, sept 2014, 320 pp

 

 

 

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13 09 14

Le difficile métier de vivre…

Cœur glacé.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 12/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dans Cœur glacé, un superbe album paru dans une édition très soignée, nos amis Gilles Dal et Johan De Moor répondent à leur manière – hautement déjantée – aux trois questions métaphysiques que chacun d’entre nous se pose un jour ou l’autre, à savoir : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? »

Et c’est un régal !

 L’approche graphique est époustouflante, et elle retiendra l’attention des amateurs de BD comme celle des professionnels de l’image, car chaque planche constitue un remarquable exercice de style et une magnifique page d’anthologie.

Pour notre part, nous avons lu cet OVNI livresque trois fois d’affilée : la première pour le récit et les dessins, la deuxième pour les détails dans les coins et la troisième pour les détails dans les recoins…

On s’en voudrait de dévoiler la fin de ce récit métaphysique des temps postmodernes, mais elle laisse le lecteur pantois – et perplexe – par son côté humain, trop humain.

La vie, quel bazar !

Bernard DELCORD

Cœur glacé par Gilles Dal et Johan De Moor, Bruxelles, Éditions Le Lombard, août 2014, 60 pp. en quadrichromie au format 23,7 x 31 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 14,99 €

Cœur glacé (expo).jpg

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13 09 14

« De la musique avant toute chose. » (Paul Verlaine)

Histoire de la Musique.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 12/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Coédité en 2008 par votre serviteur et par Gilbert Labrune des Éditions Larousse à Paris, le texte de l’Histoire de la Musique rédigée par le Liégeois Bernard Wodon est ressorti ces jours-ci dans une version mise à jour, toujours dans la célèbre collection « In Extenso », l’un des fleurons de la grande maison française.

L’auteur, docteur en histoire de l’art de l’UCL, y a accompli une œuvre de titan, puisqu’il y retrace seul et en 11 chapitres 4000 ans d’activités musicales présentées par catégories vocale et instrumentale allant de la musique hellénistique et romaine jusqu’aux compositeurs contemporains en passant par le chant grégorien, le baroque, le répertoire classique et romantique ou le jazz, entre autres.

Rédigé dans une langue accessible à tous, cet ouvrage de référence est une mine d’informations claires et en tout genre, biographiques, historiques, socio-économiques, stylistiques, techniques ou anecdotiques.

Un exemple ?

À sa lecture, j’ai enfin compris le scénario de la Tétralogie de Richard Wagner, et même ce qu’était la musique spectrale de Giacinto Scelsi…

C’est dire !

Bernard DELCORD

Histoire de la Musique par Bernard Wodon, 2e édition mise à jour, Paris, Éditions Larousse, collection « In Extenso », août 2014, 480 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 26,40 € (prix France)

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13 09 14

Pour devenir un cordon-bleu !

Le bon livre de cuisine.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 12/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Grande référence française en matière de cours culinaires depuis 2004, l'Atelier des Sens dirigé par Natacha Burtinovic (http://www.atelier-des-sens.com) a fait appel à ses 50 chefs pour rassembler dans Le bon livre de cuisine paru chez Flammarion près de 300 recettes – de fingerfood, de légumes et de féculents, de poissons, de viandes, de volailles et de desserts – expliquées pas à pas, allant des plus simples et des plus basiques aux plus élaborées, des plus classiques aux plus exotiques, mais aussi des conseils et les techniques nécessaires pour que préparer de bons petits plats reste un plaisir.

Un ouvrage de référence qu’il se doit de mettre en bonne place dans toutes les cuisines !

Bernard DELCORD

Le bon livre de cuisine par L’Atelier des Sens, Paris, Éditions Flammarion, mai 2014, 413 pp. en bichromie au format 17 x 22,4 cm sous couverture Intégra en couleurs, 24,90 € (prix France)

Voici une recette savoureusement originale :

Cocotte de souris d'agneau au miel

et romarin au vinaigre de cidre

Pour 6 personnes

Préparation : 15 à 20 minutes

Cuisson : 1h40

Ingrédients :

6 carottes

1 céleri-branche

2 échalotes

3 cuillerées à soupe d'huile d'olive

6 souris d'agneau

6 cuillerées à soupe de miel

6 cuillerées à soupe de vinaigre de cidre

3o cl de vin blanc

40 cl de jus de veau

3 gousses d'ail

1 botte de romarin

Sel, poivre

Recette :

Laver, éplucher et tailler les carottes et le céleri en rondelles.

Émincer les échalotes.

Dans une cocotte, faire chauffer l'huile d'olive puis mettre les échalotes, les carottes et le céleri et faire suer à feu moyen.

Badigeonner les souris de miel puis les assaisonner de sel et de poivre.

Mettre les souris à colorer dans une cocotte sur chaque face.

Ajouter le vinaigre, faire réduire puis mettre le vin blanc et le jus de veau ainsi que l'ail et le romarin.

Faire cuire à couvert durant 1h30 à feu doux.

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13 09 14

A bord de l'Arrowhead

 

Quelle place devons-nous réserver au règne animal, quels droits lui conférer? 

C'est un débat écologique que pose et merveilleusement propose Alice Ferney, en son nouvel opus de la rentrée.

Intrigué par le (mauvais) procès fait à Magnus Wallace, activiste écologiste déterminé, Gérald Asmussen, un reporter photographe norvégien, entreprend à ses côtés une expédition antarctique à bord de l'Arrowhead, en vue d'arraisonner des baleiniers frauduleux. Ce faisant, il nous livre des descriptions d'une beauté majeure - on peut compter sur la plume d'Alice Ferney - en même temps que le récit d'exactions effroyables.

" Mais le film avait rangé la beauté pour en venir à la cruauté. Une furie de capturer, de tuer, d'engranger, habitait les hommes. On devait la révéler. On pouvait rendre les gens malades devant la mise à mort de cette grosse bête inoffensive. Il suffisait de montrer comment elle crie, saigne, s'asphyxie, met si longtemps à mourir"

Une lecture recommandée

AE

 Le règne du vivant, Alice Ferney, roman, Ed. Actes Sud, août 2014

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 09 14

Le nouveau Marie-Hélène Lafon

" Les mains de Joseph sont posées à plat sur ses cuisses. Elles ont l'air d'avoir une vie propre et sont parcourus de menus trésaillements. (...) Joseph tourne le dos à la télévision. Ses pieds sont immobiles et parallèles dans les pantoufles à carreaux verts et bleu marine achetées au Casino chez la Cécile"

D'Incipit, le ton est donné, l'ambiance,  campée: Joseph, ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal, passe en un film doux, brave  et  sobre, le déroulé de quelque soixante ans de vie, d'un amour avorté, d'addiction à la boisson, de deuils, et de soirées-TV, passées avec ses patrons : "..on ne la regardait pas forcément, on l'entendait, on était tous les trois dans son bruit, des images apparaissaient, disparaissaient, en fortes couleurs qui circulaient dans la pièce autour des corps, on était traversé par elles, on attrapait des morceaux, on sentait que le monde était vaste autour de la ferme et de ce pays tout petit dans lequel on aurait vécu."

Un roman de portrait et d'ambiance..

Nourri de touches et de retouches..

AE

Joseph, Marie-Hélène Lafon, roman, Ed. Buchet-Chasterl, août 2014, 144 pp

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09 09 14

Palmarès

livre les plus mauvaises meres de l'histoire Quelles dispositions faut-il posséder pour figurer en ce palmarès..affolant? 

Abus d'autorité, d'ambition personnelle, d'intrusion dans la vie de sa progéniture, ... elles sont quelques mères - célèbres - qui ont poussé le sentiment de possession qu'engendre la maternité à son paroxysme.

" Les caractères des enfants de Marie-Thérèse forment une étonnante mosaïque de contrastes. Chacun réagit à la férule maternelle de manière différente, mais soumis et résignés ou révoltés et rancuniers, aucun n'échappa à l'emprise de la forte personnalité de Marie-Thérèse.

Même après le décès de" l'impératrice" , son ombre planera encore sur la destinée de ses descendants

Nourrie d'une ambition politique inouïe et de 16 enfants- dont Marie-Antoinette de France - pour l'assouvir, Marie-Thérèse d'Autriche est le paradigme de la mère-despote. Qualité qu'elle partage avec Olympias, mère d'Alexandre-le-Grand, Agrippine, mère de Néron, Aliénor d'Aquitaine,  Blanche de Castille, Isabelle la Catholique, Catherine et Marie de Médicis.. dont les portraits, bien trempés illustrent des chapitres passionnants à découvrir.

Quant à Anne d'Autriche, elle n'hésite pas à sacrifier Philippe d'Orléans au profit du futur Louis XIV, son autre fils.

Que dire de Louise Athénaïs Claudel, mère mesquine, rigide et revancharde qui s'acharna sur Camille, sa fille mal-aimée au point de la faire interner, trente ans durant

Et d'Arizona Donnie Barker, féroce "Ma Dalton" qui de ses 4 fils , Herman, Llyod, Arthur et Fred fit des délinquants et prit la tête d'un gang sanglant..

Pas très reluisant, tout cela..

Mais intéressant à découvrir, sous la plume alerte et fluide de Louise-Marie Libert.

AE

Les + mauvaises mères de l'Histoire, Louise-Marie Libert, essai, Ed. La boîte à Pandore, juillet 2014, 298 pp

 

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05 09 14

Un si bon mauvais garçon…

Wilde Qui suis-je.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 05/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Vice-présidente de la Société Oscar Wilde (http://societeoscarwilde.fr) et rédactrice de sa revue Rue des Beaux-Arts, Danielle Guérin-Rose a fait paraître chez Pardès à Grez-sur-Loing un bien intéressant Wilde Qui suis-je ? abondamment et intelligemment illustré dans lequel elle ressuscite les faits, les idées et les gestes du plus brillant des esthètes et du plus excentrique des dandys britanniques du XIXe siècle – né en 1851 à Dublin, il défuncta à Paris en 1900 –, immortel auteur de contes, d’essais et de pièces de théâtre (L’Éventail de Lady Windermere, Une femme sans importance, Un mari idéal, L’Importance d’être constant, Salomé…) et d’un unique roman, Le Portrait de Dorian Gray, qui provoqua un tollé avant de susciter l’admiration générale et de connaître une postérité universelle.

Marié, père de deux garçons et néanmoins homosexuel notoire, ce Verlaine-bis connaîtra, en raison de ses penchants, les affres de la prison pour deux ans de travaux forcés (1895-1897) qui l’anéantiront.

Mais pas sa postérité, comme l’assure notre biographe :

« Longtemps, Wilde fut surtout considéré comme un auteur d’aphorismes, un bel esprit superficiel, à la vie entachée d’une très mauvaise réputation. Aujourd’hui, on redécouvre ses œuvres, leur flamboyance et leur subversion, cachées sous un brillant de surface, et toute la poignante humanité de l’homme souffrant, l’auteur admirable de De profundis et de La Ballade de la geôle de Reading. »

Une étude d’un grand intérêt – et bellement rédigée, ce qui ne gâte rien !

Bernard DELCORD

Wilde Qui suis-je ? par Danielle Guérin-Rose, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », mars 2014, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

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05 09 14

Du devoir moral

Les Devoirs (Cicéron).jpg

Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 05/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dernière œuvre philosophique de Cicéron (106-43 avant J-C), le traité Les Devoirs, adressé à son fils à la fin de l'année 44, se penche sur la question de l'action appropriée en tentant de déterminer les formes de l'action morale, parfaite chez le sage.

Pour ce faire, le grand avocat romain explore successivement les concepts d'action morale, d'utile et d'honnête pour défendre la thèse selon laquelle on ne doit jamais tenir pour utile ce qui n'est pas honnête, car c'est en vérité l'honnête seul qui, tout bien considéré, est véritablement utile.

Cicéron a composé ce testament philosophique au moment où il entreprenait son dernier combat pour la République romaine contre les ambitions tyranniques de Marc-Antoine, qui s’appropriait alors l'héritage de César, mort quelques mois plus tôt.

Cet ouvrage, qui reparaît aux Belles Lettres à Paris dans une édition bilingue au texte latin établi par Maurice Testard et traduit en français par Stéphane Mercier, deux éminents latinistes belges de l’UCL, a connu un retentissement considérable dans l’histoire, marquant de son empreinte la pensée d’hommes aussi divers que Pline l’Ancien, Ambroise de Milan, Érasme, Kant, Montesquieu ou Frédéric II de Prusse.

Mais pas celle des politiciens, c’est sûr…

Bernard DELCORD

Les Devoirs par Cicéron, édition bilingue français-latin dirigée par Maurice Testard et traduite par Stéphane Mercier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Classiques en poche », mars 2014, 495 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,50 € (prix France)