31 01 15

La cuisine des débutants...

Basiques.jpgS'adressant aux novices des fourneaux, Basiques, le best-seller de Keda Black, est ressorti chez Marabout dans une version revue et enrichie où l'on trouve, expliquées pas à pas et illustrées avec un grand sens didactique, une centaine de recettes allant des classiques (sauces, œufs, pizzas, soufflés, quiches..) aux desserts (gâteaux, tartes, aux fruits, au chocolat...) en passant par les pâtes (à la bolognaise, aux tomates, au pesto...), le riz (pilaf, risotto), les viandes (hamburgers, carpaccios, magrets, plats mijotés ou au four...), les poissons (en entrées, en steaks, panés ou en ceviche...) et les légumes (en soupes, en salades, en purées, en gratins, en mix, mijotés...).

Un ouvrage d'une succulente simplicité !

Bernard DELCORD

Basiques par Keda Black, photographies de Frédéric Lucano, édition de 2007  revue et enrichie, Paris, Éditions Marabout, collection « Mon cours de cuisine », mai 2014, 159 pp. en quadrichromie au format 22 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 15,90 € (prix France)

Voici une recette pour les beaux jours :

Minestrone d'été

Pour 6 personnes

Préparation : 35 minutes

Cuisson : 3h30

Ingrédients :

4 à 6 cuillerées à soupe d'huile d'olive

1 oignon

2 gousses d'ail

3 pommes de terre moyennes

1 bulbe de fenouil

2 petites courgettes

1 quart de chou

250 g de tomates cerises

50 g de parmesan

1 croûte de parmesan

4 brins de basilic

100 g de pâtes courtes (penne, orechiette)

100 g de haricots blancs secs (ou en boîte)

3 cubes de bouillon de poulet ou de légumes (à dissoudre dans 1,5 litre d'eau)

Sel et poivre

Recette :

La veille, mettre les haricots à tremper dans de l'eau froide.

Le lendemain, les mettre dans une casserole, couvrir d'eau et cuire 30-40 minutes.

Couper en dés les pommes de terre, le fenouil, les courgettes.

Couper le chou en lanières.

Hacher l'oignon, émincer l'ail.

Faire revenir ail et oignon, sans cesser de remuer.

Puis les pommes de terre, 2-3 minutes.

Faire la même chose avec le fenouil et le chou, puis les courgettes et les tomates.

Réserver un quart des courgettes et des tomates?

Verser le bouillon.

Ajouter la croûte de parmesan.

Porter à ébullition, puis baisser le feu.

Laisser cuire 2 heures avec un couvercle.

Mélanger de temps en temps.

Rectifier l'assaisonnement si nécessaire.

Ajouter les pâtes, les courgettes et les tomates restantes.

Ajouter les haricots cuits puis prolonger la cuisson 20 minutes.

Servir avec du pesto, du parmesan râpé et du bon pain.

La touch’ terroir :

Le minestrone est encore meilleur si l'on ajoute un talon de jambon sec en même temps que le bouillon.

Conseil :

Faire suivre d'un dessert léger : salade d'agrumes ou de fraises, selon la saison.

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31 01 15

« Ce que beurre et whisky ne peuvent soigner est incurable. » (Proverbe irlandais)

Manuel du whisky (cover).jpgAyant bénéficié de l’appui logistique de la Maison du Whisky, depuis 1956 l’un des plus grands spécialistes français de l’importation et de la distribution de la boisson préférée de Winston Churchill et du capitaine Haddock, Dave Broom, chantre s’il en est de ce breuvage – on lui doit notamment l’Atlas mondial du whisky paru chez Flammarion – a fait paraître chez le même éditeur un Manuel du whisky dans lequel, après un historique passionnant et bellement illustré, des considérations sur les fondamentaux, la mixologie et les champs aromatiques, il fournit la fiche de dégustation de 102 bouteilles d’Écosse, d’Irlande, des États-Unis, du Canada, du Japon et de Taïwan tout en précisant leurs accords parfaits ou interdits.

Au passage, il répond à des questions comme : comment reconnaître un whisky tourbé, un blend, un pur malt ? Quand et comment boire le whisky ? Quels sont les meilleurs mix ? Quelle est l’action de l’eau de Seltz ? Tous les whiskies tolèrent-ils d'être mélangés ? Comment sont-ils distillés ? D’où provient le caractère fumé de certains d’entre eux ? Doit-on les servir avec ou sans glace ? Avec ou sans Coca-Cola ? Qu’est-ce qui différencie les assemblages ?

En fin d'ouvrage, il propose plus de 50 recettes de cocktails, du très classique Manhattan (le plus ancien, inventé en 1874) au Bamboo Leaf Martini (constitué de liqueur de menthe, de Hakushu 12 ans d'âge, d’eau pétillante, de sirop de bambou et de yuzu) en passant par le Talisman, le Padovani, l’Algonquin ou le Brooklyn.

À consommer avec sagesse et modération, cela va de soi…

Bernard DELCORD

Manuel du whisky – Tous les cocktails par Dave Broom, photographies de Cristian Barnett, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 224 pp. en quadrichromie au format 15,7 x 21,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 18 € (prix France)

Voici une recette de cocktail novatrice, en vogue dans les bars branchés de Londres :

Matador

Pour 1 verre

Ingrédients :

40 ml de Bowmore Darkest

2 traits d’absinthe

2 traits d’eau de fleur d’oranger

1 cuiller à café de Luxardo maraschino

1 cuiller à café de sirop simple ou de canne

20 ml de Cocchi Vermouth di Torino

Pour le décor :

Spirale de zeste d’orange

Cerise

Recette :

Frapper rapidement les ingrédients au shaker avec des glaçons et filtrer au-dessus d’un petit verre à Martini rafraîchi.

Décorer d’une spirale de zeste d’orange et d’une cerise.

Et voici la fiche de dégustation du whisky utilisé dans ce cocktail :

Bowmore 12 ans

Manuel du whisky (Bowmore 12 ans).jpgSi l'on n'a pas déjà visité lslay, on a tendance à l'imaginer comme une petite île humide arrosée par de célèbres pluies horizontales, mais où, par beau temps, avec ses eaux opalescentes et ses plages de sable blanc, on se croirait aux Antilles. Presque. Voilà ce que Bowmore a su capturer.

Oui, il renferme l'odorante fumée de tourbe d'lslay et la claque de la saumure, mais aussi la pêche blanche et la mangue à l'arrière-plan. Les amateurs de malts vénèrent cet aspect tropical que mettent en valeur des mélanges élémentaires.

L'eau de Seltz y va du sien, avec une fumée discrète ; le ginger ale reprend le tout et lui ajoute des épices douces ; la salade de fruits offre sa douceur au cola et si le thé vert se révèle astringent, l'eau de noix de coco est, véritablement, une évidence : goyave, papaye, mangue, légère volute de fumée et longueur. Le soleil brille.

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29 01 15

Radioscopie d'une vie heureuse

" J'ai été vieux trop tôt, je suis jeune trop tard"

Conçu comme un journal d'événements, de réflexions, miscellanées, mantras-  quelques emportements, quelques grands emballements et toujours, en fond d'écran, un inextinguible goût de la vie, un optimisme farouchement  ancré-  Pourquoi partir? revêt, avec le récent départ de Jacques Chancel, l'allure d'un testament, d'une lettre ouverte.

A nous d'en faire bon usage.

S'il consigne les événements  sportifs - sa passion - politiques, musicaux, .... survenus entre janvier 2011 et juin 2014, le génial animateur de Radioscopie et du Grand Echiquier nous ouvre une fenêtre sur sa famille, Martine, son épouse et ses chers petits-enfants, sa jeunesse et l'écriture de son récit autobiographique, La nuit attendra, basé sur les huit années terribles et marquantes passées en Indochine. Affecté de cécité après avoir sauté sur une mine, Jacques Chancel recouvre la vue quelques mois plus tard. Une nouvelle crise optique viendra le frapper durant l'écriture de son journal qui le privera à nouveau, cinq mois durant,  de lecture. 

" L'Indochine m'avait fait adulte, le XXe siècle me rend enfant."

Radioscopie d'une vie entière - dont le sursis lui est donné  lorsqu'il échappe à la mort, voici plus de soixante ans  - de grandes et fidèles amitiés, celles qui le lient à Bernard Pivot, Philippe Bouvard, Florian Zeller, François Busnel .. mais aussi feux Maurice André, Maurice Genevoix, ..,  de nombreuses  passions,  de l'attachement à sa Bigorre natale, les (menus) propos de Jacques Chancel sont empreints de bienveillance et du feu sacré de l'enthousiasme. 

Une leçon de vie. Celle d'un homme qui savait écouter.

"Mourir ne serait rien s'il n'y avait tant à perdre"

 

Apolline Elter

Pourquoi partir, Jacques Chancel, essai, Ed. Flammarion, novembre 2014, 408 pp

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28 01 15

Peur, grandeur, barbarie et héroïsme mêlés…

Le sceptre et le sang .jpgAuréolé du succès hautement mérité d'essais comme Louis II de Bavière ou le Roi foudroyé, Sissi ou la Fatalité, La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, La Saga des reines et La Saga des favorites, l’écrivain et journaliste (dans les colonnes de Paris Match, du Figaro et de Jours de France, entre autres) Jean des Cars, né en 1943, a publié récemment aux Éditions Perrin à Paris une étude passionnante – elle se lit comme un polar de la meilleure facture – intitulée Le sceptre et le sang, qu’il présente comme suit :

« À l'été 1914, l'Europe est très majoritairement monarchique : sur vingt-deux États, dix-neuf sont des royaumes, des empires, des principautés ou des grands-duchés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que dix sur vingt-huit. Les deux guerres mondiales provoquent l'écroulement de quatre empires pour la première (Allemagne, Russie, Autriche-Hongrie, empire ottoman) et de quatre royaumes (Italie, Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie) pour la seconde.

Ces souverains, qui étaient-ils ? Et les femmes qui partageaient leur existence, qui étaient-elles ? De l'ambition à l'aveuglement, du courage à la faiblesse, de la jalousie à l'abnégation, quels furent leurs triomphes et leurs échecs ? Comment vécurent-ils leur gloire, leurs épreuves et la montée des extrêmes de l'entre-deux-guerres marquée par l'avènement des totalitarismes ? Étaient-ils conscients des conséquences de leurs actes ? Ou furent-ils incapables d'arrêter l'engrenage des nationalismes ? Quelles furent leurs vies personnelles, leurs amours et leurs passions secrètes ?

Circonstance exceptionnelle : ces monarques, qui vont s'unir, se combattre et parfois se trahir, sont presque tous parents, liés par le sang et leurs mariages respectifs. Ainsi la “guerre des rois” sera-t-elle un incroyable règlement de comptes familial à l'échelle d'un continent puis du monde. »

Le récit enlevé et richement documenté d’un demi-siècle de drames humains, de crimes, de guerres, de défaites, de créations et de disparitions d'États…

Sommaire :

– Les années dangereuses 1908-1914

– Sarajevo entre paix et guerre (28 juin-28 juillet 1914)

– Alliées ? Ennemies ? Neutres ? Les monarchies face à la guerre (1914-1916)

– Le glas des empires (1917-1918)

– Des illusions de la paix à un nouveau cataclysme (1919-1939)

– Quelles monarchies survivront au second séisme ? (1939-1947)

Bernard DELCORD

Le sceptre et le sang par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, novembre 2014, 474 pp. en noir et blanc + 16 pp. en quadrichromie au format 14 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 23 € (prix France)

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28 01 15

Papilles… boum !

Tartes & gourmandises .jpgFils, petit-fils et arrière-petit fils de boulanger et – très – célèbre artisan boulanger lui-même en raison de son grand savoir-faire (il fut Compagnon du Tour de France durant 5 ans, c’est dire…), le success manager Éric Kayser [1] est l’auteur, chez Flammarion à Paris, d’un recueil de recettes sucrées intitulé Tartes & gourmandises réunissant 95 recettes du maître, de tartes, de biscuits (financiers, madeleines, tuiles, sablés et autres meringues), de brioches, de cakes et d’entremets, parmi lesquelles figurent aussi quelques préparations de base.

Citons, entre autres, la tarte au melon et à la menthe, la tarte aux 3 chocolats, la tarte Tatin à la mangue, les financiers à la pistache, les tuiles au café et aux pignons de pin, les cookies aux noix de pécan, les madeleines aux figues, les sablés à l’anis, le pain aux châtaignes, abricots et pistache, les meringues aux pralines roses, le clafoutis aux pruneaux, le blanc-manger aux amandes amères et au coulis de fraise ou encore la salade de fruits exotiques au quinoa.

Une formidable explosion de douceurs !

Bernard DELCORD

Tartes & gourmandises par Éric Kayser, photographies de Christian Larit et Clay McLachlan, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2014, 207 pp. en quadrichromie au format 19,8 x 25 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,90 € (prix France)

Voici une préparation de fin ou de début d’année :

Galette aux pommes et au pavot

Pour 4 personnes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 55 minutes

Ingrédients :

3 pommes granny-smith

65 g de graines de pavot

30 g de beurre

110 g de cassonade

1 œuf

2 rouleaux de pâte feuilletée de 250 g chacun

Recette :

Épluchez les pommes et coupez-les en petits morceaux.

Dans une grande casserole, poêlez le pavot avec le beurre et la cassonade pendant 5 minutes.

Ajoutez les pommes, baissez le feu et couvrez.

Continuez à cuire 15 minutes pour obtenir une compote dense contenant des morceaux.

Préchauffez le four à 190°C (thermostat 6/7).

Battez l’œuf.

Couvrez la plaque du four de papier sulfurisé.

Coupez 2 ronds de pâte de 30 cm de diamètre.

Placez un rond sur la plaque et couvrez de compote de pommes et de pavot.

Superposez l’autre rond de pâte en collant le pourtour avec les doigts.

Incisez le haut de la galette à l’aide d’un couteau.

Dorez la galette avec l’œuf en utilisant un pinceau de cuisine.

Faites cuire au four pendant 35 minutes.

Astuce :

En ajoutant une petite fève à la farce, cette galette devient une originale galette des rois.


[1] Il est aujourd’hui à la tête d’un réseau de 21 boulangeries à Paris et dans sa région, de 3 autres en France, mais aussi dans nombre de villes étrangères : New York, Lisbonne, Beyrouth, Dubaï, Tanger, Moscou, Kiev, Séoul, Hong Kong, Singapour, Tokyo, Taipei, Dakar et même Kinshasa…

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28 01 15

Mystère dans la grande cuisine…

Les sept canailles de la Bleue Maison.jpgDans Les sept canailles de la Bleue Maison, un roman paru aux Éditions Memory à Tenneville, la chroniqueuse culinaire Juliette Nothomb – sœur d’Amélie – situe son action dans les murs du restaurant « Les Plats canailles de la Bleue Maison », la célèbre maison de bouche ardennaise du Pont d’Oye, et met en scène son fameux chef propriétaire, Richard Thiry, qui y reçoit, un matin de juin 2013 à une heure indue (5h45), sept curieux clients successifs pour lesquels il concoctera autant de ses spécialités avant de se rendre compte que...

Mais ne déflorons pas l’intrigue qui est aussi prétexte à la divulgation de sept recettes du maître des feux sous forme de fiches détachables cartonnées en fin d’ouvrage, dont voici la liste :

– Amuse-bouche de sardines marinées

– Pomme de terre farcie aux truffes et ses petits légumes

– Côte à l’os, béarnaise maison et pommes de terre grenailles

– Langouste, crème fleurette au curry, petits légumes et riz basmati

– Brie de Meaux farci aux truffes, mesclun

– Gaufres maison, chantilly aux myrtilles

– Entremets au chocolat Alpaco Ecuador 66%, crème anglaise aux fruits secs, crumble aux noix.

Un livre qui se dévore de bon appétit !

Bernard DELCORD

Les sept canailles de la Bleue Maison par Juliette Nothomb, Tenneville, Éditions Memory, novembre 2014, 70 pp. en noir et blanc (dont 14 fiches cartonnées) au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 €

Voici une recette conseillée pour un buffet, à la place d’un assortiment de fromages :

Brie de Meaux farci aux truffes, mesclun

À préparer quelques jours à l’avance, pour la maturation des saveurs.

Pour 12 à 15 personnes

Ingrédients :

1 brie de Meaux fermier

2 ou 3 truffes fraîches (noires melanosporum, pour un goût plus prononcé)

Huile d’olive

Mesclun et vinaigrette, pour escorter

Recette :

Préparer une farce à la truffe : hacher les truffes et les faire macérer dans l’huile d’olive.

Trancher le brie dans l’épaisseur, le recouvrir de tapenade de truffes bien égouttée, refermer le fromage et laisser mûrir 48 heures dans un endroit frais (mais pas au frigo), à une température inférieure à 7°C.

Servez avec du pain au levain, toasté ou passé à la braise, et le mesclun assaisonné.

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28 01 15

Sur la route...

 

9782221139851.jpg

Il faut une bonne dose de passion ..et de  témérité pour réaliser le "rêve" américain qui saisit la romancière Pauline Guéna - imprégnée dès l'enfance des lectures de Croc-Blanc, Les raisins de la colère, L'attrape-coeur.... - et le photographe Guillaume Binet.

Armés d'un camping-car et de leur quatre jeunes enfants,  les Français parcourent, un an durant (de mi- 2013 à mi-2014) Le Canada et les Etats-Unis et  rencontrent 26 écrivains en leurs sweet home. Et non des moindres, jugez-en

Gilles Archambault- Margaret Atwood- Russell Banks-John Biguenet- Joseph Boyden-T.C. Boyle-James Lee Burke-Craig Davidson-Patrick deWitt-Jennifer Egan-Richard Ford-James Frey-Ernest J. Gaines-Siri Hustvedt-Laura Kasischke-William Kennedy-Dennis Lehane-Thomas McGuane-Dinaw Mengestu-George Pelecanos-Ron Rash-Joanna Scott-Jane Smiley-David Vann-John Edgar Wideman-Martin Winckler

Des rencontres dont Pauline Guéna consigne les cadres, atmosphères, péripéties  et dialogues - des questions courtes, ciblées qui s'effacent devant leurs interlocuteurs - persuadée que le cadre de vie, le terroir est le terreau d'écriture de ces grands écrivains.

"Je pense lentement, je parle lentement, je vis lentement... c'est parfait pour un romancier" affirme Richard Ford

Une expérience didactique,et unique.

Une magnifique approche du processus d'écriture.

L'Amérique des écrivains. Road trip, Pauline Guéna et Guillaume Binet, Beau livre, Ed. Robert Laffont, novembre 2014, 352 pp

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26 01 15

Tissages et métissages…

Fashion Mix.jpgCristóbal Balenciaga, Antonio Cánovas del Castillo, Sonia Delaunay, Mariano Fortuny, John Galliano, Natalia Gontcharova, Marc Jacobs, Rei Kawakubo, Patrick Kelly, Kenzo, Mainbocher, Martin Margiela et les Six d'Anvers, Alexander McQueen, Issey Miyake, Edward Molyneux, Rick Owen, Lola Prussac, Paco Rabanne, Elsa Schiaparelli, Riccardo Tisci, C.F. Worth, Yohji Yamamoto...

Qu'ils soient Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges, Russes, Américains ou Japonais, tous ces légendaires créateurs ont en commun d'avoir quitté leur pays natal pour faire de Paris leur ville d'adoption ou leur terrain d'expérimentations.

Basée sur ce constat, une belle exposition intitulée est présentée dans la capitale française jusqu’au 31 mai 2015 au Musée de l'histoire de l'immigration – installé dans les murs du magnifique Palais de la Porte Dorée [1] –, en partenariat avec le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris.

Elle retrace l'histoire de la mode vestimentaire française par le prisme de l'histoire de l'immigration et révèle comment la haute couture et le prêt-à-porter parisien se sont enrichis de ces différents parcours au point de proclamer Paris capitale internationale de la mode.

Son catalogue, intitulé lui aussi Fashion Mix–Mode d’ici. Créateurs d’ailleurs, a été publié par les Éditions Flammarion et il est l’œuvre d’Olivier Saillard (directeur du musée Galliera), de Cally Blackman (maître de conférence à la Central Saint Martins School), de Tsujita Kaya (docteure en histoire), de Miren Arzalluz (historienne de la mode et commissaire indépendante) et d’Anne Diatkine, journaliste de Libération, qui mène tous les entretiens de l'ouvrage.

Celui-ci ambitionne de mettre en lumière cette synergie qui fait l'histoire de la mode parisienne et mondiale à travers des essais retraçant les diverses étapes de création : les grandes écoles internationales et leur présence à Paris (l'Académie d'Anvers, la Saint Martins School, les écoles italienne, américaine, japonaise...), la confection de mode dans les maisons parisiennes, jusqu'aux défilés qui comptent tant de mannequins d'origines étrangères.

Ces textes sont enrichis de paroles retranscrites de grands couturiers ayant vécu ou vivant dans la capitale et étoffés d'une superbe iconographie mêlant sciemment des fac-similés de documents (cartes de séjour, factures...) et de photographies de vêtements féminins et masculins, chaussures et accessoires.

Fashion Mix (affiche).jpg

Renseignements pratiques concernant l’exposition :

Palais de la Porte Dorée, 293 avenue Daumesnil 75012 Paris.

Du mardi au vendredi de 10h à 17h30. Samedi et dimanche de 10h à 19h.

Tarif unique : 6 euros. Ce tarif inclut le droit d’entrée à l’exposition permanente et à toutes les expositions temporaires du musée. L'entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et pour tous les visiteurs le premier dimanche du mois.

Réservations pour les groupes : 00 33 1 53 59 64 30 – reservation@histoire-immigration.fr

Bernard DELCORD

Fashion Mix–Mode d’ici. Créateurs d’ailleurs, ouvrage collectif, Paris, Éditions Flammarion, novembre 2014, 176 pp. en quadrichromie au format 21,2 x 28,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 35 € (prix France)


[1] Le Palais est situé à l’Est de Paris, dans un ensemble Arts-Déco exceptionnel classé monument historique. Laprade, Ducos de la Haille, Janniot, Sube, Prouvé, Ruhlmann... autant de grands noms qui ont signé l’architecture, la décoration et les aménagements du bâtiment.

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25 01 15

La France allemande...

La Collaboration Vichy Paris Berlin 1940-1945.jpgThomas Fontaine, historien, a soutenu en 2013 une thèse sur la déportation de répression. Fin connaisseur des archives françaises et allemandes, il est aujourd'hui une référence incontournable sur le système d'occupation en France, comme sur la mémoire de la guerre. Denis Peschanski, historien lui aussi, est directeur de recherche au CNRS. Par ses nombreux ouvrages et ses films, il est devenu un spécialiste de renommée internationale sur la France des années noires.

Dans un fort ouvrage intitulé La Collaboration Vichy Paris Berlin 1940-1945 (Paris, Éditions Tallandier), ils se fondent sur près de 600 documents [1] souvent inédits qu’ils présentent et commentent en suivant une trame chronologique, de juin 1940 à avril 1945, pour composer la fresque de l’une des pires péripéties de l’histoire de France.

L’occasion de répondre à des questions comme : qui a eu intérêt à collaborer ? Les Français ou les Allemands ? Qui en furent les acteurs ? Quel rôle ont joué les ultras ? Qui s'est enrichi ? Quelle fut l'ampleur de la collaboration militaire ? Et de la collaboration économique ? Quel rôle a joué Vichy dans la déportation des Juifs de France et dans la répression de la Résistance ? À quel point les intellectuels et les artistes se sont-ils compromis ? Et l’Église catholique ? Qu’en fut-il de la presse écrite et des médias de propagande (radio, cinéma, édition de livres et de bandes dessinées…) ? Et du Service du Travail obligatoire ? Et des organisations de bienfaisance ?

Un livre qui met le doigt où cela fait mal....

Sommaire :

Le choix de la collaboration (juin 1940-janvier 1941)

La collaboration, une priorité de François Darlan (février-juin 1941)

Le tournant de la guerre à l’est (juillet 1941-mars 1942)

Le jeu des dupes (avril-novembre 1942)

Les Allemands passent à l’offensive, Vichy perd la main (novembre 1942-decembre 1943)

Fin de partie (janvier 1944-avril 1945)

Bernard DELCORD

La Collaboration Vichy Paris Berlin 1940-1945 par Thomas Fontaine et Denis Peschanski, préfaces d’Agnès Magnien et Françoise Banat-Berger Paris, Éditions Tallandier, novembre 2014, 320 pp. en quadrichromie au format 25 x 29 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,90 € (prix France)


[1] Affiches, rapports, lettres, journaux intimes, insignes, tracts, procès-verbaux, mains courantes, pièces à conviction, registres d'écrou, albums photographiques, objets… issus entre autres de fonds exceptionnels des Archives nationales, de séries du contre-espionnage encore inexploitées du Service historique de la Défense, de dossiers des Brigades spéciales des Renseignements généraux à la préfecture de police et de pièces d'un des collectionneurs les plus importants de la place de Paris…

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24 01 15

Une bibliothèque de rêve…

L'Internationale des francs-tireurs.jpgBruno de Cessole a été notamment journaliste au Figaro, à L'Express et au Point, et critique littéraire des Lettres françaises et des Nouvelles Littéraires. Il a dirigé La Revue des Deux Mondes et est actuellement rédacteur en chef du service culture de Valeurs actuelles. Il collabore également au journal Service littéraire.

Après son Défilé des réfractaires [1] en 2011, dans lequel il passait en revue les écrivains français véritablement anticonformistes et libres, la maison parisienne L’Éditeur a publié en 2014 son Internationale des francs-tireurs [2] qui le complète, puisqu’il y « convoque le panthéon mondial des écrivains libertaires ou contestataires », pour « acquitter une dette, celle contractée envers les auteurs qui l'ont nourri, éclairé ou encouragé ».

De Jane Austen à Stefan Zweig en passant par Karen Blixen, Giacomo Casanova, Franz Kafka, Anaïs Nin, Ezra Pound ou Virginia Woolf, l’auteur brosse 46 portraits d’écrivains connus ou méconnus du XVIIIe siècle à nos jours [3] dans un bel exercice d'invitation à la découverte ou à la relecture.

Car c’est un indéniable vent d’indépendance qui souffle dans les pages et les esprits de ces femmes et de ces hommes pour qui la plume crée le monde et le transforme, en dépit des pesanteurs contemporaines, du jugement de la société ou des bien-pensances de toutes obédiences.

Et pour être de bonne mesure, suggérons à Bruno de Cessole d’ajouter à sa liste déjà longue et fort pertinente les noms d’Hugo Claus, de John Flanders, d’Aldous Huxley, de Níkos Kazantzákis, de David Herbert Lawrence, de Boris Pasternak, de Chuck Palahniuk ou d’Alexandre Soljenitsyne pour garnir encore davantage les rayons de sa passionnante bibliothèque d’honnête homme vraiment libre…

Bernard DELCORD

L'Internationale des francs-tireurspar Bruno de Cessole, Paris, L’Éditeur, octobre 2014, 607 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)


[1] « D’Aymé à Houellebecq, de Berl à Camus, de Colette à Kundera, de Suarès à Modiano, de Queneau à Muray, une cinquantaine de portraits d’écrivains français du XIXe siècle à nos jours figurent dans cette anthologie subjective, partiale, voire de mauvaise foi, et dessinent une certaine idée de la littérature, que l’auteur a défendue et défend toujours dans la presse. » (Babelio)

[2] « Franc-tireur : soldat qui ne fait pas partie de l'armée régulière. »

[3] Jane AUSTEN, Thomas BERNHARD, Karen BLIXEN, Jorge Luis BORGES, Anthony BURGESS, Lewis CARROLL, Giacomo CASANOVA, Cyril CONNOLLY, Joseph CONRAD, Gabriele D’ANNUNZIO, Lawrence DURRELL, Nicolás Gómez DÁVILA, Knut HAMSUN, Jim HARRISON, Ernest HEMINGWAY, Samuel JOHNSON, Ernst JÜNGER, Ismail KADARÉ, Franz KAFKA, Rudyard KIPLING, Giuseppe Tomasi di LAMPEDUSA,, Giacomo LEOPARDI, Jack LONDON, Malcolm LOWRY, Norman MAILER, Henry MILLER, Yukio MISHIMA, Vladimir NABOKOV, Vidiadhar Surajprasad NAIPAUL, Friedrich NIETZSCHE, Anaïs NIN, Paul NIZON, George ORWELL, Fernando PESSOA, Ezra POUND, Gregor VON REZZORI, Ernst VON SALOMON, James SALTER, Arthur SCHOPENHAUER, Italo SVEVO, Henry David THOREAU, Robert WALSER, Oscar WILDE, Virginia WOOLF, Alexandre ZINOVIEV et Stefan ZWEIG.