01 10 05

Passion commune : Emile Zola

Pour moi vint en premier "Au bonheur des dames", pour Charles Dantzig ce fut "L'argent", deux chefs d'oeuvre de la saga des Rougon-Macquart.

Charles DANTZIG 3 - Brice Depasse

Écrit par Brice dans Classiques | Commentaires (4) |  Facebook | |

Commentaires

"Au bonheur des dames" C'est un zola qui plaît à certains de mes élèves : le seul qui se termine bien, par un mariage en fait. Evidemment, pour la famille des petits commerçants, c'est moins génial.
Par rapport à l'entretien, le côté organique et lourd de Zola est réel : lorsqu'il décrit les Halles dans le "Ventre de Paris", il en fait l'organe digestif de la ville dans une longue métaphore filée. Et ses descriptions de foule choquaient par leurs emprunts au registre de l'animalité, conforme au projet naturaliste d'observation "scientiste". Par contre, l'essentiel des critiques provient bien de ses prises de position pour Dreyfus, qui lui suscita la haine des écrivains de droite, proches de l'action française, dont Léon Bloy et Léon Daudet...

Dans le même style, mais en Belgique, il y eut Camille Lemonnier et ses géniaux "Happe-chair" et "Un mâle"
A bientôt ;)

Écrit par : Ubu | 02.10.2005

Le ventre de Paris Le naturalisme de Zola est, sincèrement, purement secondaire quand on traverse son oeuvre aujourd'hui ou quand simplement on lit un de ses romans. Oui le Ventre de Paris désigne les Halles. Mais qu'y décrit-il ? Les petites gens qui y vivent, les complots de comptoir au café qui jouxte ce marché gigantesque, les disputes entre commerçantes-bourgeoises, les amours manquées, ... la vie. Et que dire de l'Argent, de ces sociétés qui se gonflent comme des baudruches et s'effondrent comme des soufflés (ça ne vous rappelle pas les starters?) et surtout les hommes et les femmes qui vivent derrière tout cela. Zola décrit l'espoir de ceux qui veulent se faire une place au soleil, des gens comme les autres qui deviennent des loups pour l'homme, des petites gens qui resteront petites, des amoureux, des grands, des laissés pour compte, tout cela à l'ombre d'un Paris défiguré par ses grands travaux, d'une France au service d'un empire clientéliste, bref une époque dont nous pouvons encore tirer bien des enseignements. Dantzig a le mot juste, Zola décrit la vie des hommes avec la force tranquille d'un fleuve qui avance.

Écrit par : Brice | 02.10.2005

Pour Ubu "L'Argent" ne se termine pas trop mal pour ses personnages (Saccard s'en tire finalement, on le revoit dans le Docteur Pascal) et n'oublions pas que Pot-Bouille débouche sur le succès de Mouret au Bonheur des Dames. Cela dit, il est vrai que ses romans ne se caractérisent par des happy-end. Est-ce pour cette raison que Zola va dans "Docteur Pascal" évoquer le destin finalement heureux pour les héros malchanceux de "La débâcle" et de "La Terre" ? Je le crois volontiers. Enfin n'oublions le tragi-comique "La fortune des Rougon", premier tome de cette histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire.

Écrit par : Brice | 02.10.2005

tous les livres de Zola Il m'est très difficile de choisir un livre de Zola, il a bercé ma jeunesse car venant d'un milieu relatant toute la vie des héros de Zola, les corons. Je m'en suis tirée grâce à lui. Mais je ne peux oublier que ses livres ont été le décor de ma jeunesse. Il res tera l'écrivain privilégié

Écrit par : chantry Yvette | 04.10.2005

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