30 10 05
American Psycho
Avec son physique de bébé ou d'ange descendu du ciel, Bret Easton Ellis ne fait pas ses vingt ans d'écriture. On lui donnerait le bon Dieu sans confession et pourtant, il a écrit le roman le plus dérangeant, le plus horrible de la fin du XX° siècle. Son American Psycho (depuis lors _mal_ porté à l'écran) est bien plus malsain, violent et pervers que Seven et le Silence des Agneaux réunis. Patric Bateman est, comme l'auteur, un bien beau jeune homme à qui tout réussi. C'est le Yuppie parfait du New-York des années 80 : Manhattan, monde de la finance, fêtes branchées, amis avec qui on partage quelques rails quotidiens de coke, bref, la chronique ordinaire (et réaliste) des années fric à l'ombre du World Trade Center. Sauf que la seconde partie de la nuit, Patrick tue, viole, torture le tout venant, le passant sans aucun état d'âme. Et il va même plus loin ...
Écrit par Brice | Commentaires (2) |
Facebook | |






Commentaires
L'horreur froide De toute mon histoire de lectrice, jamais un roman ne m'a donné une idée aussi précise de ce que pouvait être l'horreur.
Ni Stephen King, ni Lovecraft n'ont associé tant de froideur clinique et de cruauté. Un mélange décrivant le pire de cette époque de fric et d'indifférence à l'autre.
Écrit par : Andrée | 03.11.2005
Massacre à la tronçonneuse ;-) C'est vrai qu'il cache bien son jeu le "gentil" Bateman!! Violence et superficialité, voilà ce qui caractérisait les années 80 aux U.S.A!
A lire absolument.
Écrit par : E1006Au12 | 10.11.2005
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.