13 04 06
L'Iliade selon Baricco
L'auteur des admirables "Soie", "1900" et "Océan Mer", publie un texte qu'il a écrit pour le théâtre. Il s'agit en l'occurrence d’une nouvelle version de l’Iliade d’Homère, ce chant de l’antiquité grecque racontant la dernière année du siège de Troie. Pour mieux souligner que ce récit fut un des prototypes du roman, Alessandro Baricco, compatriote de l’auteur de l’Enéide, l’a dépoussiéré des dialogues entre les dieux de l’Olympe et des introductions de chaque chapitre. Que n’y a-t-il pas été plus franchement dans l’actualisation, particulièrement dans les scènes de bataille trop proches de l’écriture rigide et lénifiante de l’époque ! Ce sera mon regret. Je rêve d’une véritable version moderne de l’Odyssée, de l’Iliade, de l’Enéide, de la Guerre des Gaules et d’autres classiques imposés des cours de Grec et de Latin. Rendez-vous manqué. Dommage.
Écrit par Brice | Commentaires (3) |
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Commentaires
Vous avez vraiment lu ce livre? Je m'excuse même de poser cette question mais c'est la seule chose qui me vient en tête en lisant cette présentation.
Vous dites que ce texte a été écrit pour le théâtre alors qu'il était destiné à la radio et à une immense lecture publique. Celle-ci a d'ailleurs bel et bien eu lieu en Italie et à retenu des milliers et des milliers d'Italiens collés à leur poste de radio pendant des heures et des heures.
Ensuite, je suis obligé de lire que le récit retrace la dernière année de la guerre de Troie et je me demande depuis quand nous n'avons que des années de 50 jours.
Je me heurte encore à l'idée que la bataille est omniprésente dans l'oeuvre. Elle y occupe une grande place. On retrace une guerre. Il serait peut-être intéressant néanmoins de comparer le livre à ce film pitoyable sortit il y a peu. On y voit des personnages qui ne sont plus des acteurs de péplums faits d'une pièce de pierre. On rencontre des personnages qui ont peur, qui parle d'honneur, qui font des paix et qui tentent par tous les moyens de fuir ou de retarder la bataille.
Enfin, souhaité voir dépoussièrer par de jeunes auteurs nos classiques antiques pourquoi pas néanmoins il faudra m'expliquer comment vous compter faire cours de latin sans les ouvres originelles.
En admettant que vous l'ayez lu, je ne remet pas en question votre point de vue. C'est le votre. Je m'inquièterai seulement de voir apparaître à coté d'erreurs, un jugement négatif.
Nous travaillons tous pour faire vivre la littérature. Un grand pouvoir est une grande responsabilité. Tachons de ne pas oublier que ce que nous disons sur les livres compte pour ceux qui nous lisent. Sinon le journalisme ne sera pas le mal du seul siècle de Balzac.
Bien à vous.
Écrit par : ecrivain89 - quentin | 06.11.2008
J'ai lu ce livre, en effet Comme tous ceux dont je parle sur ce site.
J'ai beaucoup de respect pour Baricco dont j'ai adoré de nombreux romans.
J'entends par lecture publique, acte théâtral. Ce fut longtemps le cas en radio.
J'ai découvert le texte original d'Homère traduit quand j'avais 15 ans.
Je maintiens l'intégralité de ce que je dis et écris : sans un réel dépoussiérage, ces textes ne seront plus lus qu'en cours de grec et latin. Ils sont donc voués à une disparition certaine dans l'imaginaire populaire.
Laisser au seul cinéma hollywoodien la faculté de les transmission au grand nombre serait dommage.
Écrit par : Brice Depasse | 09.11.2008
Iliade Merci d'avoir pris le temps de répondre.
Je m'excuse si j'ai été blessant, j'ai véritablement pris peur pour l'ouvrage.
Malheureusement, vous n'avez que trop raison concernant cette forme de cinéma qui non contente de fausser l'image des livres en détourne d'autant plus les gens qu'ils croient qu'ils connaissent l'histoire après 2heures de salle obscure.
Je vous souhaite bon courage pour votre travail. Avec l'arrivée des Prix Littéraires, ce n'est pas ça qui manque.
Bien à vous
Écrit par : ecrivain89 | 12.11.2008
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