31 07 06

Et la Chine dans tout ça ?

J'ai peu fréquenté les auteurs chinois mais garde cependant un excellent souvenir de lecture de deux d'entr'eux : Lao She et Shan Sa (que j'ai reçue il y a quelque temps).

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31 07 06

Lao-She

De son vrai nom, Shu Quingchun, né à la fin du XIX° siècle à Pékin, Lao She est le premier grand écrivain moderne de l'Empire du Milieu.
Victime de la révolution culturelle (il a probablement été battu à mort par les rouges), Lao She a bien vite été réhabilité après la mort du dictateur.
Lao She, admirateur d'Emile Zola, a remarquablement décrit la société chinoise urbaine du XX° siècle. Deux maîtres mots : la misère et la légèreté. Misère du peuple, légèreté avec laquelle le malheur est accepté (et décrit) au quotidien.
"Le pousse-pousse", roman qui lui valut la notoriété mondiale, est une petite merveille indémodable, l'histoire d'un modeste (anti)héros qui voulait posséder son propre pousse-pousse.
A lire aussi, la trilogie "Quatre générations sous un même toit" ou la vie à Pékin (Beijing) pendant la guerre contre le Japon.

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31 07 06

Shan Sa

Ils sont partout. Même cet Américain qui enménage face au jardin du Luxembourg ? Même cette dissidente chinoise, ex-égérie de la révolte estudiantine de Tianan-Men ? Même chez ce membre du cabinet du ministre des affaires étrangères ? Qui dit la vérité, sa vérité dans ce triangle amoureux ? Certainement pas l'auteur (excellent) qui va prendre un malin plaisir à vous cacher toutes les vérités.

SHAN-SA - Brice Depasse 1
SHAN-SA - Brice Depasse 2
SHAN-SA - Brice Depasse 3

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30 07 06

Littérature du soleil levant

A l'occasion de la sortie des livres de Kuroyanagi et Murakami, je vous convie à un petit voyage (bien de circonstance en ce mois de juillet) au pays de la littérature nippone.

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30 07 06

Ôé, l'écrivain qui adore Duvivier et Messiaen

Auteur japonais très francophile (il est capable de vous chanter "le temps des cerises"), Kenzaburô Ôé a vu son oeuvre récompensée par le prix Nobel de littérature en 1994. Son premier grand succès date de trente ans plus tôt avec la publication au Japon de "Une affaire personnelle".
Nul doute qu'Haruki Murakami s'est inspiré de lui lorsqu'il imagina le personnage de Jupeï dans "Galettes au miel" : le genre littéraire d' Ôé, c'est la nouvelle ("Le faste des morts" dernièrement paru chez Gallimard).
De ses études de littérature française, Kenzaburô Ôé a gardé une vision naturaliste du roman. Il ne cite pourtant ni Zola, ni Balzac dans ses références mais Thomas Mann et Dante Alghieri.
Kenzaburô Ôé a aujourd'hui soixante-dix ans ; il a arrêté d'écrire en 1995 soit l'année suivant l'obtention du prix Nobel.

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30 07 06

Gibiers d'élevage

Un petit village reculé dans les "alpes" japonaises durant la seconde guerre mondiale. Une époque où, comme l'écrit Kuroyanagi, il y avait encore à Tokyo des chemins de terre et des chars à boeufs. On devine le boulversement causé par la chute d'un avion de chasse américain et la capture de son pilote.
Mais pour les enfants, ce soldat tombé du ciel n'est pas un ennemi. Même pas un homme. Plutôt un animal dont ils vont se disputer le droit de s'occuper.
Cette nouvelle (publiée dans un recueil dont Folio l'a extraite pour sa collection 2€) valut à Kenzabutô Ôé le prix Akutagawa en 1968 (l'équivalent de notre Goncourt).

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30 07 06

Akiguki Nosaka

Nosaka figure parmi les auteurs les plus excessifs et désespérés du Japon de l'après-guerre. Il doit la notoriété à son premier roman, "les pornographes". Sans aucune description directe, Nosaka plonge le lecteur dans l'arsenal complet du plaisir pervers et, in fine, toujours solitaire. Ce livre qui apparaît comme une mise en cause du Japon d'hier, le défait de la seconde guerre mondiale, celui qui ne laisse qu'orphelins et paysages ravagés derrière lui, fit sensation, une sensation que Mishima décrivit comme "un roman scélérat, enjoué comme un ciel de midi au-dessus d'un dépotoir".
Nosaka a été présent dans tous les registres de l'écriture (du journalisme au roman, de l'essai à la nouvelle) et a exercé tous les métiers (de mannequin à scénariste, de sénateur à manager d'une équipe de rugby). Il fut un des personnages incontournables de la vie publique japonaise.

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30 07 06

La tombe des lucioles

Ce livre violent (pour lequel il reçoit le prix Naoki en 1968) incarne la jeunesse de Nosaka : violence des bombardements sur le Japon, villes dévastées par les flammes, cadavres calcinés, familles décimées. Dans ce roman, les deux jeunes héros qui tentent de survivre dans un Japon à l'agonie, mènent un combat sans espoir.
Nosaka lui-même a abandonné sa mère adoptive sous les bombes, vu sa soeur mourir de faim dans les ruines de la ville et s'est fait enfermer en maison de correction (en 1947) pour vol alors qu'il tente de survivre en pleine errance. C'est alors que le miracle se produit : un mois plus tard, il est libéré par son père qu'il n'espérait jamais revoir.

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29 07 06

Haruki Murakami : le bonheur dans le malheur

Si Kenzaburô-Ôé a reçu le Nobel de littérature dans les années 90, on cite de plus en plus dans les couloirs de Stockholm le nom de Haruki Murakami pour le prochain prix. En attendant le mois d'octobre et un probable raz-de-marée public et journalistique sur son oeuvre (pas encore traduite intégralement en français), je vous invite à lire "Après le tremblement de terre" qui vient de reparaître chez 10/18. Dans ce recueil de nouvelles, Murakami raconte les boulversements (parfois éloignés) causés dans la vie de six personnes par le grand tremblement de terre de Kobe en 1995. Il ne s'agit pas de victimes du séisme mais plutôt de gens qui se remettent en question suite aux images de désolation diffusées par la télévision (comme la femme de Komuro, le sympathique anti-héros de la première histoire) ou suite à la disparition de proches (comme Myake, le peintre taciturne du troisième récit).
"Après le tremblement de terre" est le livre d'un auteur d'une sensibilité extrême (orient, je sais) qui n'entend nous faire partager que les sentiments de ses personnages, leur sort ne nous étant jamais connu en fin de nouvelle. Mais peu importe au lecteur finalement car faire un bout de chemin avec eux valait la peine de tourner ces pages.

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29 07 06

Yasunari Kawabata

Françoise Hardy est, elle aussi, férue de littérature japonaise, spécialement de Kawabata, ce prix Nobel de littérature qui mit fin à ses jours (comme Mishima) au début des années soixante-dix.

Françoise HARDY - Brice Depasse 2

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