14 08 06

Retour sur Montechiarro

Alors que je me noie avec délectation dans le roman fleuve de Vincent Engel, "Les absentes", la suite du "Retour à Montechiarro", je m'en voudrais de ne pas être parvenu à vous convaincre d'ouvrir ce premier livre (qui obtint le Prix des libraires, un signe qui ne trompe pas) qui est un vrai chef d'oeuvre. Du bonheur à l'état pur. Un roman de toute grande race. Une plume rare. Un tourbillon romanesque et intelligent.
Quelques morceaux choisis :
"Les hommes n'acceptent une loi que de qui va mourir ou de qui peut tuer."
"La pire des banalités sait toujours se parer des couleurs de l'inédit."
"Les hommes souffrent de ne vivre qu'une vie, de surcroît tellement étroite, et que les choix comme les nécessités retrécissent encore davantage. Et rien ne réduit plus une destinée que le regard des autres, quels qu'ils soient."
"L'argent n'est qu'un symbole qui circule de main en main, et les malheurs du monde viennent de ce que les hommes n'aiment pas que les symboles circulent trop librement."
"Les domaines toscans, comme tous les autres, peuvent parfaitemment se passer de leur maître pendant de longues périodes sans qu'on se rende compte de leur absence. Une maîtresse efficace les gouverne : l'habitude".

Écrit par Brice dans Littérature générale | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

Ce roman a beau avoir de réelles qualités (finesse de la plume, personnages attachants, belles descriptions des paysages), il n'en est pas moins resté à mes yeux ennuyeux. Ca manque cruellement de rythme, notamment les 50 premières pages, après ça va un peu mieux pendant quelques dizaines de pages, puis l'ennui revient. J'ai abandonné à la page 160.

Écrit par : Nicolas | 05.09.2009

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.