28 12 06

Corps de ballet

QUINT CORPSLe nouveau Michel Quint a paru chez Estuaire dans la collection Canets littéraires. La magie opère une fois de plus, je devrais dire l'alchimie. Comme le héros de Yourcenar, Michel Quint s'impose avec ses derniers romans comme l'écrivain de la rédemption. Quant au style, je dirais : du talent, du talent, du talent.

MICHEL QUINT - Brice Depasse 1

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28 12 06

Les effroyables jardins

QUINT EFFROYABLESQUINT EFFROYABLESPOCHE

  MICHEL QUINT - Brice Depasse 2

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28 12 06

Aimer à peine, L'espoir d'aimer en chemin

QUINT ESPOIRQUINT AIMER

MICHEL QUINT - Brice Depasse 3

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28 12 06

Banier, il cantastorie muet

DELUCA MUETPublié simultanément au « Nom de la mère » par Gallimard, « Le chanteur muet des rues » est un texte d’Erri De Luca sur la photographie de François-Marie Banier. Digne héritier de Diane Arbus et Robert Doisneau (tous deux revenus sous les feux de l’actualité), Banier ne pouvait trouver meilleure plume critique que celle de ce vénitien pétri de peinture. Ce pont entre la peinture et le cinéma, le dessin et la photographie, De Luca le jette à partir de quelques tableaux de Velasquez en qui il voit le porteur de ces arts à venir. « Velasquez appartient au plus théâtral des siècles, le XVII°. Alors que Shakespeare meurt, Calderón, Corneille, Lope de Vega sont au boulot. Velasquez ne pouvait se contenter du théâtre, il râva du cinéma. Certaines attendent pour se produire et ne décident de se donner qu’après avoir été longtemps rêvées… A vingt-quatre ans, il est déjà peintre du roi. Il n’existe pas de sujet plus éminent à peindre, si ce n’est faire poser Dieu. »
Vous avez compris que ce livre plaira aux admirateurs de la génération Sollers pour la forme et aux amateurs de belles photographies pour le fond. Banier, ainsi que tous ceux qui ont pratiqué cet art de figer le quotidien des hommes en images, est un conteur, un chanteur muet des rues.
« Banier va à pied, usage qui se perd. C’est pour ça qu’il voit. Le paysage, les gens viennent seulement à la rencontre de celui qui marche. Banier avance droit comme un arbre, son vieil appareil en bandoulière, il se plie sur lui comme la pointe d’un sapin sous le vent. Il y a un vent secret qu’il connaît et sous lequel il penche la tête. Ses photogrammes abritent le souffle qui l’a forcé à s’arrêter, ils sont imprimés par le vent ... le photogramme est un point, un recueil de photos est un parcours pointillé. »

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28 12 06

40 ans de littérature contemporaine

mag littLe Magazine Littéraire (dont je pense n’avoir jamais parlé en ces colonnes alors que Nicky l’achète tous les mois) fête ses quarante ans. « Le bel âge » comme l’écrit Jean-Louis Hue. Et quel beau numéro 459 !
Après une évocation des premières publications et un panorama sur ces quatre décennies littéraires écoulées, le Magazine Littéraire nous offre un merveilleux cadeau en plongeant dans ses archives pour en ressortir l’interview de quarante auteurs (un par an, vous avez compris !) parlant de leur livre (devenu depuis un classique) à leur sortie de presse.
Jorge Luis Borges, Françoise Sagan, Patrick Modiano, Anthony Burgess, Georges Simenon, Julien Garcq, Umberto Eco, Le Clézio, Lawrence Durrell, Marguerite Duras, Italo Calvino, Brett Easton Ellis, Paul Auster, Philippe Sollers, Murakami, Allen Ginsberg, Jean Echenoz, Tom Wolfe, … Mes enfants, quel casting !
Outre ces entretiens, véritables moments d’anthologie à propos des « Nom de la Rose », « Orange Mécanique » et autres « Amant », vous pourrez apprécier de très belles photos de presse d’époque, mention spéciale à celles de Françoise Sagan et Lawrence Durrell. Véritable must.
Morceau choisi : « Je suis arrivé au roman tout d’un coup, pour des raisons très peu culturelles,- comme on a envie de faire pipi, et cette déclaration a beaucoup irrité certains critiques en Italie, qui estimaient que ce n’était pas sérieux. Si j’avais dit : « mû par un désir … » cela aurait fait plus convenable. Pourtant je pense que le désir concerne aussi le pipi … » Umberto Eco

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28 12 06

Absolutely Art Nouveau

ART NOUVEAUSi comme beaucoup, vous avez revendu certains de vos cadeaux de Noël sur ebay, pourquoi ne pas vous faire plaisir en vous offrant "art Nouveau" qui vient de paraître chez Racine. Car il ne s'agit pas d'un enième livre illustré sur le sujet. Sylvie Mazaraky envisage l'Art Nouveau comme un tout : architecture et ameublement cetres mais aussi musique, ballet, peinture, bref tous les domaines de l'art du XX° siècle. Un art nouveau qui déborde largement des limites de Bruxelles et des frontières belges.
Nicky Depasse

SYLVIE MAZARAKY - Nicky Depasse

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28 12 06

Conversations herborisantes

LAROUSSEPLANTESEn cette saison de refroidissements et grippes, les célèbres dictionnaires médicaux de la maison Larousse ressortent plus fréquemment des tiroirs dans les chaumières. L'occasion pour moi de parler avec François Couplan de son Petit Larousse des plantes qui guérissent.
Nicky Depasse

  FRANCOIS COUPLAN - Nicky Depasse 1
  FRANCOIS COUPLAN - Nicky Depasse 2

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27 12 06

Il n'y a pas que des sorcières à Salem

king salemPratique peu courante chez nous, en dehors des rééditions de grands classiques, la ressortie d’un roman en grand format agrémenté de petits gadgets et autres surprises littéraires est une tendance qui émerge aux Etats-Unis. Inspiré par le monde du DVD où les éditions se succèdent au rythme des saisons, des éditeurs sortent de leurs tiroirs les versions « définitives » de certains romans, augmentées de commentaires, d’une introduction inédite ou encore de pages supplémentaires, sortes de « scènes coupées » version livresque. On en pensera ce que l’on veut. Un des premiers représentants de cette tendance est dans nos librairies, il s’agit de l’édition spéciale de « Salem » de Stephen King. Evidemment, le choix de l’auteur n’est pas innocent, la soif des amateurs de King sur le nouveau continent étant semble-t-il inextinguible.
Mais quel intérêt finalement ?
Pour le lecteur lambda ? Honnêtement, aucun ! « Salem », le second roman de Stephen King qui raconte l’invasion d’une petite ville du Maine par une bande de vampires est une variation avouée sur le Dracula de Bram Stocker, né dans l’esprit de King alors qu’au début de sa carrière, il revisitait, déjà avec talent, les grands thèmes classiques de la terreur. Rondement menée, avec un éclairage très « populaire » qui faisait toute l’originalité de King à l’époque de sa sortie, Salem est encore aujourd’hui une lecture passionnante, piquée de quelques scènes classiques et véritablement terrifiantes.
Pour l’amateur éclairé de Stephen King, cette « nouvelle version » permettra de savourer de superbes illustrations, de lire une nouvelle introduction où King s’avère comme souvent, drôle de plein d’autodérision et enfin de parcourir ces « pages perdues » dont l’intérêt est plus qu’anecdotique. On remarquera d’ailleurs que contrairement à la version définitive du Fléau qui se trouvait grandement augmentée par le retour de chapitres entiers, ces « scènes coupées » n’ont pas été réintégrées au roman … preuve de leur utilité toute relative.Cela dit, pour un amateur enragé de King, ça peut toujours faire plaisir pour les étrennes.
Les autres, qui n’auraient pas encore lu « Salem », peuvent se rabattre sur la version poche.
Chris Corthouts.

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27 12 06

L'étrange monsieur Nobody

daphnobodyLa nouvelle, même si la forme est souvent appréciée par les auteurs, a plutôt tendance à effrayer les éditeurs. Pour des raisons tout simplement commerciales. Daph Nobody, lui, n’a peur de rien ni de personne puisqu’il publie aujourd’hui son second recueil (Les ténèbres nues) et compte bien continuer sur cette voix pendant quelques années encore. Influencé, consciemment, par les maîtres que sont King, Koontz ou Barker, Daph Nobody navigue sur les eaux sombres d’un fantastique quotidien et glaçant. Si l’on tolère quelques longueurs presque inévitables au cœur de premiers textes, on découvre rapidement une plume et un angle d’écriture qu’on aimerait voir appliqué dans un roman.
Bientôt ?
Chris Corthouts

DAPH NOBODY - Chris Corthouts 1
DAPH NOBODY - Chris Corthouts 2

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27 12 06

Le retour du Concile de Pierre

GRANGELes éditeurs ne s’en privent pas (d’ailleurs pourquoi s’en priveraient-ils ?), l’adaptation d’un roman à succès au cinéma débouche toujours sur la réédition de l’œuvre sous une couverture inspirée de l’affiche. C’est encore le cas avec ce retour du Concile de Pierre de Jean Christophe Grangé, à la case « grand format » affublée d’une photo de Monica Belluci quasi méconnaissable.
Sans doute le roman le plus résolument fantastique de l’auteur des Rivières Pourpres (attendez-vous à quelques excursions du côté du chamanisme et des métamorphoses), « Le Concile de Pierre » est une aventure pleine de mystères, de manipulations et de retournements de situation typiquement « Grangé ».
Lorsque Diane Thiberge adopte un enfant Thailandais, elle semble enfin avoir trouvé un sens à une vie jusque là marquée par une terrible agression et une longue solitude. Pourtant, suite à un accident de voiture, l’enfant bascule dans le coma. Autour de Diane, tout s’écroule… Mais des événements mystérieux s’enchaînent également, au point que la jeune femme finit par comprendre qu’il ne peut s’agir de coïncidence.
La formule Grangé est connue, mélange intelligent de complots, de suspense et de terreur personnelle. Mais dans Le Concile de Pierre, le faiseur de best-sellers français, ose entrer de plein pied dans un univers fantastique, refusant avec courage, un retour trop convenu à la rationalité ou à quelques théories fumeuses de scientifique-fiction. Certes, ce parti pris troublera peut-être des lecteurs en recherche d’une solution réaliste à toute l’intrigue. Mais d’un autre côté, ce parfum de poésie et de « monstruosité à l’ancienne » permet au roman de se poser en représentant décalé et hautement recommandable d’une mouvance best-seller parfois trop peu surprenante.
Je m’en voudrais de ne pas dire deux mots sur le film, puisque c’est évidemment dans ce cadre que le roman retrouve les têtes de gondoles et les vitrines. Deux mots : « Aïe, ouille ». Ca ira ?
Heu… Juste en passant, pas besoin de flinguer votre tirelire pour la version « Monica » du roman, Le Concile de Pierre est disponible en Livre de Poche sous une couverture plus neutre… mais moins chère. Mais bon, n’en parlez à personne !
Chris Corthouts.

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