31 08 07

La Souffrance des Autres

McDermidAncienne journaliste venue au polar au tout début des années 90, Val McDermind pourrait, un peu facilement, être comparée à Michael Connelly, le pluvieux décor urbain britannique prenant la place d’une L.A. plus souvent écrasée de chaleur que de bruine glacée.
Comparaison trop facile car McDermind écrit avec une sensibilité résolument européenne, développe ses personnages sans jamais rien sacrifier au spectaculaire et offre aux lecteurs une lecture moins évidente que celle du créateur de Harry Bosh.
Ainsi, dans cette « Souffrance des Autres », il faut attendre plusieurs dizaines de pages pour que se développe une double intrigue, basée sur les agissements d’un serial killer qui s’attaque aux prostituées et les disparitions, très espacées mais résolument liées, d’enfants dans les rues d’une cité fictive.
McDermind prend son temps et, à la manière d’un Stuart McBride, enveloppe peu à peu le lecteur dans une sorte de cocon fait de procédures, d’interrogations quotidiennes et de profondes réflexions sur la nature humaine. Le fait que s’ajoutent à ce mélange des personnages bien campés et humains ainsi qu’une prose dense mais fluide fait de « La Souffrance des Autres » un polar « adulte », qui se détache clairement dans les paysages parfois un peu ternes des frissons calibrés.
McDermind fait sans conteste partie de ses auteurs majeurs qui brouillent avec intelligence la frontière entre le polar et le mainstream, prouvant par là même le ridicule de certaines classifications artificielles des genres.
Dr Corthouts

"La souffrance des autres", Val McDermid, Le Masque, 19,90 €.

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28 08 07

Fajardie vs Dumas

FAJARDIEJ’aime les romans de Frédéric H. Fajardie. Je n’en fais pas un secret. Fajardie est un de nos meilleurs auteurs contemporains de romans historiques.
« Le conseil des troubles » nous ramène un siècle avant le théâtre de l’action du précédent et excellent diptyque : « La tour des demoiselles » et « La lanterne des morts » (Interview en cliquant sur la couverture). Tout est dans le titre. Fajardie annonce la couleur avec un certain plaisir : nous sommes dans le royaume des capes et des épées, des coups de mousquet et des mouchoirs en dentelle.
« Le conseil des troubles » a pour cadre Versailles et Paris au temps du Roi soleil dont un dragon, Tancrède de Montigny, duc de Bamberg, héros sans peur et sans le sou est la cible d’une brochette de vrais méchants.
Et en matière de méchants, de salauds et de crapules, l’auteur de « Tueurs de flics » s’y connaît : il écrivit dans les années 70 quelques romans noirs qui choquèrent les âmes sensibles et l’ordre public.
Si vous êtes client de l’action et de la violence romanesque mais aussi d’histoires d’amour au souffle long et appréciez les cadres historiques bien reconstitués, bref, si vous aimez les divertissements de qualité, vous comptez déjà parmi les lecteurs de Fajardie.
Sinon, courez !
Brice Depasse

Frédéric H. FAJARDIE, « Le conseil des troubles », JC Lattès, 19€50.

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28 08 07

Le syndrôme De Mesmaeker

FONCKImaginez qu’un matin la présentatrice de la météo à la télévision vous parle et vous demande comment vous allez. Mais est-ce la présentatrice de la météo qui parle à Hubert, quidam entre les anonymes ou bien est-ce sa télé ? Allez savoir puisque vous êtes dans l’univers surréaliste de Jean-Luc Fonck, à savoir un mélange de Lewis Carroll et d’Alfred Jarry.
Toujours est-il que notre Hubert se retrouve engagé par une société de production de télévision. Il a signé un contrat pour être filmé 24 heures sur 24 pendant quinze jours et remplir un rôle assigné par tirage au sort. Si l’audience est au rendez-vous, un nouveau tirage au sort est organisé avec une nouvelle mission à remplir et ainsi de suite. Le précédent candidat a tenu six mois. Hubert qui n’était même pas candidat passera-t-il la première quinzaine ?
Succédant à trois recueils de nouvelles (Histoires à délire debout), le Contrat est le premier roman de Jean-Luc Fonck. Comme toujours avec monsieur Sttellla, on se surprend à ne plus pouvoir décrocher du récit malgré une légèreté ostentatoire du style littéraire. Comme dans ses chansons et ses courts-métrages, Fonck joue au naïf et au ringard. Il l’a déclaré à un journaliste : lui seul sait s’il joue un rôle ou s’il est lui-même.
Mais comme à la télé, comme sur disque, comme sur scène, la sauce prend, l’histoire fonctionne et le sourire est au rendez-vous.
On aimera ou on détestera mais on ne restera pas indifférent à ce livre, pour reprendre une formule usée, toute faite, obsolète que ne renierait pas Hubert ni son auteur.
Brice Depasse

Jean-Luc FONCK « Le contrat », Casterman, collection C‘est pour offrir, 14€95.

  JEAN-LUC FONCK - Brice Depasse 1
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28 08 07

Des playmobiles et des nouvelles

ANCIONLa vie n’est pas un jeu d’enfant. Et pourtant, un peu d’humour peut faire passer bien des situations dramatiques. Par exemple, que peut-il arriver de pire à un banquier que d’être victime d’un tiger-kidnapping, laissant une épouse à son domicile avec un individu dangereux et déterminé ?
Multipliant les tranches de vie dans un cadre résolument exotico-belge, Nicolas Ancion vient de publier avec ce recueil de nouvelles son livre le plus réussi. Chaque histoire est une véritable trouvaille, racontée avec humour, écrite avec le talent d’un auteur en pleine possession de son art.
Lecture hautement recommandable donc, même si vous n’êtes pas friand de ce genre littéraire qu’est la nouvelle. Nicolas Ancion se révèle avec ses Playmobiles être un véritable héritier de Truman Capote et de Maupassant au XXI° siècle.
Brice Depasse

Nicolas Ancion, « Nous sommes tous des playmobiles », Le Grand Miroir, 15€.

  NICOLAS ANCION - Brice Depasse

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26 08 07

Qui a peur d'Athena ?

COELHODevant moi il y avait deux routes. J'ai choisi la route la moins fréquentée. Et cela a fait toute la différence.
« La sorcière de Portobello » marque le retour de Paolo Coelho à l’essence de son succès mondial : l’échec des religions institutionnelles, le retour aux valeurs des anciennes religions et philosophies, etc. Revenir à des rapports simples, au mystique appliqué au quotidien dans une société qui non contente de perdre ses racines, se complique la vie en confondant travail et existence, communication et son support technologique, apparaît à tous comme une solution miracle. Le lecteur se surprend à faire des découvertes essentielles, à trouver des lignes de conduite pour sa propre vie. Mais est-ce l’œuvre d’un romancier, d’un philosophe ou d’un gourou new age ?
Athena est née dans la Roumanie de Ceaucescu. Adoptée par un couple de Libanais chrétiens maronites, elle les a suivis à Londres dans leur exil, loin de la guerre civile qui ravage Beyrouth.
L’éducation cartésienne des collèges britanniques, puis l’université, ses activités professionnelles, commerciales ne pourront pas barrer la route de sa destinée qui est d’incarner La Mère, le dieu féminin et unique que les religions triomphantes ont occulté depuis la Grèce antique.
A travers Athena, une femme qui fait le bien autour d’elle en montrant le bon chemin à ceux qui se posent les bonnes questions, Paulo Coelho analyse avec justesse la personnalité des gourous convaincus, leur révélation, leur action et leur martyre (physique ou moral).
Mais à travers les propos et les agissements d’Athena, l’auteur donne lui-même de très nombreuses leçons de vie, beaucoup de conseils qu’un lecteur non averti pourrait prendre pour argent comptant à la lumière de sa propre expérience. Ce n’est pas faire le vieux grincheux que de souligner le risque de pousser le public vers la mouvance new age des charlatans.
Mieux vaut ne retenir de ce livre qu’une chose : la beauté du geste des gens qui font sincèrement le don d’eux-mêmes pour leur prochain, et la violence de ceux que cela dérange. Vu sous cet angle, « La sorcière de Portobello » est un roman très réussi, extrêmement bien construit, comme la succession de témoignages des gens qui ont connu Athena et dont les propos retracent l’histoire à la lumière de leur rencontre, sous la forme d’un marabout de ficelle.
Si vous avez été des alchimistes de la première heure, ce nouveau Paulo Coelho ne vous décevra pas.
Brice Depasse

Paulo Coelho, "La sorcière de Portobello", Flammarion, 18€50.

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26 08 07

Appel au Meurtre

BARCLAYPhénomène de librairie, l’année dernière, avec son Darkhouse, Alex Barclay tente de réussir la passe de deux avec Last Call… mais n’évite pas totalement le syndrome du « second roman ».
L’histoire ressemble à un conte de fées : Alex Barclay jeune et jolie journaliste irlandaise écrit les premiers chapitres d’un thriller… qu’un éditeur s’empresse de lui acheter pour en faire un « best-seller » de l’été. Une fois l’automne venu, on imagine la relative angoisse de la romancière novice, obligée soudain de livrer un second manuscrit, dans l’idéal, plus percutant que le premier. Ses aînés se sont offerts une montée en puissance graduelle, elle n’a eu le temps que de constater sa réussite.
La partie s’avère d’autant plus difficile qu’aujourd’hui, seuls quelques rares auteurs peuvent se permettre d’éluder un rendez-vous annuel attendu par le lecteur consommateur.
Last Call déboule donc dans les librairies et nous propose de vivre la suite des pérégrinations de Joe Lucchesi et de sa famille, en plein cœur de New-York. Marqué par les événements traumatisants de Darkhouse, l’inspecteur de la police de New-York, sa femme et son fils gèrent chacun leur retour au bercail de façon bien différente. Boulot pour Joe, dépression et agoraphobie pour sa femme, rébellion adolescente pour le gamin… Le tout sur fond d’enquête criminelle plutôt standardisée.
« Standard ». C’est sans doute le mot qui définit le mieux ce roman dont l’intrigue enfile les poncifs avec une trop grande régularité… pour ensuite se perdre dans un final où la logique semble se faire la malle. Ainsi, alors que les enquêteurs connaissent l’identité du tueur, qu’ils viennent d’échapper de peu à un attentat, ... ils rentrent tranquillement au poste, avant de se glisser dans un smoking et d’assister à une soirée de charité ! Soirée au cours de laquelle, toutes les forces de police liées à l’enquête semblent s’être donné rendez-vous. Sans qu’aucun d’entre eux ne propose ne serait-ce que simplement, de faire circuler la photo de l’assassin aux quatre coins de la ville !

Alex Barclay portraitCes changements de rythme, voire de ton dans la narration, quand ce n’est pas le caractère des personnages qui subit un brutal revirement empêchent le lecteur de se laisser totalement happer par l’intrigue. Une déception d’autant plus grande que transparaît clairement, dans certains chapitres, une maîtrise plus grande de l’écriture, une maturité de forme et un vrai talent de conteuse.
Pêché de jeunesse ? Manque de temps ? Diktat de la date de sortie ? Peu importe finalement, mais reste une impression de rendez-vous manqué avec une auteure qui vaut davantage que ce deuxième opus trop calibré.
Dr Corthouts

"Last call", Alex Barclay, Michel Lafon, 21,90€.

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25 08 07

La Terre et l'Oeuvre

CUECOQuand un artiste qui s'ignore, un jardinier, entre au service d'un artiste de renom, un peintre parisien, des idées s'échangent sur les salades, les toiles, l'alcool, la vie, l'art, l'amour, ...
Quand Mr Dupinceau se trouve être le copain d'enfance de monsieur Dujardin, il se pourrait bien que la camaderie d'enfance se transforme en amitié au fil de leurs discussions. Chacun va apprendre de l'autre : la Terre et l'Oeuvre.
Si, comme beaucoup, vous avez aimé cette année "L'élégance du hérisson", vous apprécierez la simplicité et l'intelligence de ce livre (paru il y a quelques années, déjà) qui parle de la vie des hommes.
Est-ce parce que Herni Cueco est lui-même un peintre de renom, qu'il n'a pas donné le premier rôle dans ces dialogues ? Peut-être. Jean Becker, le cinéaste, a rétabli l'équilibre entre les eux personnages dans le film (cliquez sur la couverture).
"Dialogue avec mon jardinier " est le livre d'un homme de soixante-dix ans qui en sait beaucoup (déjà?) sur la vie. C'est tout simplement (et avant tout) un livre qui vous fera du bien.
Brice Depasse

HENRI CUECO

"Dialogue avec mon jardinier ", Henri Cueco, Points, nouvelle édition avec l'affiche du film en couverture, 6 €.

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25 08 07

Le peintre et le jardinier

CUECO jardinierAprès avoir adapté avec brio les effroyables jardins de Michel Quint (écoutez-le en parler en cliquant sur la couverture), Jean Becker (L'été meurtrier) s'intéresse de près au "Dialogue avec mon jardinier" d'Henri Cueco qui venait de paraître au Seuil. Il pense immédiatement à son ami Jacques Villeret (qui vient de donner vie à l'admirable clown triste de Michel Quint) et se met à l'écriture du scénario. Gardant la majorité des (nombreux) dialogues du roman, Becker réinvente le personnage du peintre qu'incarnera Daniel Auteuil. La disparition de Jacques Villeret faillit entraîner l'abandon du projet. Daniel Darroussin a repris avec tout le génie de retenue qu'on lui connaît le rôle du jardinier, l'ami d'enfance du célèbre peintre revenu sur ses terres et avec lequel il va partager sa vision de la vie.
Si vous avez aimé "Effroyables jardins", vous serez conquis par ce film, ode à la gentilesse, la simplicité et la naïveté.
Brice Depasse



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25 08 07

Massacre à la tronche haineuse

GUNZIGAh, encore un auteur, belge qui plus est, que je n’avais pas encore eu le temps de découvrir ! Mais avec un titre pareil et une intro qui s’avère en phase totale avec mon expérience d’accro à la VHS, je ne pouvais pas passer à côté de cette petite perle d’humour noir bourrée de références.
Le décor est donc vite planté : un groupe de potes, délicieusement stéréotypés, prend quelques jours de vacances dans un bungalow situé au bord d’un lac. Lors du voyage aller, l’arrêt inévitable dans une petite épicerie pourrave, tenue par un type pas net habillé d’une chemise à carreaux et d’une paire de jeans sales suffit à éclairer, pour l’amateur, le tableau des milles feux… de l’enfer !
De fait, une fois la nuit venue, les choses vont s’enchaîner à une vitesse du train de la mort. Le passé d’un des personnages s’avérera lié aux horreur du présent et le rideau retombera, au lever du jour, sur une scène constellée d’éclaboussures sanglantes, de restes humains et d’illusions perdues.
Il ne fait aucun doute qu’avec ce roman ludique totalement maîtrisé, Thomas Gunzig rend un hommage solide et rafraîchissant aux films d’exploitations qui ont baigné les années quatre-vingts. Ici, pas une once de cynisme, pas de relecture post-moderne et ironique, ni même de parodie assortie des habituelles pirouettes. Il faut parler plus sûrement de pastiche et d’hommage dans un récit à la structure implacable, qui demande aux lecteurs un petit effort de crédulité (la logique géographique des lieux est quelques fois rudement mise à l’épreuve…) mais qui, en retour, offre un divertissement d’une générosité rare.
GUNZIG portraitEvidemment, j’entends déjà d’ici les hurlements des critiques qui ne manqueront pas de s’étonner qu’un auteur « reconnu » se perde dans ce genre d’exercice « puéril ». Remarque qu'il suffira de rectifier d'un bon coup de tronçonneuse.
En attendant, si vous faites partie de la génération Gunzig, née dans les années 70 et si la vision d’une galerie commerçante vous rappelle de grands coups de machettes dans la tête des morts vivants, plongez-vous dans cette contribution à une « sur-culture » décomplexée.
Dr Cortouts

Thomas Gunzig, "10.000 Litres d’Horreur Pure, modeste contribution à une sous-culture", ed Diable Vauvert, 15€.

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25 08 07

Van Helsing & sons Ltd

BIZIEN MasticationVan Helsing. Un nom qui va dire quelque chose à certains d’entre-vous. Si, si, réfléchissez. Souvenez-vous. Van Helsing, Dracula. Dracula, Van Helsing. Ca y est, ça vous revient ? Van Helsing est donc celui qui chasse le monstre dans le roman Dracula. Ah vous voyez que ça vous revient… La collection « Club Van Helsing » met en scène Hugo Van Helsing, descendant du héros de Bram Stocker. Il est à la tête du Club Van Helsing, un club de chasseurs de « monstres » : loups-garous, vampires, golems, sphinx…
Quatre titres sont parus à ce jour, dont celui-ci dû à la plume de Jean-Luc Bizien. Né au Cambodge en 1963, il a beaucoup voyagé avant de créer des jeux de rôles. Il a publié aussi bien des romans jeunesse, que de la littérature générale ou de la littérature de l’Imaginaire. Il a obtenu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer pour WonderlandZ.
Dans Mastication, ce sont les loups-garous qui sont mis à l’honneur. Les loups-garous ne sont plus ces monstres qui se cachent une fois que la pleine lune apparaît. Ils sont mis ici à la sauce moderne. Indestructibles ou presque, éternels, intelligents et puissants, ils forment des castes et vivent « tranquillement » parmi les hommes. Les nuits parisiennes sont entachées de morts atroces. Plusieurs jeunes Goths sont retrouvés complètement déchiquetés.
Vuk, ex-légionnaire et vétéran serbe de la guerre des Balkans est chargé d’enquêter sur cette série de meurtres. Vuk est une vraie tête brûlée, il se lance corps et âme dans la bagarre et descend tout ce qui bouge avec dextérité et acharnement.
Mastication est une véritable petite bombe d’action nerveuse et violente, baignée de rock’n’roll enfiévré. Pas de temps morts ici. Le héros est un dur à cuire bourré d’humour. Roman fameusement efficace en tous les cas, une véritable récréation pour les lecteurs.
Marc Bailly

Jean-Luc Bizien, Mastication, Illustration : www.2visudesign.com, 210 p. Editions Baleine, collection Club Van Helsing

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