13 02 08
La condition de sainte
On attendait Yann Moix sur la toile avec son Cineman (sans Poelvoorde) dont il nous a tant parlé (de Cineman, pas de Poelvoorde). Et voici qu'il sort de sa tanière orléanaise avec un nouveau portrait issu de son panthéon : Edith Stein.
Un Yann Moix débarrassé de ses tics littéraires au service d'une réflexion personnelle sur une martyre du mythe aryen, une victime du nazisme.
Comment Edith Stein docteur en philosophie, proche de Husserl, a-t-elle pu entrer chez les carmélites après avoir eu la révélation ? Comment passe-t-on de Husserl à Thomas d'Aquin ?
Edith Stein, c'est aussi le positivisme d'une Juive qui se convertit au christianisme. Un retour aux sources, une révélation pour les carmélites, compagnes d'Edith Stein.
Au bout du voyage, Auschwitz, la béatification, la canonisation sous Jean-Paul II, les querelles de clochers et synagogues.
Yann Moix signe ici son meilleur livre depuis longtemps, du moins celui dont le propos est le plus clair, même si on doit déplorer quelques dérapages de fond et de forme lors de sa conclusion.
Brice Depasse
Incipit lu par Léonce Wapelhorst du Plaisir du Texte :
«Mort et vie d'Edith Stein» de Yann Moix, Grasset, 193p, 2008, 14€90
Acheter «Mort et vie d'Edith Stein»
Écrit par Brice dans Documents, récits, essais | Commentaires (0) |
Facebook | |






Les commentaires sont fermés.