29 02 08

Quand il n'y en n'a plus, il y en a encore

216503C'est une inititiative industrielle flamande pour les néerlandophones mais elle pourrait trouver écho en Francophonie. Les livres qui ne sont plus disponibles en librairie peuvent désormais être à nouveau commandés et achetés dans les librairies traditionnelles. Le self-service de publication en ligne de wwaow.com, le distributeur Libridis, boek.be et d'autres éditions collaborent à cet effet.
Les livres épuisés sont des livres qui ne sont plus réimprimés pour des raisons économiques. Le service en ligne wwaow.com, une spin-off de Peleman Industries, propose pourtant encore de tels livres sur base du principe "print on demand": un lecteur peut commander le livre qu'il désire sur le site web wwaow.com, un seul exemplaire sera alors imprimé et vendu au lecteur.
Peu de librairies connaissent ce service. Boek.be, le gestionnaire de Boekenbank, un service de commande de livres pour les libraires, va désormais signaler la disponibilité des livres via wwaow.be.
Dès qu'un libraire commande un livre via Boekenbank, wwaow.com entame la production du livre. L'oeuvre est imprimée digitalement, reliée et livrée endéans les cinq jours ouvrables à Libridis. Le distributeur se charge ensuite de transmettre le livre au libraire qui pourra enfin le vendre au client demandeur.
Un livre épuisé revient au client quelque 25 pc plus cher que le prix de vente initial.
Actuellement, seuls les titres des éditions Lannoo, Van Halwyck, Davidsfonds et SWP sont disponibles de cette manière. Wwaow négocie encore avec d'autres éditions.
Source : Belga.

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27 02 08

Faust, nouvel acte

GRANOTIERAmusant de voir à quel point les acteurs fascinent ! Leur monde, leurs mœurs, leurs interrogations, leurs obsessions, leurs dérives. Après « Illustre Inconnu » de Barbara Abel, qui nous faisait découvrir le monde d’une vedette vu par une « outsider », voici venir cet autre excellent polar, « Tuer n’est pas Jouer » de Sylvie Granotier. Cette fois, c’est un acteur en pleine essor, Michel Leman, qui sert de sésame aux lecteurs pour parcourir un monde fait de miroirs et de mises en abîme. Car, c’est une évidence, le cinéma, le théâtre, l'univers des acteurs restent une toile de fond sur laquelle Sylvie Granotier projette une intrigue aux résonances universelles. Happé par la célébrité, décidé à réussir à tout prix, son héros vend son âme au diable aux portes de la gloire. Un pacte quasi faustien qui laisse une trace indélébile sur toutes les pages de son agenda professionnel et personnel. Ecartelé entre le doute et la terrible nécessité de s’accomplir malgré les bases amorales sur lesquelles repose son succès, l’anti-héros finit par déchirer tous les masques pour tenter de retrouver son visage original… En vain ? A vous de le découvrir au fil d’une lecture qui allie tension, retournement de situation et questionnement moral dans un style élégant et immersif.
Dr Corthouts

«Tuer n'est pas jouer», de Sylvie Granotier, Albin Michel, 256p, janvier 2008, 18€50

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26 02 08

Victor Hugo 2/2

GALLO HUGO« Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. »
Les Contemplations

En ce jour anniversaire de la naissance de Victor Hugo (1802) - ce n'était pas hier, je vous le concède - voici la deuxième partie de notre feuilleton-blog, inspiré de l'ouvrage de Max Gallo (cliquez sur la couverture pour lire la première partie).

Victor Hugo se sent vulnérable depuis le décès de Léopoldine. C’est un fardeau qu’il portera toute sa vie, s’adonnant même à une époque (exil à Jersey) à des séances de spiritisme dans le but d’entrer en contact avec elle.
Il poursuit cependant ses vies affectives – une nouvelle maîtresse, Léonie d’Aunet – de plume et politique. En 1846, Claire, la fille de Juliette Drouet meurt et c’est le deuil de Léopoldine qui lui revient de plein fouet.
1848, ce sont les émeutes, Paris est en ébullition – la Place royale est baptisée la Place des Vosges. Victor Hugo déménage vers un lieu plus sûr. Louis Napoléon Bonaparte est élu Président de la République à la fin de l’année.
Les relations entre Victor Hugo et celui qui deviendra trois ans plus tard l’empereur Louis Napoléon Bonaparte se distendent pour devenir franchement hostiles. Déçu, Victor Hugo invite le peuple à se rebeller contre lui. Cela lui vaudra un exil de 19 ans.
Exil
Exil qui le conduit d’abord à Bruxelles. Victor Hugo habitera sur la Grand-Place de Bruxelles tandis que Juliette Drouet à qui il doit la vie et la sauvegarde de sa malle de manuscrits, s’installe dans la Galerie Saint-Hubert. Il écrit Napoléon le Petit, entièrement dirigé contre l’Empereur. Cela lui vaut un deuxième exil – La Belgique ne peut / ne veut plus le garder en ses frontières – « l’exil dans l’exil » qui le mène à l’île de Jersey. Il rassemble les siens, Adèle et ses enfants, autour de lui. Le livre fera fureur. Il s’attelle à la rédaction des Châtiments,, guère plus amène envers son ennemi. L’exil convient à son inspiration, à son combat et aux aventures charnelles de plus en plus nombreuses qu’il s’offre.
Le ciel se gâte bientôt - dû à un rapprochement entre la Reine d’Angleterre et L’Empereur honni - et VH reçoit un ordre d’expulsion. Exit Jersey, direction Guernesey, l’île voisine.
Il y passera des années très heureuses mais beaucoup trop recluses pour le reste de sa famille, Adèle, son épouse, ses deux fils et surtout, Adèle H, sa fille, follement éprise d’un lieutenant Pinson, passion qui la mènera à la folie. Sans compter Juliette maintenue en captivité constante mais consentie.
Le 16 mai 1856, il achète Hauteville House, produit des deux premières éditions des Contemplations.
En 1860, il se replonge dans la rédaction des « Misérables », commencé douze années plus tôt. C’est une œuvre majeure de la bibliographie de Victor Hugo. Elle sonne comme l’expression de sa philosophie, son testament politique et religieux « Je crois en Dieu. Je crois à l’âme. Je crois à la responsabilité des actions. Je me recommande au père universel. Comme les religions en ce moment sont au-dessous de leur devoir envers l’humanité et envers Dieu, aucun prêtre n’assistera à mon enterrement et je laisse mon cœur aux doux êtres que j’aime. » (p275) L’œuvre, achevée fin juin 1861, à Waterloo et publiée l’année suivante, l’année de ses soixante ans : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal de mon œuvre » (p 295) La vente des premiers exemplaires a des allures de vente Harry Potter. (cfr p 301).
Les années passent. Son épouse Adèle meurt en 1868 d’une attaque d’apoplexie. Il découvre avec bonheur la joie d’être grand-père, attentif et attendri par George et Jeanne, les enfants de son fils Charles. Il consignera cette expérience dans L’art d’être grand-père. Le 5 septembre 1870 sonne la fin de l’Empire (4 septembre) et de 19 années d’exil. Cette date consacre son retour à Paris, entrecoupé, en 1871, de quelques séjours belges et luxembourgeois lors des batailles civiles de 1871.
Victor Hugo vieillit et sent l’imminence de la fin depuis de longues années. Seuls l’appel de la chair, l’attrait des jeunes servantes qu’il rétribue pour leurs services et dont il consigne toutes les rencontres dans ses carnets et sous des noms de code, lui procurent inspiration et sentiment de jeunesse. A ses côtés, depuis toujours Juliette Drouet l’observe avec une jalousie qui a pour corolaire la générosité sans faille de sa passion. Elle s’éteint le 11 mai 1883 au terme d’un demi-siècle d’amour absolu.
Victor Hugo meurt le 22 mai 1885, à l’âge de 83 ans. Enterrement en grandes pompes. Sa dépouille sera placée au Panthéon.
Apolline Elter

Victor Hugo. 2. Je serai celui-là, Max Gallo. En édition de poche (Pocket) Paris, juin 2005, 607 pp, 20€00.

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25 02 08

L'alliance suprême

PELTLes grandes traditions philosophiques et religieuses convergent sur des points qui nous concernent de plus en plus : l'écologie pour respecter une nature qui nous fait vivre, l'alliance nécessaire de l'homme avec cette nature pour survivre (voir le réchauffement de la planète) et enfin, le rêve de puissance et de domination de l'homme sur la Nature qui nous emmène vers la catastrophe. Ainsi l'hindouisme, le taoïsme, le bouddhisme, l'islamisme, le judaïsme, le christianisme nous disent que le sort de l'homme et celui de la nature sont étroitement liés. L'homo économicus doit faire place à un homo spiritualis s'il veut avoir un avenir, tout simplement. Tel est le propos de Jean-Marie Pelt dans ce livre. Ecoutez-le ... avant de le lire ?

  JEAN-MARIE PELT - Brice Depasse 1
  JEAN-MARIE PELT - Brice Depasse 2

«Nature et spiritualité», de Jean-Marie Pelt, Fayard, 301p, janvier 2008, 19€00

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25 02 08

Ingrid Betancourt : Lettres à maman par-delà l’enfer

BETTANCOURTIl est une urgence : se procurer le petit livre paru aux Editions du Seuil, qui reproduit l'intégralité de la lettre qu'Ingrid Betancourt adresse à sa maman, Mamita, ses enfants, Mélanie, Lorenzo et Sébastien Delloye, depuis la jungle colombienne. La lettre est datée du 24 octobre 2007.
Otage des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) depuis bientôt six ans - le 23 février - Ingrid Betancourt vit dans des conditions inhumaines, dégradantes : " Ici la jungle est très épaisse, les rayons du soleil y pénètrent difficilement. Mais c'et un désert d'affection, de solidarité, de tendresse, et c'est la raison pour laquelle ta voix est le cordon ombilical qui me relie à la vie." ( p14)
L'épuisement physique et moral donne à certains passages des allures testamentaires "la vie ici n'est pas la vie, c'et un gaspillage lugubre du temps" ( p 19) "...la mort m'apparaît comme une option douce." (p 16) mais l'essence de la lettre est un message d'amour, d'affection, d'humilité, d'admiration envers les siens et de foi en Dieu.
...ton désespoir est désormais notre urgence" (p 52).
Cette urgence est nôtre.
Apolline Elter

Lettres à maman par-delà l'enfer, Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo Delloye-Bettancourt, Paris, Le Seuil, janvier 2008, 62 pp. 7 €

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Ecoutez l'interview de Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Bettancourt par Nicky en cliquant sur la couverture

25 02 08

La mort pour comprendre

ARVORComment disparaître quand on a construit une part essentielle de son identité sur le paraître ? La question vaudrait déjà pour n’importe qui ; elle prend une toute autre mesure quand elle est posée et développée romanesquement par Patrick Poivre d’Arvor, en équipe avec son frère Olivier.
PPDA utilise le destin d’un des mythes les plus complexes du XXe siècle : Lawrence d’Arabie, pour envisager cette question sous tous ces angles, à commencer par le plus aigu, celui du terme où la question se pose de radicale manière : la mort. Choisissant l’option du suicide pour expliquer la mort du héros, le roman joue sur les temps d’un destin polymorphe, décliné sous de multiples identités, et sur celui de l’agonie, Lawrence ayant à moitié réussi son suicide et passant par cinq journées de coma profond.
Poursuivi par les journalistes qui se nourrissent de lui pour s’enrichir autant qu’il les a utilisés pour bâtir son image, Lawrence fait, plus longtemps que prévu, ses adieux à un monde auquel il ne se sera jamais plié, et à un corps qu’il aura voulu, jusqu’au bout, garder dans une chaste pureté. Une âme et un corps liés au désert, à travers la destinée desquels les auteurs proposent du siècle dernier et des crises actuelles au Proche Orient un regard aiguisé et remarquablement documenté.
Vincent Engel

  PATRICK POIVRE D'ARVOR - Vincent Engel

«Disparaître», de Olivier et Patrick Poivre d'Arvor, Folio, 298p, janvier 2008, 6€80

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25 02 08

La lumière s'éteint déjà ...

SCHNEIDERPlus les siècles s’accumulent et plus la mémoire d’une civilisation est longue, plus il devient difficile de faire naître de nouveaux mythes. Le vingtième siècle, cependant, en compte quelques-uns, parmi lesquels Marilyn Monroe. On a tout dit sur Marilyn, comme il convient pour ces figures idolâtrées. Le sexe, la drogue, la séduction absolue, les amours avec les puissants, l’instabilité, la fragilité, les mariages, les divorces, les chansons, les films... Et puis, question clé : est-elle morte d’un suicide ou assassinée ?C’est autour de cette interrogation que Michel Schneider construit son livre. Il revient sur les trente derniers mois de la vie de Marilyn, et plus particulièrement à travers sa relation privilégiée avec son psychanalyste, le Dr Greenson. Ce dernier éprouve pour sa cliente des sentiments ambigus, de ceux qu’un psychanalyste ne devrait pas éprouver pour une patiente. Il expérimente avec elle une technique d’analyse que Freud n’aurait sans doute pas approuvée, mêlant Marilyn à sa famille.
A travers ces relations compliquées, Schneider fait aussi un portrait riche et nuancé de la psychanalyse, de ses forces étonnantes et de ses faiblesses inouïes. Portrait de l’Amérique, de ses forces et de ses faiblesses non moins spectaculaires. Un livre passionnant et intelligent au plus haut point.
Vincent Engel

MICHEL SCHNEIDER - Nicky Depasse 1
MICHEL SCHNEIDER - Nicky Depasse 2


«Marylin : Dernières séances», de Michel Schneider, Folio, 534p, février 2008, 7€40

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24 02 08

Il était une fois en Ulster

chalandon traitreJe n'aurais jamais écrit ce livre sur l'Irlande, du moins pas celui-là, sans la traîtrise de mon ami, m'a confié Sorj Chalandon hors antenne.
Voilà pourquoi dès les premières lignes, dès le titre, vous connaîtrez l'identité de celui qui a trahi l'IRA durant vingt-cinq ans au profit des Britanniques. Chalandon a juste travesti les noms. Pour le reste, les faits sont vrais.
Bien sûr (heureusement), le romanesque permet à l'auteur de réaliser ce qu'il n'a pas pu faire comme rencontrer son traître une dernière fois pour lui demander si même l'amitié était feinte.
Reste une histoire et des personnages poignants. La pauvreté. Les victimes. Les femmes (celles qui survivent). Les enfants (qui tombent sous les balles perdues). Les hommes (qui mènent une guerre que des lâches nomment terrorisme).
Enfin le style Chalandon. Qui nous avait ébloui avec Une promesse (Prix Médicis 2006). De la vraie littérature.
Bernard Grasset aurait aimé.

  SORJ CHALANDON - Brice Depasse 1
  SORJ CHALAND ON - Brice Depasse 2

Texte lu par Frédéric Lepers du Plaisir du Texte

«Mon traître», de Sorj Chalandon, Grasset, 275p, 2008, 17€90

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24 02 08

Foire du livre 2008

FDL_logo_vertic_quad[1] Rendez-vous du 5 au 9 mars sur le site de Tour et Taxis pour une multitude de rencontres, interviews et reportages.
Quant aux incontournables séances de dédicaces, quelques moments chauds en perspective : des premières venues (attendues comme celle de Guillaume MUSSO) et des retours :
Bernard Werber, les 6 et 7 mars de 20.00 à 22.00 (Albin Michel);
Henri Vernes, le 5 mars de 16 à 18.00, le 6 mars de 18 à 21.00 et le 7 mars de 15 à 17.00 (Castor Astral);
Pié Tshibanda, le 8 mars de 16 à 17.00 (Luc Pire);
Bernard Tirtiaux, le7 mars de 20 à 22.00 (JC Lattès);
Laurence Tardieu, le 8 mars de 15 à 16.30 (Stock);
Eric-Emmanuel Schmitt, le 7 mars de 19 à 21.00 et le 8 mars de 15 à 18.00 (Albin Michel);
Patrick Roegiers le 8 mars de 15 à 16.30 et le 9 mars de 14 à 15.30 (Perrin);
Patrick Rambaud, le 9 mars de 11.30 à 12.30 et de 16.30 à 19.00 (Grasset);
Michel Quint, le 6 mars de 20 à 22.00 (Luc Pire);
Amélie Nothomb les 8 et 9 mars de 14.30 à 17.30 (Albin Michel);
Guillaume Musso le 7 mars de 17 à 21.00 et le 8 mars de 14.30 à 17.30 (XO);
Nana Mouskouri le 9 mars de 14.30 à 17.30 (Robert Laffont);
Nadine Monfils du 6 au 9 mars 16 à 18.00 (Belfond);
Françoise Mallet-Joris, le 8 mars de 15 à 16.00 (Grasset);
Pierre Kroll, le 9 mars de 15 à 19.00 (Luc Pire);
Jean Hatzfeld, le 7 mars de 18 à 19.00 et 8 mars de 15 à 16.00 (Seuil);
Philippe Geluck, le 7 mars de 17 à 19.00 (Luc Pire);
Fred Jannin, le 7 mars de 19 à 21.00 ;
Vincent Engel le 7 mars de 20 à 22.00 et le 8 mars de 17.30 à 19.00 (JC Lattès);
Michel Drucker le 7 mars de 17.30 à 19.00 (Robert Laffont);
Francis Dannemark du 5 au 9 mars (Robert Laffont);
Sorj Chalandon, le 6 mars de 14.30 à 16.30 (Grasset);
Pascal Bruckner, le 7 mars de 17.30 à 19.00 et le 8 mars de 14.30 à 16.00 (Grasset);
Philippe Besson, le 7 mars de 19 à 21.00 et le 8 mars de 16 à 18.00 (Juliard);
Tahar Ben Jellon le 7 mars de 14 à 17.30 et le 8 mars de 13 à 15.00 (Gallimard);
Pierre Assouline le 5 mars de 12 à 13.00 (Gallimard);

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24 02 08

À l’aube d’une critique nouvelle

BLANCHOTLes Éditions Gallimard ont confié à Christophe Bident, très éminent spécialiste universitaire de Maurice Blanchot, la tâche délicate de rassembler divers textes rédigés et publiés par celui-ci durant la Seconde Guerre mondiale et de les faire reparaître à l’occasion du centenaire de sa naissance. Coup de génie et coup de maître que ces Chroniques littéraires du Journal des Débats (avril 1941-août 1944) où l’on retrouve, sous l’œil vif du philosophe lévinasso-heideggerien, la quintessence de la littérature de toujours (Dante, Rabelais, Descartes, Montesquieu, Blake, Hoffmann, Mallarmé, Jarry) ou d’alors (Joyce, Montherlant, Mauriac, Sartre, Valéry, Aragon…) Et pour qui s’intéresse aux lettres belges, sa recension du Prélude à l’Apocalypse de Robert Poulet est tout bonnement stupéfiante, celle de Les poids et les mesures de Marcel Mariën proprement formidable et celle des exorcismes dans l’œuvre de Henri Michaux tout simplement magique !
Bernard Delcord

Maurice BLANCHOT, Chroniques littéraires du Journal des Débats (avril 1941-août 1944), Paris, Éditions Gallimard, 2007, collection « Les cahiers de la NRF », 686 pp., 30 €>

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