31 07 08

Des playmobiles et des nouvelles

ANCIONBonne nouvelle, c’est le cas de le dire, le dernier livre de Nicolas Ancion est disponible en poche pour cet été.
La vie n’est pas un jeu d’enfant. Et pourtant, un peu d’humour peut faire passer bien des situations dramatiques. Par exemple, que peut-il arriver de pire à un banquier que d’être victime d’un tiger-kidnapping, laissant une épouse à son domicile avec un individu dangereux et déterminé ?
Multipliant les tranches de vie dans un cadre résolument exotico-belge, Nicolas Ancion vient de publier avec ce recueil de nouvelles son livre le plus réussi. Chaque histoire est une véritable trouvaille, racontée avec humour, écrite avec le talent d’un auteur en pleine possession de son art.
Lecture hautement recommandable donc, même si vous n’êtes pas friand de ce genre littéraire qu’est la nouvelle. Nicolas Ancion se révèle avec ses Playmobiles être un véritable héritier de Truman Capote et de Maupassant au XXI° siècle.

Nicolas Ancion, « Nous sommes tous des playmobiles », Pocket, 2008, 151p. 5€00.

Entretien réalisé lors de la publication de sa publication au Grand Miroir, l'an dernier :

  NICOLAS ANCION - Brice Depasse

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31 07 08

La vie simple, mode d'emploi

vie_simpleDeux commentaires laissés sur le blog (cliquez sur la couverture des livres pour y accéder) par Marie et Sophie nous guident dans nos choix de livres qui font du bien.
D’abord Marie avec la lecture d’un tout petit bouquin super La vie simple mode d’emploi de Elaine St james. C’est un bon antidote contre le désordre et la frénésie de nos vies quotidiennes. Ou comment apprendre à vivre simplement et à éliminer les principales sources de complications.
Et puis Sophie nous parle d’un roman et même de deux: celui de l’incontournable Guillaume Musso. Il nous revient, fidèle à sa plume, toujours aussi captivante dans Je reviens te chercher, mais si vous n’avez pas lu le précédent Parce que je t’aime, n’hésitez pas à le prendre aussi, nous dit-elle car c’est du BONHEUR!
Merci à Marie et Sophie.
Marc Vossen

   MARC VOSSEN – Livres qui font du bien 7

musso11La vie simple, mode d’emploi, Elaine St James, éditions First, 1998, 380p., 20€ env.

Je reviens te chercher, Guillaume Musso, XO, avril 2008, 19€90.

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31 07 08

La Chine éternelle

pearl_buck_1La Chine d’aujourd’hui doit beaucoup à l’Américaine Pearl Sydenstricher Buck (1892-1973), fille d’un pasteur protestant née en Virginie et arrivée dès l’âge de trois mois à Chinkiang d’abord, puis à Shanghai où elle apprit le mandarin. Après des études supérieures en Virginie, elle reviendra en Chine du Nord, s’y mariera et se penchera de très près sur les us et coutumes locaux. De retour aux USA, elle fait paraître Vent d’Est, Vent d’Ouest (1930) puis La Terre chinoise (1931, prix Pulitzer 1932, attribué pour la première fois à une femme). Suivront Les Fils de Wang Lung (1932) et La Famille dispersée (1935). Cette trilogie connut un succès retentissant à travers le monde, et fit connaître et apprécier la culture chinoise (dans tous les sens du terme, y compris rural) ainsi que ses problèmes dans l’Occident tout entier. Le prix Nobel de littérature lui a été décerné en 1938. Elle a aussi décrit avec une grande intensité et une forte émotion la condition des femmes au sein de la société traditionnelle de l’Empire du Milieu, notamment dans La Mère (1933), Pavillon de Femmes (1946), Pivoine (1948) et Impératrice de Chine (1956). Les Éditions Omnibus à Paris, dans la perspective sans doute de l’intérêt que ne manqueront pas de susciter pour ce pays les Jeux Olympiques de Pékin, viennent de ressortir l’essentiel de son œuvre dans deux forts volumes joliment présentés. Pour de belles heures de lecture « rétro », passionnantes et dépaysantes à souhait !
Bernard Delcord

pearl_buck_2
Pearl BUCK, La trilogie de La Terre chinoise, [réunissant La Terre chinoise, Les Fils de Wang Lung et La Famille dispersée], Paris, Éditions Omnibus, 2008, 852 pp., 25 €.

Pearl BUCK, Impératrice de Chine et autres romans [réunissant Impératrice de Chine, La Mère, Pivoine et Pavillon de Femmes], Paris, Éditions Omnibus, 2008, 1068 pp., 26 €.

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30 07 08

Micro-joailleries pour amateurs de littérature

clementCela fait plus d'un an que ces Grains de beautés me tentent, résistent et survivent au harcèlement des maisons d'édition, à la coulée continue des nouveautés, aux salles d'attente peuplées d'auteurs à interviewer.
Aujourd'hui décision de saisir ce livre sur la table de nuit de Nicky. Et ...
Veni, legi, vici. Joie. L'attente est à la hauteur des espérances. Vive la littérature. Nouvel univers. Territoires vierges comme ces îles des mers de Chine vers lesquelles navigue Zérène, peintre miniaturiste itinérant du XVIII° siècle, parti à la pêche aux merveilles qu'il doit rapporter à la Marquise des Ailleurs, mécène dont l'amour est le prix de l'aventure.
Ecrites dans la langue précieuse du siècle des Lumières et des Libertés, les lettres de Zérène, élève de François Boucher, Arthur Gordon Pym de l'érotisme, demeureront mon plus beau souvenir de vacances 2008.

  FREDERIC CLEMENT - Brice Depasse 1
  FREDERIC CLEMENT - Brice Depasse 2

Grains de beautés (et autres minuties d'un collectionneur de mouches), Frédéric Clément, Actes Sud, mars 2007, 101p, 16€.

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29 07 08

Wham ! Bam ! Pouf ! Pan ! Smack !

james_rollinsMis à part le fait que son titre ne veut absolument rien dire (in English, c’est Tempête de Sable qui eut été bien plus logique) ce roman que l’on placera sans hésiter dans la catégorie des lectures de l’été, ne perd pas une seconde pour saisir le lecteur et l’emmener en voyage au cœur d’une intrigue totalement improbable… mais véritablement passionnante ! Un plaisir décuplé par le soin méticuleux que prend l’auteur à tout faire péter sans aucun complexe (du British Museum au voilier géant du Sultan d’Oman, en passant par la moitié du Désert D’Arabie !). Clairement hérité de la tradition des pulps américains (Doc Savage en tête), les aventures d'Omaha Dunn et des hommes du Groupe Sigma à la recherche d’une mythique cité perdue ont tout pour plaire aux amateurs de sensations fortes, de rebondissements rocambolesques et de jolies femmes. Ces dames ne sont pas non plus dépaysées sous le parasol avec des héros sculptés comme des « actions figures » et une petite touche de romantisme en plein cœur de la tourmente.
Tout cela ne se prend évidemment pas au sérieux – si vous lisez ce genre de roman au premier degré pensez à changer les piles de votre avion téléguidé, il y a trop longtemps que vous ne l’avez plus utilisé – mais mettra du baume au cœur de tous les lecteurs déçus par ce mois de juillet plongé dans la grisaille.
Dr Corthouts

Tonnerre de Sable, James Rollins, City poche, mars 2008, 634p, 7€90.

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29 07 08

Des (pas) bêtes de scène

GIDELHenri Gidel est un grand spécialiste de l’histoire culturelle de la France à la fin du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe, de la scène en particulier. À ce titre, il a rédigé de nombreuses biographies très informées, de Cocteau, Coco Chanel et Picasso notamment. Les Éditions Omnibus à Paris ont regroupé, dans un gros volume, trois d’entre elles dont une double : Les Deux Guitry (prix Goncourt 1995 de la biographie), Feydeau et Sarah Bernhardt, passionnantes d’un bout à l’autre.
De la première se dégage une force considérable, celle de la description scrupuleuse d’un amour quasi fusionnel entre deux hommes longtemps brouillés : un père à l’ego surdimensionné, Lucien Guitry (1860-1925), monstre sacré avant l’heure, acteur adulé et couvert de femmes, et un fils de génie, Sacha (1885-1957), qui le surpassa en tout par l’effet d’une admiration sans borne masquant, sans la panser, la blessure profonde d’avoir déplu à l’auteur de ses jours.
De Georges Feydeau (1862-1921), horloger du vaudeville, on apprend beaucoup, mais sans connaître vraiment. Et pour cause ! D’origines incertaines (trois hommes auraient pu revendiquer sa paternité), ce créateur à la vocation artistique indéfinie (il fit autant pour la peinture que pour le théâtre) et aux amours fluctuantes périt à l’asile, complètement fou, des suites d’une syphilis. Mais quel talent ! Ses pièces, chose rare, sont toutes de pures merveilles dans leur genre, fonctionnant sur une logique à la fois drôle et imparable quoiqu’un peu (voire beaucoup) délirante. Citons, au hasard et parmi bien d’autres, La Dame de chez Maxim, Le Dindon, On purge bébé, La puce à l’oreille
Quant à Sarah Bernhardt (1844-1923), tragédienne immense, première star mondiale de l’histoire (sa tournée aux USA en 1880 remporta un succès inouï), fille d’une courtisane de nationalité inconnue, elle excellait dans les rôles de travesti (L’Aiglon d’Edmond Rostand, certes, mais aussi Hamlet ou Pelléas), avait le sens de la publicité (elle fit dessiner ses affiches par Mucha ou enregistrer sa voix par Edison) et craignait fort de se laisser surprendre par la mort (son cercueil l’accompagnait partout…). Sa vie pleine de rebondissements est un roman picaresque qui se lit d’une traite. Et, comme pour le reste de l’ouvrage, on en clôt le récit debout et sous les acclamations !
Bernard Delcord

Henri GIDEL, Gens de théâtre, Paris, Éditions Omnibus, 2008, 1079 pp., 30 €.

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29 07 08

Bonheur ou stress

remacleDes réponses à des questions que l’on peut prendre le temps de se poser pendant nos jours de congés alors que nous vivons au ralenti. Comment vivre dans un environnement stressant sans être stressé ? Pourquoi est-il si difficile d’être heureux ? Quelles sont les habitudes du bonheur ?
Eric Remacle tente d’y répondre dans son livre Le Bonheur ou le stress. Presque à chaque seconde, nous dit-il, un choix crucial s’offre à nous : nous avons le choix entre malheur et stress ou bonheur et épanouissement.
Et il veut nous montrer le chemin. A savoir que le bonheur ne dépend pas de notre environnement extérieur mais qu’il est le résultat de nos habitudes mentales. Il est possible de connaître un bonheur durable et authentique même dans les environnements les plus hostiles.
Ce livre nous démontre que le bonheur est avant tout une question de décision et résulte d’une utilisation particulière de notre cerveau. L’auteur Eric Remacle nous permet de le comprendre. Avec bonheur et sans stress.
Marc Vossen

   MARC VOSSEN – Livres qui font du bien 6

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28 07 08

Sulitzer voit rouge

SULITZER_rougePuits de lumière marquait l'an dernier le retour de Paul-Loup Sulitzer avec un thriller de très bonne facture dans lequel on pouvait déceler non seulement quelques faits réels appartenant à un passé récent mais aussi des allusions à des situations vécues par l'auteur - acteur de la vie financière et parisienne.
Avec Le roi rouge (notée, la référence à un de ses plus grands best sellers), nous plongeons dans sa propre histoire, financière, politique et judiciaire encore aujourd'hui non jugée.
Paul-Loup Sulitzer retrace l'histoire (ou les histoires) d'un self made man russe autrefois traducteur soviétique qui a saisi sa chance lors du coup d'état contre Gorbatchev et accumulé une fortune colossale.
L'homme qui a jonglé avec les milliards en Russie et en Europe, aujourd'hui recherché par la justice française pour traffic d'armes, est en passe devenir maire de Jerusalem.
Une affaire hautement romanesque dont Sulitzer avoue n'avoir inventé que le cinquième. Nous en parlons sans détour dans l'entretien ci-dessous.

Entretien intégral :

  PAUL-LOUP SULITZER - Brice Depasse 1
  PAUL-LOUP SULITZER - Brice Depasse 2
  PAUL-LOUP SULITZER - Christophe Delire

Videocast de l'interview :



Le roi rouge , Paul-Loup Sulitzer, Editions du Rocher, mai 2008, 418p, 19€90.

Pour tout savoir sur Paul-Loup Sulitzer : le blog

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28 07 08

L'art oriental de se simplifier la vie

loreauSimplifiez votre vie ! Dominique Loreau nous invite à le faire dans son livre « L’art de la simplicité ».
Elle vit au Japon depuis plus de 25 ans et nous démontre que nos vies sont encombrées de toutes les manières possibles: trop d’objets, trop de nourriture, mais aussi trop d’activités, trop de relations, trop de bavardages, trop de pensées. Quel que soit le domaine, notre espace-temps est rempli à ras bord. Il est impossible d’y évoluer avec un minimum de liberté. Or, ce qui nous encombre n’est presque jamais vitalement indispensable.
Dominique Loreau nous guide en nous disant de faire le ménage : épurez votre intérieur, videz vos armoires, abandonnez vos achats compulsifs, apprenez à manger plus léger, prenez soin de votre corps et donc de votre esprit.
L’élégance, le bien-être et le mieux-vivre sont les promesses de son ouvrage inspiré des philosophies orientales.
Je vous avoue que malgré la lecture de ce formidable livre, je n’y suis pas encore parvenu mais je suis persuadé que c’est une voie royale pour se sentir bien.
Marc Vossen

   MARC VOSSEN – Livres qui font du bien 5

L'art de la simplicité, Dominique Loreau, Marabout, 2007, 316p., 5€90.

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28 07 08

Les mots et les choses

arditiOn ne présente plus Pierre Arditi, grand acteur devant l’Éternel ! Amoureux du théâtre qu’il pratique avec brio, et de ses dialogues qui font mouche, il a rassemblé dans Les répliques les plus drôles du théâtre paru aux Éditions du Cherche Midi à Paris, des formules d’auteur assassines où la faconde souvent misogyne le dispute à l’expérience plus ou moins virile :
Florilège :
« Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux. » (Eugène Ionesco, La Cantatrice chauve)
« L’homme chasse la femme jusqu’à ce qu’elle l’attrape. » (Marcel Achard, L’Idiote).
-Elle peut être nue sous ce manteau, et armée.-Si elle est nue, c’est qu’elle est armée (Jacques Audiberti, La Fête noire)
« Tu as vu des femmes qui aiment les pauvres ? » (Marcel Pagnol, Topaze)
« Faire l’amour avec une femme qui ne vous plaît pas, c’est aussi triste que de travailler. » (Jean Anouilh, L’Hermine)
« Quand on dit d’une femme qu’elle est encore jeune, c’est qu’elle ne l’est plus tellement. » (Françoise Dorin, Les Bonshommes)
-Vous aimez les pétomanes, vous ?
-Oh ! Je ne peux pas les sentir ! (Sacha Guitry, L’Illusionniste)
-Je ne bois du vin que lorsque je suis de bonne humeur.
-Diable ! Une bouteille doit vous durer longtemps… (Eugène Labiche, Embrassons-nous,
Folleville !
)
-Et quel effet ça fait d’avoir soixante-dix ans ?-On regarde les menuisiers avec moins de sympathie… (Bertrand Blier, Les Côtelettes)
Les choses de la vie, en somme…
Bernard Delcord

Pierre Arditi,
Les Répliques les plus drôles du théâtre, Paris, Le Cherche Midi, 2008, 272 pp., 17 €

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