31 08 08

Entretiens secrets

SHAMIRNous vous proposons de revenir sur cet excellent livre, thriller d'espionnage sur fond d'histoire de l'art (cher au compte en banque de Dan Brown) basé sur des faits réels vécus par l'auteur lui-même, le violoniste virtuose Igal Shamir qui vous gratifiera d'une interprétation de Maurice Ravel, à la fin de cet entretien.

   IGAL SHAMIR – Lire est un plaisir 1
   IGAL SHAMIR – Lire est un plaisir 2
   IGAL SHAMIR – Lire est un plaisir 3
   IGAL SHAMIR – Lire est un plaisir 4

Cliquez sur la couverture pour lire notre article et les coordonnées du Violon d'Hitler.

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31 08 08

Le prix de la Liberté

BELHASSINELe phénomène des grands patrons d'entreprise publiant leurs mémoires est moins présent en Europe qu'aux États-Unis où il fait recette. Raison de plus pour épingler ceux de Lotfi Belhassine qui fut le premier actionnaire privé du Club Med et patron d'Air Liberté, deuxième compagnie d'aviation civile française dont la fin brutale a fait les gros titres de la presse nationale.
Aujourd'hui à la tête de plusieurs chaînes de télévision dont celle du voyage Liberty TV, bien connue des Belges, Lotfi Belhassine se retourne sur une carrière qui fut avant tout celle d'un enfant gâté, d'un homme qui a été marqué par la réussite.
À souligner la passion de cet ancien organisateur de festivals pour Dante Alighieri et la littérature en général, une passion qui l'a poussé à apprendre l'italien pour lire l'auteur de la Divine comédie dans le texte original. Écoutez plutôt.

   LOTFI BELHASSINE - Brice Depasse 1
   LOTFI BELHASSINE - Brice Depasse 2

Chère Liberté : Tunis, Paris, Bruxelles, Lotfi Belhassine, Hugo et Compagnie, 2008, 195p., 19€00.

29 08 08

Au suivant !

NEXT_CRICHTONSouvent en avance sur son temps, Michael Crichton se fait toujours un plaisir de prendre le grand public à contre-pied, tout en secouant les certitudes de certains donneurs de leçons. Ainsi, avec Harcèlements, il s'était amusé à retourner l'équation commune en faisant de la femme, le responsable du chantage sexuel (qui s'avérait rapidement être un levier de pouvoir avant toute chose...) et l'année dernière, dans Etat d'Urgence il postulait, en marge des tendances actuelles, que les scientifiques ne possédaient pas assez de recul pour interpréter les changements climatiques et que le tout-écolo était devenu un business aussi lucratif que l'exploitation de nos ressources naturelles par les gangsters du pétrole ! Cette année, l'auteur de Jurassic Park a décidé de se pencher sur un autre sujet brûlant : la génétique. Certes, il s'était déjà approché de ce territoire avec ses histoires de dinosaures revenus à la vie mais cette fois, son roman ne s'inscrit plus dans un fiction scientifique aux frissons un rien fantasques. Au contraire. Crichton nous parle d'aujourd'hui, de technologies qui sont d'application dans des laboratoires à travers le monde et qui pourraient bouleverser notre vie quotidienne bien plus vite qu'on l'imagine.
Dans Next, pas question de grandes envolées Hollywodiennes, ou de situations propices à faire saliver les petits génies des effets spéciaux digitaux. Crichton écrit à hauteur d'homme et nous raconte, dans une série de chapitres entrelacés, la vie d'une dizaine de personnages qui sont, de près ou de loin, en contact avec des technologies du génie génétique. Du chercheur ou financier, de l'avocat au perroquet surdoué, de la jeune mère au toxicomane endurci, une galerie de portraits typiquement américains qui permet à l'auteur de nous plonger au coeur de ce qui pourrait devenir un cauchemar génétique dans les dix ans à venir. Pourquoi ? Simplement parce que, comme souvent chez Crichton, les découvertes scientifiques débouchent vers une sorte de croyance aveugle, un scientisme sans limite qui finit par transformer la vie, les sentiments, les relations humaines en une série d'équations, de calculs, de tests ADN, où la vérité naît finalement d'une éprouvette et des entrailles d'une machine plutôt que des réflexions d'un cerveau doté d'empathie. Dans une société où la poursuite du profit est devenue le mètre étalon (tiens donc, cela ne vous rappelle rien ?) les questions d'éthique explosent sous les coups de boutoir des avocats retors et Kafka se trouve réinventé au royaume des chromosomes.
Par respect pour votre lecture, je ne citerai pas un seul exemple des nombreuses problématiques abordées par Crichton tout au long de ce fabuleux roman de fiction (mais, “ceci n'est peut-être pas une fiction” hé hé hé) scientifique. Mais je vous souhaite bien du plaisir lors de la découverte de cet excellent opus, dont on sort... abasourdi et songeur.
Chris Corthouts

Next, de Michael Crichton, Pocket, août 2008, 551p., 8€10.

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25 08 08

Dans 50 ans, il n'y aura plus de livres

bernard-werberEn attendant la parution en octobre du nouveau livre de Bernard Werber, un recueil de 17 nouvelles, je vous propose une interview (très intéressante) du célèbre auteur des Fourmis, Thanatonautes, Anges, Dieux et autre Encyclopédie du savoir relatif et absolu. Un entretien donné à notre excellent confrère Agoravox à propos de sa nouvelle "Le crépuscule des libraires" qui présage un débat animé (mais très amical, ne cachons pas inutilement nos affinités) entre Bernard et moi cet automne.
Un paradis sur mesure, le nouveau livre de Bernard Werber, sortira en librairie le 2 octobre. Bernard Werber a toujours aimé alterner gros roman et forme courte, genre qu’il affectionne particulièrement. Dans ce recueil, on y retrouvera les sujets qui le préoccupent : l’avenir de l’homme, de la planète, l’inconscience de notre monde. Quelles politiques, quelles sanctions faut-il inventer pour que nous cessions de nous détruire ? Que deviendrait une Terre sans les hommes (un monde-jardin peuplé de femmes pacifiques ayant occulté jusqu’au souvenir du mâle) ? Qu’est-ce en réalité qu’une réunion de copropriétaires dont le syndic est un fieffé filou ? Et quatorze autres thèmes.

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24 08 08

L'aventure est la seule réponse à l'ennui

BRANDRETHComment vous parler d'un livre qui possède autant de qualités ?
Oscar Wilde, héros d'un roman policier, d'une fiction victorienne : une grande idée !
L'intrigue est digne d'un Sherlock Holmes. Cela tombe bien, Conan Doyle est aussi un des personnages principaux de ce livre aux côtés du narrateur, Robert Sherard, grand romancier anglais et petit-fils d'un des plus grands poètes britanniques, William Wordsworth.
Vous avez donc compris que les dialogues sortent de l'ordinaire du roman de genre qu'est le polar. Faste, classe, panache, truculence. Là se trouve le trait de génie de Gyles Brandreth, grand connaisseur de la vie du brillant homme d'esprit que fut Oscar Wilde. Car l'idée n'est pas neuve : dans l'excellent "C'était demain", H.G. Wells voyageait dans le temps à la poursuite de son meilleur ami ... Jack L'Eventreur.
Vivre une enquête à la belle époque en compagnie de Sherard, Conan Doyle et Wilde va vous divertir de la plus belle façon qui soit : intelligence, humour et élégance.
Extrêmement brillant.
Je suis comblé.
Brice Depasse

La chronique en live dans le grand Morning de Nostalgie :


Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, Gyles Brandreth, Ed 10:18, 2008, 384p., 13€50.

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24 08 08

De zee, la mer ... j'attends

JAUNIAUXOn a beaucoup parlé cette année dans la presse du roman de Jean Jauniaux car il avait un thème commun avec celui de Dan Franck : la négritude en littérature. Mais à la lecture du très beau Les mots de Maud, il apparaît d'emblée que réduire son roman à ce thème est court voire inutile.
Certes le héros de cette histoire a beaucoup écrit pour les autres dans l'ombre : lettres, discours et un livre pour une mystérieuse femme, noeud de l'intrigue.
Comme dans tous les romans sensibles et intelligents, les thèmes sont nombreux car nos vies d'hommes sont complexes avec leurs fondations, caves et greniers remplis de placards à squelettes.
Le personnage central de Maud est un auteur de romans de gare à succès. Il en a écrit vingt-six dont le titre commence chacun par une des lettres de l'alphabet. Aujourd'hui il prend sa retraite et part, sur sa mobylette, vivre à la Côte. Il va, dans la solitude, se consacrer à l'écriture de "vrais livres". Effacer tous ces romans de gare. Un par un. A rebours, en partant de la lettre Z. Remonter le temps aussi. Inévitablement.

   JEAN JAUNIAUX - Brice Depasse 1
   JEAN JAUNIAUX - Brice Depasse 2

Les mots de Maud, Jean Jauniaux, Ed Luce Wilquin, 2008, 122p., 12€.

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23 08 08

Les 62 salopards

GUIDE_supremeEn ces temps de chinoiseries contestées, une petite remise en perspective s'imposait, et c'est précisément ce que les Éditions Gingko à Paris ont fait en publiant « Le Guide suprême » de Patrick Boman, Bruno Fuligni, & consorts. Sous-titré « Petit dictionnaire des dictateurs », cet essai règle une fois pour toutes, sur un ton allègre et en quelques coups de cuiller à pot, leur compte à 62 truands de l'Histoire, à commencer par les gros calibres, Hitler, Staline, Lénine, Mao, Franco, Brejnev, Pétain, Mussolini, Pol Pot et Pinochet, mais aussi de plus petits poissons comme les Duvalier père et fils (Haïti), Amin Dada (Uganda), Khomeiny (Iran), Bokassa (Centrafrique), Stroessner (Paraguay), Salazar (Portugal), Niazov (Turkménistan) ou Mobutu (Zaïre). Quelques apprentis sont même évoqués, comme le beau Léon de Bouillon, l’ineffable Degrelle… Chacun se voit tailler le costume qu'il mérite, en deux ou trois pages bien envoyées, où tout est dit, même la sottise des intellectuels de gauche qui s'évertuèrent à chanter le los de crapules façon Staline et Mao, c'est bien connu, ainsi que des tyrans Sékou Touré (Guinée), Tito (Yougoslavie), Ceausescu (Roumanie), Saddam Hussein (Irak) ou Enver Hoxha (Albanie). Plus fort encore, l'ouvrage s'en prend à quelques potentats encore en vie, Castro (Cuba) en tête, suivi de Kérékou (Bénin), Kadhafi (Libye), Kim Jong-il (Corée du Nord), Loukachenko (Biélorussie), Mengistu (Éthiopie), Mugabe (Zimbabwe) ou Noriega (Panama). Pour chacun, on rappelle les différents surnoms et titres dont-ils se sont affublés (« Führer »,
« Grand Timonier », « Duce », « Caudillo », certes, et puisque le ridicule ne tue – hélas ! – pas les tueurs, « Le Moïse de notre époque », « Le seul Miracle » voire « Le Seigneur de toutes les Bêtes de la terre et de tous les Poissons de la Mer »), de même que l’on fait état de leurs prétentions intellectuelles ou scientifiques et, cerise sur le gâteau, on fournit un petit florilège de citations. Sans oublier les anecdotes, comme la mésaventure d'un général centrafricain, arrêté pour complot et engraissé en prison en vue de servir de ragoût impérial à Bokassa, ou la fin très morale du tyran tchèque Klement Gottwald qui mourut des suites d'une mauvaise grippe contractée aux funérailles de Staline ! De quoi rire (jaune), non ?
Bernard DELCORD

Le Guide suprême
par Patrick Boman, Bruno Fuligni, Dr Lichic, Stéphane Mahieu & Pascal Varejka, Gingko éditeur, Paris, 2008, 235 pp., 12 €

23 08 08

De la belle ouvrage !

LITTERATURE_FRANCOPHONIESaluons la parution à Paris chez CLE International (une filiale des Éditions Nathan), une fois n’est pas coutume, d’un ouvrage à vocation pédagogique – dont, de surcroît, nous avons eu l’occasion de relire les épreuves. Intitulé Littérature progressive de la Francophonie, il a été rédigé par deux éminentes spécialistes, Nicole Blondeau qui professe à l’université de Paris 8 et Ferroudja Allouche qui enseigne en lycée les lettres françaises et le français langue étrangère. Leur ouvrage, une anthologie à la portée d’un très vaste public (y compris non scolaire), donne l’occasion de (re)découvrir l’œuvre d’auteurs aussi différents que, entre autres, Arthur Adamov, Christine Arnothy, Samuel Beckett, Tahar Ben Jelloun, Jacques Brel, Blaise Cendrars, Aimé Césaire, Andrée Chédid, Raphaël Confiant, Bernard Dadié, Fatou Diome, Chahdortt Djavann, Mouloud Feraoun, Bertina Henrichs, Nancy Huston, Eugène Ionesco, Panaït Istrati, Julia Kristeva, Camara Laye, Henri Michaux, Anna Moï, Irène Némirovsky, Shan Sa, Jorge Semprun, Léopold Sedar Senghor, Georges Simenon, Henri Verneuil, Élie Wiesel, Marguerite Yourcenar… Soixante-six auteurs d’hier et d’aujourd’hui sont abordés à travers autant d’extraits regroupés par thèmes divers (Hospitalité, Femmes, S’exiler/passer la frontière, Enfances/école, Absurde, Dire l’indicible, S’aimer, Voyager) ou par genre (Enquêtes policières). Tous ont en commun la langue française, et le fait qu’aucun d’entre eux n’est né en France hexagonale. Chaque texte, présenté avec une biographie succincte et l’explication du vocabulaire (l’ouvrage s’adresse, rappelons-le, aussi à des non francophones) est particulièrement représentatif de la production littéraire de son auteur et constitue une véritable et passionnante invitation à la lecture, au voyage et à la découverte. Pour notre part, celle du Sud Oranais de la Russo-helvète Isabelle Eberhardt fut une véritable révélation !
Bernard DELCORD

Littérature progressive de la Francophonie par Nicole Blondeau et Ferroudja Allouche, Paris, CLE International, 2008, 147 pp., 16,50 €

23 08 08

En attendant Ravèse

RETZ"La dernière chose qu'il nous reste à détruire est la possibilité de l'amour, a dit Ravèse", l'ami du narrateur, "et par conséquent la seule chose que nous devions sauver." Le Grand Art, celui dont ces deux hommes parlent sur une banquette du café Select, c'est l'Amour. De fil en aiguille, il vont y arriver, telle la discussion entre Dupin et son ami dans la nouvelle d'Edgar Allan Poe.
Valentin Retz a une haute opinion de l'art et du sort que lui a réservé le XX° siècle qu'il me plaît (et me rassure) de partager. Les propos qu'il prête à Ravèse (Varèse?) laissent apparaître derrière le papier un homme jeune et intéressant, passionné et probablement passionnant.
La forme elliptique de son écriture d'érudit ne se met malheureusement pas encore assez au service de ses idées. Le manque de clarté et le de fluidité est le seul reproche que je ferai à cet bel essai sous couvert de conversation intime qui a séduit un (ou deux) homme(s) dans le bureau du premier étage d'une célèbre maison de la rue Sébastien Bottin.
Je conclurai avec Valentin Retz que ce qui se hait le plus et d'une haine mortelle, c'est le talent.
Brice Depasse

Grand Art, Valentin Retz, L'infini, Gallimard, 2008, 96p., 11€00.

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23 08 08

Les sorcières de Fount Royal

MCCAMMONL’histoire de Robert McCammon pourrait presque bénéficier d’une adaptation romanesque. Fin des années 80, il surfe avec un certain succès sur la vague de la nouvelle terreur initiée par King, Koontz ou encore Masterton. Il enchaîne alors des romans solides, originaux, qui revisitent avec brio les grands classiques : le loup-garou, les maisons hantées, la thématique post-apolyptique, les morts-vivants… Le seul hic ? Le succès est au rendez-vous mais pas au point de transformer McCammon en « marque de fabrique ». Ainsi, lorsqu’il présente à son éditeur Le Procès de la Sorcière, le couperet tombe. Pas assez fantastique, pas assez horrifique, pas assez… pas assez… McCammon, lui, par contre, en a assez ! Il claque la porte et disparaît quasiment corps et âme durant deux ans. Il avouera, en interview, qu’écrire restait un plaisir mais que le processus d’édition sous la houlette de publicitaires et de vendeurs de papier lui était devenu insupportable. L’auteur de L’Heure du Loup prend donc le temps du recul et se reconstruit lentement jusqu’à ce qu’une « petite » maison d’édition lui propose de reprendre le collier … à ses conditions. McCammon hésite longtemps avant de franchir le pas.
Et on l’en remercie ! S’il avait vraiment lâché la rampe, nous aurions sans doute perdu un de tout grand talent de la littérature de genre. Et ce Procès de la Sorcière (en fait la première partie d’une histoire intitulée Le Chant de l’Oiseau de Nuit) serait malheureusement resté au fond d’un tiroir.
Situé en 1699 dans les contrées de Nouvelle Angleterre, le Procès de la Sorcière est un suspense historique de la meilleure veine qui plonge ses racines dans une époque troublée : celle de la chasse aux sorcières qui secouait alors une bonne partie de la Côté Est. Réceptacle de tous les fantasmes et de toutes les frustrations, les « sorcières » sont alors exécutées à tour de bras… C’est au cœur de cette atmosphère de fondamentalisme religieux – particulièrement bien rendue par un McCammon en pleine possession de ses moyens - que débarque le juge itinérant Isaac Woodward et son jeune clerc Matthew Corbett. La jeune Rachel est-elle réellement une sorcière ? Ou le meurtre dont on l’accuse cache-t-il d’autres secrets plus troubles dans la petite ville de Fount Royal ? Poser la question, c’est déjà y répondre et le jeune clerc va devoir démêler les fils d’une intrigue subtile, tout en découvrant son propre caractère.
Et Robert McCammon de prouver qu’on bon auteur reste un bon auteur quel que soit le domaine qu’il aborde ! On ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour les crétins obsédés par leurs chiffres de vente qui refusèrent ce manuscrit à l’orée du 21ième siècle. Et on se replonge avec plaisir dans une histoire dense, intelligente, bien écrite, qui laisse aux personnages le temps d’évoluer et de devenir de véritables compagnons d’aventure pour le lecteur. Que ce Procès se déroule en outre dans un décor peut usité renforce encore l’impression d’avoir affaire à un roman frais et original… même si l’atmosphère et les noirceurs morales qui y règnent vous fileront sans doute, de temps à autre, un petit frisson d’angoisse.
Au rayon des bonnes surprise également, le fait que McCammon ait publié un second tome des aventures de son clerc (Queen of Bedlam) et prépare activement le troisième volume. Heureux retour donc !
Dr Corthouts

Le Chant de l'oiseau de nuit, Tome 1 : Le procès de la sorcière, Robert McCammon, Bragelonne, 2008, 442p., 22€.

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