03 05 09
Paris se noie-t-il ?
Avec 60.000 exemplaires vendus en grand format de son précédent roman (Les orphelins du mal), Nicolas d'Estienne d'Orves est occupé à creuser son trou dans le sol de la littérature populaire. Pourtant rien ne l'y préparait. Prix Roger Nimier. Univers France Culture (dont il a été remercié pour légèreté. Un signe ?).
Les derniers jours de Paris pourraient très bien le consacrer parmi les grands faiseurs de belles nuits de l'été façon grand public. Le petit et le grand plus de ce nouveau naufragé volontaire dans le genre abhorré par la critique rive droite et les intellectuels de gauche est le fond historico-culturel de ses histoires. Ici, le passé de la ville de Paris. La coexistence fantasmée du passé préhistorique, gallo-romain ou médiéval rend à cette énorme ville dévoreuse de vies une âme, une poésie que pollution, surpopulation et bétonification lui ont ôtée.
Les derniers jours de Paris, Nicolas d'Estienne d'Orves, XO, mars 2009, 432p., 19€90.
Écrit par Brice dans Littérature générale | Commentaires (0) |
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