31 03 10

« Sexe, quand tu nous tiens… »

Excès (Jacques Mercier)Le nouveau roman de Jacques Mercier qui vient de paraître à Lormont (Gironde) aux Éditions Le Bord de l’Eau se présente sous la forme d’une confession au lecteur. Il s’intitule Excès et le narrateur, alcoolique et coureur de jupons, y détaille par le menu et sans fard ses aventures extraconjugales où le pathétique le dispute au sordide, pour aboutir à la rédemption et à l’amour. On va donc, insensiblement, osciller des Exploits d’un jeune Don Juand’Apollinaire, où la sexualité la plus raide s’affiche comme une donnée brute de la psyché humaine, vers la Confession anonyme de Suzanne Lilar pour qui le désir physique masque le désir métaphysique de reconstitution de l’Unité perdue, en passant par le Don Juan du théologien danois Kierkegaard, qui s’épuise dans la recherche d'un plaisir immédiat capable de conjurer l'ennui. Autrement dit, la quête frénétique des jouissances sexuelles et alcoolisées du personnage central, un petit-bourgeois à l’éducation étriquée et aux ambitions minuscules, époux légitime d’une ombre, après l’avoir plongé dans les affres du mensonge et dans les aléas de la vomissure et des migraines, le mène, après le décès de son épouse consécutif des aveux qu’il lui a fait dans un moment de vérité euphorique, jusqu’aux rives de Cythère et à la félicité conjugale avec une autre femme. Pour les trois auteurs que nous venons de citer, comme pour Jacques Mercier dans son roman, c’est la sexualité (avec ses corollaires : l’érotisme et l’orgasme) qui constitue le moteur de l’action humaine, de sa perte et de sa rédemption. Nos ancêtres paysans le disaient avant eux en affirmant que « dans le cochon, tout est bon » !
Bernard DELCORD

Excès par Jacques Mercier, Lormont, Éditions Le Bord de l’Eau, collection « La Muette », mars 2010, 160 pp. en noir et blanc au format 13 x 20 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 18 €

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31 03 10

British Humour

Jeeves merciEn poursuivant avec Jeeves merci ! la publication des textes hilarants de Pelham Grenville Wodehouse (1881-1975) consacrés aux exploits abracadabrantesques de son célèbre et si britannique majordome, les Éditions Omnibus à Paris font mouche pour la troisième fois, et de bien belle manière ! C’est qu’il est bon de rire, surtout par les temps qui courent… Et que Wodehouse est un orfèvre en la matière, et quel orfèvre ! Pas un petit horloger de quartier, mais plutôt le Van Cleef & Arpels du genre, avec une production qui confine à l’industrie : il a écrit plus de 90 livres de récits (70 romans et 20 recueils de 200 nouvelles), plus de 100 autres récits en magazines, 400 articles, 19 pièces de théâtre et 250 chansons pour 33 comédies musicales (pour Jerome Kern, Cole Porter, Ira Gershwin…), tous comiques et (presque) tous excellents…
Comme dans les deux recueils précédents parus chez le même éditeur (Jeeves et Au secours ! Jeeves), les huit nouvelles aventures proposées ici de l’impeccable domestique et homme de confiance stylé qui sauve toujours son jeune maître, l'inepte Bertram Wooster (dit « Bertie ») de situations invraisemblables, constituent de véritables vaudevilles où s’accumulent les situations loufoques, les personnages excentriques, les rebondissements incessants, les dialogues subtils et pétillants (mêlant l'argot édouardien délicieusement suranné de l'aristocratie à une grammaire impeccable, Wodehouse était avant tout un magicien du langage, dont les images sont aussi insolites que drôles), dans des mécaniques narratives parfaitement huilées, à la manière de Gustave Feydeau, un autre grand bijoutier du rire.
Bernard DELCORD

Jeeves merci ! (Recueil rassemblant Bertie à la rescousse, Mon valet de chambre, Very good, Jeeves, Jeeves et la saison des amours, Sonnez donc, Jeeves, Toujours prêt, Jeeves ?, Gardez le sourire, Jeeves et Jeeves fait campagne) par Pelham Grenville Wodehouse, préface de François Rivière, Paris, Éditions Omnibus, janvier 2010, 1296 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,8 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 27 €

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31 03 10

Un dico pour Sarko

Dictionnaire de la racailleL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 31/03/10 de l'hebdomadaire satirique bruxellois PAN :

Le hasard, on le sait, fait parfois bien les choses, et c’est le cas pour le manuscrit secret d’Adolphe Gronfier (1846-1893), ci-devant commissaire de police à Paris,
qui annota soigneusement les deux gros volumes de son exemplaire du très officiel Dictionnaire général de police administrative et judiciaire, un pavé daté de 1875, sorte de bible des flics de la République conservatrice. L’ouvrage a été retrouvé par hasard et par un écrivain, Hervé Jubert, dans une brocante en 1998, et montré par celui-ci à Bruno Fuligni, un historien spécialiste du monde politique, de la police et de l’insolite. Banco ! Ces notes proprement stupéfiantes viennent de paraître aux Éditions Horay à Paris sous le titre de Dictionnaire de la racaille, avec des illustrations d’époque habilement sélectionnées. « Dans le Paris d'Adolphe Gronfier, on mange du pain à la craie et des pâtisseries aux hydrocarbures. Le passant croise les rastaquouères pour femme, faux épileptiques, les robignoleurs. On joue au calot, à la ratière, à la bourguignotte ou à la boule orientale. On va se mesurer aux lutteurs de foire ou contempler la femme-torpille dans sa baraque. On confie son courrier secret à la femme boîte-aux-lettres, on boit du casse-poitrine avec Sacha de la Glacière, le Prince de la Villette et autres terreurs des bas-fonds. Dans le sillage du commissaire écrivain, qui se fait l'encyclopédiste de la racaille, on visite des lieux aussi mal famés que l'infirmerie du Dépôt, la fourrière, la morgue, la mystérieuse halle aux faits-divers ou les épouvantables fabriques de culs-de-jatte... », écrit Bruno Fuligni. Un ouvrage passionnant, surprenant, (d)éton(n)ant, hilarant, réjouissant, mais aussi indispensable à la (re)lecture des œuvres d’Émile Zola, de Victor Hugo, des frères Goncourt ou d’Eugène Sue !
PANTHOTAL

Dictionnaire de la racaille, par Adolphe Gronfier, présentation de Bruno Fuligni, Paris, Éditions Horay, mars 2010, collection « Cabinet de curiosité(s) », 336 pp. en noir et blanc au format 16 x 16 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 19 €

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31 03 10

Léonard, 40° génie

LEONARD35 ans et 40 tomes de génie, de bête journée qui commence en réveillant le disciple dès potron-minet, de miauleries de Raoul et de citations du crâne. ais qu'est-ce qu'il va encore inventer ? Nous n'allons évidemment pas casser les chutes des gags de ce volume qui débute par une aventure stevensonienne (mot que nous inventons sous l'égide léonardienne) en plusieurs pages et dans laquelle Léonard, découvrant que son disciple a revendu ses inventions géniales à des brocanteurs se retrouve par inadvertance en possession d'une carte au trésor.
On retrouve toujours avec autant de plaisir ce quartier imaginaire de Florence ou de Milan (allez savoir !) où l'humour absurde et potache au second degré de Bob De Groot se marie avec tant de bonheur au trait de Turk.
35 ans : quel bail, quelle emphytéose !

Bob De Groot interviewé par Jean Evrard dans des décors de Turk.

Léonard, tome 40, Un trésor de génie
, Turk & De Groot, Le Lombard, mars 2010, 48p., 9€95 env.

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30 03 10

Apparition : une nouvelle séquelle de Twilight

JACKET_3La seconde et brève vie de Bree Tanner, le nouveau roman de Stephenie Meyer, l'auteure de TWILIGHT, paraîtra en français le 5 juin prochain. Un événement qui sera encore une fois très médiatisé au regard des 85 millions d'exemplaires de la saga vendus dans le monde.
Le roman raconte l'histoire de Bree, un des personnages qui apparaît dans Hésitation dont l'adaptation cinématographique sera en salles le 7 juillet prochain.
Le roman raconte le périple de l’armée de jeunes vampires que Victoria forme pour accomplir sa vengeance, et la préparation à l’affrontement avec Bella Swan et les Cullen.
Je suis aussi surprise que tout le monde par ce roman a déclaré Stephenie Meyer. Lorsque j’ai commencé à travailler dessus en 2005, c’était un simple exercice pour m’aider à approcher un autre aspect de HESITATION, que j’étais alors en train de réviser. Je pensais alors que cela pourrait donner lieu à une nouvelle que je mettrais ensuite sur mon site. Puis, lorsque nous avons commencé à travailler sur "Le guide officiel de la saga Twilight", j’ai pensé que ce texte pourrait y être inséré. Finalement, l’histoire s’est développée plus que je ne l’escomptais, et le récit a pris trop d’ampleur pour être inclus dans le guide.

La seconde et brève vie de Bree Tanner
, Stephenie Meyer, Hachette, à paraître en juin 2010.

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29 03 10

Le grand âge est l’âge du sens !

cyrulnikIl est sans doute un âge où des déclarations comme celles-ci frappent davantage (et c’est le mien) : « La définition « vieux à 60 ans » date du XIXe siècle ! Pour moi, aujourd’hui, je pense qu’à 60 ans on vient de naître ! » et ceci « Le grand âge est probablement l’âge du sens » et encore cette phrase, dont je me suis inspiré une court instant dans « mon jardin secret » sur scène : « Il en est de même en latin. C’est le dernier mot qui donne un sens à tout ce qui n’avait pas encore la possibilité de prendre sens. Parce qu’on n’avait pas 70 ans, on n’avait pas le dernier verbe, donc pas le sens. » Un médecin, François Vincent, et deux journalistes, Nicolas Martin et Antoine Spire, interrogent le neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon, Boris Cyrulnik, auteur entre autres de « Parler d’amour au bord du gouffre ». A l’origine c’est une conférence donnée sur le thème de la transmission d’une génération à l’autre. Il est question évidemment de la « résilience », cette aptitude que nous avons à nous construire, à revenir à la vie, en dépit de circonstances parfois traumatisantes. C’est en disant, en transmettant qu’on y arrive aussi. A la différence des animaux qui possèdent une mémoire biologique, nous dit Cyrulnik, ils n’en font pas le récit, tandis que les hommes fabriquent l’histoire. Les artistes en particulier maîtrisent leur souffrance et en font une œuvre d’art. A propos de la transmission entre générations, l’auteur croit que c’est la psychanalyse européenne qui a fait croire que la mère suffisait pour élever un enfant ; alors qu’en Afrique, il faut tout un village ! « Nous devons d’urgence réinventer le village, y compris à l’intérieur de nos villes », écrit-il. Et aussi que c’est la transmission entre grands-parents et petits-enfants qui est essentielle, car « quand on est adulte, âgé, qu’on dépasse les 70 ans, on se fait le récit de sa vie et on le livre éventuellement à d’autres. » Boris Cyrulnik préconise la création de lieux de parole, où les blessés de l’âme pourraient se réparer. Ils transmettraient dès lors moins d’angoisse à leurs enfants en changeant la signification de leurs blessures. Les dernières phrases du livre laissent de l’espoir dans notre monde pourtant bousculé et en recherche de sens et d’avenir. Il faudrait pour cela que la poésie, le théâtre ou la philosophie en donnent une représentation tolérable. « Il n’est pas fou de vouloir vivre et d’entendre au fond du gouffre un léger souffle qui murmure… que le bonheur nous attend comme un soleil impensable. »
Entendez-vous, comme moi, ce léger murmure ?
Jacques MERCIER

La résilience, Entretien avec Boris Cyrulnik. Préface d’Antoine Spire. Editions Le Bord de L’Eau. Coll. Nouveaux classiques. 2009. 114 pp. 12 euros.

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29 03 10

Accidences

DJIANDans ce nouveau roman de l'écrivain "culte" qui se voudrait corrosif, et peut-être drôle, en donnant la pire image qui soit d'un enseignant égocentrique et nul porté sur la jeune chair et découvrant bientôt les charmes d'une quadra après avoir baisé à mort (?) et jeté une jeunote dans un trou noir, l'invraisemblance de la narration et la grossièreté du trait, la négligence extrême des phrases et l'absence de musicalité et d'intelligence de la composition ne tardent à consterner, au point que la lecture se poursuit sous le seul angle de la curiosité: jusqu'où ira-t-on dans le grotesque ? Comme le disaient un Walter Benjamin ou un Philippe Sollers, la pratique de la citation est le meilleur auxiliaire du critique, autant dans l'éloge que dans le constat de délabrement. Et voici donc cette seule phrase d' Incidences: "D'un baiser, elle le renversait sur le lit et montait sur lui - et lui faisait vivre des moments au pied desquels il aurait, pour ainsi dire, plus ou moins déposé résolument son âme en temps normal, tandis qu'elle se trémoussait sur lui comme un ver en se pinçant les seins et qu'ils se sentait bondir en elle comme une fusée..."
Jean-Louis KUFFER

Incidences, Philippe Djian, Gallimard, février 2010, 17€90

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29 03 10

Quatorze mois, précisément

brisacDe cette histoire, le téléphone est le héros. Il ponctue nos vie, les rythme et les piège.
Tout est dit, d'emblée de récit. C'est par le biais d'un funeste appel téléphonique que la narratrice apprend, ce 8 septembre 2007, l'accident de voiture de ses parents. Lequel qui coûtera la vie d'Hélène, sa Maman. Déjà, nous apprenons à ne prononcer aucun mot, comme s'ils étaient contaminés par la brutalité, l'indécence des faits.
Il s'agit, dès lors, pour la narratrice de veiller sur son père qui, rescapé de l'accident, n'en est pas moins gravement blessé. Une relation s'instaure, entre deux êtres, qui, visiblement, n'avaient pas coutume de se parler. Une relation émouvante, tendre de maladresse, maladroite de tendresse.Ainsi va notre relation, inquiétude pour inquiétude, comme on dit dent pour dent.
Exprimé d'oxymores, de pudeur dévoilée, de tendresse agacée, l'amour que porte la narratrice à son père se décline sur quatre saisons: les quatorze mois qui séparent les décès d'un couple soudé.
Un récit d'atmosphère et d'impressions, riche d'images belles et nouvelles, de sincérité, d'humour... de générosité, qui rallie la communauté des lecteurs en une immédiate adhésion. Tu pleureras l'heure où tu pleures qui passera trop vitement comme passent toutes les heures, disait Guillaume Apollinaire, dont les citations sur Google sont assorties de conseils sur la mauvaise haleine.
Un vrai coup de coeur.
Apolline Elter

Une année avec mon père, Geneviève Brisac, Ed. de l'Olivier; mars 2010, 182 pp; 16€00.

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28 03 10

Buffet froid à 22 balles

IMMORTELAlors que L'immortel, le film de Richard Berry est sur tous les écrans, l'occasion est trop belle de rappeler qu'il est l'adaptation de l'excellent livre de FOG, paru il y a trois ans et disponible en poche chez "J'ai Lu".
Vingt-deux balles, c’est ce que s’est pris Charly Garlaban, un des trois caïds qui se partagent Marseille et sa région. Malgré les soixante tours du soleil qu’il affiche au compteur, Charly, la gentille crapule, le méchant sympathique, le victimisé malgré lui, héros du roman, va survivre à ses huit exécuteurs. Et la police de Marseille de le surnommer «l’Immortel ».
Gare donc à ses agresseurs et à leur commanditaire ! Zigzaguant entre les manœuvres du maître d’œuvre de son éradication manquée et l’enquête de la police, l’Immortel remonte à la source du remous qui a troublé l’eau calme du vieux port.
Giesbert avoue une grande tendresse pour Marseille. De la compassion aussi pour ces Marseillais coincés entre les malfrats, les politiciens, les promoteurs immobiliers et le stade de l’O.M..
Avec plus de finesse que l’inspecteur Harry naguère avec la ville de San Francisco, l’auteur de ce roman bâti avec des pierres de la Bonne Mère et parfumé par des idiomes qui fleurent bon les calanques de Cassis, écrit à coup de rafales de mitraillette.
Une lecture très agréable qui ne vous laissera pas tranquille avant le mot de la fin, même si, comme moi, vous n’êtes pas client de la littérature de genre.
Musclé mais savoureux.
Brice Depasse




  FRANZ-OLIVIER GIESBERT - Brice Depasse 4

GIESBERT2Photo : Alain Trellu

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27 03 10

L’âme russe dans tous ses états…

Nouvelles complètes par Nicolas GogolL’excellente collection « Quarto » qui paraît chez Gallimard s’est enrichie d’un remarquable recueil des Nouvelles complètes de Nicolas Gogol (1809-1852), l’un des meilleurs auteurs russes du XIXe siècle, admiré de Pouchkine et de Tourgueniev. On connaît ses romans géniaux (Les Âmes mortes, Tarass Boulba), son théâtre décapant (Les Joueurs, Le Revizor) et certaines de ses « short stories » décoiffantes (Le Journal d’un Fou qui fut adapté au cinéma par Rogier Coggio, Le Nez, La Perspective Nevski) mais il n’était plus guère possible de lire en français l’ensemble de ses Nouvelles ukrainiennes, de ses Nouvelles pétersbourgeoises et de ses Nouvelles romaines, des textes d’une force rare, empreints d’humour et de poésie, mais aussi d’ironie, de tendresse, de brutalité, de cynisme, de grotesque, de trivialité, de fantastique, de détachement, de réaction, de mysticisme, de folie…
Son imagination est débordante, son style puissant, ses trouvailles étonnantes, son regard halluciné, ses rebondissements démentiels, ses conclusions renversantes, ses provocations délirantes, qui laissent le lecteur pantois, pantelant, médusé, hilare et attristé tout en même temps, devant tant de talent, de perspicacité, de dérision, d’inquiétudes, de désespoir, voire d’obscurantisme parfois… Du grand baroque !
Bernard DELCORD

Nouvelles complètes par Nicolas Gogol, Paris, Éditions Gallimard, janvier 2010, collection
« Quarto », 999 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 24,90 €

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