27 10 10

Étrange, étrange…

C'est une chose étrange à la fin que le monde.gif« Longtemps, je me suis promené dans le monde, mains dans les poches, le nez en l'air. Et le monde était beau. »

 

Avec un vers de Louis Aragon pour titre de sa réflexion, Jean d'Ormesson nous propose ni plus ni moins que le Roman de l'Humanité. Du mur de Planck à la question non tranchée de l'éternité, le philosophe, académicien, agnostique mais confiant, aborde les questions qui taraudent l'Homme depuis la nuit des temps : genèse de l'Univers, théories et croyances associées, sens de la vie et de la mort.

 

« Ce livre-ci est une sorte de café du Commerce de la cosmologie et de l'histoire du monde. »

 

Recul, sagesse, ouverture d'esprit, doutes saupoudrés d'un humour discret et surtout d'une érudition colossale délient le « fil du labyrinthe » entendez celui de l'Histoire et alimentent les « rêves du Vieux », entendez Dieu le Père:

 

« La science d'aujourd'hui détruit l'ignorance d'hier et elle fera figure d'ignorance au regard de la science de demain. Dans le cœur  des hommes il y a un élan vers autre chose qu'un savoir qui ne suffira jamais à expliquer un monde dont la clé secrète est ailleurs. (…) Dieu existe-t-il ? Dieu seul le sait. »

 

S'il n'élude en rien le mystère abyssal du néant –qui nous précède et (pour)suit– Jean d'Ormesson apporte une touche plutôt optimiste au regard limpide qu'il porte sur l'Humanité.

 

Apolline ELTER

 

C'est une chose étrange à la fin que le monde par Jean d'Ormesson, Paris, Robert Laffont, août 2010, 316 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 21 € (prix France)

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