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Des gens qui se sont fait un nom…

 

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L'article ci-dessous a été mis en ligne le 06/04/2011 sur le site du magazine satirique belge SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Savamment sous-titré « Dictionnaire étymologique d’éponymes, antonomases et hypallages, l’excellent ouvrage de Georges Lebouc intitulé 2500 noms propres devenus communs qui vient de paraître aux Éditions Avant-propos à Waterloo fait un large point sur les apports de patronymes à la langue française, qu’ils soient issus de gens célèbres ou pas.

On connaît l’architecte Mansart et sa mansarde, le préfet Poubelle et sa boîte à ordures, l’ingénieur écossais Macadam et son revêtement routier, le bon docteur Guillotin et son coupe-sifflet, mais on sait moins que catin provient du prénom Catherine, que le teddy bear résulte de celui du président yankee Theodore Roosevelt, que le mot nickel est dérivé du génie des mines du même nom dans la croyance populaire allemande, que la rustine a été inventée par l’industriel français Louis Rustin, que le bloody-mary fait allusion à la cruelle souveraine anglaise Marie Tudor, de même que la marie-salope (un cocktail de jus de tomate et de vodka), que le Pactole était une petite rivière de Lydie qui roulait des pépites d’or et avait contribué à la richesse de Crésus..

Sur le plan politique, on relèvera qu’un léotard est un maillot de corps dont le nom rappelle celui de l’acrobate français Jules Léotard qui créa la voltige aux trapèzes volants en 1859 (un modèle, donc, pour la gens politica), qu’un flandrin, personne élancée mais gauche, doit son nom aux Flamands à qui l’on prête ces belles caractéristiques, que Zigomar était un criminel masqué créé par Léon Sazie dans une série de feuilletons, qu’un Boche (qu’il soit ou non encarté à la NV-A) est linguistiquement le fruit du croisement des mots argotiques Allemoche et caboche dure, qu’un Pithiviers, à l’instar d’André Flahaut, notre ex-ministre de la Guerre épais, est un petit pâté d’alouette et que l’île égyptienne de Pharos a donné les mots phare (il n’y en a aucun dans nos instances dirigeantes) et falot (là, il y en a plein).

Comme on dit aujourd’hui : une lecture citoyenne…

Incontestablement !

 

PÉTRONE

 

2500 noms propres devenus communs par Georges Lebouc, Waterloo, Éditions Avant-propos, avril 2011, 655 pp. en noir et blanc au format 17,2 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 34,95 €

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