23 04 11

Voir Naples et mourir…

 

Naples.gifAujourd’hui capitale de la Campanie et hier d’un royaume qui incluait les Deux-Siciles, Naples jouit d’une réputation ambivalente et ambiguë.

 

Son patrimoine architectural et artistique est foisonnant (son centre historique a été reconnu en 1995 par l’UNESCO comme étant le plus vaste d’Europe), sa situation géographique en a fait une plaque tournante vers la Sardaigne, la Sicile, la Corse, la Grèce et la Tunisie, sa baie mondialement célèbre bénéficie d’un panorama époustouflant, ses églises et ses musées débordent de richesses, ses monuments sont magnifiques, ses palais somptueux, ses vestiges romains remarquables, son Vésuve imposant, ses solfatares impressionnants, sa population accueillante et souriante, sa cuisine de terroir délicieuse…

 

Mais la misère y est partout, et la prostitution (à la Renaissance, les Français avaient donné à la syphilis le nom de « mal de Naples »), et la maffia (appelée ici la « Camorra »), et les escrocs et les tire-laine, et la saleté (les grèves d’éboueurs y sont plus que fréquentes et consécutives d’actions maffieuses), et le chaos dans les rues où il faut être fou pour s’aventurer en voiture…

 

Pour cette ville d’ombre et de lumière, l’académicien français Dominique Fernandez éprouve une passion totale et fidèle (jeune agrégé d’italien, il y enseigna dès 1957 à l’Institut français) qu’il s’est attaché avec une belle constance à faire partager au public à travers son œuvre.

 

C’est encore le cas dans l’admirable beau livre sobrement intitulé Naples qu’il vient de faire paraître aux Éditions de l’Imprimerie Nationale à Paris, avec des photographies superbes de Ferrante Ferranti.

 

Son texte, fort bellement écrit, est une nouvelle déclaration d’amour à cette cité antique qui, sous sa plume, se pare de ses plus beaux atours pour scintiller sous le regard du lecteur ébloui par tant de grâce.

 

Bravo, l’artiste ! Bravissimo !

 

Bernard DELCORD

 

Naples par Dominique Fernandez, photographies de Ferrante Ferranti, Paris, Éditions de l’Imprimerie Nationale, avril 2011, 240 pp. en quadrichromie au format 27 x 30,5 cm sous couverture cartonnée monochrome et jaquette en couleurs, 59 € (prix France)

Écrit par Brice dans Beaux Livres | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

Je vous complimente pour votre critique. c'est un vrai état d'écriture. Continuez

Écrit par : serrurier paris 6 | 22/07/2014

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