18 05 11

« Qui méprise sa vie est maître de celle d'autrui » (Sénèque)

 

Tragédies de Sénèque.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 18/05/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Une nouvelle traduction des Tragédies de Sénèque par Olivier Sers vient de paraître aux Éditions Les Belles Lettres à Paris en version bilingue latin-français, l’occasion de redécouvrir l’œuvre et la pensée d’un philosophe majeur de l’école des stoïciens qui fut aussi dramaturge et homme d’État.

 

Né dans l'actuelle Cordoue (Espagne) vers 4 avant J.-C. et mort le 12 avril 65 après J.-C., il fut conseiller à la cour impériale sous Caligula (né à Antium le 31 août 12 et mort à Rome le 24 janvier 41) et précepteur de Néron (le fils d’Agrippine et neveu de Caligula, né Lucius Domitius Ahenobarbus le 15 décembre 37 et mort le 9 juin 68, qui régna de 54 à 68), auprès de qui il joua un rôle important de mentor avant d'être discrédité et acculé au suicide.

 

Ses traités philosophiques comme De la colère (en latin, De ira), De la clémence (De clementia), Sur la vie heureuse (De Vita beata), Sur la tranquillité de l'âme (De tranquillitate animi), Consolation à Polybe (Ad Polybium consolatio) ou encore De la brièveté de la vie (De Brevitate vitæ), et surtout ses Lettres à Lucilius (Epistulae morales ad Lucilium) exposent ses conceptions stoïciennes : « Le souverain bien, c'est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la vertu » ; « Commence déjà à être l'ami de toi-même. Tu ne seras jamais seul » ; « Rien ne nous est plus utile que de vivre tranquille, de parler peu avec les autres et beaucoup avec nous-mêmes » ; « Les hommes apprennent en enseignant » ; « Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien ».

 

Ses tragédies constituent l'un des sommets du théâtre latin avec des œuvres comme Œdipe, Les Phéniciennes, Médée, Hercule furieux, Phèdre, Thyeste, Les Troyennes et Agamemnon, qui nourriront le théâtre classique français du XVIIsiècle et qui figurent toutes dans cette nouvelle et remarquable compilation.

 

PÉTRONE

 

Tragédies par Sénèque, traduction d’Olivier Sers, Paris, Les Belles Lettres, collection « Classiques en poche », mai 2011, 642 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 17,50 € (prix France)

Écrit par Brice dans Théâtre | Commentaires (0) |  Facebook | |

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