01 09 11

A l'école de la vie.

Les-amandes-ameres.jpg" Dès le second mardi elle a dit, les yeux dans les yeux d'Edith, "J'jamais été à l'école". Elle avait son visage de bois. Edith a mis quelques semaines à comprendre qu'évidemment cela signifiait qu'elle ne savait ni lire ni écrire le français, mais qu'elle n'avait jamais non plus appris à lire  ni à écrire l'arabe."

Décidée à extraire Fadila - sa "repasseuse" familiale marocaine - de la prison que constitue son manque total d'instruction, Edith entreprend de lui apprendre à lire, à écrire. S'ensuit un long, lent, lancinant processus d'apprentissage et l'esquisse d'une complicité entre deux femmes que tout sépare: milieu, âge, instruction.

"...il est flagrant qu'un chemin considérable a été parcouru en sept mois. Un chemin de rien du tout considérable."

Une analyse fouillée, documentée et réaliste du processus d'alphabétisation, de sa complexité croissant avec l'âge.

Apolline Elter

Les amandes amères, Laurence Cossé, roman, Gallimard, août 2011, 220 pp, 16,9 €

 

Écrit par Apolline Elter dans Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.