14 09 11

L'écrit ...vint

423blog.jpg" Cher lecteur,

Je ne sais plus que te dire. Je suis partagée entre "Laisse-moi tranquille!" et "Continue à m'écrire!"  (...) De moi, tu ne connais que les livres, et cela t'a suffi à me connaître à un degré d'intimité qui me terrifie. Pratiquée en profondeur, la lecture est décidément le moyen d'investigation le plus vivisecteur qui soit: tu me connais mieux que si tu étais mon frère"

Amélie Nothomb, 1997."

 

C'est en lisant Hygiène de l'assassin, que Sam est né à la lecture. Il entreprend dès lors une ingestion systématique des romans d'Amélie Nothomb en même temps qu'une correspondance avec l'écrivain: l'ado lui révèle, dans un langage  un brin naïf, ses impressions de lectures, les transformations que cette ingestion opère en lui et  l'affection fascinée qu'il porte à l'auteur. Scènes d'atmosphère, bribes de portrait,  analyse du processus d'écriture, messages issus des forums de ses fans ...apportent un éclairage intéressant sur le mythe  "Nothomb", les relations de l'épistolière avec ses lecteurs et le paradoxe de son inaccessible proximité.

 

" Ce n'est pourtant pas ce qu'elle écrira aujourd'hui. Mais une image en appelle une autre, et tout un récit se trame en son esprit tandis qu'elle se rend, hagarde, dans la cuisine où elle se prépare, comme chaque matin, un demi-litre de thé noir kényan si fort, beaucoup trop fort, amer à la faire grimacer, qu'elle avale d'un seul trait. Qui lui donne encore plus faim. C'est seulement quand elle a faim qu'elle peut écrire."

 

Génération Nothomb, Annick Stevenson, roman, Ed. Luce Wilquin, août 2011, 184 pp, 19 €

 

 

Écrit par Apolline Elter dans Rentrée littéraire, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

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