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Quand Bruxelles sort en boîte (à images)…

 

Bruxelles fait son cinéma.pngDans Bruxelles fait son cinéma, un petit essai éclairant fort brillamment rédigé (par le cinéphile Georges Lebouc) et très habilement illustré (par le photographe Laurent Poma ) qui vient de paraître chez 180° éditions à Saint-Gilles, le lecteur apprend tout, à travers la présentation d’une sélection de 60 films, sur les liens entretenus par le cinéma avec la capitale belge de l’Europe, et ils sont nombreux !

 

Bien entendu, la plupart des cinéastes de chez nous ont choisi la ville de Tintin pour cadre de l’un ou l’autre de leurs films. Cela va du précurseur Alfred Machin (Saïda a enlevé Manneken-Pis, 1913), bien oublié aujourd’hui, à Jaco van Dormael (Mr Nobody, 2009), sans oublier Gaston Schoukens (Bossemans et Coppenolle, 1938, Un « Soir » de joie, 1954), André Delvaux (Belle, 1972), Jacques Brel (Le Far West, 1973), Benoît Lamy (Home sweet Home, 1973), André Ernotte (Rue Haute, 1976), Gérard Corbiau (Le Maître de Musique, 1988), Stijn Coninx (Koko Flanel, 1990, Daens, 1993), Rémy Belvaux (C’est arrivé près de chez vous, 1993), Jan Bucquoy (La Vie sexuelle des Belges, 1994), Alain Berliner (J’aurais voulu être un danseur, 2005)…

 

Mais nombre de réalisateurs français ont aussi tourné dans la cité des Kiekefretters : Philippe Fourastié (La Bande à Bonnot, 1968), Claude Chabrol (La Rupture, 1970, Le Sang des autres, 1984), Alain Resnais (Providence, 1976), Bertrand Blier (Préparez vos mouchoirs, 1977), Claude Miller (Mortelle randonnée, 1982), Patrice Leconte (Monsieur Hire, 1988), Jacques Rouffio (L’Orchestre rouge, 1989), Éric-Emmanuel Schmitt (Odette Toulemonde, 2006), François Ozon (Angel, 2007), Laurent Tirard (Le petit Nicolas, 2008), Yann Moix (Cineman, 2010) et Dany Boon (Rien à déclarer, 2010), par exemple.

 

Sans oublier l’un(e) ou l’autre cinéaste venu(e) notamment des États-Unis (Fred Zinnemann, Au risque de se perdre, 1959, avec l’actrice Audrey Hepburn née à Ixelles en 1929), de Pologne (Jerzy Skolimowski (Le Départ, 1967) ou des Pays-Bas (Dorothée van den Berghe (Meisje, 2002), de même que diverses scènes et épisodes de Meurtres à domicile, Louis la Brocante, Les Anges gardiens, Les Barons et de bien d'autres longs métrages.

 

Qui ont fait leur chouchou de Bruxelles, en quelque sorte…

 

Bernard DELCORD

 

Bruxelles fait son cinéma par Georges Lebouc, photographies de Laurent Poma, introduction par Henri Sonet, Bruxelles, 180° éditions, collection "Bruxelles ma belle", septembre 2011, 128 pp. en quadrichromie au format 21 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 19 €

Écrit par Brice dans Cinéma et littérature | Commentaires (0) |  Facebook | |

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