31 10 11

C’est arrivé près de chez vous…

 

Meurtre à Waterloo.jpgParu aux Éditions Luc Pire à Liège (qui se sont associées pour l’occasion à la SNCB afin d’offrir aux usagers de cette dernière – et aux autres lecteurs, bien entendu – des romans policiers dont l’action se situe dans notre pays, rédigés par des auteurs belges de renom) dans une collection initiée, dirigée et éditée par votre serviteur, Meurtre à Waterloo de Jean-Baptiste Baronian fourmille de rebondissements, de traits ironiques et d’allusions diverses propres à réjouir ceux qui connaissent la Butte du Lion et son Panorama, et à inciter les autres à se fendre d’une petite visite…

 

La trame de ce polar ?

 

Un détective privé (qui partage bien des passions avec l’auteur, les beaux livres et le bon vin, notamment) enquête sur un, puis deux meurtres commis parmi les membres du Cercle belge des amis de Napoléon, un cénacle dont le moins que l’on puisse dire est que l’attrait du passé y débouche sur des passions toujours bien contemporaines : le sexe, l’argent, la jalousie et le pouvoir.

 

L’intrigue est rondement menée, le cadre parfaitement restitué (les lieux touristiques, bien sûr, mais aussi la ville elle-même, avec ses restaurants, ses commerces et son urbanisme chic) et la solution constitue un clin d’œil envers l’un des plus célèbres romans d’Agatha Christie – le lecteur nous aura compris en refermant l’ouvrage.

 

Un livre qui, en tout cas, lui aura éventuellement permis de voyager… en voyageant !

 

Bernard DELCORD

 

Meurtre à Waterloo par Jean-Baptiste Baronian, Liège, coédition SNCB & Éditions Luc Pire, collection « Romans de gare – Kill and read », octobre 2011, 143 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €

 

Écrit par Brice dans Thriller, Polar | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 10 11

« La musique est la langue des émotions » (Emmanuel Kant)

Les 100 mots de la musique classique.gifDans Les 100 mots de la musique classique, un ouvrage publié à Paris aux Éditions des Presses universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », le journaliste, claveciniste et organiste Thierry Geffrotin, un spécialiste de Mozart, Chopin et Brahms, a rassemblé et défini avec précision, de « A cappella » à « Zarzuela » en passant par « Dodécaphonisme », « Fricassée », « Eurovision », « Motet », « Oratorio » ou « Sonate », les termes qui font la quintessence du 4e art.

 

Une magnifique opportunité pour les néophytes et une passionnante redécouverte pour les amateurs éclairés !

 

Bernard DELCORD

 

Les 100 mots de la musique classique par Thierry Geffrotin, Paris, Éditions des Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », septembre 2011, 127 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,6 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9 € (prix France)

 

Liste des 100 mots :

A cappellaAbendmusik – Académie – Accordéon – Air/Aria – Alphabet – Amateur – Ameublement (Musique d’) – Antienne/Anthem – Apprentissage – Baguette – Ballet – Baroque – Basse continue – Bel canto – Biniou – Bis – Bois – Cadence – Cantate – Cassation – Castrat – Cécité – Célébrité – Chambre/Chapelle/Écurie – Chef-d’œuvre – Chœur/Chorale – Choral – Classique – Clavecin – Col legno – Comédie musicale – Concerto – Concrète (musique) – Conservatoire – Contemporaine (musique) – Cordes – Critique – Cuivres – Diapason – Diva – Dodécaphonisme – Dynastie – Épreuves – Eurovision – Fac-similé – Fantaisie – Film (Musique de) – Fricassée – Fugue – Glassharmonica – Grégorien (Chant) – Harmonie – Improvisation – Italie – Inachevé – Jeu – Lamento – Leitmotiv – Lied – Luthier/Facteur – Madrigal – Mannheim (École de) – Masque – Messe pour orgue – Motet – Nocturne – Nuances – Oiseaux – Opéra – Opérette – Opus – Oratorio – Orchestre – Orgue – Ouverture – Percussions – Philharmonie – Piano – Polyphonie – Populaire (Musique) – Prélude – Programme (Musique à) – Publicité – Pupitre – Quatuor – Récitatif – Romantique (Musique) – Singspiel – Sonate – Suite – Sympathiques (cordes) – Symphonie – Tempérament – Tempo – Toccata – Variations – Vérisme – Virtuose – Voix – Zarzuela.

 

Écrit par Brice dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 10 11

La valse des étiquettes

 

Savoir acheter.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter des guides gastronomiques belges DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

 

En faisant paraître chez Marabout à Paris un remarquable Savoir acheter. Guide des étiquettes, la journaliste Marie-Paule Dousset, une spécialiste des problèmes de consommation, a fait œuvre plus qu’utile puisqu’elle permet à l’utilisateur de son guide de décoder les étiquettes de presque tout ce qui fait notre quotidien en matière d’alimentation, de vins, de cosmétiques et de textile.

 

Grâce à elle, il est désormais possible de décoder aisément toutes les étiquettes mentionnant les ingrédients et les composants des produits, de reconnaître et de décrypter les additifs alimentaires et, last but not least, de traduire en français usuel le charabia tarabiscoté du marketing et les formules chimiques souvent bien compliquées.

 

Un ouvrage appelé, c’est évident, à devenir très vite le compagnon indispensable de tout consommateur intelligent !

 

Et prudent…

 

Bernard DELCORD

 

Savoir acheter. Guide des étiquettes par Marie-Paule Dousset, Paris, Éditions Marabout, septembre 2011, 640 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 8,90 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage indispensable compagnon du consommateur les lignes suivantes :

 

Les qualités des différentes huiles et leurs apports en omégas

 

Huile d’arachide : riche en omégas-6 et très pauvre en omégas-3.

Huile d’olive : très riche en omégas-6 et équilibrée entre omégas-6 et omégas-3.

Huile de colza : riche en omégas-3 et particulièrement bien équilibrée dans le rapport entre omégas-6 et 3, riche également en acides gras mono-insaturés (acide oléique).

Huile de germes de blé : riche à la fois en omégas-6 et en omégas-3, équilibrée dans le rapport entre omégas-6 et omégas-3.

Huile de maïs : très riche en omégas-6, mais déséquilibrée dans le rapport entre omégas-6 et omégas-3.

Huile de noix : très riche en omégas-6 et en omégas-3, bien équilibrée dans le rapport entre les deux omégas.

Huile de pépins de raisin : très riche en omégas-6 et très pauvre en omégas-3.

Huile de soja : riche à la fois en omégas-6 et en omégas-3, bien équilibrée dans le rapport entre omégas-3 et omégas-6.

Huile de tournesol oléique : très riche en acide gras mono-insaturé (acide oléique). Absence totale d’acide a-linolénique.

Huile de tournesol : très riche en omégas-6 et très pauvre en omégas-3.

Écrit par Brice dans Guides | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 10 11

Les premiers de la classe…

Bordeaux Grands crus classés 1855-2005.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter des guides gastronomiques belges DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

 

En 1855, un classement officiel établi pour l'exposition universelle de 1855 reconnut la qualité exceptionnelle des Crus du Conseil des Grands Crus Classés du Médoc, des vins qui, il est vrai, comptent parmi les meilleurs du monde.

 

C'est en se basant sur les prix couramment pratiqués à l'époque que les courtiers ont listé et classé les meilleurs crus du Médoc et les meilleurs crus de Sauternes.

 

En voici la liste détaillée, telle qu’elle fut dressée à l’époque :

 

Étiquettes :

Étiquette Château Haut Brion

Étiquette Château Cos d'Estournel

Étiquette Château Léoville Barton

Étiquette Château Calon-Ségur

Étiquette Château Palmer

Étiquette Château Beychevelle

Étiquette Château Saint Pierre

Étiquette Château Lynch Bages

Étiquette Château Dauzac

Étiquette Château Cantemerle

Étiquette Château Sociando Mallet

Étiquette Château Haut-Marbuzet

Premier cru classé :

Château Haut-Brion, pessac-léognan

Château Lafite Rothschild, pauillac

Château Latour, pauillac

Château Margaux, margaux

Château Mouton Rothschild, pauillac

Deuxième cru classé :

Château Brane-Cantenac, margaux

Château Cos d´Estournel, saint-estèphe

Château Ducru-Beaucaillou, saint-julien

Château Durfort-Vivens, margaux

Château Gruaud Larose, saint-julien

Château Lascombes, margaux

Château Léoville Las Cases, saint-julien

Château Léoville Poyferré, saint-julien

Château Léoville Barton, saint-julien

Château Montrose, saint-estèphe

Château Pichon Longueville Baron de Pichon, pauillac

Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, pauillac

Château Rausan-Ségla, margaux

Château Rauzan-Gassies, margaux

Troisième cru classé :

Château Boyd-Cantenac, margaux

Château Calon-Ségur, saint-estèphe

Château Cantenac Brown, margaux

Château Desmirail, margaux

Château Ferrière, margaux

Château Giscours, margaux

Château d´Issan, margaux

Château Kirwan, margaux

Château Lagrange, saint-julien

Château La Lagune, haut-médoc

Château Langoa Barton, saint-julien

Château Malescot Saint-Exupéry, margaux

Château Marquis d´Alesme Becker, margaux

Château Palmer, margaux

Quatrième cru classé :

Château Beychevelle, saint-julien

Château Branaire-Ducru, saint-julien

Château Duhart-Milon-Rothschild, pauillac

Château Lafon-Rochet, saint-estèphe

Château La Tour Carnet, haut-médoc

Château Marquis de Terme, margaux

Château Pouget, margaux

Château Prieuré-Lichine, margaux

Château Saint-Pierre, saint-julien

Château Talbot, saint-julien

Cinquième cru classé :

Château d´Armailhac, pauillac

Château Batailley, pauillac

Château Belgrave, haut-médoc

Château Camensac, haut-médoc

Château Cantemerle, haut-médoc

Château Clerc Milon, pauillac

Château Cos Labory, saint-estèphe

Château Croizet-Bages, pauillac

Château Dauzac, margaux

Château Grand-Puy Ducasse, pauillac

Château Grand-Puy-Lacoste, pauillac

Château Haut-Bages Libéral, pauillac

Château Haut-Batailley, pauillac

Château Lynch-Bages, pauillac

Château Lynch-Moussas, pauillac

Château Pedesclaux, pauillac

Château Pontet-Canet, pauillac

Château du Tertre, margaux

 

Ce classement – dont une révision est en cours depuis plus de 20 ans – est quelquefois critiqué aujourd’hui car il n'a jamais été réévalué (sauf en 1973 pour passer Mouton Rothschild de 2e à 1er) alors que certains domaines ont été morcelés ou revendus de nombreuses fois.

 

Il n’en demeure pas moins qu’il constitue encore et toujours une référence incontournable pour les œnologues et les amateurs de grands vins.

 

En 2005, pour célébrer le 150anniversaire de ce classement, les Éditions Flammarion firent paraître sous la plume de Franck Ferrand, Dewey Markham Jr & Cornelis Van Leeuwen un fort beau livre intitulé Bordeaux Grands crus classés 1855-2005 présentant, illustré de 300 photographies inédites de Christian Sarramon, le portrait de ces 60 châteaux classés qui sont autant de superbes demeures disséminées dans un espace de vignes à se pâmer.

 

Les auteurs, qui ont rencontré tous les propriétaires, en donnent à voir l’histoire, bien entendu, mais aussi les paysages, les intérieurs, les chais, les cuviers et les grandes bouteilles, autant de réjouissances pour l’œil que pour l’imagination.

 

L’ouvrage – qui fut traduit en cinq langues et connut un grand succès – fut rapidement épuisé. Fort heureusement, en raison sans doute de la persistance de la demande, la maison Flammarion vient d’en sortir une nouvelle version, pour le plus grand bonheur des amoureux de belles et bonnes choses...

 

Une décision qui s’arrose !

 

Bernard DELCORD

 

Bordeaux Grands crus classés 1855-2005 par Franck Ferrand, Dewey Markham Jr & Cornelis Van Leeuwen, avant-propos de Jean-Paul Kauffmann, préface de Hugh Johnson, photographies de Christian Sarramon, Paris, Éditions Flammarion, août 2011, 320 pp. en quadrichromie au format 23 x 26 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cette bible de l’œnologie les quelques lignes suivantes :

 

Château Mouton Rothschild

 

Le plus fameux « mouton » du monde n’a rien à voir, quoiqu’on en pense, avec le savoureux agneau de Pauillac ; ce vieux mot désignait jadis la modeste « motte », le maigre promontoire où s’élabore encore un des plus grands vins du Médoc. Le jeu de mots s’imposait, cependant, et le baron Philippe de Rothschild, né sous le signe du bélier le 13 avril 1902, ne pouvait laisser filer si belle occasion d’associer son nom à l’invocation d’un puissant animal tutélaire.

 

Il avait vingt ans seulement, le baron Philippe, lorsque lui échut en partage cet ancien fief de Brane-Mouton, acquis sept décennies et trois générations plus tôt par un aïeul de la branche anglaise, le baron Nathaniel qui lui avait déjà donné le nom de Mouton Rothschild. Pour un jeune homme dans le vent, lancé dans le Tout-Paris, bouillant esthète épris de versification anglaise, pour cet amateur de voyages et de courses automobiles, se retirer au fin fond du Bordelais n’a certes pas dû être facile ; il y aura fallu quelque courage et surtout un élan du cœur, de ceux dont on dit qu’ils ne trompent jamais. Ce choix de toute une vie devait entraîner, au demeurant, d’incalculables conséquences, non seulement pour Mouton, mais pour l’ensemble du secteur viti-vinicole.

 

Dès 1924, le jeune prodige lançait en effet un gros pavé dans la mare, en décidant de conditionner lui-même l’ensemble de sa production. Désormais, tout le grand vin de Mouton serait mis en bouteille au château ! C’était déposséder brutalement un négoce pluriséculaire, d’opérations qui, jusqu’alors, l’avaient avantagé au détriment des propriétaires. Et c’était conférer au producteur des charges, une responsabilité mais aussi un prestige tout à fait inédits.

 

Comme toutes les révolutions, celle-ci allait appeler des adaptations en cascade, à commencer par celle de locaux devenus bien trop exigus pour héberger le volume de plusieurs millésimes. Des installations appropriées virent donc le jour dès 1926, et notamment le « grand chai » long de cent mètres, premier du genre dans la région. Féru de mise en scène, le commanditaire en confia la réalisation à l’architecte du théâtre Pigalle, rue Blanche à Paris, le brillant Charles Siclis. L’alignement spectaculaire des barriques, l’éclairage tout théâtral de cette vaste salle sans colonnes, pour ne rien dire de la maîtrise de volumes volontairement étirés, tout cela devait faire le succès d’une réalisation pionnière, souvent copiée depuis lors.

 

C’est le paradoxe des créations réussies, que de paraître évidentes, voire faciles, une fois entrées dans les mœurs. Il faut se replacer dans le contexte de l’époque, songer à ce qu’une telle réalisation pouvait alors présenter d’innovant, pour prendre conscience de l’audace visionnaire de son auteur.

 

La « mise au château » autorisait par ailleurs une présentation plus achevée des bouteilles, grâce à des étiquettes enfin personnalisées. La première fut confiée, en 1924, à l’affichiste Jean Carlu, qui livra une composition cubiste intégrant l’incontournable tête de bélier aux cinq flèches de la famille Rothschild. Une vingtaine d’années plus tard, à la faveur de la Libération, le baron opterait pour une composition de Philippe Jullian, axée sur le « V » churchillien de la Victoire.

 

Bien d’autres artistes se verront solliciter par la suite, à commencer par des créateurs proches de la famille, comme Marie Laurencin, Jean Cocteau ou Léonor Fini. Désormais chaque année, l’étiquette du grand vin sera illustrée par un maître – principe qui n’admettrait plus que de rares exceptions : en 1953, pour le centenaire du rachat de la propriété ; en 1977, pour la visite privée de la reine mère d’Angleterre ; en l’an 2000, pour la célébration du millénium. Peu à peu, d’autres grandes signatures seront amenées à compléter cette incroyable collection de chefs-d’œuvre : de Miró à Dalí, de Chagall à Balthus, de Picasso à Baselitz. Pour prix de sa contribution, chaque artiste reçoit un certain nombre de caisses du grand vin…

 

Écrit par Brice dans Gastronomie | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 10 11

Le plus beau musée du monde…

 

Le Petit Larousse de l'Histoire de l'Art.jpgLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter des guides gastronomiques belges DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

 

Rédigé par un spécialiste (diplômé de l’Institut des hautes études en sciences sociales à Paris, Vincent Brocvielle a longtemps travaillé pour le ministère français de la Culture, au musée Rodin notamment), Le Petit Larousse de l’Histoire de l’Art est un ouvrage particulièrement soigné qui, en sept chapitres chronologiques allant de l’art égyptien jusqu’à nos jours, des tablettes de Mésopotamie à la photo numérique, des cathédrales gothiques aux impressionnistes, des génies de la Renaissance italienne au siècle de Picasso, permet au lecteur immanquablement sous le charme de découvrir les grandes périodes, les principaux styles et courants esthétiques, les artistes les plus marquants et les chefs-d' œuvre de la peinture, de la sculpture et de l'architecture mondiales.

 

Chaque période s’ouvre par une introduction expliquant les différents courants et les grands principes esthétiques de l’époque, tandis que chaque courant ou artiste est présenté par une œuvre représentative de son style ou de sa démarche.

 

L’auteur replace également chaque création dans son contexte historique et montre comment les grandes découvertes et les changements de société ont influencé l’artiste qui l’a produite.

 

Quant aux splendides reproductions photographiques, elle s’accompagnent de mises en lumière des œuvres par une analyse synthétique, rythmée de commentaires d'historiens de l'art reconnus et jalonnée de réflexions parfois étonnantes des artistes sur leurs propres créations, tandis que des encadrés expliquent la manière et la technique auxquelles ils ont recouru.

 

Il n’y a pas à dire, c’st de la belle ouvrage… Alors, disons le quand même, haut et clair !

 

Bernard DELCORD

 

Le Petit Larousse de l’Histoire de l’Art par Vincent Brocvielle, Paris, Éditions Larousse, collection « Le Petit Larousse de… », octobre 2010, 319 pp. en quadrichromie au format 19 x 24 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,90 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage magnifique les quelques lignes suivantes :

 

Rubens

 

Peintre flamand. Orphelin de père, Petrus Paulus Rubens s’installe à Anvers et suit une formation de peintre paysagiste et d’histoire. Il voyage en Italie puis en Espagne, revient dans les Flandres et monte son atelier. Son style s’élabore en alliant l’italien (romantisme) et l’audace des compositions décoratives. L’atelier prospère, les commandes affluent (L’Adoration des Mages, l’Érection de la Croix, Jupiter et Callisto), lui permettant d’aborder tous les thèmes et d’expérimenter les effets de lumière (luminisme) et de teintes nouveaux. Son dessin est précis et son ambition infatigable. Il traduit dans chacune de ses toiles une énergie extraordinaire, une vitalité et une sensualité sans limites. Son génie s’expérimente en particulier dans les cycles décoratifs, il y fait la démonstration d’un dynamisme rythmique, d’un grand souci de lisibilité des sujets et d’une exaltation toute baroque.

 

Quelques dates essentielles

– 1577 Naissance à Siegen, Westphalie

–1610 L’Érection de la Croix

–1612 La Descente de Croix

–1621-1625 Cycle de la vie de Marie de Médicis

–1639 Les Trois Grâces

– 1640 Mort à Anvers

 

L’Enlèvement des filles de Leucippe (v. 1618)

 

Le Petit Larousse de l'Histoire de l'Art (L’Enlèvement des filles de Leucippe par Rubens).jpg

 

Les filles de Leucippe, roi d’Argos, sont fiancées lorsque Castor et Pollux les enlèvent. Le rapt a lieu dans la campagne. Cupidon tient les rênes. Deux amours ailés interviennent afin d’aider les demi-dieux à hisser les sœurs sur leurs montures.

 

La toile mesure plus de deux mètres de côté, autant dire une promenade de santé pour un artiste coutumier des grands formats. On note deux sources d’inspiration italiennes, L’Enlèvement des Sabines de Jean Bologne, une sculpture que Rubens avait vue place Signoria à Florence. Et les nus vénitiens, opulents et dorés, qui le disputent à l’époque aux beautés flamandes. Mais l’allégorie est plus ancienne, on la trouvait sur les sarcophages de l’Antiquité, elle représentait le salut de l’âme. Qu’en fait Rubens ? Il compose à partir du dédoublement des figures, s’appuyant sur des diagonales ascendantes contre lesquelles s’amalgament et s’équilibrent des masses colorées. Les mouvements sont balancés de part et d’autre de l’oblique.

 

Le groupe s’épanouit à partir des pieds jusqu’aux volutes que dessinent les crinières pour s’associer aux nuages. Les formes s’enchevêtrent et tourbillonnent comme le plus souvent dans les toiles du maître ; ses plantureux nus féminins respirent la santé, la couleur devient la substance même des personnages, leur consistance est palpable.

 

Cette scène de ravissement marque en outre un point de bascule entre la peinture classique et l’art baroque. Son lyrisme évident est un hymne à l’amour qui réussit à associer la plénitude physique de la femme au désir ardent de l’homme. « Tomber amoureux, c’est reconduire un peu du temps archaïque où les hommes devaient enlever les femmes pour assurer l’exogamie : tout amoureux qui reçoit le coup de foudre a quelque chose d’une Sabine ou de n’importe laquelle des enlevées célèbres » (Barthes).

 

Écrit par Brice dans Arts | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 10 11

Une histoire de coeur et pourtant pas d'amour...

 

le-coeur-d-une-autre.jpgBruce Boutard, un quadragénaire un peu bourru découvre après une partie de tennis qu'il est gravement malade. Seule une greffe du coeur pourrait le sauver. Après quelques temps d'attente et par chance on lui trouve un organe. Mais alors qu'il vient d'être greffé, Bruce change du tout au tout; ses goûts, ses pensées, son caractère... Mais que lui est-il arrivé? Il entreprend de faire quelques recherches sur l'identité de son donneur (chose qui est pourtant anonyme) et découvre que c'est une femme... Il veut savoir, il veut la connaitre et ira jusqu'au bout.


« Le coeur d'une autre » est le 4ème roman de Tatiana de Rosnay. Dans celui-elle aborde un thème assez difficile; la relation entre le receveur et le donneur d'organe. L'angle choisi: la différence des sexes.

 

Un livre prenant, rempli d'émotions avec une pincée d'humour. En effet, dès le début de l'histoire Bruce Boutard apparait comme un macho, désordonné et enfermé dans son petit appartement où il n'a de contact qu'avec le livreur, son fils et Ginette, la patronne du Bistrot en bas de chez lui. Après sa greffe, le voilà métamorphosé, prêt à voyager, à faire le ménage et j'en passe...

«Le coeur d'une autre » c'est aussi une belle leçon de vie d'un homme qui semble totalement désespéré et qui reprend goût au désir de vivre grâce au coeur d'une femme.


Le coeur d'une autre, Tatiana de Rosnay, Éditions Le Livre de Poche, Septembre 2011, 6,5€, 281pp

 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Poche, Romans, Tatiana de Rosnay | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 10 11

Un peu..marteau

 

" Les journalistes, il y en a de deux catégories: ceux qui disent du bien de mes livres (de remarquables professionnels) et puis les autres."

CLOU-C1-C4.jpg

Affranchi du Chat, l'espace de quelques textes d'humeur et  planches de ...salut, Philippe Geluck offre à ses fans  un florilège de considérations pétries d'humour - noir - et d'une mauvaise foi...insurmontable. Des anonymes qui n"ont jamais connu la gloire - et pour cause - aux prisonniers conviés à purger leur peine en des maisons particulières,  l'humoriste belge passe en revue les couacs de nos modes de vie et les résoud ...à coups de massue.  Aucune limite n'est imposée à un humour par trop féroce quelquefois,  qui fait fi des tabous et enfonce le clou un peu trop loin...

 

"Je n'ai jamais aimé les morts. D'abord, je les trouve froids et distants, ensuite,  ils m'emmerdent copieusement"

 

AE

Geluck enfonce le clou. Textes et dessins inadmissibles,  Philippe Geluck, recueil, couverture cartonnée, 26 oct 2011,  144 pp, 18 €

Écrit par Apolline Elter dans B.D., Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 10 11

Déclinaisons sur un même " t'aime "

v_book_72.jpg

      A travers sept nouvelles, Manu Causse explore avec une justesse troublante les joies, les douleurs et les déchirures du couple, cette quête inlassable de l'âme soeur. Une déclinaison brillante sur le même « t'aime », que la trentaine vient ici perturber, pour le meilleur comme pour le pire. Et à chaque âge ses interrogations, son ressenti, ses appréhensions, ses envies. De l'enfant au vieillard en passant par le quadra, l'amour ou le désamour sont des carrefours de l'existence que chacun négocie du mieux qu'il peut.

      Sous la couette à l'effigie de Spiderman, l'enfant ne trouve pas le sommeil. Quelque chose a changé entre ses parents. « Mutation », « avocat », « garde partagée », les mots abscons qu'il surprend dans les conversations alimentent sa peur. Et son père de le réconforter, de le rassurer sur le fait que l'amour parental, contrairement à l'amour conjugal, est indéfectible. Et l'enfant de rêver d'un monde où amour rimerait avec toujours, y compris en couple : « Moi, quand je serai grand, j'aimerais bien avoir aussi de l'amour pour une fille, mais du qui tient, comme celui pour les enfants.» Pensée magique ? Espoir irréaliste? 

 

      Marié depuis douze ans, père de deux enfants, une vie que rien ne semble pouvoir sortir de sa routine, et soudain, une lettre. Sa signataire, une certaine Loena Brens, femme hollandaise rencontrée 17 ans plus tôt. Un amour adolescent, platonique mais ô combien marquant. Malgré les années, l'éloignement, les sentiments peuvent-ils garder leur intensité première? Que peut provoquer le retour d'un premier amour dans la vie d'un trentenaire? 

 

      Quatre-vingt treize ans, un portefeuille avec des photos anciennes aussi précieux qu'un talisman, et des souvenirs qui affleurent. A la maison de repos, au crépuscule de sa vie, le vieil homme n'a pour toute richesse que ses souvenirs. Et parmi eux, celui d'Elvina, son amour, sa lumière, celle qui a bouleversé sa vie au point de le conduire à quitter femme et enfants la trentaine passée... A t-il su rendre ses enfants heureux malgré la séparation? Est-il parvenu à leur montrer son amour ? 

 

      Des questionnements multiples que Manu Causse aborde avec sensibilité et talent. Un recueil mené de haute plume, au cours duquel le lecteur passe du rire aux larmes. Nul doute, chacun s'y retrouvera à un moment ou à un autre, l'âme mise à nu...

 

 

Petit guide des transports à l'usage du trentenaire amoureux, Manu Causse. Editions D'un noir si bleu, septembre 2011, 215 p., 16,50€.


Karine Fléjo

Écrit par Brice dans Nouvelles | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 10 11

Drague, mode d’emploi

 

Le Petit Don Juan.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 26/10/2011 dans les colonnes du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Présenté par son auteur – si brillant et ô combien regretté – comme un « manuel de séduction à l’usage des hommes », Le Petit Don Juan de Jean Dutourd (1920-2011) qui vient de reparaître aux Éditions Soliflor à Bruxelles (publié en 1950, l’ouvrage était épuisé depuis des lustres mais il n’a pas pris une ride) constitue un véritable festival d’humour subtil et d’intelligence exacerbée, qualités dont ce grand académicien français fit montre de longues années durant, notamment dans ses chroniques vachardes du règne de François Mitterrand mais aussi en participant régulièrement aux « Grosses Têtes » de Philippe Bouvard, la plus populaire et la plus pérenne de toutes les émissions radiophoniques de l’Hexagone depuis l’invention de la TSF.

 

Se donnant comme un cours de stratégie de la séduction (« Quand on ne naît pas séduisant, on n'a pas d'autre choix que de le devenir »), son petit opus envisage tous les aspects de la drague avec une lucidité cynique qui n’a d’égale que l’efficacité roublarde… et l’ironie corrosive.

 

La preuve ?

 

Ces quelques lignes traitant de l’usage de la flatterie à l’égard des dames :

 

« Seules les flatteries énormes, impudiques, incroyables sont efficaces. Les autres, les subtiles, les sincères ne servent à rien : elles passent inaperçues.

 

Voici quelques modèles de flatteries vraiment productives :

 

a) “Comme vous êtes belle.” (Se dit d'emblée, avant toute autre considération. Comparable au pilonnage de l'artillerie avant l'attaque. Frappe de stupeur. N'est jamais mis en doute. Se complète par : “Vous, les femmes ne doivent pas vous aimer beaucoup.”)

 

b) “Vous êtes la femme la plus intelligente d'Europe.” (Ne peut guère se dire avant une petite demi-heure de conversation. L'amener par deux ou trois remarques de cet ordre : “Moi, je serais incapable d'aimer une femme bête.” “Je vous écoute depuis un quart d'heure : vous n'avez pas dit une seule bêtise.”)

 

c) “Vous avez un instinct infaillible.” (Se dit dans tous les cas, absolument. D'un effet certain.)

 

d) “Au fond, vous avez un caractère d'acier.” (S'accompagne ordinairement de : “Tout plie devant vous, rien ne vous résiste, etc.”)

 

e) “Je vous crois capable de férocité terrible comme de bonté surhumaine.” (Pourquoi pas, hein ?)

 

Ceci doit être prononcé avec le plus grand sérieux et appuyé de regards honnêtes. Vous êtes saisi. On ne pense pas à plaisanter quand on est saisi. »

 

Tant il est vrai, comme l’assurait le Dom Juan de Molière en 1665, que « l'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus. »

 

Et que rien n’a vraiment changé sous le soleil !

 

Sauf la perspicacité féminine, bien entendu…

 

PÉTRONE

 

Le Petit Don Juan par Jean Dutourd, préface de François Taillandier, illustrations de Maurice Henry, Bruxelles, Éditions Soliflor, octobre 2011, 168 pp. en quadrichromie au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 15 €

 

Écrit par Brice dans Humour | Commentaires (1) |  Facebook | |

25 10 11

Réflexions de miroirs

tous_nos_petits_morceaux_01.j_1.jpg" Le pantomime suit son cours: Louison, de dos, gigote péniblement d'un vêtement à l'autre et se retourne vers moi, la grimace fin prête; Elle tord sa bouche,plisse ses yeux, chiffonne son front, fronce ses sourcils, tout cela en alternance, et presque en permanence; je crois n'avoir jamais vu son vrai visage, à supposer qu'il y en ait un derrière ce masque versatile."


Rassemblés dans une cave par une collectionneuse aveugle, des miroirs, animés par des rais de lumière subreptices s'échangent une amène série de ..réflexions. Ils revivent leur vie passée et ces scènes intimes  dont ils ont été les témoins privilégiés.

 

Une dizaine de nouvelles, un point de vue inventif -quelques bribes de phrases en ..miroir -  une plume alerte, subtile et maîtrisée reflètent... une belle surprise de la rentrée littéraire, une oeuvre sur laquelle il est bon de poser son regard.

 

Apolline Elter

 

Tous nos petits morceaux, Emmanuelle Urien, recueil de nouvelles,  Ed. D'un noir si bleu, sept 2011, 178 pp, 16,5€

Écrit par Apolline Elter dans Nouvelles, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |