31 12 11

Pour voir passer le temps...

 Pin-up (Berthet).gifDans le droit fil de sa fameuse série de bandes dessinées éponyme (10 tomes ont paru à ce jour, avec un succès qui ne se dément pas), Philippe Berthet propose à ses fans, paru chez Dargaud à Bruxelles, un très élégant calendrier perpétuel intitulé Pin-up dans lequel sa célèbre héroïne Dottie, alias Poison Ivy, s'effeuille avec élégance et distinction, dans la plus pure tradition yankee des années 1950.

Un hymne à la femme autant qu'un clin d'œil nostalgique aux Golden Fifties, doublé d'un joli brin de talent graphique !

Bernard DELCORD

Pin-up par Philippe Berthet, Bruxelles, Éditions Dargaud, septembre 2011, 12 pp. en quadrichromie au format 28 x 45 cm, 14,95 

 

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31 12 11

A table avec Pierre Kroll!


PIERRE KROLL : Petits dessins assassins par BriceDepasse


Entretien réalisé par Nicky Depasse pour Livre de Bord sur Liberty TV
Avec la participation de Didier Reynders, ministre belge des affaires étrangères
Livre de Bord, une émission de Brice & Nicky Depasse
Décembre 2011

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31 12 11

Philosophie divinatoire et ludique

  Le jeu du Phénix.gif

 Philosophe et écrivain, Vincent Cespedes, par ailleurs auteur de L'homme expliqué aux femmes paru chez le même éditeur, propose chez Flammarion sous le titre Le jeu du Phénix un tarot original et ludique, à la fois jeu de société, outil d'introspection et base d'échange, qui aidera son ou ses utilisateur(s) à répondre à toutes leurs interrogations existentielles et à celles de leurs proches.

  L'ensemble se compose d'un tapis de jeu, de 26 cartes et d'un livret décrivant 50 flammes (franches et folles, paires et impaires) aux noms évocateurs comme Foyn (la réinvention de soi), Le Voyage, Le Masque fou, L'Élixir, L'Épée, La Tour, le Masque, Le Dragon, L'Arbre, La Licorne, La Perle, L'Œil, L'Or, La Tortue, L'Enfant...

  On peut y jouer de différentes façons, en quatre parties (La Lumière, L'Entretien, La Voie et Le Profil), et même prolonger sa formation et ses échanges sur un site Internet dédié (http://jeuduphenix.com).

  Une invention qui aurait sûrement plu à Socrate, qui professait qu'il fallait se connaître soi-même...

  Bernard DELCORD

  Le jeu du Phénix par Vincent Cespedes, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2011, 128 pp. au format 16,2cm x 27,7 cm, 19,90 € (prix France)

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31 12 11

L'au revoir à 2011

La nostalgie n'est pas la vocation de notre blog; l'hommage, oui. Ce dernier jour de l'an saluera une lecture marquante de 2011. Une lecture qui laisse des traces en l'esprit et un sentiment de reconnaissance.  David Servan-Schreiber est décédé le 24 juillet de cette année, vaincu par la rechute d'une tumeur cérébrale qu'il avait maîtrisée depuis bientôt vingt ans.

 "Le livre Anticancer  se terminait sur l'aveu que je ne savais pas combien de temps j'allais vivre encore. Mais que, quoi qu'il arrive, j'aurais été heureux d'avoir choisi le chemin qui consiste à cultiver au maximum toutes les dimensions de ma santé, car ce choix m'avait déjà permis de vivre une vie bien plus heureuse. Je réitère aujourd'hon-peut-se-dire-au-revoir.jpgui cette affirmation: il faut nourrir sa santé, nourrir  son équilibre psychique, nourrir ses relations aux autres, nourrir la planète autour de nous. C'est l'ensemble de ces efforts qui contribue à nous protéger, individuellement et collectivement du cancer, même si nous n'obtenons jamais de garantie à 100 %"

Confronté à la perspective inéluctable de son proche décès, le neuropsychiâtre repasse sa méthode au crible d'une analyse sans concession: avait-il tout faux quand il dispensait ses conseils anticancer, fruits de son expérience personnelle?

 Certainement pas: loin de l'aveu d'échec, l'auteur propose une nouvelle pondération des éléments et surtout, il constate que la principale erreur, en son chef, a été de ne pas respecter les rythmes que la Nature lui imposait. Le succès de ses ouvrages, les conférences et les besoins de la promotion à travers plusieurs continents  ont eu raison du rythme biologique qu'il aurait dû conserver.

 Le bilan se mue en credo et DSS d'affirmer, en une analyse lucide, honnête et personnelle, la nécessité d'être humble face à la maladie, celle de veiller à l'équilibre de son corps mais aussi de son environnement Partant, il propose une méthode d'approche des malades, simple et respectueuse.

 "Me découvrir fragile, mortel, souffrant, effrayé m'a ouvert les yeux sur l'infini trésor de la vie et de l'amour. Toutes mes priorités en ont été bouleversées, jusqu'à la tonalité émotionnelle de mon existence. Le fait est que je me suis senti beaucoup plus heureux après  qu'avant, ce qui est tout de même inattendu."

Un essai qui converse, convertit et conserve, au-delà du décès de David Servan-Schreiber, une extraordinaire force de vie.

 Apolline Elter

 On peut se dire au revoir plusieurs fois, David Servan-Schreiber, essai, Robert Laffont, juin 2011, 160 pp, 14 €

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27 12 11

Une œuvre impériale

 Sans titre1.jpgEn réunissant dans César, l’intégrale les planches hebdomadaires que Maurice Tillieux, le génial créateur de Gilles Jourdan, a données aux hebdomadaires Moustique et Spirou entre 1959 et 1966, les Éditions Dupuis à Marcinelle mettent à la disposition du public actuel un condensé d’humour caustique et bon enfant dans lequel le double imaginaire de l’auteur, un dessinateur de comics trips des familles, se heurte à l’inflexibilité tatillonne de son voisin, l’agent de police Petitcarné, aux caprices d’Ernestine, la fille insupportable d’icelui, et à la fainéantise crasse d’Églantine, sa femme de ménage qui, si elle a un fameux poil dans la main, n’en a pas moins la langue fort bien pendue…

 L’occasion pour Tillieux de faire montre d’un talent graphique certain, rehaussé de traits d’humour et de calembours du meilleur effet, reflets d’un âge d’or merveilleux, celui de l’école belge du Neuvième art qui se déploya tout au long des Golden Fifties et Sixties, dans le droit fil de la production des pionniers inoubliables, Hergé, Franquin et Jijé notamment.

 Quels talents !

 Bernard DELCORD

 César, l’intégrale par Maurice Tillieux, Marcinelle, Éditions Dupuis, novembre 2012, 340 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 €

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27 12 11

S'exprimer avec concision, en 13 lignes !

13 lignes.jpgC'est un site, c'est une excellente idée aussi : s'exprimer en 13 lignes ! www.13lignes.be créé par Hugo Poliart. (13lignes.be)?
Le sous-titre du recueil est "c'est suffisant pour résumer la situation" ! Une excellente façon de comprendre l'essentiel, au fond ! Le reste n'est que littérature ! Comme on m'a demandé une préface et que j'en suis très honoré, je vous la recopie ci-dessous (elle compte 13 lignes évidemment !) :

Il ne faut pas être triskaidékaphobe* pour se lancer dans un tel projet ! Au contraire, il faut croire que le nombre treize porte chance. Au fil des pages, on s'aperçoit en tout cas que sont nombreux ceux qui ont eu et ont encore la chance de pouvoir s'exprimer et tout aussi chanceux ceux et celles qui partagent ces minutes de lecture. Car une minute de lecture dans l'océan de la communication, c'est deux fois rien et c'est infini à la fois. Ce n'est qu'une réflexion, qu'une information, qu'un sourire sans doute, mais qui peuvent changer l'existence. Tel est le pouvoir du langage ! Un mot peut transformer la vie, qu'on imaginait toute tracée et peut-être trop lisse ! Une phrase peut métamorphoser une journée, qu'on pensait terne et un peu mélancolique. Un texte peut sans aucun doute décider de notre destin, nous éclairer. Bonne lecture, je promets que l'étonnement sera au rendez-vous !

 *la peur du nombre treize (Merci, Monsieur Dictionnaire !)

13 lignes, Hugo Poliart, Caïra Edition, 2011, 256 pp. 19cm/17cm, 15 euros. 13lignes.be

 

24 12 11

Joyeux Noël..toqué

9782226219176.jpgElle vient de nous parvenir entre les mains, la "petite anthologie savoureuse de l'esprit à table" concoctée par Laurent Mariotte, chef et animateur de plusieurs émissions-TV et le journaliste Marc Pasteger. Traquant les (bons) mots jusque dans leur chair, ce dernier avoue éprouver "un vrai plaisir à cuisiner autrui."

 Et les compères de convier Sacha Guitry, Napoléon, Curnonsky, Mary Welsh et son célèbre Bloody Mary, Alexandre Grimod de la Reynière...à la table d'un facétieux festin verbal et des formules... assaisonnées de personnages qui n'avaient pas leur langue en poche.

 "Sacha Guitry sort de mauvaise humeur d'un restaurant: " Le vol-au-vent, c'était du vol, il n'y avait que du vent!"

Et toque. Petite anthologie savoureuse de l'esprit à table, Laurent Mariotte et  Marc Pasteger, Albin Michel, novembre 2011, 182 pp

24 12 11

Joyeux Noël et Bonne Année

pere-noel_029.jpg

 

L'équipe de Lire est un Plaisir vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

Écrit par Gwendoline Fusillier | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 12 11

Une magnifique fresque du grand âge

Sans titre2.jpgImpensable de conclure 2011 sans partager avec vous une belle, une très belle découverte. Ce coup de coeur, je le dois à Emmanuel Khérad et son émission radiophonique hebdomadaire  La Librairie francophone.

L'émission, diffusée le week-end du 19 et 20 novembre 2011, recevait la romancière québécoise Jocelyne Saucier, lauréate du dixième Prix des Cinq Continents, pour son roman, Il pleuvait des oiseaux.

 Un roman?

 Pas vraiment. Bien plutôt un récit aux allures de conte.

 "L'histoire s'installe tranquillement. Rien ne se fait très vite au nord du 49e parallèle. Tom et Charlie commencent leurs journées en dépliant leurs membres endoloris par le sommeil puis se dirigent lentement vers le poêle pour l'attisée du matin et les patates aux lardons."

 Partie à la recherche du  peintre Ted Boychuck, un des derniers survivants des Grands Feux  de 1916, qui anéantirent, plusieurs villes du Grand Nord (le nord de l'Ontario), une photographe rencontre  ses compagnons d'ermitage, Charlie et Tom, deux vieillards qui ont décidé de fuir la vie civilisée et l'irrémédiable tyrannie du sort réservé aux personnes âgées.

  " A eux trois, ils ont formé un compagnonnage qui avait assez d'ampleur et de distance pour permettre à chacun de se croire seul sur sa planète"

Mais Ted est apparemment mort, qui emporte ses secrets avec lui.

 Survient alors Gertrude, aussitôt baptisée Marie-Desneiges, qui renaît à la vie après 66 années passées dans une institution psychiatrique.

 Et c'est cette nouvelle naissance, la possibilité d'une vraie vie, la rencontre de l'Amour et l'apprivoisement conjoint de la mort, "vieille  et [patiente] amie" qui rendent ce roman à ce point émouvant. La plume de Jocelyne Saucier, nourrie d'humanité, de tendresse introspective, de rythme et d'un sens neuf de l'image le rend ...exceptionnel.

"La mort est une vieille amie. Ils en parlent à leur aise. Elle les suit de près depuis si longtemps qu'ils ont l'impression de sentir sa présence tapie quelque part, en attente, discrète le jour mais parfois envahissante la nuit. Leur conversation du matin est une façon de la tenir à distance. Dès qu'ils prononcent son nom, elle arrive, se mêle à la conversation, insiste, veut toute la place, et eux la rabrouent, s'en amusent, l'insultent parfois, puis la renvoient, et elle, bon chien, s'en retourne ronger son os dans son coin. Elle a tout son temps."

Merci, Jocelyne Saucier

 Apolline Elter

 Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier, roman,  Editions XYZ (Canada), coll. Romanichels, 1er trimestre 2011, 182 pp,

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21 12 11

64 libraires passent à la casserole

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Les éditions de l'Epure  fêtaient, cette année, leurs 20 ans d'existence. L'occasion de s'adjoindre la complicité de libraires amis, français et belges, et de les ...passer à la casserole.

En effet, outre la révélation de leur recette-fétiche, les 64 libraires participants étaient invités à préciser l'ouvrage culinaire qui les a le plus marqués et assaisonner le tout d'un extrait littéraire cher à leurs yeux.

Notre blog ne se sent dès lors plus d'aise, qui traque, consulte et collectionne, les liens entre la table et la littérature (voir notre rubrique "Gourmandises")

 S'il opte pour un extrait de l'ouvrage d'André-François Ruaud, Les nombreuses vies d'Hercule Poirot  (réédité en 2012), le Libraire Toqué (Namur) nous propose un Crumble de chicons aux épices...pas tristes, tandis qu'il rend hommage à Christiane et Dédée van Goidsenhoven et leur fabuleuse "Cuisine à qiatre mains" .

 A Grignan, la librairie Colophone (Chantal Bonnemaison) propose de déguster un passage extrait de Le sang noir de Louis Guilloux, où il est question de quatre-quart trempé dans du vin.., saisissant le prétexte des origines bretonnes de l'auteur pour révéler la recette d'un authentique far breton.

 Plus savoureux les uns que les autres, les noms des libraires défilent - L'Ecume des pages, la 25e Heure, La Machine à Lire, Le Goût des Mots, Dédicaces.....- tandis que les extraits et les recettes mettent le lecteur en appétit conjoint  d'une anthologie qui se décline si joliment autour de la table.

Apolline Elter

Les yeux plus gros que le ventre. Ou comment 64 libraires passent du livre à la casserole, collectif, Editions de l'Epure, septembre 2011, 160 pp, 15 €

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