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Pour croire... ce que l'on voit !

Comprendre l'art des églises.gifDestiné aux amateurs éclairés comme aux néophytes soucieux de décoder, en vacances par exemple, l'architecture chrétienne et ses décors, le manuel très complet de l'historien américain Denis R. Mac Namara intitulé Comprendre l'art des églises, paru dans sa traduction française chez Larousse à Paris, dévoile le développement de l'architecture des églises depuis les premiers chrétiens jusqu'au néo-modernisme du XXIe siècle.

On y trouve, rédigée par un éminent spécialiste (l'auteur enseigne à Yale) mais parfaitement abordable par tout un chacun, une analyse de tous les types d'architectures chrétiennes : églises, basiliques, cathédrales, chapelles, monastères, abbayes ; une approche de leurs composants (portails, façades, absides, transept, piliers, contreforts, voûtes, toitures, lanternes, clochers, fenêtres, vitraux, rosaces, stalles, fonts baptismaux, tabernacles et reliquaires, retables, chaires, ornementation des jubés...) et de leurs matériaux de construction (bois, pierre, brique, béton, métal, verre...) ; une grammaire des styles (roman, gothique, Renaissance, baroque, néo-classique, romantique, palladien, moderniste...) pour mieux décoder un édifice ; la manière de repérer les indices (plan, matériaux, ornements...) et les traces de remaniements afin de situer les bâtiments dans leur contexte historique ; des éclaircissements à propos de ce que les bâtisseurs ont voulu exprimer.

Le tout est agrémenté de plus de 600 splendides illustrations, pour la plupart tirées de sources anciennes, qui constituent à elles seules une véritable bibliothèque visuelle.

Un manuel à placer dans la boîte à gants de sa voiture !

Bernard DELCORD

Comprendre l'art des églises par Denis R. Mac Namara, illustrations de J.C. Lanaway, traduction de Delphine Nègre, Paris, Éditions Larousse, février 2012, 256 pp. en bichromie au format 13,5 x 16,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce petit livre fort instructif les quelques lignes suivantes :

Enceintes et baldaquins

Dans les vastes églises qui furent édifiées après le IVe siècle, même les grands autels pouvaient disparaître dans l'immensité de l'espace inférieur. Les architectes conçurent donc diverses façons d'étirer le regard sur l'autel, utilisant notamment les baldaquins, les dais et autres types de tentures. Le tabernacle de Moïse, mentionné dans la Bible, était décrit comme surmonté de rideaux soutenus par quatre piliers, et les premières églises enfermaient leurs autels dans des constructions similaires, dont il reste encore des vestiges aujourd'hui.

Adaptation romaine

Dans la Rome antique. les baldaquins servaient à abriter les statues des divinités ou des magistrats. L'exemple de la basilique Saint-Ambroise de Milan montre comment le baldaquin en est venu à protéger l'autel.

Baldaquin gothique

Le petit autel de la cathédrale de Regensburg, en Allemagne, ne passe pas inaperçu grâce à son baldaquin à quatre colonnes. Celui-ci représente un édifice à taille réduite.

Colonnes de bronze

Le baldaquin du Bernin du XVIIe siècle, qui surmonte l'autel de la basilique Saint-Pierre de Rome, est fait de bronze moulé. Conçu pour mettre l'autel en valeur dans l'immense espace intérieur, il était l'un des plus imposants ouvrages en métal de son temps.

Ciborium

En France et en Angleterre en particulier, les colonnes étaient parfois retirées pour ne laisser que l'auvent, ou dais, aussi appelé ciborium, au-dessus de l'autel. Ce dais servait à le mettre en valeur tout en facilitant la circulation et la visibilité.

Rideaux d'autel

L'autel pouvait aussi être séparé du reste de l'église par des rideaux spécialement conçus à cet effet. S'inspirant des descriptions bibliques, ils créaient un espace s'apparentant à une chapelle au sein de l'église.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Guides | Commentaires (0) |  Facebook | |

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