21 02 13

Un sésame universel

Passeport pour le monde.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter des guides gastronomiques DELTA puis mise en ligne sur leur site Internet (www.deltaweb.be) :

Sous-titré Manuel de savoir-vivre à l'usage des jeunes, le sympathique Passeport pour le monde de Patricia de Prelle et Eleonora Balsano paru aux Éditions Soliflor à Bruxelles devrait figurer non seulement dans la bibliothèque des grands adolescents (et de leurs parents), mais aussi dans celle de toutes les écoles secondaires ou supérieures et de toutes les universités de la francophonie !

Sans oublier celle des hommes d'affaires et des touristes qui sillonnent la planète, bien entendu...

Car si ce livre traite son sujet avec humour et légèreté (en recourant aux notions de top et de flop, par exemple), il n'en décrit pas moins par le menu les bons usages et la politesse d'ici et d'ailleurs, permettant ainsi au lecteur d'évoluer correctement dans un monde où le savoir-vivre, parce qu'il est de plus en plus galvaudé, constitue une valeur appréciée ouvrant toutes grandes les portes de l'ensemble des sociétés humaines.

Pour ce faire, les auteures se sont inscrites, en l'actualisant, dans le droit fil du De civilitate morum puerilium, un traité sur la civilité des mœurs destiné à la jeunesse qu'Érasme rédigea en 1529.

Composé en cinq parties reposant sur les cinq sens (la vue, le goût, l'odorat, l'ouïe et le tact), ce vade-mecum explique donc quel look adopter en fonction des circonstances, la façon de se présenter, les salutations, les attitudes positives, les manières à table selon que l'on partage un repas entre copains, que l'on est invité à un dîner plus formel ou que l'on mange au restaurant, le contrôle des effluves corporels, des parfums d'ambiance et des odeurs de tabac, la façon d'écouter, de parler (au téléphone ou en public) et d'être entendu, les règles de courtoisie linguistique, la façon de faire montre de tact au sein de la famille, envers la personne que l'on aime, avec ses hôtes, ses amis (y compris sportifs ou artistes), ses voisins, ses colocataires, ses professeurs et ses condisciples, ses collègues ou ses supérieurs, envers les usagers de la route, le médecin (ou le patient), les personnes qui vous servent... et même la famille royale !

À l'heure où l'on dénonce les incivilités dans tous les azimuts, nous ne saurions quant à nous trop recommander l'acquisition, la lecture et l'application des préceptes de cet ouvrage ô combien destiné aux citoyens du monde !

Bernard DELCORD

Passeport pour le monde par Patricia de Prelle et Eleonora Balsano, Bruxelles, Éditions Soliflor, novembre 2012, 167 pp. en quadrichromie au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 15 €

Pour vous, nous avons extrait de cet ouvrage bien utile les quelques conseils suivants :

À table à l'étranger

De par le monde, reste discret lorsque tu reconnais quelqu'un au restaurant. Un signe de la main fera l'affaire. Pas de présentations ni d'effusions.

Invite tes copains étrangers dans des restos en accord avec leurs convictions alimentaires.

En Espagne, dans les bars à tapas, tu « tapes » tout par terre.

Aux Pays-Bas, la tartine se déguste comme un plat cuisiné, avec couteau et fourchette.

En Russie, jeune femme, tu ne paies jamais l'addition, même dans un contexte professionnel. Si tu le fais, cela peut être interprété comme une avance.

Flop : de retour d'un voyage aux États-Unis, demander son doggy bag dans un restaurant étoilé.

Aux États-Unis, même dans un troquet, ne te précipite pas sur la première table libre, mais attends que le préposé aux places te mène à la table qu'il t'a choisie.

Aux États-Unis ou au Moyen-Orient, laisse toujours un pourboire au serveur. Il n'y a qu'au Japon et en Chine que tu feras des économies sur le pourboire, car il ne s'y pratique absolument pas.

Dans les pays musulmans, assure-toi que tes convives ne voient pas d'inconvénient à ce que tu boives de l'alcool.

Au Maghreb, tu dînes sur un pouf et tu peux te servir avec les doigts de la main droite, mais uniquement les trois premiers, dont le pouce pour faire pince.

En Inde, tu peux, en tant que femme, payer l'addition seulement s'il s'agit d'un rendez-vous professionnel.

En Chine, l'invité principal est toujours assis à la droite de l'hôte et, si tel était ton cas, c'est à toi qu'incomberait le choix du menu. Suivant la place qui te sera attribuée, tu comprendras aisément où tu te situes dans la hiérarchie. Si tu as la chance d'être placé face à la porte d'entrée, c'est de très bon augure.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Guides | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

Oh comme ça semble amusant !

Écrit par : badbatdiary | 23/02/2013

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