06 01 14

Griffures

bergen 2.jpgVeronique Bergen nous ouvre son âme, c'est ainsi qu'on vit dans la poésie. Mais elle étudie son âme à travers les "griffures" de son corps. Elle s'abandonne, elle se livre. C'est la grande liberté poétique ! C'est aussi l'érotisme, le désir, la chair. Ce n'est pas que cela, c'est aussi : "Ma gram-mère ? / un écheveau de mots en conserve" ! Et des instants d'éternité sublimes :

"Le sang s'enfuit des corps

depuis que les livres

ont perdu leurs phrases

A peine les ouvre-t-on

que les lettrines noires

tombent en grappes"

Et ceci, dans la deuxième partie du recueil "La Nuit Obstinée" : "Les verbes - hérissés de lave - fomentent - des révoltes algébriques - dans l'encrier des poètes - aux vers borgnes."

Née à Bruxelles, Véronique Bergen a publié des essais philosophiques, des romans... Elle utilise ici la poésie comme matériau pour explorer les états du corps.

Jacques MERCIER

"Griffures", poèmes, Edition maelstrÖm reEvolution, 88 pages, 8 euros.

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