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La sagesse

_sagesse.jpgTang Zhen a vécu (1630-1704) durant la période la plus sombre de l'histoire chinoise, l'effondrement de la dynastie Ming et la venue au pouvoir des Mandchous. Il fut sous-préfet, puis redevint simple particulier et vécut dans la misère. Il consacre 30 ans à seul grand ouvrage  : Le Qianshu, Écrits d'un sage encore inconnu. Toute sa vie est consacrée au perfectionnement moral. Pour Tang Zhen (découvert au 20e siècle) chacun doit suivre son propre itinéraire. Il est proche des philosophes des Lumières.

Cette publication dans la collection Folio, sous le titre "Des moyens de la Sagesse" nous propose quelques phrases indispensables pour trouver, au milieu du brouhaha du monde, une certaine sérénité. Voici quelques extraits... à méditer !

 A soixante ou soixante-dix ans, non seulement richesse et honneurs paraissent comme nuages flottants, mais naissance et mort semblent se suivre comme matin et soir.

Notre esprit suffit à nous éclairer comme le feu d'une lampe éclaire toute une pièce. Il est inutile de chercher en dehors de lui.

Quand un homme perd la maîtrise de lui-même, il devient l'esclave du monde.

Il est plus facile à tout homme de combattre et de vaincre ses ennemis que ses penchants et ses passions, car ses ennemis le tuent tandis que ses passions et ses penchants lui agréent.

Connaître un acte de bonté et ne pas le rendre public revient à le dissimuler.

Jacques MERCIER

 "Des moyens de la sagesse", Tang Zhen, Edition Folio, 2014, 108 pages, 2 euros.

 

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