31 05 15

Le cours de l'histoire...

Histoire 1re Hatier (2015).jpgParu chez Hatier à Paris sous la direction de Marielle Chevallier (qui œuvre au Centre national de documentation pédagogique) et de Xavier Lapray (professeur au Lycée Paul Eluard à Saint-Denis dans le célèbre « 9-3 » aux portes de la capitale française), le manuel scolaire intitulé Histoire 1re L/ES/S – Questions pour comprendre le XXe siècle devrait retenir toute l’attention des enseignants belges des classes de rhétorique, non seulement parce qu’il n’est guère éloigné de leur programme, mais aussi parce qu’ils y trouveront :

– Une mise en valeur de la chronologie pour donner des repères aux élèves.

– Des cartes, des dossiers, des documents concrets et des exposés de cours en très grand nombre.

– La mise en avant des documents majeurs en vue de leur exploitation pédagogique.

– Plus d’une centaine d’exercices et de méthodes pour se préparer aux examens (des mises en activité tout au long des chapitres et des conseils méthodologiques spécifiques à chaque série de documents).

 

– Une matière répartie en dix chapitres :

• Croissance et mondialisation depuis 1850

• La Première Guerre mondiale sous l’angle de l’expérience combattante dans une guerre totale

• Genèse et affirmation des régimes totalitaires (soviétique, fasciste et nazi)

• La Seconde Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement

• Les espoirs d’un ordre mondial au lendemain des conflits

• La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissances

• De nouvelles conflictualités depuis 1991

• La République, trois républiques

• La République et les évolutions de la société française

• La République et la question coloniale

 

De plus, et nous insistons sur ce point, le manuel se complétera prochainement de deux outils particulièrement dynamiques et intéressants :

 

♦ Un Manuel numérique interactif standard pour l’élève intégrant :

 – un outil d'annotation ;

– un marque-page ;

– un mode d’affichage en plein écran des doubles pages et un « zoom » pour agrandir une zone de la page.

 

♦ Un Manuel numérique interactif pour le professeur enrichi :

– D'outils pour vidéo-projeter et personnaliser.

– D’un affichage plein écran de chaque document et de la possibilité de zoomer sur celui-ci.

– D’une navigation facilitée (sommaire interactif, recherche par mots-clés, marque-pages).

– D’une personnalisation possible grâce aux annotations et au comparateur de documents.

– D’un outil de création de cours à partir de documents personnels de l’enseignant et de ceux du manuel.

 

– De vidéos avec des archives pour introduire ou construire des séquences de cours :

• Les combattants de la Grande Guerre.

• L’encadrement des jeunes lors d’un rassemblement à Nuremberg (1934).

• L’ONU à Londres (1946).

• La crise de Cuba (1962)

• Le siège de Sarajevo, 13 juin 1992.

• L’ouverture du procès de Nuremberg (1945).

• La présentation de la Constitution de la Ve République par le général de Gaulle (1958).

• Les usines Renault de Flins en 1952.

• L’immigration polonaise en France.

• Le discours de Simone Weil sur le projet de loi relatif à l’avortement.

• « Si la France perdait l’Algérie » (JT du 11 septembre 1957).

 

– De séquences animées d'histoire des arts pour l’étude interactive des œuvres du manuel afin d’intégrer l’histoire des arts de manière dynamique :

• Le monde du travail dans l’objectif du photographe.

• Les artistes représentent la société de consommation.

• Un artiste en guerre : Paul Nash.

• Photographier la guerre du Vietnam.

• Dalou sculpte Le Triomphe de la République.

• La sculpture au service de l’imaginaire colonial.

 

– De cartes et de documents interactifs (en cliquant sur des éléments de légende, les documents se construisent pas à pas pour expliquer des éléments-clés du cours).

 

– De quiz et résumés sonores :

• Des quiz sur les repères historiques et les notions à retenir.

• Des résumés sonores sur les éléments importants du cours.

 

– De compléments pédagogiques : livre du professeur...

 

Tout ce qu’il faut pour dynamiser un cours considéré à tort comme poussiéreux par bien des élèves et leurs parents !

 

Bernard DELCORD

 

Histoire 1re L/ES/S – Questions pour comprendre le XXe siècle, ouvrage collectif sous la direction de Marielle Chevallier et de Xavier Lapray, Paris, Éditions Hatier, collection « Histoire Lycée » avril 2015, 366 pp. en quadrichromie au format 19,7 x 28,5 cm sous couverture Integra en couleurs, 29 € (prix France).

Manuel numérique interactif standard pour l’élève disponible en ligne avec téléchargement et version tablette incluse au prix de 5 € (prix France).

Date de parution : 30/06/2015.

Manuel numérique interactif pour le professeur : sous condition d'achat d’au moins 25 manuels papier, pour 1 licence en ligne avec téléchargement et version tablette incluse (1 an : 29 € ; illimité : 69 € – prix France).

Date de parution : 15/07/2015.

30 05 15

Science non infuse…

Brèves de copies de Bac (tome 2).jpgL’hilarant petit ouvrage intitulé Brèves de copies de Bac publié chez Chiflet & Cie à Paris en mai 2013 ayant remporté un vif succès, la maison d’édition a remis le couvert cette année avec un deuxième tome proposant une large sélection de bourdes, boulettes, bévues et autres cancreries ayant suscité la joie des correcteurs d’examens et prouvant que les jeunes ont chaque année davantage d’appétit que d’instruction.

Qu’on en juge :

On appelle bisexuels ceux qui se reproduisent deux fois par an.

Le lièvre et la torture.

Les bateliers de la vodka.

L’abri ne fait pas le moine.

Les tremblements de terre comme celui de Haïti ravagent et ruinent l’Afrique et font qu’elle a dû mal à émerger.

Le plus grand peintre allemand est Jérôme Boche.

En justice, le pourvoi en castration permet d’aller à la cour.

La Chine a trois religions : le taoïsme, le kungfusianisme et le bouddhisme.

On voit bien le racisme dans le nom que l’on a donné aux pays africains comme le Monte-negro.

On l’a appelée bombe H car elle a été inventée par l’ingénieur Hiroshima.

Au début, on aurait donné à Hitler le bon dieu sans profession.

Le cheval transpirait et faisait de la vapeur quand il tirait les wagons, d’où le cheval-vapeur.

Jacques Chirac a dit que le gouvernement précédent a été laxatif dans la conduite de l’État.

Et enfin, dans ma conclusion, je serai circoncis.

Bigre !

Bernard DELCORD

Brèves de copies de Bac (tome 2)sous la direction de Sophie Le Flour, Paris, Éditions Chiflet et Cie, mai 2015, 126 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 17,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 € (prix France)

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30 05 15

Halte aux faux prophètes de la diététique !

Les nouvelles religions alimentaires.jpgNutritionniste réputé sur le plan international, le docteur Jean-Michel Cohen a déjà publié de nombreux best-sellers chez Flammarion à Paris, dont Savoir maigrir, Le Bonheur de maigrir, Maigrir, le grand mensonge et, avec le docteur Patrick Sérog, Savoir manger.

Chez le même éditeur, dans Les nouvelles religions alimentaires, il se penche cette fois sur les peurs relayées par les médias, sur les craintes quant à la qualité des plats et sur les messages de prévention inapplicables qui nous viennent de partout et qui font que plus personne ne s'y retrouve.

L’un des résultats de cet imbroglio a été l’émergence de nouvelles « religions alimentaires » dont les zélateurs (végétariens, végétaliens, partisans du sans gluten et du bio, ennemis des aliments cuits, du lait ou des produits de synthèse…) assènent leurs certitudes avec autant de passion que, souvent, d’ignorance, si bien que leurs pratiques, loin de nos traditions, en sont venues à susciter débats, polémiques et interrogations.

Car les modifications alimentaires qu’ils préconisent sont-elles bonnes pour la santé, efficaces même ?

Pour aider le lecteur à y voir clair, à balayer les mensonges et les idées reçues, l’auteur décrit dans son ouvrage les raisons de l'apparition de ces modes de vie, dévoile leurs répercussions sur nos organismes, indique leurs conséquences sur nos manières d'être, tout en livrant des recommandations pratiques à la fois scientifiquement étayées et de bon sens.

« Bien manger, vivre plus vieux, aimer plus fort est possible », assure-t-il.

Et il le prouve !

Bernard DELCORD

Les nouvelles religions alimentaires par Jean-Michel Cohen, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 301 pp. en noir et blanc au format 15,4 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes, à propos des aliments « magiques » :

Les fruits et légumes, la panacée actuelle

La mode du moment a jeté son dévolu sur les fruits et légumes. Il faut en manger cinq par jour, on l'a vu, parce qu'ils soignent tout, évitent de grossir, diffusent des minéraux, offrent des oligo-éléments, ne dispensent aucune graisse, sont peu caloriques, apportent des fibres et sont rassasiants, donc empêchent de ressentir la faim (ou la fin, diraient les psychanalystes...), etc., etc.)

Mieux : ils contiennent des anti-oxy-dants. Ah, quel mot magique, quel terme formidable ! Quelle association efficace et limpide que ce préfixe « anti » accolé à « oxy­ dant », formule digne de l'alchimie donc du miracle puisqu'on l'associe à l'oxydation d'un métal, phénomène dont tout le monde comprend le sens. Les fruits et légumes ? En un mot, l'aliment parfait.

Cependant, même si nous les connaissons de mieux en mieux, nous sommes encore loin de tout savoir d'eux. Si nous comprenons que consommer du chou, grâce aux indols, aiderait à prévenir des cancers aussi variés que ceux du poumon, de la vessie ou de l'œsophage ; que la consommation de produits contenant les précurseurs de la vitamine A pourrait agir sur le cancer de l'utérus ; que déguster des tomates prémunirait du cancer de la prostate... quid des interactions entre les uns et les autres ? Un homme mange une quinzaine d'aliments quotidiennement, contenant chacun a minima une centaine de constituants, lesquels vont parfois s'associer, parfois se combattre, devoir composer aussi avec son niveau de stress, son goût ou pas pour l'alcool, le tabac, l'influence de l'environnement... Eh bien, comment ce cocktail va-t-il se comporter ? Nous l'ignorons. Ce qui prouve bien que la notion même d'« aliment magique » est erronée !

Dès lors, pourquoi avons-nous adopté aussi aisément cette nouvelle religion alimentaire ? Parce que les produits évoqués sont à la base sains, évidemment, mais aussi parce qu'ils correspondent idéalement à l'air du temps. Écolos, comme ils viennent de la terre, donc de la nature, on ne les pense pas ou peu souillés par la main de l'homme (malgré les pesticides, mais c'est un autre débat) ; comme ils sont pauvres en calories, ils sont vertueux ; et comme ils ont des saveurs agréables (mais modestes), ils n'effraient ni ne divisent. Quand on ajoute à ces « qualités » la bénédiction des pouvoirs publics et la grande satisfaction des producteurs de cette branche, le succès n'est pas surprenant.

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30 05 15

Une pharmacie portative…

Plantes des Alpes.jpgJosette Ganioz est domiciliée dans le Val d'Anniviers, au cœur des Alpes suisses. Elle est l'auteure de Plantes et savoir ancestral (Éditions À la carte, 2002) et elle a fait paraître récemment chez Slatkine à Genève un sympathique guide de santé intitulé Plantes des Alpes – Les secrets du bien-être.

Voici ce qu’elle nous en dit :

« Des ouvrages décrivant les plantes et leurs bienfaits ils en existent beaucoup. Ce que je vous propose dans ces pages, ce sont des recettes d'hier et d'aujourd'hui, pour votre santé, simples à préparer et complètement naturelles. Des recettes à base de plantes de chez nous, poussant dans les jardins et dans la nature, héritées entre autres de ma grand-mère née en 1876 et de ma mère née en 1909 qui ont, année après année, créé leur propre armoire à pharmacie avec les plantes de montagne, de l'alcool de pépin et des huiles végétales et animales.

Ces méthodes naturelles ne sont pas à la mode ou dans l'air du temps, mais bienvenues de nos jours, alors que la santé devient de plus en plus coûteuse. Or, il est possible de préparer chez soi des produits très bon marché aux nombreuses vertus... La nature est à votre porte et si riche ! Vos promenades se feront cueillettes et la flore vous dévoilera des merveilles. Le bon air et la marche seront vos meilleurs alliés vers un bien-être à la portée de tous les humains, qu'ils soient des villes, des campagnes ou des montagnes. »

Son livre présente 83 plantes médicinales, 11 huiles de support, 14 huiles artisanales à l’ancienne (sans complément d’huile essentielle ou d’eau florale), 5 huiles de soin avec compléments d’huiles essentielles, 34 alcoolats, 15 tisanes ainsi qu’un nombre impressionnant d’infusions, de décoctions, de préparations, de pommades, d’huiles végétales, de cataplasmes, d’onguents, de crèmes, de sirops, de lotions, de masques pour la peau, d’eaux florales, de bains, de savons, de shampoings, de parfums et autres pots-pourris…

Pour se sentir bien – ou mieux – quoi qu’il arrive !

Bernard DELCORD

Plantes des Alpes – Les secrets du bien-être par Josette Ganioz-Zufferey, Genève, Éditions Slatkine, juin 2014, 247 pp. en noir et blanc au format 15 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 €

Voici la description des usages très multiples d’un légume fort courant :

Les vertus du chou

En pansement : appliquer une ou plusieurs épaisseurs de feuilles de chou de façon à déborder la zone du mal. Recouvrir ensuite avec un tissu épais, pour pouvoir faire un bandage sans compression. Laisser le pansement toute la nuit.

En cataplasme : macérer les feuilles dans de l'huile d'olive et appliquer en cataplasme. Trois feuilles superposées suffisent. Lorsque la sensation de chaleur est trop forte, changer le   cataplasme.

Les cataplasmes de chou sont indiqués pour : abcès, furoncles, maux de jambes, blessures, brûlures, coqueluche, rhumatismes musculaires, douleurs à l'estomac, aux intestins, aux reins, à la vessie, ulcères variqueux, lumbago, plaies, migraines, goutte.

Asthme et bronchite : appliquer le cataplasme à la base des poumons ou sur les omoplates.

Congestions cérébrales, insolations : sur la nuque.

Diarrhée : sur l'abdomen.

Névralgie : appliquer froid.

Insomnie : sur la nuque.

Hémorroïdes : en pansement.

Tension artérielle : sur les mollets, les reins, la nuque.

Sinusite : sur le front.

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30 05 15

Menabilly for ever

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Elle nous toise, cigarette aux lèvres, d'un regard perçant. Méfiant. Provocant.

Telle vous convie Daphné du Maurier (1907-1989), célèbre écrivain anglaise  (Rebecca, Ma cousine Rachel, ...)  à découvrir le chemin de sa vie et de son...âme, par la grâce de l’introspection intensive qu’en opère Tatiana de Rosnay.

C'est en effet un colossal travail d'investigation qu'a mené la romancière franco-anglaise, sur les traces de celle qui est  son idole, depuis sa prime adolescence.

 Le rendu en est éblouissant.

Focalisé sur le thème de la dualité, celui de ses racines anglo-françaises, de sa sexualité, ambigüe, l'essai fait large part aux lieux de résidence de l'écrivain, à cette" mémoire des murs" si chère à Tatiana de Rosnay.

Prise de fascination pour le manoir sans doute hanté de Menabilly (Cornouailles) qu'elle découvre en 1928- modèle, conjoint avec Milton Hall,  du Manderley de Rebecca -  Daphné du Maurier a l'occasion de le louer, quelque 15 ans plus tard - elle est alors mariée au prestigieux, "Tommy", as Frederick Brownin et maman de trois enfants -  moyennant de gigantesques travaux de rénovation assumés à son entière charge. Elle y vivra plus de vingt ans. La mort dans l'âme, elle doit le restituer aux propriétaires - la succession Rasleigh-  en 1969. Resté propriété de la famille, il se soustrait farouchement, aujourd'hui encore, aux visites et à  la fascination exercée sur les millions de lecteurs de Rebecca.

 Menabilly revit, le lierre est taillé, le soleil rentre enfin dans la maison, les longues pièces retrouvent leur noblesse d’antan, et Daphné vibre d’un amour déraisonnable. Est-ce mal, d’aimer la pierre comme si c’était une personne ? Une maison qui n’est même pas la sienne, dont elle ne sera jamais la vraie propriétaire. 

 Saisissant l'urgence vitale, le "garde-fou" que représente l'écriture pour Daphné du Maurier, Tatiana de Rosnay intègre l'analyse de ses oeuvres – best-sellers et autres - de sa correspondance, au coeur de sa vie, de sa célébrité planétaire, de la chronologie des événements, rencontres, d'une époque et d'une psychologie complexes.

La lecture en est singulièrement vivante, alerte et envoûtante.

Je vous la recommande.

Apolline Elter 
 
Manderley for ever, Tatiana de Rosnay, biographie, Ed. Albin Michel, mars 2015, 464 pp

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28 05 15

Ingagnable par les Yankees…

La guerre du Viêt Nam (collection Tempus).jpgDirecteur de recherche au National Security Archive de l'université George Washington, John Prados est unanimement reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire diplomatique et militaire américaine. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, dont trois figurent sur les listes du prix Pulitzer et deux ont été traduits en français, Les Guerres secrètes de la CIA (aux Éditions du Toucan) et La Guerre du Viêt Nam, une somme parue aux Éditions Perrin à Paris en 2011 et qui vient de ressortir au format de poche dans leur excellente collection « Tempus ».

Voici ce que nous avions écrit dans ces colonnes à propos de l’édition princeps :

« Dans cette œuvre monumentale, l'auteur fournit le récit complet et une analyse globale de la guerre du Viêt Nam depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la chute de Saigon en 1975.

On se rappellera que ce conflit demeure, à ce jour, le seul que perdirent les Yankees depuis l'indépendance de leur pays, et que cette raclée leur fut infligée à l'instigation d'un civil, le “général” Vo Nguyên Giap (né en 1911 [1]), un historien autodidacte n'ayant suivi les cours d'aucune académie militaire, mais fervent lecteur de Jules César, de Napoléon et de Clausewitz,qui avait déjà vaincu l'armée française à Dien Bien Phu en 1954.

S'appuyant sur des documents récemment déclassifiés et un large éventail de sources vietnamiennes et internationales, John Prados peint une fresque magistrale où idéologies et armées s'entrechoquent. Il explique comment et pourquoi les différentes présidences américaines, de Truman à Nixon, en passant par Kennedy et Johnson, ont à la fois mal interprété les réalités nord-vietnamiennes, mal compris leurs alliés sud-vietnamiens, méprisé le mouvement anti-guerre et négligé l'impact croissant des médias sur l'opinion.

Engagés dans un conflit qu'ils ne pouvaient gagner, les républicains comme les démocrates n'ont pas su puis pu sortir du scénario tragique dans lequel sombrait l'Amérique. Tour à tour récit enlevé, essai novateur et témoignage personnel émouvant, cet essai brillantissime dresse le bilan définitif d'une guerre novatrice qui bouleversa les États-Unis et modifia l'équilibre planétaire.

Le tout pour pas grand-chose… »

Racontée par le menu, l’histoire d’une tragédie moderne !

Bernard DELCORD

La guerre du Viêt Nam 1945-1975 par John Prados, traduction de Johan-Frédérik Hel Guedj, Paris, Éditions Perrin, collection « Tempus » n°594, avril 2015, 1079 pp. en noir et blanc au format 13 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 16 € (prix France)


[1] Il est mort le 4 octobre 2013 à Hanoï, à l'âge de 102 ans.

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27 05 15

Un excellent thriller pour l'été !

 

_collins.jpgJeune auteur de romans fantastiques, qui s'illustra dans plusieurs domaines, dont l'audiovisuel, Christophe Corthouts publie depuis dix ans sous ce pseudonyme Christophe Collins. Il travaille entre autres avec Henri Vernes sur les aventures romanesques de Bob Morane. Il a publié deux enquêtes du Commissaire Sam Chappelle (oui, avec deux p !) et "35MM" est son premier grand thriller. Une réussite ! Tous les ingrédients y sont, avec en plus cette touche personnelle qu'on nomme "le style" !

Dans la préface, Frédéric Livyns écrit : "Vous allez lire, dévorer serait plus approprié, un thriller différent des autres. Par son style particulier, mélange de classique et de décalé, Christophe Collins vous emmène hors des sentiers battus au sein d'un récit faussement conventionnel".

Ici, moins qu'ailleurs, il est hors de question de vous révéler l'intrigue, je préfère vous donner les premières phrases du roman, l'accroche, comme on dit au Québec !

"La maison est calme. Une légère brise d'été caresse les rideaux. Les tentures, bleu foncé, sont tirées. Elles sont toujours tirées d'ailleurs. La famille n'aime pas la lumière. Le soleil. La chaleur. Sur l'appui de fenêtre, le système d'air conditionné fonctionne à plein rendement. La machinerie, vétuste, jamais entretenue, émet des bruits bizarres. Des gouttes d'eau glissent vers la moquette incrustées de saletés. Des traînées brunâtres strient le papier peint... "

Bonne lecture et bon étonnement !

Jacques MERCIER

"35 MM", thriller de Christophe Corthouts, Lune Ecarlate éditions, 304 pages, 19,99 euros. Existe en ebook.

Écrit par Jacques Mercier dans Belge, Jacques Mercier, Thriller, Polar | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 05 15

Album

 Album des photos d'une vie, d'une prime enfance marquée par la guerre et les années d'exubérance qui saluent la fin du conflit, une fois la situation économique restaurée, le récit de la narratrice se fait chronique intime, intimiste. La plongée opérée par la vision des clichés s'accompagne de l'évocation des souvenirs - sortes de madeleines jaillies, libres,  de l'inconscient et de réflexions liées au temps présent .

Un texte qui s'offre comme un plateau dans lequel l'(audio-) lecteur se plait à grapiller, agréablement bercé par la belle voix et la diction impeccable de Marina Moncade

Les années, Annie Ermaux, chroniques, Ed. Gallimard, 2008- Ecouter Lire, 2015, texte intégral lu par Marina Moncade, +/- 7 heures d'écoute.

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Audio Livres | Commentaires (0) |  Facebook | |

25 05 15

Le sens de « l’humort »…

Ça n'langage que moi.jpgAncien élève de Raoul Vaneigem à l'École normale de Nivelles, Jean-Pierre Verheggen a marché dans les pas de son maître en publiant moult ouvrages aux titres décapants, reflets de sa belgitude rigolarde affirmée, parmi lesquels Le degré Zorro de l'écriture (1978), Divan le Terrible (1979), Ninietzsche peu d’chien (1983), Artaud Rimbur (1990), Debord, les mous (1996), Opéré-bouffe (1996), Ridiculum vitae (2001), Sodome et Grammaire (2009) ou encore Un jour, je serai Prix Nobelge (2013) ont marqué les esprits et fait rire – souvent jaune – dans les doctes cénacles où trônent pompeusement tant de vaniteux sorbonnards, sorbonagres et autres sorbonnicoles...

En 2009, un choix de ses textes, réunis, portés à la scène et interprétés par son ami Jacques Bonnaffé a valu à ce dernier un Molière pour L'Oral et Hardi, sans que grand monde se soit aperçu qu’y étaient compilés les discours du maire de Champignac, l’élucubrant politicien local des aventures de Spirou et Fantasio quand elles étaient dessinées par Franquin...

Traitant du grand âge et de ses déboires, Jean-Pierre Verheggen nous revient ces jours-ci chez Gallimard avec un Ça n’langage que moi  où l'humour mène à « l'humort » et où la langue devient « langoisse », tant elle se focalise sur la menace du grand saut.

Car de quoi ci-gît-il ? On en fait de moins en moins, on moinsit… On trouille à mort, on angoisse à crever ! On s’écrie : “Lâge-moi les baskets !” On se dit qu’un monument “funérire” nous conviendrait.

En attendant, on prie pour les saints, en commençant par saint Doux, une crème d’homme… On se souvient que panem et circenses, à peine né, on est circoncis… On se régale d’une plie qui ne rompt pas, d’un gardon de café ou d’un homard m’a tuer. On s’écrie : “Faites l’amour, pas la gueule !” On demande : “Comment ça va, Jehova ? Comme j’te pousse ? ”

Et on perd souvent la tête, même si – comme dit Scutenaire – “personne ne nous la rapporte“.

Avant d’étouffer, totalement ”occis-gêné”…

Bernard DELCORD

Ça n'langage que moi par Jean-Pierre Verheggen, Paris, Éditions Gallimard, mai 2015, 119 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en bichromie, 13,90 € (prix France)

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25 05 15

Plaisirs de table à Bruxelles

Guide + Passeport BXL 2015-2016.jpg

La 38édition (celle de 2015-2016) du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles qui vient de paraître recense par ordre alphabétique et pour un prix inchangé les 960 restaurants, hôtels et salles de séminaire de la capitale de l’Europe et de ses environs proches tout en permettant, par un système très pratique de huit index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par commune d’implantation, par gammes de prix, par types de cuisine, proposant un chef à domicile, en fonction de leur ouverture (non-stop, tard le soir ou le dimanche), disposant de salons particuliers, proposant un service banquets ou des tables de plein air.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison – parmi lesquels figure votre serviteur.

Comme le veut la tradition, le guide mentionne les lauréats annuels de la profession [1], mais il met aussi l'accent sur le travail de chefs qui ont œuvré avec talent depuis plus de 25 ans [2].

Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » valable jusqu’au 30 juin 2016 faisant bénéficier son utilisateur d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction TVAC) dans 44 établissements gourmands, scrupuleusement sélectionnés, classés par quartier et par catégorie (table gastronomique, bon rapport qualité-prix, coup de cœur et beau cadre), ce qui représente pour son détenteur une économie potentielle de… 2 200 euros !

Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide…

Sympa, non ?

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2015-2016, Bruxelles, Les Guides Delta, mai 2015, 344 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 27,75 €


[1] Delta d’Or : Bowery à Schaerbeek ; Delta d’Argent : Stirwen à Etterbeek ; Delta de Bronze : Le Wine Bar à Bruxelles. Lauréats par type de cuisine : Al Matbakh - La Cuisine (cuisine maghrébine) ; Au Cor de Chasse (cuisine portugaise) ; Gou (cuisine bistronomique) ; Jack O'Shea (viandes rouges d’exception) ;Kombijmâ (cuisine belge) ; Le Fourneau Ibérique (cuisine espagnole) ; The Lodge (cuisine de brasserie) ; Le Relais Saint-Job (cuisine de brasserie) ; Mont Liban (cuisine libanaise) ; Osteria Il Gusto Italiano (cuisine italienne) ; Rugbyman N° Two (cuisine de la mer) ; Tian Yuan House (cuisine chinoise) ; Villa Singha (cuisine thaï).

À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats au titre du Guide Delta 2015 des hôtels et des restaurants de Belgique et du Grand-duché de Luxembourg, à savoir : Deltas d’Or : Le D’Arville à Wierde, Pastorale à Reet et Ma Langue Sourit à Moutford ; Deltas d’Argent : L’Olivier des Sens à Tilff, t’Korennaer à Nieuwkerken et le Restaurant Lion d’Or à Strassen ; Deltas de Bronze : L’Étang bleu à Mont-Sainte-Geneviève et Bistronome à Strassen.

[2] Jean-Louis Simonet (L’Assiette au Beurre à Frameries) ; Fabrice Collie (La Ferme du Château à Estaimbourg) ; Jean Ureel (La Ferme du Faubourg à Rebecq) ; Didier Delforge (Le Pré Vert à Ham-sur-Heure) ; Aoki Yu (Yamayu Santatsu à Bruxelles) ; Luo Jun (Le Jardin de Pékin à Bruxelles) ; Santino Trovato (Paradiso à Bruxelles) ; Alain Fayt (Restobières à Bruxelles).

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