30 11 16

« Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé, il le continue. » (Auguste Rodin)

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Raphaël Masson a été conservateur au musée Rodin, chargé des archives et de la bibliothèque, tandis que Véronique Mattiussi est responsable du fonds historique de la même institution parisienne [1].

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Le Penseur (1880-81)

Il se sont associés pour rédiger un splendide album sobrement intitulé Rodin, publié chez Flammarion à Paris, rassemblant une iconographie forte de nombreux dessins, aquarelles, documents d'archives et nouvelles prises de vue des sculptures, spécialement effectuées pour ce livre qui invite à la redécouverte de l’œuvre d’Auguste Rodin (1840-1917) [2] dont les statues les plus célèbres (Les Bourgeois de Calais, Le Baiser, La Porte de l'Enfer, Le Penseur...), longtemps contestées, appartiennent au patrimoine collectif de l’art occidental.

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Camille Claudel, La Valse, 1905

Bernard DELCORD

Rodin par Raphaël Masson et Véronique Mattiussi, préface de Jacques Vilain, Paris, Éditions Flammarion & Musée Rodin, septembre 2016, 248 pp. en quadrichromie au format 20,3 x 26,1 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 25 € (prix France)

 

[1] 79, rue de Varenne, F-75007 Paris

[2] Qui fut aussi le mentor de la géniale Camille Claudel (1864-1943).

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30 11 16

« Être surréaliste, c'est bannir de l'esprit le déjà vu et rechercher le pas encore vu. » (René Magritte)

Les plus belles œuvres de René Magritte .jpgC'est jusqu'au 23 janvier 2017 que se tient, au Centre Pompidou à Paris, une exposition intitulée René Magritte - La trahison des images qui propose une approche inédite de la production de l’artiste belge.

Rassemblant les œuvres emblématiques, comme d'autres peu connues, provenant des plus importantes collections publiques et privées, cet événement offre une lecture renouvelée de l’une des figures magistrales de l’art moderne à travers une centaine de tableaux, de dessins et de documents d’archives.

De leur côté, les Éditions Larousse à Paris ont publié, sous la plume d'Éloi Rousseau, un bel album intitulé Les plus belles œuvres de René Magritte qui offre l'occasion de découvrir son parcours original ainsi que son étonnante personnalité.

Écoutons l'auteur :

« Proche des surréalistes français mais toujours à distance du groupe qu'ils formaient, René Magritte (1898-1967) a poussé à l'extrême leur réflexion sur le rêve, l'étrangeté du réel et la mémoire, devenant un des artistes majeurs du XXe siècle. Ses tableaux stupéfiants explorent les rapports entre le mot et l'image, le nom et la chose, créant un univers trouble et déconcertant. Sa technique, précise et froide, sert des compositions qui, en défiant les lois de la proportion, de la logique et de la science, dévoilent ce qui, au-delà de la vision, demeure caché.

L'homme au chapeau melon qui exerça son ironie à l'encontre de toutes formes d'image, à commencer par celle qu'il renvoyait, n'a eu de cesse de jouer avec nos perceptions et notre conception du monde. Facétieux et provocateur, le maître du surréalisme belge est aujourd'hui un des peintres les plus surprenants, l'incarnation de la puissance de la pensée en peinture. »

Bernard DELCORD

Les plus belles œuvres de René Magritte par Éloi Rousseau, Paris, Éditions Larousse, septembre 2016, 128 pp. en quadrichromie au format 20 x 24,2 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 12,90 € (prix France)

Informations pratiques :

Jusqu'au 23 janvier 2017

Centre Pompidou

Galerie 2

Place Georges Pompidou

F-75004 Paris

Tarifs :

Plein tarif : 14 euros

Moins de 26 ans : 11 euros

Horaires d'ouverture :

De 11h à 21h tous les jours sauf le mardi (fermeture des caisses à 20h, sortie des espaces d’exposition à partir de 20h45)

Nocturnes les lundis et les jeudis jusqu’à 23h (fermeture des caisses à 22h, sortie des espaces d’exposition à partir de 22h45)

29 11 16

Les complots de Sollers

_sollers complots.jpgDans un avertissement, Philippe Sollers nous parle de la « science du silence ». Les textes de « Complots », parfois des interviews récentes, nous expliquent si bien pourquoi il faut parler, écrire, lire.

On retrouve les personnes qui occupent souvent les écrits de Sollers. Voici quelques phrases picorées au merveilleux hasard de ma lecture.

Dans le chapitre « La vengeance de Machiavel » : J'aime cette réflexion : « Peu d'écrivains, au cours des siècles, ont réussi à transformer leur nom en adjectif indiquant l'enfer, l'effroi, la monstruosité ou l'angoisse. Dante, Machiavel, Sade, Kafka ont droit à cette distinction. »

Dans le chapitre « Bienheureux Casanova » : cette citation du chevalier : « Heureux les amants dont l'esprit peut remplacer les sens lorsqu'ils ont besoin de repos. »

Dans le chapitre « Fitzgerald le magnifique » : Les femmes et les hommes ne vivent pas dans le même temps. Elles se décomposent à l'extérieur, eux à l'intérieur.

Dans « Infiltrer le système », interview parue dans Les Inrockuptibles, en 2013 : « J'aime la poésie. La poésie est l'acte le plus innocent qui soit. Pas la poésie des poèmes, la poésie de la vie, la poésie existentielle, le goût. » Mais aussi : « C'est la littérature qui m'intéresse. Ma conviction profonde, c'est que la littérature pense plus que les philosophes. La poésie aussi. Je m'intéresse aux écrivains pour les aider à devenir ce qu'ils pensent. »

Plus loin, l'auteur nous explique : « Qu'est-ce qu'être un écrivain français ?C'est la langue. Une langue qui est une merveille. Vous n'avez dans aucune autre civilisation des écrivains aussi importants que contradictoires dans leurs opinions ou leur façon de s'exprimer. C'est cela qui est propre à la littérature française.

Philippe Sollers, c'est toujours et toujours un grand bonheur enrichissant de lecture !

Jacques MERCIER

« Complots », Philippe Sollers, Gallimard, 240 pp, 19 euros.

 

 

Écrit par Jacques Mercier dans Jacques Mercier, Philippe Sollers | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 11 16

Ces festins qui façonnent l'Histoire

arton2320.jpg Il arrive souvent que l'Histoire se mette à table, savourant de mets et repas choisis, une proximité utile entre les commensaux.

Diplomate et actuel ambassadeur de France auprès de l'Unesco, Laurent Stéfanini a réuni une somptueuse fourchette d'écrivains, historiens et de chefs renommés pour nous conter l'Histoire de France, de 1520 à  2015, par le prisme, gastronomie française oblige, de repas d'exception.

Des festins du camp du drap d'or qui consacrent, du 7 au 24 juin 1520, une rencontre au sommet entre François Ier et le roi anglais Henri VIII aux repas de  la 21e conférence sur les changements climatiques, le 30 novembre 2015, à Paris, le collectif des rédacteurs situe, avec grande précision,  contextes et enjeux des rencontres au gré de pages élégamment illustrées. Et d'assoir le lecteur aux côtés de Louis XIV, SM la Reine d'Angleterre,  Jackie Kennedy, Le Shah d'Iran, Nikita Khrouchtchev..., à Versailles, au palais de l'Elysée , ...d'assouvir sa curiosité gourmande de menus, plans de table, documents secrets, inédits ... et  d'une vingtaine de recettes spécialement accommodées par de grands chefs .

Un bel ouvrage qui trouvera place de choix au pied du sapin, comblera pupilles,  esprits, papilles et palais.

A Elter

A la table des diplomates- L'Histoire de France racontée à travers ses grands repas, collectif rédigé sous la direction de Laurent Stefanini, Ed. L'Iconoclaste, octobre 2016, beau livre illustré, 336 pp, 39 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Beaux Livres | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 11 16

« L’automobile est un équivalent assez exact des cathédrales gothiques. » (Roland Barthes)

1000 anecdotes de l'automobile.jpgPierre-Olivier Marie, journaliste spécialisé dans l’automobile, est rédacteur en chef adjoint du site Caradisiac.com. Il a également participé à la création de Car Life et Question Auto, passé plusieurs années à Auto Plus, et signé des articles dans de nombreux magazines, de L’Optimum à Marianne.

Il est l’auteur chez Hugo Image à Paris de 1000 anecdotes de l'automobile, dans lequel il a collecté de nombreuses petites histoires – 1000 précisément – qui tournent autour de cet objet de passion et de fascination qu'est l'auto, et il les a croisées avec ce que l'on appelle communément la grande histoire.

Saviez-vous, notamment...

– qu'avant de se rêver Président de la République, François Fillon s'imaginait pilote de course,

– que le premier vainqueur du Grand Prix de Monaco en 1929, devenu agent secret, s'illustra dans la Résistance avant d'être exécuté dans un camp de concentration en 1945,

– que Bernie Ecclestone, big boss de la Formule 1, aurait participé à l'un des plus fameux hold-up de l'histoire,

– que la Bentley de Keith Richards disposait d'un compartiment secret pour cacher de la drogue,

– que le grand pilote argentin Fangio fut retenu en otage par des rebelles castristes,

– que Rudolf Diesel disparut dans des conditions bien mystérieuses, noyé dans la Manche en 1913,

– que les 24 heures du Mans 1967 furent l'occasion d'un incroyable coup de bluff,

–  que, souvent, ce sont les voitures personnelles d'Hergé qui ont inspiré celles que l'on retrouve dans les aventures de Tintin,

– que le Colonel Kadhafi avait créé une voiture de sport,

– que François Mitterrand avait « forcé » Jacques Séguéla à vendre sa Rolls-Royce,

– que la passion d'Eric Clapton pour les Ferrari est consécutive d'une visite que lui a rendue George Harrison en 1969,

– que Georges Wolinski a réalisé une bande dessiné publicitaire pour la Renault 4 ?

De A comme « Accélérez » à Z comme « 007 », en passant par Blindage, Dieu, Hollande (François), Lagerfeld, Nürburgring, Platanes ou Trintignant, cet ouvrage fourmille de petites histoires qui éclairent la grande.

Au fil des pages, on comprendra mieux pourquoi et comment ingénieurs, entrepreneurs, artistes, écrivains, collectionneurs, gangsters et pilotes trompe-la-mort ont pu se passionner pour cette invention qui s'est imposée comme une compagne essentielle de notre quotidien.

Bernard DELCORD

1000 anecdotes de l'automobile par Pierre-Olivier Marie, starter de Luc Ferry, Paris, Hugo Image, mai 2016, 208 pp. en quadrichromie au format 17 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 16,50 € (prix France)

28 11 16

Les oubliés du dimanche

_valérie Perrin.jpgSi vous ne l'avez pas lu encore, précipitez-vous et offrez-vous (ou à quelqu'un que vous appréciez) ce roman mélancolique et drôle, d'une écriture, brillante, poétique et qui touche. Valérie Perrin, photographe, offre avec « Les oubliés du dimanche » (titre magnifique, qui définit ces personnes âgées sans visites dans une maison de retraite) son premier roman.

Le livre nous raconte Justine, vingt et un ans, qui se lie d'amitié avec une pensionnaire, Hélène. Un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et dévoile un terrible secret. Dans une interview, Valérie Perrin raconte : « Un premier roman, c’est comme une première histoire d’amour. C’est très personnel. J’ai abordé des sujets qui me tenaient à cœur. J’ai toujours adoré les vieux. Enfant, je tapais à leurs portes pour qu’ils me racontent des histoires. Je n’ai jamais considéré la vieillesse comme une maladie, au contraire, je l’ai toujours vue comme un trésor. Et puis, à travers Justine, je parle aussi beaucoup de la jeunesse - et surtout, à travers mes personnages, je ne parle que d’amour. Tout cela, en fait, ce n’est qu’un prétexte pour parler d’amour. De livres, de musique et de bistrots. Ah, et d’une mouette, aussi. »

L'auteure pense que chacun de nous est relié à un oiseau. J'adore cette idée ! L'oiseau qui revient jusque dans les baisers : « Mon amour, la première fois que je t'ai embrassée j'ai senti un battement d'ailes contre ma bouche. J'ai d'abord cru qu'un oiseau se débattait sous tes lèvres, que ton baiser ne voulait pas du mien. »

Pour vous donner encore une idée du style magnifique de Valérie Perrin : « Hélène m'a raconté toute sa vie. Tout mais en puzzle. Comme si elle m'avait fait cadeau du plus bel objet de sa maison, mais qu'elle l'avait cassé en mille morceaux avant, sans le faire exprès ».

Remercions enfin Valérie pour le choix de la citation mise en exergue « Être vieux, c'est être jeune depuis plus longtemps que les autres », car elle est de Philippe Geluck !

 

Jacques MERCIER

 

« Les oubliés du dimanche », Valé­rie Per­rin, roman, Albin Michel, 2015, 379 p. – 21.90 € (Bientôt en Poche)

 

Écrit par Jacques Mercier dans Jacques Mercier, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 11 16

« Le silence oblitère tout. » (Paul Auster)

Ce qu'elle ne m'a pas dit.jpgOutre Globe Story paru en 2005 aux Éditions Complicités et Braine Blues chez Luc Pire en 2011 et après Le cadeau de Léa (2008), Baruffa (2009), La prophétie du jaguar (2011), La vie selon Hope (2013) et Zebraska (2014, sur les heurs et malheurs d’un enfant « à haut potentiel »), qui a rencontré un grand succès, Isabelle Bary (1968–) publie son sixième roman chez Luce Wilquin, Ce qu’elle ne m’a pas dit, cette fois sur le thème des secrets de famille.

En voici le pitch :

« Quel est le point commun entre une quadragénaire moderne, belge et blonde du XXIe siècle et un trappeur amérindien né dans les années vingt ? Le sang !

Marie a quarante-sept ans. Avec Alex, son mari, et Nola, leur fille de seize ans, ils forment une famille bourgeoise contemporaine : un boulot accaparant, une indispensable vie sociale, un chien à poils longs, des engueulades et des fous rires, des sushis le samedi, des impertinences d’ado avec un peu d’herbe fumée en cachette et, bien sûr, toujours trop d’Internet. Rien d’extraordinaire, en somme.

Mais ça, c’était avant. Avant que Marie découvre le secret bien gardé du passé passionné et violent qui est le sien. »

On s’en voudrait, bien entendu, de déflorer l’intrigue, aussi insisterons-nous sur les qualités littéraires de l’ouvrage, habilement construit et remarquablement mené, dont la narration est une belle mécanique d’horlogerie fine usant des flash-back avec dextérité.

De la bien belle ouvrage !

Bernard DELCORD

Ce qu'elle ne m'a pas dit par Isabelle Bary, Avin, Éditions Luce Wilquin, collection « Sméraldine », septembre 2016, 254 pp. en noir et blanc au format 14,2 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 €

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27 11 16

Brèves rencontres…

Confidences au Touquet.jpgParu aux Éditions Dricot à Liège, Confidences au Touquet, le nouveau roman d’Anouchka Sikorsky, contrairement aux trois précédents (Crime à Louvain-la-Neuve, Meurtre à Rixensart et Disparition à Liège), n’est pas un polar…

Il s’agit cette fois d’un texte en « vous », dans lequel le narrateur, au Touquet pour des séances de thalassothérapie, croisera des personnages qui font penser, mutatis mutandis, à ceux des Caractères de La Bruyère : une pianiste qui veut changer de vie, de vieux jumeaux querelleurs, une religieuse défroquée, un misanthrope, une fillette végétarienne, une danseuse étoile en fin de parcours, un homme plaqué par son épouse et par sa maîtresse…

Comme à son habitude, l’auteure excelle à créer, par petites touches allusives dans de courts chapitres subtilement enlevés, une galerie de contemporains dont les préoccupations pourraient être les nôtres, humaines, trop humaines…

Un joli miroir de notre temps…

Bernard DELCORD

Confidences au Touquet par Anouchka Sikorsky, Liège, Éditions Dricot, octobre 2016, 144 pp. en noir et blanc au format 13,7 x 20,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 18 €

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 11 16

« Toute l'eau de la rugueuse et vulgaire mer ne saurait laver l'huile sainte d'un roi oint. » (William Shakespeare)

Le Siècle des Sacres.JPGHistorien réputé des dynasties occidentales et auteur à grand succès – parfaitement justifié, en raison de la qualité de sa documentation, du sérieux de son travail et de la flamboyance de son style –, le journaliste et écrivain Jean Marie de Pérusse des Cars, dit Jean des Cars (1943–), a signé nombre de best-sellers : Louis II de Bavière ou le Roi foudroyé, Sissi ou la Fatalité, La véritable histoire des châteaux de la Loire, Inoubliable Grace de Monaco, Dictionnaire amoureux des trains, La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, La Saga des reines, La Saga des favorites ou encore Le Sceptre et le sang : rois et reines dans la tourmente des deux guerres mondiales ainsi que Nicolas II et Alexandra de Russie. Une tragédie impériale.

Dans Le Siècle des Sacres, un bel album illustré publié tout récemment à Paris aux Éditions Perrin, il fait la narration, entre faste et solennité, de 16 sacres et couronnements parmi les plus importants ou les plus marquants, depuis celui de la reine Victoria d'Angleterre en 1838 jusqu’à l'accession au trône du roi Felipe VI d'Espagne en 2014, en passant par ceux de Napoléon III, empereur des Français (1853), du tsar Nicolas II (1896), de Charles IV, roi de Hongrie (1916), de Rainier III, prince de Monaco (1949), de Baudouin Ier, roi des Belges (1951), d’Elizabeth II, reine du Royaume-Uni et du Commonwealth (1953), de Mohammad Reza Pahlavi , shah d’Iran (1967), de Margrethe II, reine de Danemark (1972), de Charles XVI Gustave, roi de Suède (1973), de Juan Carlos, roi d’Espagne (1975), de Harald V, roi de Norvège (1991), d’Henri, grand-duc de Luxembourg (2000), d’Albert II, prince de Monaco (2005), de Willem-Alexander, roi des Pays-Bas (2013) et de Philippe Ier, roi des Belges (2013).

Écoutons l’auteur :

« Les premières années du XXIe siècle ont vu l'arrivée d'une nouvelle génération de souverains sur les trônes de diverses monarchies européennes. Leurs intronisations ont été fortement médiatisées, suscitant la curiosité et le plus souvent l'enthousiasme, non seulement de leurs sujets mais d'innombrables téléspectateurs ayant suivi ces cérémonies le plus souvent spectaculaires. Le sacre, qui est un rite religieux remontant à l'Ancien Testament a été, pendant des siècles, en usage en Europe dans les empires, royaumes et principautés. Cette tradition, (le sacre) – précédant le couronnement qui est un acte politique symbolisant l'entrée en fonction du monarque – a progressivement été remplacée par une installation sous forme de prestation de serment devant le Parlement. Celle-ci est parfois précédée ou suivie d'une célébration religieuse, obligatoire quand est instituée une religion d'État dans le pays concerné et que le monarque en est le chef. »

De fastueux débuts de carrière !

Bernard DELCORD

Le Siècle des Sacres par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, novembre 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 19,8 x 27,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

26 11 16

Un Noël joyeux…

Casse-noisette (cover).jpegVéritable emblème musical, Casse-noisette est un ballet-féerie de Piotr Ilitch Tchaïkovski en deux actes, soit trois tableaux et 15 scènes, représenté pour la première fois le 18 décembre 1892 à Saint-Pétersbourg.

Son livret s'inspire de la version d'Alexandre Dumas d'un conte d'Hoffmann : Casse-Noisette et le Roi des souris. La partition, confiée à Tchaïkovski et composée de février 1891 à mars 1892, est certainement une des musiques de ballet les plus populaires aujourd'hui et une des œuvres de Tchaïkovski les plus appréciées.

En voici le pitch :

Le soir de Noël, Clara reçoit de son oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s'animent et le casse-noisette se transforme en prince…

Pour la collection « Un livre, un CD » des Éditions Didier Jeunesse à Paris, le poète et romancier belge Pierre Coran (Mons, 1934–) a rédigé une belle adaptation de cette œuvre majeure, dont le texte est lu avec brio par la comédienne française Valérie Karsenti (Pantin, 1968–) et est illustré en finesse par sa compatriote Delphine Jacquot (1982–), diplômée aux Beaux-Arts de Bruxelles.

Le cadeau de fin d’année par excellence !

Casse-noisette (illu).jpg

Liste des extraits musicaux (interprétés par l’Orchestre symphonique de la Radio slovaque dirigé par Ondrej Lenárd) [1] :

  1. La maison d’argent (2’10) – Ouverture miniature – 2. Les cadeaux de l’oncle Drosselmeyer (4’25) – L’Arrivée de Drosselmeyer – La Décoration de l’arbre de Noël – 3. La fête se termine… (1’16) – Danse du Grand-Père– 4. Une bataille inévitable (4’48) – Clara et le Casse-noisette – La Bataille – 5. L’histoire du prince Casse-Noisette et le voyage au château enchanté (6’03) – Le Palais enchanté du Royaume des Délices – Clara et le Prince – 6. Le palais des délices : la fée Dragée et le prince d’Orgeat (3’41) – Clara et le Prince (suite) – Valse des Flocons – 7. Divertissements : la danse du chocolat (1’27) – Danse espagnole – 8. La danse du café (3’05) – Danse arabe – 9. La danse du thé (1’18) – Danse chinoise – 10. La danse des bonbons menthe (1’13) – Danse russe – Trepak – 11. La danse des mirlitons (2’15) – 12. Mère Gigogne et les polichinelles (2’56) – 13. Valse et pas de deux (2’52) – Valse des Fleurs – 14. Final (3’42) – Clara et le Casse-noisette – Galop et Danse des Parents – Apothéose

Bonus : suite de ballet (version intégrale interprétée par l’Orchestre philarmonique de Slovaquie dirigé par Michael Halász) :

  1. Ouverture (3’23) – 16. Marche (2’23) – 17. Danse de la Fée Dragée (1’49) – 18. Danse russe (1’11) – 19. Danse arabe (2’55) – 20. Danse chinoise (1’14) – 21. Danse des Mirlitons (2’23) – 22. Valse des Fleurs (6’46)

Bernard DELCORD

Casse-noisette de Tchaïkovski, un texte de Pierre Coran dit par Valérie Karsenti et illustré par Delphine Jacquot, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », octobre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

 

[1] Certains d’entre eux sont écoutables à l’adresse suivante : http://www.didier-jeunesse.com/livre/casse-noisette/