21 01 17

Une femme engagée

 9782873869847 (1).jpgCe livre n'est pas un livre qui raconte la grande Histoire. Les historiens s'en sont déjà chargés. D'autres suivront. Ce livre raconte les souvenirs d'une petite fille, d'une adolescente, d'une femme qui voua à son père un amour, une admiration sans bornes. Une femme qui vécut dans son ombre, qui l'accompagna dans tous ses combats, ses victoires et ses défaites. Une femme qui se lança, elle aussi, en politique. Pour s'y faire un prénom, Antoinette, dans un parti fédéraliste, le dernier engagement de son père. Mais non le moindre.

D'entrée de propos Francis Van de Woestyne balise le contenu des quelque quinze entretiens réalisés en l'appartement d'Antoinette Spaak, de la lecture des carnets et notes que la femme d'Etat lui a confiés.  Les questions sont précises,directes, vives, les réponses fusent, sans tabou, qui donnent à la lecture un tour alerte, vivifiant. Prodigieusement intéressant.

De ce virus de l'action politique injecté par son  célèbre père, Paul-Henri Spaak,  la jeune femme ne fera usage qu' après son décès - le 31 juillet 1972 - la quarantaine passée, ses deux enfants élevés, vie de femme au foyer et de mondanités assumée... Elle embraie  sur la "conscience fédéraliste" que le grand homme lui a inculquée, entre au FDF,  à l'invitation conjointe de Lucien Outers et André Lagasse,  et poursuit parallèlement l'oeuvre de construction de l'Europe dont il fut un des pères fondateurs.

Si elle quitte officiellement la  vie politique en 1999, Antoinette Spaak garde une conscience aiguë de son évolution, du danger que représenterait pour les francophones une séparation entre les Wallons et les Bruxellois,  de l'asphyxie de gestion d'une Commission européenne dépassée par le nombre de ses pays membres .

Agnostique, républicaine, "femme engagée" et de tempérament, Antoinette Spaak  se révèle sans faux-semblants. Elle traduit une vraie ouverture d'esprit, un respect de la chose politique, de ses acteurs, qui dépasse les clivages traditionnels.  Ce faisant, elle offre  au lecteur une leçon de maturité, une leçon de vie des plus bénéfique

Apolline Elter

Antoine Spaak, Entretiens avec Francis Van de Woestyne, Ed. Racine, décembre 2016, 136 pp

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20 01 17

Lignée présidentielle

 

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 A l'heure où les Etats-Unis s'apprêtent à investir leur 45e président dans ses fonctions, il est bon de se pencher sur la lignée constituée par ses 44 prédécesseurs, les plus illustres, tels George Washington, premier président des States,  Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt, Abraham Lincoln, JFK, Richard Nixon, Bill Clinton,  Barack Hussein Obama... mais aussi ceux que l'Histoire a tus, John Tyler, James Buchanan, .. et je les passe, à mon tour aussi.

Galerie de portraits et de tempéraments, bilans d'actions et de mandats, étayés d'une solide documentation, l'essai offre un regard intéressant sur une séquence peu ordinaire: celle des "hommes les plus puissants du monde." Il s'assortit d'un précieux  glossaire commenté .

Les présidents des Etats-Unis, Histoire et portraits, Georges Ayache, essai, Ed Perrin, août 2016,  45 pp

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19 01 17

Poupette

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Assorti de la prudente mention de roman, le témoignage de Flavie Flament sur les abus sexuels dont elle fut victime à l'âge de treize ans a suscité bien des réactions. Le suicide, fin novembre,  du photographe octagénaire David Hamilton, incriminé à mots couverts, semble corroborer ces effroyables accusations.

" Que ceux qui dorment tranquilles sur l'oreiller de mon silence poli depuis tant d'années comprennent leur méprise: la petite fille que j'étais a toujours crié au fond de moi et n'a jamais douté de la cause de son indignation.

Le silence a cette vertu de paraître éternel. Mais tant qu'on est vivant, on peut le briser."

Si la célèbre animatrice-TV a pu garder silence toutes ces années durant, c'est qu'elle s'était mentalement  enfuie, dissociée de "Poupette", l'enfant - bafouée - qu'elle était.  Une enfant instrumentée par une mère déprimée par la routine du foyer.  De là à donner ingénument sa fille en pâture à un photographe, durant l'été 1987, passé parmi les nudistes du Cap d'Agde...

" J'étais Poupette. Personne ne l'a aidée. Même pas moi."

Jalonné de constats cinglants, d'allers et retours entre présent et passé, finement identifiés par l'emploi de polices différentes, le récit donne d'autant plus froid à l'âme que le lecteur saisit la relation destructrice que la mère  impose à sa fille : régime alimentaire draconien, mépris, chosification...tant de vils moyens au service de ses glauques desseins. 

Précipitée dans des "attaques de panique" au décès de son cher Papy, Flavie va entreprendre un long chemin de  "consolation', de guérison auprès d'un psychiatre. Elle va se reconnecter avec la Poupette fuie, abandonnée dans la détresse abyssale de son inconscient.

 La consolation, Flavie Flament, roman, Ed. JC Lattès, oct. 2016, 256 pp

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18 01 17

« Tout à fait dignes du panier de Madame de Sévigné... » (Georges Brassens)

Lettres choisies de Madame de Sévigné.jpgMarie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, plus connue sous le nom de Madame de Sévigné, est une épistolière française, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 au château de Grignan (Drôme).

Orpheline de père à l'âge d’un an, celui-ci ayant été tué au siège de La Rochelle, elle perd aussi sa mère, Marie de Coulanges (1603-1633), six ans plus tard.

Elle vit néanmoins une jeunesse choyée et heureuse, d’abord chez son grand-père, Philippe de Coulanges, puis, après sa mort en 1636, chez le fils aîné de celui-ci, Philippe de Coulanges.

Le 4 août 1644, elle épouse Henri de Sévigné (1623-1651), mais devient veuve à vingt-cinq ans, le 5 février 1651, quand son époux est tué lors d’un duel.

Le couple a deux enfants :

– Françoise-Marguerite (1646-1705) qui épousera en 1669 François Adhémar de Monteil de Grignan, nommé lieutenant-général de Provence l’année suivante ; la nouvelle comtesse de Grignan le rejoint une année plus tard. Le couple résidera au château de Grignan pendant presque quarante ans.

– Charles (1648-1713), qui restera sans postérité.

La correspondance de Madame de Sévigné avec sa fille s’effectua à peu près pendant vingt-cinq ans au rythme de deux ou trois lettres par semaine. S’y ajoutèrent de nombreuses missives à sa famille et à ses amis [1].

Madame de Sévigné est devenue un grand écrivain presque sans le vouloir et sans le savoir. Ses lettres sont nées de sa conversation, vive, enjouée, dont elle a su conserver, à l'intention de ses correspondants, le badinage, l’intelligence et la spontanéité.

Nouvellement sélectionnées et commentées par Nathalie Freidel, des Lettres choisies de Madame de Sévigné ont été publiées récemment chez Gallimard à Paris dans la collection « Folio classique »

Écoutons ce qu’en dit l’éditrice :

« De même que deux vers de Racine suffisent à reconnaître la main du maître, deux lignes de Sévigné signalent immédiatement le style, le savoir-faire, la langue inimitables de l'épistolière.

Encline au libertinage intellectuel, réfractaire à l'endoctrinement, Madame de Sévigné est le pur produit de la société du loisir lettré. (…)

Par le détour du pastiche, de l'ironie et de l'humour, elle dresse un portrait de soi parmi les plus vivants, les plus audacieux et les plus émouvants de son siècle. Mais les lettres consacrées aux opérations militaires, à la révolte de la Bretagne, à l'exil des rois d'Angleterre ainsi que l'intérêt porté à la politique familiale des Grignan en Provence dévoilent aussi un engagement sur un terrain où les femmes étaient loin d'être les bienvenues.

Par son rayonnement – de la vie mondaine à la sphère politique en passant par l'intime – et son ton unique, Madame de Sévigné fait souffler un vent de liberté dans le classicisme français. »

Avec quel style et quel panache !

Bernard DELCORD

Lettres choisies de Madame de Sévigné, édition et annotations par Nathalie Freidel, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio classique », novembre 2016, 744 pp. en noir et blanc au format 10,8 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,80 € (prix France)

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_de_S%C3%A9vign%C3%A9

18 01 17

Ici et maintenant

 Vous savez Christophe André cher à notre blog. Le psychiatre dispense, en un langage clair et pragmatique, une série de mantras, d'exercices pratiques,  de bon téléchargement.jpget positif sens qui recentrent nos corps, esprits, âmes, au coeur de l'ici et maintenant, de la vraie vie.

Ce sont des évidences mais elles le sont tellement qu'elles se font souvent oublier. Nous passons à côté du présent - ce cadeau - de la Nature - cette force - et partant, de nous-mêmes.

Extraites de l'émission produite sur France culture, durant l'été 2016, ces quarante séquences de trois minutes se picorent au gré de nos attentes, formulées ou ...latentes, enjoignant à nos corps de participer activement à cette méditation en pleine conscience qui est la clef de voûte de l'édifice.  La lecture s'accompagne d'un CD MP3 lu de la voix chaleureuse et apaisante de Christophe André

Gestion du souffle, de la gratitude, bienveillance, mastication, étirement, fin d'un état, ... sont voies d'accès vers l'apaisement, la sérénité et, qui sait le bonheur, si l'on en fait un moyen d'existence

Apolline Elter

3 minutes à méditer , Christophe André, essai, Ed L'Iconoclaste/ France Culture janvier 2017, 231 pp + CD Mp3 40 plages

 

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14 01 17

Céroni n'a pas tout révélé

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Une inondation de cave provoque, chez Laura Visconti, la découverte fortuite d'un tableau d'Amedeo Modigliani  (1884-1920), portrait  - malmené  - de "sa fameuse maîtresse",  Beatrice Hastings.  Emballé de papier bulle, le portrait provient de la succession de Silvio Visconti,  grand-père de Giulio, le  mari de Laura.

" Long frisson en détaillant ce prodigieux portrait qui n'est pas signé. Celui d'une femme très brune aux épaules tombantes, dont l'expression est sombre, introvertie et mystérieuse."

Saisie de fascination pour le tableau et sa mystérieuse dévolution, Laura se livre d'emblée à une enquête - à rebondissements -    qui vire à la quête obsessionnelle, menace l'équilibre conjugal,  familial

Le marché de l'art n'est pas prêt de reconnaître l'oeuvre, qui ne jure, asservi, que par le catalogue - raisonné -  d'Ambrogio Ceroni. Lequel, dont la dernière mise à jour date des années '70 - ne mentionne pas le tableau en son inventaire.

Ponctué de découvertes saisissantes, d'une recherche documentaire intéressante et  d'une incursion dans les pratiques singulières d'un certain marché de l'art, le roman se lit avec d'autant plus d'intérêt qu'il est basé sur des faits avérés.

Possession de Max Jacob, le célèbre poète, le tableau a vraisemblablement été troqué contre une confection de son ami, le tailleur Visconti...

Je vous en recommande la lecture

Apolline Elter

 Le tableau, Laurence Venturi, roman, Ed. Albin Michel, nov.2016, 344 pp

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12 01 17

Un Virginien hors du commun

Tandis que tous les yeux seront bientôt rivés sur la figure et houppe donaldesques du nouveau président des Etats-Unis, il est bon de se pencher sur l'un de ses plus illustres prédécesseurs, un des pères fondateurs de la la fédération, entendez son troisième  président, Thomas Jefferson (1743-1826)

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« Thomas Jefferson a rédigé seul, à 33 ans, le premier jet du texte de la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Il a été gouverneur de Virginie, ministre plénipotentiaire à Paris, secrétaire d’État, vice-président puis président. Il a fait plus que doubler la superficie des États-Unis. Il en est l’un des Pères fondateurs. L’Histoire lui a fait ses plus grandes faveurs en lui offrant un destin magnifique. Il a eu une longue vie heureuse. Il aimait passionnément les livres. Ses amis lui ont été fidèles. »

Investi d'une sympathie et d'une connivence assumées, par-delà les siècles qui séparent les deux hommes, André Querton, diplomate honoraire,  nous trace de l'illustre Virginien - fondateur de l'Université de Charlotesville, près de sa résidence de Monticello - un portrait engagé, flamboyant.

L'homme est en effet fascinant qui jouit d'une curiosité insatiable, d'un appétit livresque incommensurable - sa bibliothèque rassemble la plus importante collection privée d'ouvrages des Etats-Unis - d'un esprit brillant  et méthodique qu'il met au service de la politique, de son pays et d'innombrables correspondants.  

Agé de 33 ans, il rédige le premier jet de la Déclaration d'indépendance des Etats- Unis

Aimant la vie, le vin et la famille -  il conçoit un nombre important d'enfants légitimes et autres - il assiste en témoin éclairé à la Révolution française, tandis qu'il exerce à Paris, sa charge de ministre plénipotentiaire. De retour au pays, il assume bientôt un double mandat présidentiel : 1801-1809 avant de s'en retourner en sa retraite paisiblement active de Monticello

Sondant le coeur de l'homme,  le moteur de son ardeur et d'un destin hors du commun,  André Querton en réalise, de plume alerte et fluide,  un portrait vivant, des plus engageants. 

  Thomas Jefferson, vie, liberté et bonheur: Portrait amoureux,  André Querton, essai, Ed. Mardaga, sept.  2016, 206 p

 

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05 01 17

Rien ne va plus..

HKB.jpg"Depuis que mon passeport a été confisqué par la police à la suite d'un stupide malentendu, je suis condamné à espérer un miracle ou à attendre la fin du monde dans ce paradis d'artifice ou une panne d'électricité qui fera disparaître ce décor en trompe l'oeil."

Rien ne va.

Anti-héros foenkinossien - comme  Alain Berenboom les aime - Markus Deschanel accumule les contrariétés.  Après publication d'un premier roman remarqué, il accumule les échecs avec une lucidité confondante.

" Ma réaction prouvait que j'étais vraiment un écrivain. Les écrivains sont des mammifères narcissiques dont l'orgueil est perpétuellement blessé parce que leur oeuvre est si importante à leurs yeux et si peu à ceux du reste du monde." 

Outre l'insuccès croissant de ses publications, Markus Deschanel doit affronter l'échec de sa vie affective - assiégé par la rédaction de son quatrième roman, il a négligé sa compagne, Kathryne, leur  toute petite fille, Gabrielle  - mais aussi les soucis financiers corollaires et l'interdiction de quitter le territoire de Hong Kong où il séjourne, suspecté d'être mêlé à un meurtre...

Sous l'aimable imbroglio de situations qui s'enchaînent et d'un étau qui se enserre le narrateur se glisse une réflexion intéressante sur la production littéraire, la protection de ses  droits - chère à l'auteur -  et l'inévitable  rançon de la gloire.

Hong Kong Blues, Alain Berenboom, roman, Ed. Genèse, janvier 2017, 320 pp

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04 01 17

« L'économiste doit étudier le présent à la lumière du passé afin d'éclairer le futur. » (John Maynard Keynes)

Mon cours d'économie idéal .jpgYánis Varoufákis, né le 24 mars 1961, est un économiste et un homme politique marxiste libertaire grec, spécialiste de la théorie des jeux. Il enseigne l’économie à l’Université d’Athènes et à la Lyndon B. Johnson Graduate School of Public Affairs de l’Université du Texas à Austin (États-Unis).

Ancien conseiller économique de Giórgos Papandréou, avant de démissionner de cette fonction, il s'est rendu célèbre en critiquant très sévèrement les plans de sauvetage de la Grèce, s'attirant au passage l'inimitié des cercles dirigeants du pays. Élu député sous la bannière de Syriza lors des élections anticipées du 25 janvier 2015, sans être toutefois membre de ce parti, il a été nommé ministre des Finances du gouvernement d'Alexis Tsípras, le 27 janvier 2015. Il démissionne de son poste au lendemain du référendum du 5 juillet de la même année. La raison officielle invoquée est que son départ permettrait une plus facile obtention d'un accord entre la Grèce et la troïka européenne. Quelques jours après, dans une interview au Newstatesman, il révèle que sa position, celle d'une ligne dure dans les négociations avec les créanciers, passant par la préparation tactique d'un Grexit, a été mise en infériorité au sein du gouvernement Tsípras I [1].

Cet homme de convictions est aussi un grand vulgarisateur comme le montre son ouvrage intitulé Mon cours d'économie idéal – 8 brèves leçons pour tout comprendre publié chez Flammarion à Paris dans la célèbre collection « Champs » et qu’il a rédigé pour sa fille qui vit en Australie.

Voici ce qu’il écrit en guise de préambule :

« Ce livre n'a pas été conçu pour ennuyer le lecteur. Il a été écrit pour mettre à l'épreuve la capacité de son auteur à convaincre une adolescente récalcitrante que l'économie est trop importante pour être laissée aux seuls économistes. Et qu'elle peut même être amusante. En fait, je l'ai rédigé pour tester les limites de ma propre compréhension : si je ne suis pas capable d'énoncer clairement les questions fondamentales de l'économie, c'est que je ne les conçois pas bien moi-même. »

En s'inspirant de films tels que Matrix ou Blade Runner, en puisant dans la mythologie ou dans la vie quotidienne et en répondant à des questions d’apparence saugrenue comme : « Pourquoi les Aborigènes d’Australie n’ont-ils pas colonisé la Grande-Bretagne ? », Yanis Varoufakis tranche avec le discours dominant des économistes contemporains.

Son propos ? Intéresser chacun à l'origine de la richesse, de la pauvreté, de la puissance économique et de sa distribution dans la société, pour que nous soyons tous conscients de ce qui fait tourner le monde… et pour le changer, si possible !

Un ouvrage en tout point rafraîchissant !

Bernard DELCORD

Mon cours d'économie idéal – 8 brèves leçons pour tout comprendre par Yánis Varoufákis, Paris, Éditions Flammarion, collection « Champs actuel », septembre 2016, 215 pp. en noir et blanc au format 10,9 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 7 € (prix France)

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A1nis_Varouf%C3%A1kis

04 01 17

Pour la famille et les amis…

Hey, cocotte.jpgVincent Amiel est styliste culinaire et auteur. Anciennement chef de partie de restaurants comme la brasserie de l'hôtel Thoumieux ou de La Méditerranée, il a assisté de nombreuses stylistes culinaires. Il travaille aujourd'hui à la création et à la mise en œuvre de livres culinaires. Il collabore également avec les équipes des magazines Saveurs et Elle à table.

Il est l’auteur, chez Larousse à Paris, de Hey, cocotte !, un recueil de 40 recettes originales de plat en cocotte tout simples à préparer.

L’occasion de garnir votre table de préparations savoureuses et hautes en couleur comme une poule blanche aux herbes, des boulettes de poulet au curry rouge, du canard à l’orange sanguine, un gigot d’agneau confit à la harissa, une souris d’agneau au chou rouge et aux pommes, un colombo de bœuf, un sauté de veau au vin jaune, de la joue de porc au cidre, un rougail de saucisses, du lapin aux pleurotes, des moules au curry vert, du poulpe mijoté aux tomates cerises, des endives braisées aux clémentines, un riz au lait à la cardamome ou encore des poires rôties aux vins rouges et aux épices…

Bon appétit !

Bernard DELCORD

Hey, cocotte ! par Vincent Amiel, photographies de Delphine Amar-Constantini, Paris, Éditions Larousse, collection « Tout en 1 plat », août 2016, 96 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 23,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 8,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette de volaille suivante :

Cailles rôties au chou vert

Pour 3 personnes

Préchauffage : 200°C (thermostat 6-7)

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 35 minutes

Ingrédients :

3 cailles

6 fines tranches de coppa

½ chou vert frisé

9 oignons grelots

Huile d’olive

1 gousse d’ail hachée

1 cuiller à soupe d’origan

Sel et poivre

Recette :

Détachez et coupez grossiè­rement les feuilles de chou.

Faites-les blanchir 5 minutes à l'eau bouillante salée, puis rafraîchissez-les à l'eau froide.

Salez et poivrez l'intérieur des cailles.

Enrobez-les de cappa à l'aide d'une ficelle.

Saisissez-les dans la cocotte avec l'huile d'olive et les oignons.

Ajoutez l'ail, l'origan, le chou et ½ verre d'eau.

Salez, poivrez et enfournez pour 25 minutes.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |