28 02 18

Survivor...

J'ai vu la mort en face.jpgVient de paraître aux Éditions du Rocher à Monaco, sous le titre J’ai vu la mort en face, le témoignage bouleversant d’un rescapé de l’attentat fomenté par des terroristes de l’État islamique à l’aéroport de Bruxelles en 2016.

Voici l’excellente présentation de l’éditeur :

« Walter Benjamin est sur le point d’embarquer quand un kamikaze se fait exploser à quelques mètres de lui. Violemment projeté en arrière, il découvre hébété qu’il a perdu une jambe. Nous sommes le 22 mars 2016, il est 7 h 58 à l'aéroport de Bruxelles. Autour de lui, des corps brûlés, un homme décapité. Une scène apocalyptique. Il est amené à l’hôpital dans un état critique – il a perdu énormément de sang –, mais les médecins parviendront tout de même à le sauver.

Débute alors le récit d’une reconstruction, les longs mois d'hospitalisation, les opérations, la rééducation. Cet homme de 49 ans, à la tête d'une agence matrimoniale, doit alors mener un combat quotidien contre ses angoisses, ses idées noires, réapprendre à vivre dans ce nouveau corps, s’autoriser à aimer aussi. Walter ne lâche rien, sa force, il la puise dans l'amour de sa fille. S’il éprouve de la colère, ce n’est qu’envers les politiques pour leur négligence face à la montée du terrorisme, tandis qu’il appelle à la bienveillance envers la communauté musulmane qui ne doit pas être englobée dans ce fanatisme religieux.

Aujourd’hui, Walter Benjamin –qui se rendait en Israël ce jour-là pour voir sa fille –a noué une amitié très forte avec son sauveur Hassan, un musulman.

En quête de réponses, il est parti à la rencontre des jeunes de Molenbeek, pour comprendre qui ils sont. Et il se rend régulièrement dans le service où il a été soigné pour insuffler aux patients gravement handicapés l’espoir et l’envie de se battre. »

Une magnifique leçon de courage et de vie !

Bernard DELCORD

J'ai vu la mort en face – Une vie après l’attentat par Walter Benjamin, Monaco, Éditions du Rocher, collection « Témoignage », mars 2018, 240 pp. en noir et blanc au format 13,3 x 20,3 cm sous couverture brochée en couleurs, 16,90 € (prix France)

28 02 18

Beatlemania...

Ob-La-Di, Ob-La-Dan.jpgVingt-septième petit ouvrage de la plaisante – et pérenne – collection « Opuscule » publiée par les Éditions Lamiroy à Bruxelles, le happening de Brice Depasse (qui écrit et présente chaque jour La Story sur Nostalgie) intitulé Ob-La-Di, Ob-La-Dan ! a été entièrement exécuté entre le 22 et le 25 février 2018, de la signature du contrat à la mise en vente de l’ouvrage en passant par la rédaction, la mise en page, la relecture et l’impression, devant le public de la Foire du Livre de Bruxelles.

Une performance tout en références musicales retraçant un épisode de la jeunesse de Dan Lacksman (°1950), un artiste, compositeur et ingénieur du son belge, membre du groupe Telex [1], qui, en juillet 1968, tout minot, entreprit de vouloir rencontrer les Beatles à Londres...

Et y parvint !

Bernard DELCORD

Ob-La-Di, Ob-La-Dan ! par Brice Depasse, Bruxelles, Éditions Lamiroy, collection « Opuscule », février 2018, 46 pp. en noir et blanc au format 10 x 14 cm sous couverture brochée en couleurs, 4 €

 

[1] Le groupe de musique belge Telex, créé en 1978 par Marc Moulin, Dan Lacksman et Michel Moers, n'était au départ qu'un canular. Mélangeant l'esthétique du disco, du punk et les expérimentations de la musique électronique, il connut un grand succès international avec la version anglaise de son tube Moskow Diskow sorti en 1979.

28 02 18

Souffrance identitaire

 Schneck.jpg " Il m’a fallu vingt-cinq ans pour être capable d’affronter ce qu’il cachait"

Colombe Schneck, nous le savons, est constamment en recherche de vérité.  La sienne - souvenez-vous de Dix-sept ans  (Ed. Grasset, 2015) -  celle de sa famille, de ses origines - je vous  invite à relire La Réparation  (Ed Grasset 2012) et  les  chroniques  parues sur ce blog.  Elle nous revient, en ce début d'années, avec un hommage à son père,  Gilbert Schneck, décédé voici quelque  trente ans, le 17 juin 1990 , et surtout une quête,  une enquête, sur les brisures, traumatismes successifs,  souffrances intimes et  donc combats que cet homme généreux cachait sous une attitude altruiste volontairement souriante.

 Revient la question identitaire, celle que se posent tant de Juifs lâchés, durant la guerre 40-45,  par le régime de Vichy et une  France dont ils se sentent citoyens à part entière . Cette question taraude aujourd'hui encore l'écrivain:

Nous étions des Français douteux, aujourd’hui je le suis encore. Cela est caché. À me regarder, si installée, qui pourrait le deviner ? 

 A cette souffrance identitaire qu'elle partage avec son père, Colombe Schneck ajoute aussi la difficulté de se sentir aimé (e). Son père compensera sa propre faille en dispensant beaucoup de tendresse aux siens et en particulier  à sa fille  .  Il cumule, sa vie durant, des sentiments de honte dont il ne peut se défaire. Honte de la disparition de son propre père, honte d'avoir dû servir les forces françaises en Algérie, en tant que médecin.

Une fois ces hontes  - non justifiées - identifiées, la narratrice peut accepter la mort de son père. L'enjeu est cathartique, il est constructif:

J’aurai bientôt l’âge de mon père, je le regarde avec amour et tendresse, nous sommes presque égaux aujourd’hui. Je pourrais lui dire, Je t’aime et je ne suis pas toujours d’accord avec toi. D’une certaine manière, je suis plus libre qu’il ne l’était.

Les guerres de mon père, Colombe Schneck, récit, Ed. Stock, janvier 2018, 306 pp

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25 02 18

Genèse d’une œuvre majeure…

Tintoret – Naissance d'un génie.jpgÀ l’occasion de l’exposition Tintoret – Naissance d'un génie présentée au musée du Luxembourg à Paris du 7 mars au 1er juillet 2018 pour célébrer le 500anniversaire de la naissance du peintre vénitien (1519-1594), les Éditions Gallimard et la Réunion des Musées nationaux à Paris se sont associées pour publier un « carnet d’expo » éponyme du plus bel effet rédigé par Guillaume Cassegrain, professeur d’histoire de l’art à l’université de Grenoble et grand spécialiste de la production picturale dans la Cité des Doges.

Le Tintoret (1518-1594) [1], est, avec le Titien (1488-1576) et Véronèse (1528-1588), l'un des peintres les plus fascinants de la Renaissance vénitienne et l’exposition met à l'honneur ses « œuvres de jeunesse ».

La plus ancienne que l'on conserve de sa main, L'Adoration des mages, est exécutée alors qu'il n'a pas vingt ans. Des commandes importantes du début des années 1550 contribuent ensuite à le propulser sur le devant de la scène : Le Péché originel pour une l’une des plus importantes confréries de la ville, la Scuola Grande di San Marco, ou La Princesse, saint Georges et saint Louis pour le siège d'une administration vénitienne, près du Rialto.

C'est une période déterminante pour comprendre comment ce jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne, mais ouvert aux multiples nouveautés venues du reste de l'Italie [2] et brillant maître du clair-obscur, est décidé à renouveler la peinture dans une Venise cosmopolite en associant la couleur du Titien au dessin de Michel-Ange.

Qu’il s’agisse de peinture religieuse ou profane, de décors de plafond ou de petits tableaux rapidement exécutés, de portrait de personnalités en vue ou d'amis proches, de dessins ou d’esquisses, les œuvres exposées rendent compte de la diversité du travail du Tintoret et de sa volonté de frapper l'œil et l'esprit par son audace.

Tintoret – Naissance d'un génie (La Princesse, saint Georges et saint Louis).jpg

 La Princesse, saint Georges et saint Louis (1552)

Huile sur toile, 226 x 146 cm, Gallerie dell'Accademia, Venise

Un livre à acquérir et une exposition à ne pas manquer !

Bernard DELCORD

Tintoret – Naissance d'un génie par Guillaume Cassegrain, Paris, Éditions Gallimard et Rmn – Grand Palais, collection « Découvertes Gallimard – Carnet d’expo », mars 2018, 64 pp. en quadrichromie au format 12 x 17 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 9,20 € (prix France)

INFORMATIONS PRATIQUES

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

75006 Paris

Tél. : 00 33 1 40 13 62 00

Tarifs :

Plein tarif : 13 €

Tarif réduit : 9 € (16-25 ans inclus, demandeur d'emploi et familles nombreuses)

Tarif spécial jeunes : 9 € pour 2 personnes de 16 à 25 ans inclus, du lundi au vendredi après 16h

Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux

Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand et une version enfant) sont proposés sur place à la location au tarif de 5 € par appareil

Horaires d’ouverture du musée :

À partir du 7 mars pour l'exposition Tintoret – Naissance d'un génie

Du lundi au jeudi de 10h30 à 18h.

Vendredi, samedi, dimanche et jours fériés de 10h30 à 19h.

Fermeture le 1er mai

(Pas de jour de fermeture hebdomadaire)

Accès :

En transports en commun :

RER : ligne B, arrêt Luxembourg (sortie Jardin du Luxembourg)

Métro : ligne 4, arrêt Saint Sulpice ; ligne 10, arrêt Mabillon

Bus : lignes 58, 84, 89, arrêt Luxembourg ; lignes 63, 70, 87, 86, arrêt Saint Sulpice

En voiture :

Parking Marché Saint-Germain (accès par la rue Lobineau, Paris 6e)

Parking Place Saint Sulpice, Paris 6e

 

[1] Le Tintoret, de son vrai nom Jacopo Comin, doit son surnom (« le petit teinturier ») à son père, Battista Robusti, qui travaillait dans une teinturerie (tintorìa en italien).

[2] Comme les courants maniéristes toscan, romain et émilien diffusés à Venise par des artistes comme Sansovino, Salviati et Schiavone.

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25 02 18

Cuisine picarde...

Le Meilleur de la Cuisine Ch'ti .jpgOutre leur langue régionale, le picard mâtiné de flamand, les habitants du nord de la France s'enorgueillissent d'une belle tradition culinaire très proche de celle des Belges.

C’est ce que montre Hélène Demaretz dans Le Meilleur de la Cuisine Ch'ti (Paris, Larousse), un recueil de 50 recettes du quotidien et des jours de fête où l’on retrouve les croquettes de crevettes grises, le waterzooi de poulet ou de poisson, les carbonades de bœuf, le lapin aux pruneaux, l’anguille au vert, les moules à la marinière, le cabillaud braisé, les asperges à la flamande, la flamiche aux poireaux, les chicons au gratin, les carottes à la flamande, la tarte au sucre, les gaufres de ducasse, les spéculoos, le cramique, le pain perdu, le cougnou…

Et bien entendu les frites !

Mais aussi, cela va de soi, des préparations des terroirs locaux comme la tarte à la bière, les goyères et les croquettes au maroilles, le pâté de canard d’Amiens, le pâté de porc aux pruneaux, les ficelles picardes, les harengs à la calaisienne, le potjevleesch, la caghuse, le coq à la bière, les cailles au genièvre, les maquereaux à la boulonnaise, le haddock au lait, l’omelette aux hénons, les turons à la crème, la roustiquette, le galuchon, le gâteau côte d’Opale…

Des préparations qui tiennent au cœur et au corps !

Bernard DELCORD

Le Meilleur de la Cuisine Ch'ti par Hélène Demaretz, Paris, Éditions Larousse, mai 2014, 64 pp. en noir et blanc au format 17 x 22 cm sous couverture brochée monochrome, 4,99 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil nordiste la recette suivante :

Soupe à la bière

Pour 4 personnes

Préparation : 5 minutes

Cuisson : 35 minutes environ

Ingrédients :

1,5 litre de bière de garde blonde

1 gros oignon, l

1 gousse d'ail

60 g de beurre

60 g de farine

1 cuiller à café de sucre en poudre

1 pincée de cannelle en poudre

20 cl de crème fraîche

Cerfeuil ciselé

Sel et poivre

Recette :

Épluchez et émincez finement l’oignon.

Pilez et écrasez l’ail.

Faites fondre doucement le beurre dans un faitout, ajoutez l’oignon et l’ail, couvrez et laissez étuver 10 minutes en remuant de temps à autre avec une cuiller en bois

Retirez le couvercle, versez la farine et faites chauffer 2 ou 3 minutes en remuant souvent.

Sans cesser de remuer, versez peu à peu la bière lentement pour éviter qu’elle mousse.

Ajoutez le sucre et la cannelle et laissez cuire à petits frémissements pendant 20 minutes en remuant de temps en temps.

Ajoutez la crème en fin de cuisson.

Salez, poivrez et laissez encore quelques instants sur le feu sans atteindre l’ébullition.

Parsemez de cerfeuil.

Servez avec de fines tranches de pain de seigle grillées.

Bon à savoir :

Dans la « vraie » soupe à la bière, on utilise une bière de garde artisanale (bières flamandes ou belges, fermentées à haute température) plutôt qu'une bière blonde standard de type germanique ou alsacien (pils, de fermentation basse).

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24 02 18

Ados-rables

Couverture-Champ-de-bataille-Jerome-Colin-Allary-Editions.pngL'ennui avec les enfants, c'est qu'ils grandissent. C'est qu'un beau matin, sans prévenir, ils mettent des trainings, répondent par onomatopées, écoutent de la mauvaise musique, claquent les portes et ne parlent plus qu'avec des mots de moins de six lettres. Ça mange, ça dort, ça prend des douches, ça transpire, ça pue, ça coûte une fortune en crème antiboutons, ça change d'humeur toutes les six minutes, ça a le nez qui pousse. Ça se traîne du divan au lit en mettant un point d'honneur à vous rappeler que vous n'êtes absolument pas à la hauteur de votre rôle de père.

Saisi par la subite entrée de son aîné, Paul, dans le monde ingrat de l’adolescence,  le narrateur,  quadragénaire, père aimant, totalement dépassé par les événements, confie son désarroi, son sentiment d’inaptitude, hélas confirmé par son entourage. Le couple qu’il forme avec Léa se délite d’incompréhension mutuelle.

«  Un enfant, on ne devrait jamais lui permettre de dépasser douze ans »

Entre l’école qui rejette son fils, Léa et Paul qui le repoussent, la psy qui se borne à l’écouter et ..encaisser ses honoraires,  notre homme  ne sait plus à quel « sein » se vouer, car oui, il aurait bien besoin d’un réconfort en sa vie conjugale et sexuelle .  Alors il se replie dans le seul (petit) coin de la maison pour opérer le bilan de sa vie.  Un bilan aussi  honnête, désabusé que ..  jubilatoire. Menant à leur paroxysme la description des situations que vivent les parents d’ados, le narrateur entraîne le lecteur dans un imbroglio tout simplement désopilant. Il faut avouer qu’il fait grand bien, tant aux pères qu’aux mères d’ados, ce constat cathartique d’un combat pour lequel nous sommes plutôt mal armés.

Mené d’un style alerte, cru, incisif, ce deuxième roman, mêle humour et tendresse en un cocktail subtil et réussi 

Une lecture recommandée

 Apolline Elter

Le champ de bataille, Jérôme Colin, roman, Allary Editions, mars 2018, 208 pp

Billet de faveur

AE : Acteur – majeur-  de l’éducation de nos enfants, l’école en prend pour son grade, dans votre roman. Sa réponse – par voix de « Mollasson » -  paraît particulièrement inadaptée à la crise de l’adolescence . Et à celle des «  adulescents », leurs parents.

Jérôme Colin:Elle l’est totalement. les sciences cognitives sont passées par là et l’école ne semble pas en tenir compte. On dit que le temps de concentration maximal d’un être humain est de 25 minutes. Or, l’heure de cours académique est toujours de rigueur !!!! Pourquoi. Et ce n’est qu’un exemple Les sciences ont aussi prouvé que les cerveaux de nos enfants avaient besoin de mouvement pour être oxygénés. Or, on leur demande (ordonne) de s’asseoir sur une chaise huit heures par jour ? Comme je le dis dans le roman : l’époque a changé. la race a muté. Et l’école est restée dans les cavernes »… 

AE: Nous sommes tous démunis, face à ces martiens qui font soudain irruption dans notre quotidien de parents dévoués.  Devons- nous, à l’instar de Léa,   faire le gros dos, en attendant que l’orage passe, que le terrain de bataille laisse champ libre à leur sortie de crise ?  Ou en profiter, à l’instar de * , pour « brandir notre droit à l’irresponsabilité »,  s’offrir aussi une petite crise. Avouez que vous nous tentez..

Jérôme Colin :Je crois qu’il faut de tout pour parfaire une éducation..; De éduquer… educare en latin… C’est à dire élever… tirer vers le haut ! J’aime cette idée qu’élever nos enfants, c’est les tirer vers le haut. Je crois qu’il faut un peu de rigueur évidemment… Pour ne pas totalement se faire piétiner par ces drôles de bestioles… mais ce que m’a appris ma paternité, c’est qu’on n’est pas parfaits… Que nous ne sommes jamais vraiment non plus des adultes. Et que nous aussi, comme eux, nous avons le droit de brandir notre droit à l’irresponsabilité. Ce n’est pas parce que j’ai un boulot, une maison et des enfants que je suis responsable. Je le suis en partie, évidemment… mais l’adolescent que j’étais brule encore en moi… J’espère que c’est aussi le cas pour vous ! 

 

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21 02 18

Société forestière

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 " Suivez-moi. Partageons ensemble le bonheur que les arbres peuvent nous donner"

C'est, en effet, à une balade forestière que nous entraîne le ...forestier allemand Peter Wohlleben. Une balade un peu particulière, à portée largement documentaire,  fruit de son expérience et de nombreuses découvertes scientifiques.

Dotés de capacités sensorielles, cognitives assez extraordinaires, les arbres ont une vie, une organisation générationnelle et sociale qui feraient pâlir d'envie bien des sociétés humaines.  Ils sont également pourvus de langage et d'un réseau de communication radiculaire - par voie de champignons - qui feront défaillir, jaloux, bien des usagers de la toile.

Dotés d'intelligence, d'esprit prévisionnel, certains arbres émettent une substance répulsive, voire toxique pour leurs prédateurs.

Fascinante, cette approche anthropomorphique change, de manière drastique, notre vision du règne végétal. 

La lecture du texte est soutenue de l'impeccable diction de Thibault de Montalembert.

Que cette promenade porte ses fruits!

Apolline Elter

La vie secrète des arbres,  Ce qu'ils ressentent, comment ils communiquent,  Peter Wollheben, texte traduit de l'allemand par Corinne Tresca, lu itégralement par Thibault de Montalembert, Ed. Les Arènes, mars 2017 / Ed. Audiolib, nov. 2017 - 1 CD MP3 - durée d'écoute : 7h06min.

 

19 02 18

Faites la planche !

Apéro plancha.jpgAncien chef de partie de restaurants parisiens comme la brasserie de l'hôtel Thoumieux (rue Saint-Dominique) ou de la Méditerranée (place de l’Odéon), Vincent Amiel est l’auteur, chez Larousse à Paris, d’un recueil de recettes intitulé Apéro plancha dans lequel il propose 25 préparations de viandes, de poissons, de fruits de mer et de légumes à savourer dès le retour des beaux jours.

Testez les oignons farcis au bœuf, les roulés d’asperges au jambon, les mini-saucisses au vin rouge, les magrets de canard grillés et leur sauce soja-wasabi, les manchons de poulet sauce barbecue à la framboise, les calamars-mayonnaise au citron vert, les couteaux grillés en persillade, les moules au comté et au chorizo, les Saint-Jacques rôties et pickles de betterave, les brochettes de crevettes panées au wasabi, les galettes de pommes de terre au fromage, les champignons de Paris grillés et laqués, les artichauts poivrade farcis au chèvre, les bouquets de brocoli grillés, sauce gingembre-soja…

Vous adorerez !

Bernard DELCORD

Apéro plancha par Vincent Amiel, photographies de Claire Payen, Paris, Éditions Larousse, mai 2017, 60 pp. en quadrichromie au format 17,8 x 21,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette marine suivante :

Salade de poulpe grillé

Pour 6 personnes

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 5 minutes

Ingrédients :

800 g de poulpe cuit coupé en morceaux

1 filet + 2 cuillers à soupe d'huile d'olive

2 oignons nouveaux

1 gousse d'ail

½ botte de cerfeuil

2 brins de thym

1 cuiller à café de piment d'Espelette

½ citron

Sel

Recette :

Faites dorer les morceaux de poulpe à la plancha pendant 5 min, arrosés d'un filet d'huile d'olive.

Émincez finement les oignons et l'ail.

Effeuillez le cerfeuil et le thym.

Mélangez le poulpe grillé avec les oignons, l'ail, le cerfeuil, le thym, le piment d'Espelette, le zeste et le jus du demi-citron et 2 cuillers à soupe d'huile d'olive.

Salez.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |

18 02 18

Bras d'honneur...

Rien à battre.jpgTommy Jaud est un écrivain et scénariste allemand. À la fois fasciné par les livres de self-help parus aux États-Unis et profondément irrité par la vague montante des obligations sans limite, il s'est décidé à écrire son propre manuel de développement personnel.

Paru chez Favre à Lausanne, il s’intitule Rien à battre ! – Pour en finir avec la mauvaise conscience et il s’en prend avec drôlerie aux ukases de notre époque qui veut que l’on surveille constamment son poids, que l’on range et aménage son logis « comme il faut », que l’on soit en permanence écologiquement correct, que l’on ait une opinion sur tout, que l’on profite de sortir dès qu'il fait beau, que l’on mange toujours sainement, que l’on ait une vie sociale très active et que l’on affiche tous les prétendus signes de réussite, en les envoyant sur les roses.

Pour défendre ses thèses, il s'est inventé un double excessif et attachant, Sean Brummel, « grand gourou californien » et fervent adepte de la dolce vita, à qui il fait dire ce que chacun pense en son for intérieur mais n'ose plus assez revendiquer : le droit à la paresse, à la non-performance, au plaisir…

Un livre qui fait VRAIMENT du bien !

Bernard DELCORD

Rien à battre ! – Pour en finir avec la mauvaise conscience par Tommy Jaud, Lausanne, Éditions Favre, janvier 2017, 288 pp. en couleurs au format 14,3 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 19 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage joyeusement à contre-courant l’extrait délicieusement provocateur suivant :

Pourquoi les véganes n’ont pas le droit de freiner

Ne manger aucun produit alimentaire issu de l’animal, c’est la première étape du véganisme. La deuxième étape consiste, pour certains, à nourrir leurs animaux de compagnie aussi sur le mode végane, tout en posant des questions stupides à leurs concitoyens, qui ne leur ont rien demandé.

Pas plus tard que la semaine dernière, un de mes clients à la brasserie Brummelstore voulait absolument savoir si les étiquettes de mes bouteilles mentionnaient la présence de caséine ; car si tel était le cas, cela signifiait que ma bière contenait de la souffrance animale.

Suivit un bref, mais intense moment de souffrance, humaine cette fois, puis le type sortit de la boutique plus vite qu'il n'y était entré. Sans bière. Depuis, j'ai compris : il y a une catégorie d'abstinents qui non seulement s'interdisent toute nourriture d'origine animale, mais restent à distance de toute fabrication, même non comestible, ayant quelque chose à voir avec l'animal : sièges en cuir, édredons en plume, écrans LCD. Oui, c'est comme ça : on ne peut pas regarder la télé non plus, car beaucoup de cristaux liquides sont basés sur la cholestérine.

Donc, les véganes vont aller au cinoche, direz-vous ? Mais pour quoi faire ? Un végane digne de ce nom, conscient de ses valeurs éthiques, s'interdira de regarder un film, car la pellicule est à base de gélatine.

De toute façon, la question ne se pose pas, car un végane archi-convaincu ne peut pas prendre sa voiture pour se rendre au cinéma : la fabrication des pneus comprend une petite proportion de stéarine animale.

Mais en imaginant que notre végane archi-convaincu se déplace prudemment en roulant sur les jantes, c'est dangereux pour lui, car il lui est interdit de freiner : le liquide de freins contient du glycérol.

Et c'est aussi tragiquement dangereux pour toutes les bestioles innocentes qui s'écrasent sur sa vitre à mesure qu'il accélère... et voici maintenant qu'un daim jaillit devant sa voiture !

Pardon ? Si c'est comme ça, autant se pendre tout de suite, non ?

Bon, la chose mérite d'être considérée, mais à une condition : refuser d'utiliser une corde avec de la laine !

Pensez à ces pauvres moutons !

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 02 18

Vitamines à gogo…

Smoothies pour les petits.jpgDans Smoothies pour les petits – Sains et gourmands (Paris, Éditions Larousse), Irina Pawassar propose, pour faire manger des fruits et des légumes aux enfants qui n’aiment pas trop cela, 20 recettes illustrées, simples et amusantes, de boissons ludiques et saines mélangeant amandes, avocat, banane, brocoli, céleri, épinards, figue, framboise, fraise, kiwi, lentilles, mangue, menthe, miel, orange, ortie, pastèque, persil, pissenlit, poire, pomme, rose…

Elle les appelle Monsieur Fraise, Banana Joe, Lait rose, Petit violet, Feuilles de dragon, Pomme d’Api, Princesse Pastèque, Banana-mangue, Rouge framboise, Milkshake, Banana-coco, Une souris verte, Figamande, Chocorange, Vert citron, Roi Noix, Brocolily, Koko, Mandy Mango et Petit gars…

Bernard DELCORD

Smoothies pour les petits – Sains et gourmands par Irina Pawassar, Paris, Éditions Larousse, juin 2016, 57 pp. en quadrichromie au format 17,7 x 21,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette suivante, tout en énergie :

Choucoco

Le chou kale fait merveille dans les smoothies qu’il métamorphose comme par magie en des bossons ultra-tonifiantes. Essayez cet étonnant cocktail : vous déborderez d’énergie !

Pour 1 smoothie

Ingrédients :

2 ou 3 feuilles de chou kale (ou de chou de Milan) sans les côtes

250 g d’eau de coco

1 poire

5 ou 6 dattes

1 banane

Recette :

Passez les ingrédients au blender.

Conseil :

L’eau de coco peut être remplacée par de l’eau ordinaire.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |