04 05 16

Programmation neurologique

 

téléchargement (9).jpg " Quand fond la neige où va le blanc? "

Ains'Incipit le nouveau roman de Pierre Assouline, sorte de thriller sur fond de traque, de jeu d'échecs - l'ombre de Zweig plane - et de programmation neurologique....

Accusé du meurtre de son épouse, Marie, Gustave Meyer fuit tant la police qu'Emma, sa fille, accablée d'inquiétude. 

Grand maître international d'échecs  - " (...) il possédait en mémoire environ cinquante mille positions et schémas de jeu " - Meyer découvre que Klapman, son neurochirurgien et ami, a trafiqué son cerveau, à son insu, lui implantant dans une zone saine une électrode destinée à accroître ses capacités de mémoire et de traitement des informations. Est-il devenu un "Golem" , avatar du héros mythique et de la légende née, au XVIIIe siècle, dans le Ghetto juif de Prague? 

" Alors seulement il prit conscience du monstre que son meilleur ami avait fait de lui."

Ca fait beaucoup pour un seul homme.

Et le romancier d'explorer les affres mentales  d'une errance, d'un conditionnement qui risque bien de faire basculer sa victime dans le pathologique...

Golem, Pierre Assouline, roman, Ed. Gallimard, janvier 2016, 260pp

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03 05 16

Tardive paternité

9782367621050-001-G.jpeg" Il faut vieillir un peu pour connaître la valeur du moment et savoir qu'il ne revient jamais." 

S'il est un leit-motiv, fil conducteur des romans de Gilles Legardinier, c'est celui d'une convivialité existentielle. Avec humour, tendresse pudique, l'écrivain, aime rapprocher les générations. Exit les cloisons, les êtres de bonne volonté sont destinés à vivre ensemble, à partager tranches de vie, de tracas, et plus... si affinités.

Son dernier-né - Quelqu'un pour qui trembler - ne fait pas exception au principe, qui aborde le thème de la tardive paternité. 

Médecin en mission en Inde, Thomas apprend, fortuitement, qu'il a une fille, Emma, âgée de 20 ans. Il rentre en France afin d'endosser, incognito, cette nouvelle donne, fascination, soucis, fierté,  petit copain compris...

" Je n'ai plus peur de la vie. Je me contente de trembler pour ceux que j'aime"

Pour ce faire, il reprend la direction d'une résidence pour seniors, établie dans une ancienne crèche, aux côtés d'une usine désaffectée.  Avec la complicité pétillante, de Pauline, l'infirmière, il apprend à gérer lubies, santé et  joyeuses incongruités des résidents...

Du Gilles Legardinier, pure facture.

Une lecture - audiolivresque, en ce qui me concerne - qui fait du bien

AE

Quelqu'un pour qui trembler, Gilles Legardinier, roman, Ed. Fleuve noir, oct. 2015, Audiolib, février 2016. Texte intégral lu par Fabien Briche, Durée: 11 h 23 min.

 

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30 04 16

Le monde d'hier,... aujourd'hui et demain

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L'essai ne date pas d'aujourd'hui; nous ne pouvons que célébrer de liesse la réédition qu'en opèrent les éditions Gallimard, en leur collection "Folio essais" et ce frileux avril.

D'édition posthume(1942), rédigé au Brésil, peu avant le suicide du célèbre écrivain viennois, Le Monde d'hier  consigne les Souvenirs d'un Européen, d'un être traumatisé par la barbarie de la guerre, la fracture d'un rêve d'Europe unie, qui lui était si cher. A large portée autobiographique, l'essai fait office de longue lettre testamentaire.

Nous en infuserons deux courts extraits représentatifs, aujourd'hui et demain (HIgh Tea de 17 h- blog du Pavillon de la Littérature): 

" Or c'est dans cet air étouffant et malsain, saturé de miasmes parfumés, que nous avons grandi. Cette morale hypocrite du silence et de la dissimulation, dénuée de toute psychologie, est celle qui a pesé tel un cauchemar sur nos jeunes années, et comme les documents authentiques sur la littérature et l'histoire de la civilisation font défaut du fait de cette technique du silence solidaire, il n'est sans doute pas facile de reconstruire ce qu'on a déjà du mal à croire."

Le monde d'hier. Souvenirs d'un Européen, Stefan Zweig, essai, Ed. (posthume 1942) , rééditions Gallimard dont La Pléiade (2013)  et Folio Essais, avril 2016, texte traduit de l'allemand par Dominique Tassel, avril 2016, 592 pp

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28 04 16

Co-living

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Veuve d'Augustin, militaire corse un rien volage, la narratrice, Line - 55 ans - se voit contrainte d'adhérer au co-living, entendez partager  L'Escale, sa chère maison, située près d'Angers, avec trois célibataires.  

 Sa bouillonnante fille Columba ne lui en laisse pas le choix: c'est cela ou vendre l'Escale en ce compris, Paul, l'arbre confident de tous ses émois.....

Elle n’y songe pas

 Reléguée de la sorte dans le "foutoir", ancien bureau de son mari, nanti d'une porte secrète.... "Mamounette " va  affronter le quotidien  de Priscille, adepte de l'othorexie, extrêmiste de la santé et de l'alimentation,  Claudette, éthologue, spécialiste du comportement des poissons et Yuan Po Po Sushima, réflexologie plantaire chinois.

 

" Comme tu as pu le constater, trois êtres à la fois hors du commun et parfaitement sociables, le but du co-living, conclut ma fille. "

 Et le lecteur de constater, descriptions drôles et loufoques à l'appui? que le co-living comporte certains écueils.

Si peu..

 Avec le style vivant qu'on lui connaît, Janine Boissard dresse un portrait alerte et sympathique d'une veuve quinquagénaire loin d'avoir baissé pavillon.

Apolline Elter
Voulez-vous partager ma maison? Janine Boissard, roman, Ed. Flammarion,  mars 2016, 298 pp

 

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26 04 16

Les romans de cuisine

9782714460691.jpgLe célèbre écrivain japonais a permis la réédition de son premier et court roman, Écoute le chant du vent, publié en 1972.  Ses aficionados célébreront les thèmes en germe dans cette primoécriture, tracée dans la cuisine . Assorti de Flipper 1973, qui forme une sorte de suite, d'écho à cette première semaille,  le duo constitue ce que l'auteur nomme lui-même ses "romans de cuisine"

Avec la publication du roman,  La course au mouton sauvage, qui consacre le vrai début de sa carrière, le duo forme "La trilogie du Rat" .

Vous saurez tout.

Intéressante est la démarche de ce premier jet

Ainsi qu'il l'explique dans le prologue,  Haruki Murakami a senti le besoin de passer par la langue anglaise, son économie verbale, pour se forger un style, un rythme, avant de se traduire en japonais. D'aucuns prétendent que l'écriture s'en ressent... Des spécialistes, assurément....

 De facture un peu décousue,  le texte relate une série de propos philosophiques - enfin plus ou moins -  de relations de souvenirs, de conquêtes féminines, ...imbibés de nombreuses consommations de bière, entre deux étudiants, l'un surnommé, "Le Rat", l'autre, le narrateur,  le tout sur une durée de 18 jours de l'été 1970, du 8 au 26 août. 

Un narrateur, passionné de l'œuvre de Derek Hartfield, qui nous offre, avec le texte, une percée sur son proche cheminement d'écriture

" C'est pourquoi nous ne naissons ni ne mourrons. Nous qui sommes le vent. 

 Ecoute le chant du vent, suivi de Flipper 1973,  Haruki Murakami, romans traduits du japonais par Hélène Morita, Ed. Belfond, janvier 2016, 300 pp

AE

 

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23 04 16

Royale introspection

charmer_s_egarer_et_mourir_01 (1).jpg" Marie-Antoinette, où es-tu?  Derrière les rideaux de son théâtre, elle semble attendre le rôle tragique, le seul qu'elle saura interpréter, qui donnera la mesure, non pas de l'actrice, mais de la vaillante héroïne que la Révolution française va débusquer."

 Tout est dit.

Une rencontre fortuite avec la célèbre reine de France, puis des Français, par la lecture de la  (merveilleuse) biographie que Zweig lui consacre fait entrer Marie-Antoinette dans la vie de la romancière, Christine Orban. 

L'intrusion n'est pas anodine qui risque  la confusion entre deux intimités, malgré les siècles qui séparent les deux femmes. 

 Mais il faut rendre justice à l'Autrichienne, cette femme-enfant, prisonnière de la cour de Versailles, d'une étiquette contraignante, humiliante, écrasante.  Une femme enviée, calomniée...   qui n'eut ni le feeling ni l'adresse de se rendre justice quand il était encore temps. Une femme éprise de liberté, notion bien incompatible avec celui de sa royale fonction.

 

Sondant de l'intérieur les éléments, événements que devra affronter la jeune archiduchesse, débarquée à 14 ans et demi de son Autriche natale pour épouser le Dauphin, futur Louis XVI, l'Inquisition matriarcale opérée par sa célèbre mère, l'impératrice Marie-Thérèse,  la très tardive consommation du mariage - après sept ans d'union - , l'exutoire, havre de liberté que constitua l'usage du Trianon et l'abolition, en ses murs,  de l'étiquette ... Christine Orban nous offre un portrait magistral d'une victime d'un système, certes enfantine et frivole - qui ne se réveillera, ne se révèlera à elle-même que dans l'adversité, la solitude de  la Conciergerie, puis de la prison du Temple. 

  " A quoi pensait-elle, seule dans sa chambre de la Conciergerie, le fil de laine enroulé autour de l'index, à planter ses aiguilles dans d'interminables écharpes ? Que la Révolution l'a sauvée d'elle-même pour la tuer en pleine conscience? "

 Mais encore:

"Déjà dans le premier isolement de sa vie, aux Tuileries, seule ou presque, elle commence à comprendre enfin. Rien ne lui aura été plus fatal que les facilités dont le destin l'a comblée, l'encourageant à la paresse dès la naissance "

 Et enfin :

" Marie-Antoinette a fui dans le batifolage et se retrouve dans la solitude. "

 Le travail d'investigation accompli par la romancière est colossal. Magistral. Il s'inscrit dans la digne lignée de celui accompli par Stefan Zweig,  ajoutant à l'introspection, à l'empathie cette fusion, cette révélation (habitation ?)  d'intimité que seule, je crois, une femme peut accomplir

Une lecture que je vous recommande haut et fort

Apolline Elter

Charmer, s'égarer et mourir, Christine Orban, roman, Ed. Albin Michel, avril 2016, 300 pp

 

Billet de ferveur :

  AE: Christine Orban, au-delà du portrait de Marie-Antoinette, c'est la dignité du couple royal que vous réhabilitez. Louis XVI avait la réputation d'un roi apathique, assez inconsistant...  Vous insistez sur sa tolérance, l'estime, l'affection qu'il porte à son épouse et le courage royal dont il fait montre au moment de monter sur l'échafaud.

 Christine Orban: Marie-Antoinette comme Louis XVI, n’ont pas su vivre, mais, ils sauront mourir. Ils n’ont pas compris leur temps. Ils n’ont pas su s’adapter… Si Louis XVI avait voulu rester au pouvoir il aurait d’emblée accepté la monarchie Constitutionnelle. Ils accèdent au trône à vingt ans,  aussitôt agenouillés ils demandent à dieu de les protéger «  nous sommes trop jeunes pour régner… » Louis XVI est un brave homme. Ils ne sauront pas vivre mais sauront mourir, avec une grande dignité. Ce mariage forcé, finira en mariage d’amour et d’estime. C’est à son mari que M.A pense, quand Fouquier-Tinville l’accuse d’avoir eu des relations sexuelles avec son fils de sept ans, elle « en appelle à toutes les mères… » . Louis avait demandé si il n’y avait pas de pères dans cette assemblée du tiers ? » alors que le dauphin venait de mourir et que le temps du deuil leur était refusé. 

Leurs testaments font preuve de leur grandeur d’âme. Je vous livre un extrait de celui de Louis XVI, pour qui aurait encore des doutes sur la relation qui la liait à Fersen… « Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher. »

  

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21 04 16

Voyage en âme nippone

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Quelle belle image que celle de l'éventail - surtout ne pensez pas que je suis de parti-pris -  pour déployer les richesses de la littérature japonaise à travers le temps, les siècles, genres, ..  ambivalences,  mystères, correspondances entre les auteurs. 

Le parcours est d'autant plus neuf  qu'à part Kawabata (Prix Nobel de littérature 1968), nous devons avouer rien n'y connaître en matière de classiques japonais. Mythologies, Théâtre Nô, analyses et anecdotes ponctuent ce riche voyage en âme nippone. 

Une enquête richement étayée de lectures  - Diane de Margerie maîtrise le sujet - guidée par le mantra "qu'il y a toujours un sens caché derrière les apparences."

Mon éventail japonais, Diane de Margerie, essai, Ed. Philippe Rey, mars 2016, 208 pp

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20 04 16

Vins de garde

 

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Je ne vous apprends rien: la course à la nouveauté éditoriale est édifiante.

Essoufflante

J'en suis la preuve vivante.

Alors oui, mille fois oui, il est bon de se pencher sur les "classiques", sur ces ouvrages  - et leurs auteurs- qui ont franchi le cap de la mode, des années , tels de bons vins de garde.

Collectif de critiques signées de nos confrères de La Libre Belgique, Eric de Bellefroid, Guy Duplat, Jacques Franck, Francis Matthys et Monique Verdussen, sous l'orchestration de Geneviève Simon, l'ouvrage vous propose un voyage à la rencontre de Louis Aragon, Honoré de Balzac, Fédor Dostoïevski,  Alexandre Dumas,  Marguerite Duras,  Nathaniel  Hawthorne, Molière, Oscar Wilde, ... et de textes majeurs de leurs plumes, à picorer au gré de vos envies, dissertations et centres d'intérêt.

Ainsi la correspondance des frères Van Gogh, Théo et Vincent - quelque 660 lettres d'un échange long de dix-huit ans - retient-elle toute notre attention

L'article est signé Geneviève Simon

Gageons que nous y reviendrons.

Apolline Elter

Lire et relire les classiques, collectif sous la direction de Geneviève Simon, Ed. Avant-Propos, février 2016, , 224 pp

 

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16 04 16

Sua Culpa

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 " Dans la vie courante, il oubliait. La mort de Rémi Desmedt était un fait divers ancien, un souvenir d'enfance pénible, des semaines passaient sans malaise. Antoine n'était pas indifférent : son crime n'existait plus. Puis soudain, un petit garçon dans la rue, une scène au cinéma, la vue d'un gendarme déclenchait en lui une peur incoercible, impossible à maîtriser. La panique s'emparait de lui , l'imminence de la catastrophe engloutissait sa vie, il devait déployer des efforts gigantesques pour faire retomber toute cette pression à grands coups de respiration lente, d'autopersuasion et surveillait les palpitations de son imaginaire comme un moteur dont on guette avec anxiété le refroidissement après une brusque surchauffe"

 Est-il possible de vivre  "normalement", sereinement, après le meurtre- fortuit - d'un bambin de six ans?

La question est au cœur du thriller de Pierre Lemaître, qui nous rappelle que l'écrivain, Prix Goncourt 2013  ( Au revoir, Là-haut, éd. Albin Michel) exerce aussi le métier de psychologue. 

Le fait initiateur du roman se passe le 23 décembre 1999 dans la bourgade de Beauval, ville imaginaire de l'est de la France. Antoine Courtin, âgé d'une douzaine d'années, comprimé dans son éducation, tue  Rémi Desmedt d'un coup de bâton dans la tempe; Il est évident que l'effet a dépassé l'intention. Tout aussi évident qu'il eût dû se dénoncer.....

Les terribles tempêtes de 1999 balaient les investigations.

Larvée et traître, l'angoisse d'être dénoncé ne quittera le protagoniste. Les événements se succèdent qui, une bonne décennie plus tard, rappellent le drame à son ...mauvais souvenir

 Un roman palpitant, dénué d'opprobre, de jugement, qui travaille, sans la lâcher, la conscience du lecteur 

 Apolline Elter

 Trois jours et une vie, Pierre Lemaître, thriller, Ed Albin Michel, mars 2016,  288 pp

 

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10 04 16

Il y a du Pouchkine dans l'air.

" le-mystere-henri-pick-750277-250-400.jpg"Il s'agissait d'un pizzaïolo breton qui, dans le secret absolu, avait écrit un grand roman."

Tel est le coeur du "Mystère Henri Pick"

Coup médiatique colossal que la publication posthume , par Delphine, jeune éditrice auprès des éditions Grasset, des Dernières heures d'une histoire d'amour, rédigé par le rustre patron d'une pizzeria.

Abandonné sur l'étagère des ouvrages refusés (par les éditeurs) de la bibliothèque municipale de Crozon, en Bretagne, l'ouvrage gît, sans autre destinée que celle, performante, d'attrape-poussière. 

"C'était comme une bouteille à la mer. Ecrire un livre, le laisser quelque part. Et qui sait? Peut-être qu'un jour on le découvrirait."

Il y a du Pouchkine dans l'air.

Henri Pick avait totalement dissimulé son attrait pour le poète russe.

Sondant avec l'humour - contenu - qu'on lui connaît, les effets de cette découverte auprès de la famille du défunt, sa veuve, Madeleine,une de ses filles, Joséphine mais aussi de Frédéric, jeune romancier en mal d'inspiration et Jean-Michel Rouche, (ex-)critique littéraire en mal de scoop, David Foenkinos démonte finement les mécanismes de promotion des romans....

Plus que plaisant.

Apolline Elter

Le mystère Henri Pick, David Foenkinos , roman, Ed. Gallima , ard, 1er avril 2016, 286 pp

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