26 02 14

Quand moeder Siska rencontre Auguste Escoffier

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 Si vous appellent l'iode et le pascal attrait de nos stations balnéaires, vous savourerez avec joie ces 50 histoires, anecdotes, qui aux vagues des siècles vous saisiront de rencontres parfois inattendues.

Au-delà des hôtes souverains, Léopold II en particulier, très attaché à Ostende, ainsi que James Ensor, natif de la "Reine des plages", vous croiserez, de pages en plages,  Lord Byron, Joséphine Baker, François-René de Châteaubriand,  Alexandre Dumas, Auguste Escoffier -inventeur de la sole à l'ostendaise - Stefan Zweig, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, la jeune Alexandra David-Néel, Albert  Einstein, Soeur Luc-Gabriel as Jeannine Deckers as Soeur Sourire, Barbara et Jacques Brel, Félicien Rops, Emile Verhaeren et Maria Van Rysselberghe, Eugène Ysaye, Edith Piaf, Charles Aznavour, .... sans oublier de vous régaler du chapitre consacré à l"insondable secret des gaufres de Siska'

On en redemande.

AE

Les plus belles histoires de la Côte belge, Marc Pasteger, recueil, Ed. Racine, nov. 2013, 280 p, 19,95 €

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18 02 14

Merveilleuse humanité

Visuel Trois Nuage au pays des nénuphars.jpgNuage Doré, Nuage bleu, Nuage rose..trois fillettes vivent une enfance secouée de guerre, de bombardements américains,  en ce Viêt Nam septentrional des années soixante, gouverné par les communistes. 

" Construit de faits réels et de souvenirs d'enfance, ce récit romancé, est avant tout une lettre d'amour que j'adresse à la mémoire de mon grand-père maternel et à mes parents, à qui je dois tout et qui m'ont tout donné, surtout quand, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ils n'avaient absolument plus "rien".

Ecrit par Nuage Rose, la cadette, ce témoignage tendre et vivifiant restitue avec une exquise fraîcheur le regard d'une enfant sur un quotidien par bien des égards, dantesque: séparées de leur mère, les "trois Nuage" vivront  presque une décennie, aux côtés de Bô, leur père, médecin, obstétricien, urgentiste,..appelé sur tous les fronts.  Loyal envers  l'idéal communiste, ce dernier élève ses filles "comme de parfaites petites prolétaires" . S'il ne peut subvenir à leur confort ni à leurs besoins alimentaires, il parvient à leur préserver une part de poésie, d'enfance, d'humour  et surtout d'amour, germe d'équilibre affectif et de réussite intellectuelle. Appelé en renfort,  "Grand-père", père de Mé, la maman,  "francophone et francophile dans l'âme", soutient d'une merveilleuse humanité, cette éducation admirable.

" Ainsi grandissent les Nuage, entre l'impératif et le jeu, mais dans l'urgence, toujours, d'un présent menacé d'être sans lendemain. Les circonstances ne laissent à personne le loisir de questionner, contester: car désobéir ou négliger de faire son devoir peut avoir des conséquences fatales. Les fillettes sont obéissantes et elles ont une confiance absolue en Bô, en son autorité bienveillante. "

Une lecture recommandée.

 Trois Nuage au pays des nénuphars, Nuage Rose, autobiographie, Société des écrivains, 2013, 248 pp, 20 €

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15 02 14

Il a tout d'un grand

Est-il meilleure apothéose pour une semaine consacrée aux disciples de Valentin que de parcourir ce mini- portefeuille - il se glisse dans la poche d'un pantalon - et le destin amoureux de personnages aussi fabuleux qu'Antoine et Cléopâtre, Denis Diderot et Sophie Volland  - nous les évoquions sur ce blog - Georges Danton et Gabrielle Charpentier, Napoléon et Joséphine,  Honoré de Balzac et Madame Hanska,  Victor Hugo et... Léonie d'Aunet, Georges Sand et Alexandre Manceau, la reine Victoria et le prince Albert, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, Coco Chanel et Arthur Capel as Boy.....

Une lecture alerte, une écriture enjouée

Very plaisant, assurément

AE

Le petit livre des grandes  histoires d'amour, Catherine Guennec, essai, Ed. First, janvier 2014, 160 pp, 2.99 €

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08 02 14

Régime forcé

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Tout commence par un état des lieux, relevé toponymique, touristique et méticuleux d'un village sans histoires, Châtillon-en-Bierre, "situé au centre de la France, entre Auvergne et Morvan."

Un peu déconcertant.

Ce qui l'est davantage, c'est que le village et le canton alentour va brusquement être coupé du monde, la nuit fatale du 14 au 15 septembre 2012, obligeant les habitants à vivre en autarcie et ..solidarité forcée. A revoir la hiérarchie de leurs priorités, comportements et relations.

A survivre, tout simplement.

"Quant aux paysans, ils étaient considérés désormais comme des messies, voire des demi-dieux. L'avenir du village  était dans leurs champs. On parlait d'eux avec crainte et respect, on regardait émus leurs tracteurs rouler majestueusement dans les rues, sans se plaindre comme jadis qu'ils soient bruyants, qu'ils bloquent le passage ou qu'ils laissent derrière eux  des mottes grasses et une puissante odeur de foin. Pour un peu, beaucoup auraient ôté leur casquette devant ces engins monumentaux, et certains seraient même tombés à genoux."

 Revêtant le monocle de l'anthropologue,  la plume du conteur, le narrateur observe les comportements induits par cette mise en quarantaine inexpliquée, sorte de fin de monde programmée  Irrésistible pince-sans-rire, flaubertien à plus d'un égard,  il pousse à leurs combles, réflexion politique et logique de situation. 

Une logique de l'absurde.

Un roman savoureux. Bien ficelé. Intrigant.

Du Bernard Quiriny, tout simplement.

Le village évanoui, Bernard Quiriny, roman, Ed. Flammarion, fév.2014, 218 pp, 17 €

 

Billet de faveur

AE : Emergeant doucement sur  la scène, Jérémie, l’écrivain, est celui qui semble le mieux vivre le huis-clos. Il convertit son ambition de devenir un écrivain célèbre en celle de servir la postérité. Et de s’interroger : « Etait-ce au fond si terrible ? »  C’est bien cela la question…

Bernard Quiriny : Peut-être pas si terrible, non. Un peu angoissant au début, sans doute, mais j'incline à penser que l'animal humain s'adapte à tout, et qu'au bout d'un moment la surface des eaux se reforme toujours. Comme dit un autre personnage, de toute façon : avant le monde était trop grand, maintenant, il est trop petit. Dans les deux cas, c'est absurde. Donc, pourquoi s'en faire ?

 

 

 

 

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04 02 14

Proust alors

 " La Recherche est une école du regard qui fait son miel de la moindre fleur."

Oeuvre à deux plumes -Jean-Paul et Raphaël Enthoven sont père et fils- primée avec raison du prix Femina de l'essai, le Dictionnaire amoureux de  Marcel Proust nous propose une alerte balade, nourrie, joyeuse, drôle et parfois insolente à travers les écrits mais aussi la vie du célébrissime auteur de La Recherche.  Un génie qui cristallise toutes les passions et  l'inévitable forfanterie de ceux qui ne l'ont pas lu...

"Disons seulement que l'antiproustien de base est, le plus souvent, affligé d'une allergie viscérale à l'excès de nuances,.."

 A bas les discours inspirés, parti est  pris de restituer l'écrivain dans sa clarté originelle:  " Proust est limpide. L'obscurcir serait une mauvaise manière de l'honorer. L'attrister par un surcroît de décryptages amphigouriques serait indigne de la jubilation qu'il procure." 

Ne boudons ni plaisir ni pareille invitation et rencontrons, au gré d'entrées de séquence alphabétique, les personnalités majeures de l'oeuvre,  qui l'inspirent  ou  s'en inspirent, d'Alfred Agostinelli à.. Zinédine (de Guermantes), les thématiques qui la parcourent, de l'agonie à la voix, sans oublier les plats, de l'asperge - "le légume le plus assidu des menus proustiens"  à la tomate et leurs correspondances établies par un clair jeu de renvois.

Un questionnaire ..de Proust vous est proposé qui permet de mesurer votre degré de connaissance de l'oeuvre, le bien fondé, partant, de pareil dictionnaire..

Gageons que l'épopée donnera au lecteur l'envie de (re)découvrir La Recherche, "une oeuvre que tout proustien respectable doit lire au moins quatre fois dans son existence." tant il est vrai qu'elle saisit nouvellement l'esprit, selon l'étape de sa vie .

Pareille entreprise  suppose, à coup sûr, une  colossale érudition, une parfaite  connaissance de la Recherche mais surtout, avant tout la passion. Jean-Paul et Raphaël Enthoven ont ce génie conjoint.

Apolline Elter

Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, Jean-Paul et Raphaël Enthoven, essai, Ed. Plon/Grasset, août 2013, 740 pp, 24.5 €

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01 02 14

Sidérant

".

"... dans son bureau, au revers de la porte, il a scotché la photocopie d'une page de Platonov, pièce qu'il n'a jamais vue, jamais lue, mais ce fragment de dialogue entre Voïnitzev et Triletzki, récolté dans un journal qui traînait au Lavomatic, l'avait fait tressaillir, comme tressaille le gamin découvrant la fortune, un Dracaufeu, dans un paquet de cartes Pokémon, un ticket d'or dans tablette de chocolat. Que faire Nicolas? Enterrer les morts, réparer les vivants."

La naissance d'un pont avait signifié la qualité d'écriture de Maylis de Kerangal. Ce nouveau roman, colossal, fait l'unanimité de la critique, portant son auteur au panthéon des écrivains contemporains.  

Bernard Pivot himself,  se déclare sidéré, qui affirme en sa chronique du 12 janvier (in le Journal du dimanche) "  Car ce livre est un roman, un vrai roman, un très grand roman, un extraordinaire roman qui classe désormais Maylis de Kerangal parmi les écrivains majeurs du début du XXIe siècle. Fluidité et complexité du récit, art du portrait, maîtrise de la psychologie, art des descriptions des visages, des vêtements, des lieux, repères toujours significatifs, empathie sans jamais tomber dans le pathos. Et puis une écriture très originale, la richesse du vocabulaire mêlant avec saveur mots scientifiques et populaires…"

C'est dire

Choqués, violentés par l"annonce du décès cérébral de Simon Limbres, suite à un accident de voiture, Marianne et Sean, ses parents se voient aussitôt,  mais avec tact, proposer de souscrire au don d'organes.  De leur décision dépend la mise en action d'une complexe entreprise de solidarité humaine.

" Que deviendra l'amour de Juliette une fois que le coeur de Simon recommencera à battre dans un corps inconnu, que deviendra tout ce qui emplissait ce coeur, ses affects lentement déposés en strates depuis le premier jour ou inoculés cà et là dans un élan d'enthousiasme ou de colère, ses amitiés et ses aversions, ses rancunes, sa véhémence, ses inclinations graves et tendres? "

Un sujet délicat - une thématique, une réflexion à laquelle chacun de nous peut être confronté. Encore faut-il le traiter avec humanité. Un exercice périlleux que l'auteur réalise magistralement: sondant le coeur, l'âme des protagonistes, personnel médical compris, Maylis de Kérangal en décrit les flux, reflux avec précision. Les descriptions des cadres, lieux, événements, .. participent de cette même exigence scripturale. Résonnent d'une amplitude peu commune.  Quelques envolées lyriques, sobres, cadencées, ont des accents dignes d'Emile Verhaeren

" A deux cents mètres du rivage, la mer n'est plus qu'une tension ondulatoire, elle se creuse et se bombe, soulevée comme un drap lancé sur un sommier. Simon Limbres se fond dans son mouvement, ..."

Vous l'aurez compris, je suis conquise.

Impressionnée

Apolline Elter

 Réparer les vivants, Maylis de Kerangal, roman, Ed. Verticales, janvier 2013, 282 pp

 

 

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30 01 14

Bernard

"D'emblée, notre histoire a mal commencé: ils ont décidé de m'appeler Bernard"

La veine préférée de David Foenkinos est celle de la banalité dans sa plus extrême expression, de la vie dans sa plus affligeante normalité. Son héros de prédilection: l'anti-héros qui subit, en victime obligée, les aléas cumulés de la guigne. Tel Bernard, terne quinquagénaire, gestionnaire de fortune au sein d'une petite banque, marié à Nathalie, père d'Alice, leur fille unique, prête à quitter le nid...

" J'ai traversé cette soirée à la façon d'un souvenir dans la vie d'un amnésique"

Et voici que par un enchaînement inexorable de petites brimades et de grandes catastrophes, Bernard  perd emploi, épouse et le sou. Il se voit obligé d'échouer chez ses parents, un couple insipide et routinier - d'endosser patins à parquet et l'infantilisation inéluctable que la situation génère.

Enchaînant les déboires en séquences cocasses et incongrues, David Foenkinos nourrit sa plume d'images insolites, métaphores créatives qui en rendent la lecture des plus savoureuse.

La tête de l'emploi, David Foenkinos, roman, Ed J'ai Lu (Inédit -grand format), janvier 2014, 282 pp, 13.5 €

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28 01 14

Mise sur étal

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Sous le prétexte narratif d'un entretien avec un inspecteur de police, Lucille  délie, par bribes et flashs,  le fil de sa vie.

Une vie  de poupée, inconsistante,  focalisée sur sa seule beauté et la soumission à un mari brillant, macho et passablement détestable.

"  Le savoir-plaire était du savoir-vivre, y défaillir était déchoir.Dans mon cercle, les femmes étaient les premières instigatrices de cette mise sur étal érigée en système, sexes offerts à la convoitise masculine, qu'il convenait de voiler du non-dit"

Fustigeant les travers d'une société réduite à la dictature des apparences et contrats relationnels implicites , la narratrice découvre, par la rencontre avec Jean-Symphorien, un ambassadeur  veuf et fané, qu'il est une autre vie.  Une vie faite de culture et de relations vraies . Ce faisant, elle se réveille et révèle à elle-même .

Monologue vivant, joliment imagé, au rythme maîtrisé, transitions bien ficelées, le roman d'Ida Jacobs se déguste avec bonheur,  évoquant par bien des accents, la plume brillante et dense  de la regrettée Jacqueline Harpman.

Une belle découverte.

Apolline Elter

L'entretien, Ida Jacobs, roman, Ed. Caïra, oct.2013,  176 pp, 15 €

 Note d'acquisition: distribué dans une série de librairies desservies par les AMP (Messageries de la presse) - l'ouvrage peut être commandé - franco de port - auprès des éditions Caira : @ info@caira-editions.be 

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25 01 14

Prix Rossel 2013

 

 Un titre qui fleure les collections enfantines à la Roger Hargreaves...

Un propos qui, sous le couvert de la fraîcheur, de la sobriété et d'une enquête méthodique sur ses origines familiales, rend bel hommage à la personnalité énigmatique et attachante du père de l'auteur, Chaïm Berenbaum, pharmacien, concepteur de potions miraculeuses.

Juif polonais,   constamment "persuadé de l'avenir radieux de la planète", celui qui se fera appeler Hubert Berenboom arrive en Belgique en 1928,  décroche diplôme de pharmacien et épouse la superbe  et opiniâtre Rebecca Bieniakonski , de 8 ans sa cadette. Sauvé de la persécution juive durant la guerre par emprunt de l'identité bien belge de Janssens et celui de multiples cachettes,  le couple donne naissance en 1947 à Alain, leur fils unique.

" Alors dites-moi comment je m'appelle. Et de qui je suis vraiment le fils?  Je me console en pensant que de tous les Berenbaum, je suis le Berenboom préféré de mon père. Berenbaum, une famille avec une identité à géométrie variable"

Décidé à s'en tenir scrupuleusement aux faits avérés d'un passé qui lui a été largement tu, Alain Berenboom invite le lecteur au coeur de sa quête identitaire, religieuse, au coeur palpitant  d'une histoire familiale, nourrie d'amour, de  souvenirs rares et  émouvants,  de paradoxes, d'énigmes et de supputations. Il use, pour ce faire, de son talent d'enquêteur, de conteur et cette simplicité joviale qui rendent la lecture de son témoignage particulièrement attrayante.

 Un Prix Rossel largement mérité

Monsieur OPTIMISTE,  Alain Berenboom, récit, Ed. Genèse, oct. 2013, 242 pp, 22.5 €

Billet de faveur

AE : Votre naissance, la flamandisation du patronyme Berenbaum  intègrent pleinement le couple de vos parents en leur terre d’élection. Une intégration que votre maman opérera tout aussi  farouchement par le biais de la table…

Alain Berenboom : Lorsque mes parents à la fin de 1941, furent obligés de se cacher pour échapper aux rafles, ma mère se lança dans une activité littéraire surprenante: elle écrivit un livre de recettes de cuisine. Des recettes de cuisine plus belge que nature, qui nécessitaient, pour leur préparation, des ingrédients absolument impossibles à trouver en pleine guerre et surtout dans la situation dans laquelle ils survivaient.

C'était le message que ma mère avait jeté à la mer: son appartenance à la Belgique par l'estomac."

 

 

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23 01 14

Un vrai Beauregard

"L'émotion est comme un ascenseur qui n'arrête pas de monter. Il n'y a que les larmes pour le faire redescendre."

Gilles Paris aime emprunter la plume de l'enfance, observateur bienveillant d'un monde adulte, de ses comportements et tourments.

Victor Beauregard, le narrateur  a 9 ans. Il vit à Bourg-en-Bresse, avec Alicia, sa grande soeur,  choyé de ses deux mamans, Claire, sa maman biologique, libraire et bibliophage acharnée et Pilar, peintre argentine. François, le père, vit à Paris, sorte de Peter Pan qui tente péniblement d'entrer dans le monde des adultes responsables.. Jamais il ne se rend au Cap-Martin où sa famille recomposée passe l'été.

Incarné par Tom et Nathan, un mystérieux couple de jumeaux, le passé de la résidence d'été, de sa propre famille,  va surgir à la conscience de l'enfant. Il tente d'en percer le secret, aidé de Gaspard Clerget, son nouvel ami, de  Justine de Vallon-Tonnerre, dont il est épris et des apparitions lumineuses de lucioles éphémères.

" Les secrets, Victor, c'est comme les coquillages qui refusent de s'ouvrir. On ne sait jamais ce qu'il y a à l'intérieur."

Empreint de fraîcheur, de tendresse et de la mûre indulgence de l'enfance, le roman se présente comme une passerelle avenante vers l'âge adulte.

L'été des Lucioles, Gilles Paris, roman, Ed. Héloïse d'Ormesson,  23 janvier 2014, 222 ppn 17 €

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