07 12 13

Jouer, défier, jouir

mes-trois-zebres-alexandre-jardin-9782246804550.gifS'il se fait "une joyeuse idée de la France" c'est parce qu'Alexandre Jardin revendique une triple paternité dans ses choix d'existence. Trois zèbres , trois "maîtres à oser " incarnés par Sacha Guitry,  Charles de Gaulle et Giacomo Casanova. Trois lumineuses illustrations des verbes "jouer, défier et jouir " qui conditionnent la vie de  l'écrivain  et un triple parti-pris qu'il entend partager avec le lecteur.

" Ce trio d'enchanteurs prouve que l'on peut s'engendrer soi-même au lieu de se contenter d'être né. "

 De Sacha Guitry, le lecteur retiendra l'être démesuré, fou à ...faire exploser les zygomatiques,  qui conçut sa vie comme une scène dramatique,  garde- fou quotidien de l'ennui;  l'être décalé, aussi, qui durant l'Occupation, persista à afficher un luxe, une sympathie vichyste qui lui seront durement reprochée à la Libération.

"Charles de Gaulle est mon plus grand secret.

Mon angle mort le mieux préservé, ma fièvre.

Mon vrai père"

 Figure plus austère que celle du Général, mais également fascinante: 

" Ce gentilhomme de l'effronterie a fait de moi, dans le plus grand secret - oui, sans que les miens y aient eu quelque part- , un type hautement allergique à la fatalité, haïssant toutes les formes de statisme. Un militant associatif qui chaque matin entend l'appel permanent du 18 juin, cette invitation à nager contre tous les courants de la renonciation à soi." 

Sa passion pour Giacoma Casanova, la  parfaite anti-thèse gaulliste,  Alexandre Jardin la justifie, par cette jubilation sans borne que le Vénitien traduit, irradie, tandis qu'il taste et  tâte,  sans vergogne, tous les plaisirs de l'existence.

 Et le lecteur de savourer le brio d' une plume magnifiquement inspirée, une nouvelle fois 

Apolline Elter

 Mes trois zèbres,  Une joyeuse idée de la France, Alexandre Jardin, essai, éd. Grasset, oct. 2013, 332 pp, 20 €

Écrit par Apolline Elter dans Alexandre Jardin, Apolline Elter | Commentaires (0) |  Facebook | |

30 11 13

Mâle beau rôle

Née à Toulouse le 7 avril 1914, Madeleine Lioux affirme très jeune ses talents de pianiste surdouée, prodigieuse. Successivement mariée à Roland Malraux, mort en déportation,  puis à André Malraux, elle vit encore. 

9782246801085FS.gif

La journaliste Aude Terray la rencontrait à 26 reprises, en 2011, aux fins de cerner son portrait, sa vie et lever quelque voile sur les 20 ans de vie qu'elle passa aux côtés d'André Malraux, son second époux,  demi-frère de Roland,  l'amour de sa vie.

" Le basculement amoureux de Malraux laisse songeur. Le romancier est certainement attiré par l'ambiguïté de la situation. L'ambivalent tenté de vivre des sentiments mêlés, confus, inextricables. Le franc-tireur séduit par l'idée de la transgression et de la mise à l'épreuve. L'union avec Madeleine resserre le noeud gordien, elle accomplit la fatalité familiale en répétant la faute commise par Fernand avec sa belle-soeur; elle attise la culpabilité à l'égard du jeune frère mort en héros."

Epouse discrète, - modèle, bienveillante et élégante, Madeleine sut  comprendre et choyer le grand enfant capricieux, égocentrique et arriviste qu'était resté André Malraux Eduquant Vincent et Gauthier, les deux enfants qu'il conçut avec sa maîtresse,  avec son propre fils,  Alain , Madeleine tenta d'instaurer une harmonie familiale parmi ces êtres égratignés par la vie, la guerre et l'absence d'amour d'un père résolument indifférent  à leur sort.

"Quand ils seront un peu plus grands, Madeleine doit insister pour obtenir que le dimanche, ils déjeunent ensemble. Malraux met du temps à l'accepter. Noué, cérébral, tourné vers lui-même , concentré sur l'oeuvre de sa vie, père à contrecoeur, ignorant l'enfant qui n'apparaît d'ailleurs dans aucun de ses romans et ayant détesté sa propre enfance."

Jusqu'au jour où accablé par la mort accidentelle de ses deux fils, Vincent et Gauthier,  une panne d'inspiration et autres ennuis liés, André Malraux la répudie, lui donnant,sans le savoir, l'occasion de reprendre piano, concerts et une carrière reconnue, internationale  qu'elle lui avait  sacrifiée: l'on voit ainsi l'alerte nonagénaire se produire sur les scènes de Tokyo, New York , ... notamment.

Fresque passionnante d'un XXe siècle bousculé d'événements tragiques mais aussi de l'intimité d'un homme qui s'en sort parfaitement démythifié, l'essai d'Aude Terray se déguste comme un roman

Madame Malraux, Aude Terray, essai, Ed. Grasset, setp.2013, 318 pp, 20.90 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 11 13

Por favor

téléchargement.jpgJean des Cars nous enchantait l'an passé, avec une brillante 'Saga des Reines' (Ed. Perrin, 2012 - voir chronique sur ce blog), il nous revient, nous ravit , en cette fin 2013,  avec une Saga des Favorites et un captivant survol cinq siècles d'Histoire vus  par le prisme des faveurs souveraines. Il était l'invité, jeudi 21 novembre de L'Eventail et d'un déjeuner littéraire à affluence  forte et... passionnée.

D'Agnès Sorel - qui inaugure la tradition françaises des favorites et supplante les maîtresses du Valois Charles VII à Wallis Simpson, qui coûta son trône, à Edouard VIII d'Angleterre, quinze 'femmes de l'ombre, éclairées par la lumière de la puissance " voient leurs portraits - hauts en couleurs - brossés par  la plume alerte et vivante de l'historien.

Certaines exercent une action  plutôt bienfaisante sur leur amant ,le pays, telles Agnès Sorel, la marquise de Pompadour, Gabrielle d'Estrées.. tandis que d'autres lui empoisonnent plutôt l'existence, telles Lola Montez, Magda Lupescu ou la sulfureuse Wallis.

Il en est de très attachantes, songeons à Louise de Lavallière, plus éprise de l'homme que fut Louis XIV que du souverain.

Un chapitre cible particulièrement l'Histoire de la Belgique, qui met en scène Blanche Delacroix, maîtresse du Roi Léopold II, de 48 ans son aîné... Il la fera baronne de Vaughan, l'épousant à trois jours de son propre  trépas.

L'Histoire est le théâtre de singulières destinées, qui  offre à cette galerie de portraits de fabuleux atours de lecture

Apolline Elter

La saga des favorites, Jean des Cars, essai, Ed. Perrin, novembre 2013, 455 pp, 25 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 11 13

Quinqua-phonie

la_saga_de_france_inter_01.jpg

 

"Il faut bien l'admettre: l'histoire avait très mal commencé. En 1963, lorsque France Inter devient France Inter, la radio se lance dans la course à l'information dotée d'un lourd et pesant passif d'après-guerre, dont elle n'est pas débarrassée.

Elle aura 50 ans le 14 décembre prochain: fringante quinquagénaire, France Inter fête un demi-siècle d'émissions cultes - le générique de la célèbre Radioscopie chancellienne résonne encore à vos oreilles -  de turbulences, grèves et de joies. 

Consignant une cinquantaine d'interviews de membres actuels et anciens de cette grande famille radiophonique , Anne-Marie Gustave et Valérie Péronnet nous brossent le portrait  - alerte et attachant - d'une grande dame  investie d'une mission de service public, progressivement et partiellement affranchie, au cours des ans, de la tutelle gouvernementale.Le portrait-type de ses auditeurs - farouchement attachés à "leur" radio, celui de ses animateurs, des 140 métiers qui gravitent autour des ondes et des programmes qui font succès de la station ravivent en nos mémoires les parcours parfois initiaux  de grandes voix, de grands noms, tels Jacques Chancel, Stéphane Bern, Yves Mourousi, , Patrick Gelinet, Nicolas Demorant, Eve Ruggieri, Michèle Cotta, Laurent Ruquier...

Une belle visite des coulisses d'une grande maison.

AE

La saga France Inter,  Amours, grèves et beautés, Anne-Marie Gustave et Valérie Péronnet, essai, Ed. Pygmalion, oct. 2013, 290 pp, 20.9€

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 11 13

Vivre était une longue route

 

9782330024475.jpg

"...je suis un homme qui finit 

de vivre de mourir je marche

dans ma ville 

avant le passage

vivre était une fatigue

une douceur un éreintement

vivre était une longue route

mon corps brûlé

mon or répandu

j'ai tant crié contre le vide

je me suis tant cogné aux apparences

(...)  mon amour mon âme dévêtue

le temps est venu de te porter."

Louis est arrivé en fin de vie. Hospitalisé,  il confesse à Mary l'océan infini de ses amours,  émotions, souvenirs,.. en un texte continu, onirique, soutenu d'un rythme  mélodieux, ondoyant, telles des vagues qui fluent, refluent,  l'invitant doucement à effectuer le passage vers la rive inconnue.

Une oeuvre poétique.

Une oeuvre qui façonne la langue, l'illumine et l'embarque en un poignant, dense et  dernier voyage... initiatique.

Apolline Elter

Avant le passage, François Emmanuel, monologue poétique,  Ed. Actes Sud, oct., 86 pp, 12.8 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Poésie | Commentaires (0) |  Facebook | |

19 11 13

La vilaine soeur

 

téléchargement (5).jpg

Assurément un roman marquant de la rentrée littéraire: féerique, onirique, saugrenue, sensuelle, décalée,  belle, la plume ovaldienne virevolte, au gré d'une concordance temporelle variable, d'un tâtonnement narratif et  d'une ingénuité volontairement entretenue..

 " (J'ai abandonné le projet d'écrire l'histoire de Maria Cristina Väätonen comme s'il s'était agi d'une biographie, d'une notice, ou d'un document bourré de références impératives et de notes de bas de page. J'ai décidé de faire avec l'approximation. J'ai décidé de faire avec ce que je sais d'elle. Et avec ce qu'on m'a dit d'elle. Je ne suis peut-être pas la personne la plus à même d'aller au bout de cette entreprise."

Ecrivain consacrée par la publication, en 1978, d'un roman d'inspiration autobiographique, La vilaine soeur, Maria Cristina Väätonen est rappelée à Lapérouse, son village canadien natal, pour adopter son neveu Peleete, abandonné par sa soeur aînée. Cette dernière avait eu jadis la  "tête cassée" par un accident en forêt dont Maria Cristina s'estime responsable.

Résistant à cette maternité imposée , Maria Cristina s'offre, par voie de narration, un retour sur sa prime jeunesse, son avènement à la publication, la relation ambigue et sensuelle qui la lia au célèbre écrivain déchu, Rafael Claramunt.

Gracieuse, analytique, bavarde, attachante, pimentée d'humour,  l'intrigue se meut  en une ambiance impressionniste , une veine  d'écriture élégante qui évoque celle d'Alice Ferney .

 "... il y a une certaine grâce chez les perdants, les plagiaires et les brigands"

AE

La grâce des brigands, Véronique Ovaldé, roman, Ed. de l'Olivier, août 2013, 285 pp, 19,5 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 11 13

Goncourt ... de circonstances

 

Frais nommé  - en 2012 - membre de l'Académie Goncourt , au couvert de feue Françoise Mallet-Jorris, l'écrivain, journaliste Pierre Assouline nous trace l'histoire des cent dix ans du prix le plus prestigieux de la France littéraire. Ce faisant, il nous restitue l'argument et le contexte d'attribution  - nourri de  quelques anecdotes croustillantes  - de chacun des romans primés depuis 1903, qui mit à l'honneur  Force ennemie, de John-Antoine Nau.

Voilà qui est intéressant.

Réunis autour d'une table, au coeur du célèbre restaurant Drouant, place Gaillot, les dix membres exécutent aujourd'hui encore les dispositions testamentaires d'Edmond Huot de Goncourt, à ceci près qu'ils ne sont plus rémunérés, les lauréats non plus qui doivent se contenter d'un chèque de 10 € et ... de la multiplication exponentielle des ventes que le prix génère.

"Le jury est meilleur lorsqu'il est composé d'écrivains de qui leurs éditeurs ont besoin, plutôt que d'écrivains qui ont besoin de leurs éditeurs."

Souvent décrié, calomnié,  taxé de complaisance envers certaines maisons d'édition, le jury  - et je le crois - s'affranchit de plus en plus de ce genre de pression, conscient que sa mission première est de prescrire une lecture juste et belle,  qui pratique une langue soignée, digne représentante de la littérature contemporaine.

NDLR : Les choix du Sermon sur la chute de Rome ( Jérôme Ferrari - Goncourt 2012) et d'Au Revoir Là-Haut (Pierre Lemaître, Goncourt 2013)  répondent, à mon sens, pleinement,  à cette vocation.

Développé à partir d'une série d'émissions radiophoniques diffusées, cet été, sur France- Culture, ce plaisant ouvrage présente, en annexes, la liste des romans primés depuis l'origine du prix, l'attribution chronologique des couverts, les statuts de l'Académie, ainsi qu'une copie du testament fondateur.

Apolline Elter

Du côté de chez Drouant- Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt, Pierre Assouline, Ed. Gallimard- France Culture, sept. 2013, 216 pp, 16,9€

Billet de faveur

AE: Pierre Assouline, pouvez-vous nous préciser comment s’opère la première sélection du prix Goncourt ?  Sont-ce les jurés qui proposent leurs propres coups de cœur littéraires ?

Pierre Assouline: Chaque juré lit ce qu'il veut durant l'été ; les jurés échangent leurs impressions par écrit pendant les vacances ; chacun dresse sa propre liste de sélection ; à la première réunion de rentrée, nous votons pour établir une liste de 15 titres. Y figurent ceux qui ont récolté le plus de voix, tout simplement. 

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter | Commentaires (0) |  Facebook | |

14 11 13

Féministe avant la lettre

 

" L'incognito est la première règle. Elle doit avoir l'air d'une mendiante tibétaine jusque dans les moindres détails. Son déguisement est fabriqué avec les moyens du bord: elle teint ses cheveux bruns en noir avec des bâtons d'encre de Chine, les épaissit avec des crins de yack pour former des lourdes nattes, puis recouvre son visage et ses mains d'une épaisse couche de suie récupérée au fond d'une marmite de charbon, voire de cacao. Les Tibétains étaient d'une saleté à la limite du vraisemblable, il lui fallait afficher  à la fois un teint hâlé et une bonne couche de crasse..."

Si l'histoire retient avant tout  d'Alexandra David-Néel, qu'elle fut la première femme européenne à pénétrer, en 1924, accompagnée de son fidèle Aphur Yongden dont elle fera son fils adoptif , dans la cité tibétaine interdite de Lassa, la biographie que lui consacre Jennifer Lesieur révèle l'incroyable palette de vie de l'exploratrice, aventurière, chanteuse d'opéra, journaliste, philosophe mystique et boudhiste, franc-maçonne, écrivain, parisienne et... bruxelloise, qui mourut centenaire, en son sanctuaire  de méditation provençal, Samten Dzong,  de Digne-les-Bains.

Une personnalité forte, indépendante, érudite qui porta haut et fort la cause féministe.

Une biographie alerte, enjouée, fabuleuse.

Alexandra David-Néel,Jennifer Lesieur, biographie  Ed. Folio biographies, Inédit, oct.2013, 300 p.

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

13 11 13

Moshe-Moïse-Maurice

Le marcheur de Fès, ce devait être toi. Ce sera moi. Je vais marcher plus vite, moins profond. Tu vas me guider à distance. [...]Le Fès qui vit dans ton souvenir n'existe plus. C'est étrange d'aller seul dans la ville où tu as fait tes premiers pas, maintenant que ton corps te lâche."

 Quand il entreprend le pèlerinage en la ville impériale qui vit naître " Moshe- Moïse le Fassi devenu Maurice le Français", Eric Fottorino sait déjà que son père, invalide des jambes,  ne pourra l'y accompagner.

Il entreprend le récit topographique, précis, minutieux de ses découvertes  et les consigne en une longue lettre adressée à ce père biologique dont il a appris l'existence tard.  Ce faisant, il explore ses propres racines, juives, marocaines, progressant, à son  étonnement croissant, à la rencontre de lui-même.

"Je sais pourtant qu'il existe en moi un Juif que je ne connais pas, que je ne comprends pas."

Le marcheur de Fès, Eric Fottorino, récit, Ed. Calmann-Lévy, sept.2013, 186 pp, 16 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

12 11 13

Kouhouesso

 Le hasard de la programmation nous amène à publier, ce jour, la chronique de l'ouvrage attributaire du Prix Médicis.  Signe? Coïncidence ? 

"Est-ce que je suis amoureuse de lui? Est-ce que c'était ça l'amour, cette façon d'attendre et maintenant, de regarder bouger les belles lèvres sur les belles dents sans écouter? Elle avait envie de l'embrasser. Il parlait avec animation, élocution ardente, rondeur un peu mouillée et gravité de gorge. Comme si l'intention de son premier silence vibrait désormais dans ses  mots."

Revenue sur le devant de la scène et pas des moindres - nous sommes à Holywood - l'ado Solange de Clèves  (P.O.L. 2011) est trentenaire. Sur le plateau de tournage, elle tombe  amoureuse de Kouhouesso, "citoyen canadien, né au Cameroun anglophone", second rôle, magnétique d'ébène beauté.

Le roman se fait alors passion- presque à sens unique car Kohouesso est enceint d'un projet qui l'accapare entier: réaliser, au Congo, le film du roman de Conrad, Au coeur des ténèbres-  il est aussi attente.

Affrontant de plein fouet les tabous -dont celui de l'asservissement féminin  - Marie Darieussecq prolonge le paradoxe exprimé  par Marguerite Duras, dans Une vie matérielle - Marguerite Duras parle à Jérôme Beaujour , P.O.L 1987 ) :  "  Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter"

AE

Il faut beaucoup aimer les hommes, Marie Darieussecq, roman, P.O.L,sept. 2013, 315 pp, 18 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter | Commentaires (0) |  Facebook | |