30 01 13

Savoureusement vintage

 

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Rejeton-surprise d'une famille bourgeoise, catholique et ..coincée - Marie-Thérèse, la mère, a quarante-quatre ans et demi quand elle découvre qu'elle est enceinte -  conçu dans l'euphorie distraite de l'élection de Valéry Giscard d'Estaing,  Jean-Paul Bergamo nous livre chronique des années '70 et 80  et d'une enfance savoureusement vintage.

Dans cette famille - "Lepic" par bien des aspects [NDLR -  famille emblématique de la série télévisuelle "Fais pas ci, fais pas ça" ], les tempéraments sont tranchés: patriarche en retrait, Robert Bergamo est directeur des taxes parafiscales,tandis que Marie-Thérèse régente l'éducation des ses quatre enfants, Anne-Marie, bientôt en rupture de ban familial, Cécile, la sainte, qui cherche sa voie à coups d'expériences mystiques, Jean-Marc, l'ex "petit-dernier" rescapé, à sa naissance,  d'un accident de voiture mortel ...  et le narrateur des pages,  "Jeanmajeanpaul" , perpétuellement confondu de prénom avec son aîné.

Sa place conclusive le rend témoin privilégié des événements familiaux qu'il rapporte, mêlant au regard de l'époque  la perception de l'adulte qu'il est devenu

Une plaisante plongée dans le temps 

Le petit dernier, Jean-Paul Carminati, roman, JCLattès, janvier 2013, 352 pp, 17 €

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26 01 13

Parfum de littérature

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" A l'évidence son corps parlait parfums et était tout entier un appendice dédié à cette passion."

Nouvel opus de la sympathique collection dirigée par Vladimir Federovski, le roman de Pascal Marmet enveloppe, sous le couvert d'une rencontre amicale entre l'acteur américain, Tony Curtis, Sabrina, une jeune femme dotée d'une acuité olfactive exceptionnelle et Pascal Marmet, lui-même, la grande histoire du parfum, de la nuit des temps à nos jours.

Le propos est des plus intéressant car bien qu'il se défende de faire oeuvre d'érudition, l'auteur s'est sérieusement documenté sur le sujet, de la fabrication du parfum, à sa symbolique et diffusion commerciale. Il nous en livre même recette.

"(...)le parfum pourrait aussi se raconter à travers le cinéma et les stars" 

Ce dont ne se prive le romancier  qui nous propose une véritable nomenclature des stars et de leurs fragrances favorites, telle "Céline Dion [qui] ne chante jamais sans Eau d'Hadrien ou N° 5 de Chanel" 

Une lecture qui nous fait vivre le parfum, son univers chatoyant et fascinant d'un nez neuf.

AE

 

Le roman du parfum, Pascal Marmet, roman, ed. du Rocher, décembre 2012, 264 pp, 20,20 €

 

Billet de.. fragrances

 

AE :  Hommage au parfum, votre roman l’est aussi à l’acteur Tony Curtis, décédé en 2010, célèbre partenaire de Roger Moore, dans la série-culte Amicalement vôtre. Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ?

Pascal Marmet : J'ai connu Tony Curtis dans les années 2000, à l'époque ou j'étais encore courtier d'assurances à Paris, j'ai assuré quelques  expositions de tableaux de Tony  qui était également non seulement acteur mais également peintre les dernières années de sa vie.

Par la suite, nous sommes devenus amis et je suis allé souvent dans la propriété qu’il possédait à Las Vegas et quand il venait à paris, il me faisait toujours signe...

Aujourd'hui je possède quelques unes de ses toiles à la maison.

Il m'en a offert 2, j'en ai également acheté 2 tc.jpg

Tony Curtis était un homme chaleureux, ntelligent et  généreux. (Pascal Marmet et Tony Curtis - Photo fournie par l'auteur)

 

AE : « Un bon parfum associe le meilleur du chimique au meilleur du naturel »

C’est cela le credo du parfum ?

Pascal Marmet : Oui bien sûr mais je vous rappelle que l'apparition de la chimie dans l'industrie du parfum est assez récente dans l'histoire du monde.

En 1882 Paul Parquet crée "Fougère Royale " le premier faisant appel à un produit de synthèse , mais c'est véritablement Aimé Guerlain qui crée le premier parfum à éléments de synthèse à base de vanilline et de coumarine avec " Jicky" en 1889.

J'ai tout un chapitre dans le livre sur "Jicky" et "Shalimar " 2 parfums très importants de Guerlain.

Je vous rappelle également que "jicky" était le parfum préféré de Tony Curtis et que Shalimar a été inventé en 1925 date de naissance de Tony Curtis. Curieux non ?

 Mais , sérieusement, aujourd'hui on ne pourrait plus refaire un parfum entièrement naturel .

Premièrement ce serait trop coûteux et ensuite le choix des fragrances serait limité!

Donc nous avons besoin de la chimie et puis ne sommes nous pas des êtres chimiques ?

et parfois la chimie vient au secours de la déforestation ( A la fin de mon livre chapitre " Echinops giganteus" page 227 . )

  AE : Si vous deviez définir une odeur qui remonterait à votre enfance, sorte de madeleine proustienne olfactive,  à quoi penseriez-vous ?  

Pascal Marmet : Claudel a écrit un très joli livre sur les odeurs de son enfance .

son éditeur l'a appelé "Parfums" ce qui est un peu dommage car ce livre ne parle pas de parfum mais d'odeurs.

Pour ma part, le parfum de mon enfance était celui de mon père, " Habit Rouge "de Guerlain qui porte depuis très longtemps. ("Habit Rouge "création par Jean-Paul Guerlain en 1965)

Edmond Roudnitska  le plus grand "nez" du 20 eme siècle disait : " le plus beau parfum est celui qui nous procure un choc"

Je suis assez d'accord avec lui.

Quand je voyage à Paris ou à l'étranger ,même très loin de chez moi et que je sens ce parfum,  je pense toujours à mon père , je pense qu'il est à coté de moi.

"Habit Rouge" est associé à l'image de mon père inconsciemment.

Mais cela peut-être aussi un choc affectif, amoureux.

Comme il y a trop de Guerlain, je vais parler de" Poison" de Dior de Jean Guichard.

Ma première petite amie le portait. Des années après,  quand je sens ce parfum dans un train, dans un avion j'ai toujours une pensée pour elle.

 

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24 01 13

Une saga...royale

9782262023393FS.jpgSans elles, notre passé eût été différent et, osons le prétendre, moins passionnant"

D'une plume choisie, raffinée et précise, Jean des Cars trace le destin de douze souveraines européennes, de Catherine de Médicis à Elisabeth II d'Angleterre, rétablissant, dans la justesse de portraits les plus fidèles à la réalité historique,  des vérités dont elles furent parfois  privées.

Balisés d'une dynamique de sous-titres,  joliment illustré de portraits et de photographie, le texte se lit ..comme un roman. Un roman singulièrement actuel et vivant qui voit Sissi, L'Impératrice Eugénie et la Reine Victoria se côtoyer au gré de chapitres contigüs. La Reine Astrid, si chère au coeur des Belges, semble surgie d'un conte de fées, qui épouse le quatrième roi des Belges à la faveur d'une vraie inclination amoureuse. Quant à la Reine d'Angleterre, sa cote de popularité a chatouillé les étoiles,  lorsqu'elle a accepté un saut dans le vide.... majestueux, aux côtés de l'agent 007.

Une saga qui se déguste sans modération

AE

La saga des Reines, Jean des Cars, essai, 438 pp, éditions Perrin, novembre 2012, 441 pp, 25 €

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19 01 13

Une boussole existentielle

url.jpg" De la disparition du passé, on se console facilement; c'est de la disparition de l'avenir qu'on ne se remet pas."

Dépêché en son pays natal, au chevet de Mourad, un ami de jeunesse  qui se meurt, Adam arrive un rien  trop tard. Il en est soulagé : que dire à l'ami avec lequel on est brouillé parce qu'on réprouve son mode de vie?

Ame d'un cercle estudiantin qui voulait refaire le monde, Mourad était resté au pays, durant les "événements" (la guerre) et s'était compromis avec les autorités.  Une partie du groupe s'était exilée, en France, aux Etats-Unis et au Brésil , notamment, pour des raisons de confession religieuse.

Ce retour inopiné au pays  - lequel évoque le Liban dont l'écrivain est natif   - est l'occasion, pour le narrateur,  de faire le bilan de l'amitié et du destin de chacun.  Adam consigne ses impressions en un journal de seize jours tandis qu'il s'active à grands renfort de  - longs - courriels, à  réunir le groupe originel, Albert, Naïm, Ramès,  Ramzi, Tania, Sémiramis, ...en mémoire de Mourad.

Roman majeur de la rentrée de septembre , Les Désorientés pose les questions existentielles de l'amitié, de la tolérance qui lui est corollaire,  de l'argent,  l'amour, la fidélité, la fuite, l'exil, l'évolution du monde .. et de l'orientation à donner à la vie.  Par les  voix d'Adam et d'un narrateur externe, l'exercice d'introspection et d'analyse des événements résonne de justesse et  d'honnêteté, suscitant l'empathie du lecteur au rythme d'un phrasé fluide et sobre.

A lire absolument

AE

Les désorientés, Amin Maalouf, roman, Grasset, août 2012, 520 pp, 22 €

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17 01 13

Le Premier Oublié

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" Le moins aimé, le premier oublié. Tout ça paraît d'une logique implacable. Pourtant, il y a trois ans, quand tout a commencé, c'est moi qu'elle a appelé. 

Pas Robert.

Pas Juliette.

Moi."

 Tandis qu'elle fait ses courses au supermarché, Madeleine, 61 ans,  subit une absence qui révèle au grand jour les symptômes d'un mal qu'elle voulait se cacher: celui de la maladie d'Alzheimer.

Son fils, Thomas, écrivain, va désormais prendre en charge, l'évolution de la maladie, sa descente inexorable aux enfers,  au risque de s'engluer dans un rapport d'autant plus destructif avec sa maman que cette dernière ne le reconnaît pas....

Journal à deux voix, cellle de Thomas, celle de Madeleine, le roman de Cyril Massarotto dévoile, sans concession toutes les facettes de la maladie.Clairvoyante, Madeleine, scrute le progrès du mal, dresse l'état des lieux de son cerveau,  tandis que Thomas consigne ses observations avec tendresse,  dépit, amour et même humour.

Une leçon d'humanité.

AE

 

Le premier oublié, Cyril Massarotto, roman, XO Editions, septembre 2012, 236 pp, 17,9 €

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16 01 13

Sagesse

url.jpg" Mon géranium a donné deux fleurs, fragiles et délicates. Deux corolles blanchâtres, qui sont comme deux étoiles diurnes, avec trois pétales vers le bas et deux vers le haut piquetés de mauve à peine visible. (...) Placée sur l'appui de fenêtre, la plante profite de la chaleur et de la lumière du soleil, qui donne un éclat magnifique à cette fragile efflorescence. Elle a encore toute sa vie à vivre tandis que moi..."

Sentant sa santé décliner et sa vie accélerer le compte à rebours de ses derniers jours, Monsieur Jean observe sa famille, son passé, le monde de la maison de repos où il réside avec une lucidité sobre, empreinte de bienveillance.

Ce doit être ça, la sagesse du grand âge.

Si son corps est désormais "un tas de chair soumis au bon vouloir du personnel" , son esprit n'a pris une ride et l'invite à se réjouir de petits riens, le goût d'un melon sucré à l'envi, la bise d'un vent frais qui traverse la fenêtre de sa chambre, ... la lente éclosion du géranium qui s'épanouit à son appui.

Un éventail de  de flashs back le ramène aux bons moments d'une vie  remplie, aux lettres de son épouse, décédée lors d'une mission au Pérou.

Une leçon de vie - une vie qui paisiblement s'éteint - et de sérénité.

AE

Le géranium de Monsieur Jean,  Michel Torrekens, roman, Ed Zellige, nov. 2012, 136 pp, 16,5 €

 

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15 01 13

Joliment aménagé

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" Les expressions sont les meubles de la maison du langage" déclare Jacques Mercier, au seuil d'un recueil bien joliment... aménagé.

S'il a revêtu l'habit académique des séquences "Monsieur Dictionnaire " -  qu'il commet avec Philippe Geluck, - Jacques Mercier n'en imprime pas moins à ses développements, le ton alerte, vif et plaisant qui les rend si attrayants.

Origine des expressions, traque aux glissements de sons, de sens, d'interprétation...sont fil d'Ariane d'un abécédaire bien fourni: Filer à l'anglaise, du mauvais coton, ne pas être sorti de l'auberge (espagnole?), avoir la banane, la baraka, un sacré barnum ou le simple béguin disputent la vedette aux bouc émissaire, chèque en bois et langue de même matière.

Un florilège d'expressions qui se déguste sans modération,  pour le plaisir  -et la fierté - d'une langue imagée, subtile et plaisante à souhait.

Apolline Elter

Les 500 plus belles expressions de Monsieur Dictionnaire, Jacques Mercier (Préface de Philippe Geluck), ed. Racine,novembre  2013, 192 pp, 17,95 €

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10 01 13

L'Epistolière

 

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Conçu comme un cours magistral, suivi d'exercices et de leurs résolutions, l'opus de Cécile Lignereux, maître de conférences à l'Université Stendhal - Grenoble 3, analyse avec une précision scientifique précieuse  le "protocole épistolaire singulier" mis en place par la marquise dans son commerce avec sa chère fille, Françoise de Grignan, lors de leur première année de séparation, à savoir 1671. 

S'affranchissant sagement du carcan formel de l'époque - en pleine mutation du reste - la marquise entend imprimer à ses missives la relation authentique de ses sentiments. Elle sait aussi qu'elle doit en modérer l'expression pour ne pas indisposer Françoise. 

S'inspirant des codes d'amitié du Tendre - chers à Madeleine de Scudéry - la marquise tente d'instaurer, au-delà de la relation biologique mère-fille, une certaine égalité dans leurs rapports. Elle adopte une "identité discursive parfaitement adaptée à sa destinataire"  espérant que cette dernière, en retour, adoptera son style,  les mêmes codes d'écriture. 

Plutôt empirique, cette régulation de la communication se décline en une série de tournures, d'effets et accidents syntaxiques.. que la marquise assume, quoi qu'elle en dise,  avec une joyeuse confiance en son talent. L'espace épistolaire devient ainsi celui d'une intimité recouvrée.

Par cette analyse...magistrale, Cécile Lignereux justifie la pérennité d'une correspondance, au départ, privée..

 

AE

A l'origine du savoir-faire épistolaire de Mme de Sévigné. Les Lettres de l'année 1671, Cécile Lignereux, cours,  Presses universitaires de France & Centre national d'enseignement à distance, octobre 2012, 160 pp, 19,5 €

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09 01 13

Simone et Nelson

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  "Il en est ainsi des histoires d'amour: même lorsqu'elles sont finies, des riens - bouts de scène, mots en miettes, gestes saisis au vol - demeurent figés dans la mémoire des amants et ne meurent qu'avec eux."

Le couple mythique que Simone de Beauvoir formait avec Jean-Paul Sartre avait ses règles: chacun pouvait  vivre libre ses amours "contingentes". 

Oui mais, sous sa carapace de "Castor", Simone n'en est pas moins meurtrie par la liaison de Jean-Paul avec Dolorès Vanetti. Est-ce cette souffrance qui la précipite dans les bras de l'écrivain américain Nelson Algren, en 1947, lors d'une tournée de conférences que la célèbre apôtre de l'existentialisme et  prêtresse de l'égalité des sexes entreprend aux Etas-Unis? 

Le couple connaît une passion fulgurante belle, mouvementée, orageuse, douloureuse aussi. Mais toujours plâne l'ombre de Sartre, arbitre d'une liaison dont rien ne lui est occulté. 

"Nelson comprit qu'ils n'avaient pas été trois, dans cette passion, mais quatre."

Reconstituant la chronologie de cette passion...romanesque, au départ des nombreuses missives échangées entre les amants et avec Sartre, des romans où chacun des partenaires a réécrit leur histoire d'amour et sa prétendue fin - Les Mandarins et La Force des choses  pour Simone de Beauvoir -  et d'un extraordinaire calepin écrit à quatre mains, Irène Frain dévoile une  face méconnue du "Castor", celle d'une fragilité simonienne qui la rend incontestablement humaine.

Et tellement plus sympathique.

Beauvoir in love, Irène Frain, roman, éditions Michel Lafon, octobre 2012, 428 pp, 20 €

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08 01 13

A juste titre

url (43).jpgHommage aux Français qui durant la Seconde Guerre, recueillirent des enfants juifs, le roman de Christian Signol se focalise sur un village de Dordogne situé sur la ligne de démarcation.  Victoria et Virgile Laborie vivent dans une ferme à l'écart du village. Ils sont appelés à faire passer des gens en zone libre, à héberger Sarah et Elie,  des enfants à qui ils s'attachent rapidement.

Radioscopie d'une période troublée, plombée de terreur, de délations,d' arrestations, Les Enfants des justes révèle, en toute simplicité, la générosité,  la témérité d'êtres qui avaient juste un souci d'humanité.

Il est bon de le rappeler à notre mémoire.

AE

Les enfants des Justes, Christian Signol, roman, Albin Michel, octobre 2012, 280 pp, 20 €

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