15 01 13

Joliment aménagé

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" Les expressions sont les meubles de la maison du langage" déclare Jacques Mercier, au seuil d'un recueil bien joliment... aménagé.

S'il a revêtu l'habit académique des séquences "Monsieur Dictionnaire " -  qu'il commet avec Philippe Geluck, - Jacques Mercier n'en imprime pas moins à ses développements, le ton alerte, vif et plaisant qui les rend si attrayants.

Origine des expressions, traque aux glissements de sons, de sens, d'interprétation...sont fil d'Ariane d'un abécédaire bien fourni: Filer à l'anglaise, du mauvais coton, ne pas être sorti de l'auberge (espagnole?), avoir la banane, la baraka, un sacré barnum ou le simple béguin disputent la vedette aux bouc émissaire, chèque en bois et langue de même matière.

Un florilège d'expressions qui se déguste sans modération,  pour le plaisir  -et la fierté - d'une langue imagée, subtile et plaisante à souhait.

Apolline Elter

Les 500 plus belles expressions de Monsieur Dictionnaire, Jacques Mercier (Préface de Philippe Geluck), ed. Racine,novembre  2013, 192 pp, 17,95 €

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10 01 13

L'Epistolière

 

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Conçu comme un cours magistral, suivi d'exercices et de leurs résolutions, l'opus de Cécile Lignereux, maître de conférences à l'Université Stendhal - Grenoble 3, analyse avec une précision scientifique précieuse  le "protocole épistolaire singulier" mis en place par la marquise dans son commerce avec sa chère fille, Françoise de Grignan, lors de leur première année de séparation, à savoir 1671. 

S'affranchissant sagement du carcan formel de l'époque - en pleine mutation du reste - la marquise entend imprimer à ses missives la relation authentique de ses sentiments. Elle sait aussi qu'elle doit en modérer l'expression pour ne pas indisposer Françoise. 

S'inspirant des codes d'amitié du Tendre - chers à Madeleine de Scudéry - la marquise tente d'instaurer, au-delà de la relation biologique mère-fille, une certaine égalité dans leurs rapports. Elle adopte une "identité discursive parfaitement adaptée à sa destinataire"  espérant que cette dernière, en retour, adoptera son style,  les mêmes codes d'écriture. 

Plutôt empirique, cette régulation de la communication se décline en une série de tournures, d'effets et accidents syntaxiques.. que la marquise assume, quoi qu'elle en dise,  avec une joyeuse confiance en son talent. L'espace épistolaire devient ainsi celui d'une intimité recouvrée.

Par cette analyse...magistrale, Cécile Lignereux justifie la pérennité d'une correspondance, au départ, privée..

 

AE

A l'origine du savoir-faire épistolaire de Mme de Sévigné. Les Lettres de l'année 1671, Cécile Lignereux, cours,  Presses universitaires de France & Centre national d'enseignement à distance, octobre 2012, 160 pp, 19,5 €

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09 01 13

Simone et Nelson

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  "Il en est ainsi des histoires d'amour: même lorsqu'elles sont finies, des riens - bouts de scène, mots en miettes, gestes saisis au vol - demeurent figés dans la mémoire des amants et ne meurent qu'avec eux."

Le couple mythique que Simone de Beauvoir formait avec Jean-Paul Sartre avait ses règles: chacun pouvait  vivre libre ses amours "contingentes". 

Oui mais, sous sa carapace de "Castor", Simone n'en est pas moins meurtrie par la liaison de Jean-Paul avec Dolorès Vanetti. Est-ce cette souffrance qui la précipite dans les bras de l'écrivain américain Nelson Algren, en 1947, lors d'une tournée de conférences que la célèbre apôtre de l'existentialisme et  prêtresse de l'égalité des sexes entreprend aux Etas-Unis? 

Le couple connaît une passion fulgurante belle, mouvementée, orageuse, douloureuse aussi. Mais toujours plâne l'ombre de Sartre, arbitre d'une liaison dont rien ne lui est occulté. 

"Nelson comprit qu'ils n'avaient pas été trois, dans cette passion, mais quatre."

Reconstituant la chronologie de cette passion...romanesque, au départ des nombreuses missives échangées entre les amants et avec Sartre, des romans où chacun des partenaires a réécrit leur histoire d'amour et sa prétendue fin - Les Mandarins et La Force des choses  pour Simone de Beauvoir -  et d'un extraordinaire calepin écrit à quatre mains, Irène Frain dévoile une  face méconnue du "Castor", celle d'une fragilité simonienne qui la rend incontestablement humaine.

Et tellement plus sympathique.

Beauvoir in love, Irène Frain, roman, éditions Michel Lafon, octobre 2012, 428 pp, 20 €

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08 01 13

A juste titre

url (43).jpgHommage aux Français qui durant la Seconde Guerre, recueillirent des enfants juifs, le roman de Christian Signol se focalise sur un village de Dordogne situé sur la ligne de démarcation.  Victoria et Virgile Laborie vivent dans une ferme à l'écart du village. Ils sont appelés à faire passer des gens en zone libre, à héberger Sarah et Elie,  des enfants à qui ils s'attachent rapidement.

Radioscopie d'une période troublée, plombée de terreur, de délations,d' arrestations, Les Enfants des justes révèle, en toute simplicité, la générosité,  la témérité d'êtres qui avaient juste un souci d'humanité.

Il est bon de le rappeler à notre mémoire.

AE

Les enfants des Justes, Christian Signol, roman, Albin Michel, octobre 2012, 280 pp, 20 €

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05 01 13

Promenades au coeur de Namur

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 C'est une promenade au coeur de Namur que je - et surtout Fabien De Roose, vous propose pour clore en beauté ces vacances de Noël 

Après Bruxelles ( 1 et 2) et Liège vue(s) par les peintres (Ed Racine 2010 - 2011),  le fondateur de l'asbl Dédale, guide passionné, organisateur de nombreuses promenades picturales à travers France et Belgique, propose cinq parcours pédestres, autour de la cathédrale Saint-Aubain, dans la vieille ville,  aux fils de la Sambre dont Namur consacre le "chant du cygne", de la Meuse et de la belle vallée mosane jusqu'à Profondeville...

Pétries de répères historiques, les présentations d'oeuvres sont assorties de photos actuelles prises selon l'exact angle de vue du tableau. Cela rend le propos particulièrement intéressant, invitant les autochtones à considérer leur ville d'un regard neuf, les visiteurs à en admirer les vestiges du passé. Quelques anecdotes pimentent les propos qui le rendent particulièrement savoureux. Les noms d'Albert Dandoy, "peintre le plus prolifique du XXe siècle", Eugène Colignon, Jean Legrand, Franz Kegeljan, Félicien Rops... bien connus des natifs de la ville, résonnent désormais comme les révélateurs d'un magnifique patrimoine.

Apolline Elter

Namur vue par les peintres, Promenades au coeur de la ville, Fabien De Roose, beau livre, Editions Racine, décembre 2012, 152 pp, 24,95 € 

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30 12 12

Une Maison du Moulin truffée de bonnes recettes

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S'il est un pari que Bénédicte Appels réussit en cette fin d'année, ...truffée de belles parutions, c'est d'à la fois nous donner envie de cuisiner cette rabasse qui fleure la bonne chère, jusqu'à nos oreilles mais aussi de découvrir la "Maison du Moulin", sise à Grignan (Drôme Provençale) , haut lieu de ses exploits....

Avec la complicité de Mireille Roobaert, qui signe une mise en images belle et raffinée, Bénédicte Appels nous livre les secrets du diamant noir,  ses différentes variétés, les façons de les accommoder. En vedette, bien sûr,  la Tuber Melanosporum, la fameuse truffe du Périgord,produite principalement dans le Sud-Est de la France....(+/- 2/3 de sa production) , "moelleuse en bouche", exhalant "un parfum de radis noir et de noisette."  L'hôtesse de la maison d'hôtes de charme les connaît bien, qui organise régulièrement des  séjours dédiés au précieux champignons, cours de cuisine, dégustations et promenades quêtes de truffes à la clef.

Sitôt le précieux tubercule acheté - encore faut-il ne pas se faire rouler dans la farine - il est aisé de réaliser les recettes proposées. Elles se déclinent, royales de simplicité, de l'entrée au dessert et même aux truffes..truffées. Ma sélection perso: la crème de mascarpone truffée, le croque-truffe, le paillasson d'asperges vertes, le carpaccio de rates et de saint-jacques, le tartare, la brouillade d'oeufs, les pâtes..... tous de truffes parés.

Des desserts sont aussi proposés qui marient la truffe aux glace, crème brûlée, coulant au chocolat, tiramisu, nage aux fraises et même l'affogato....

On ne demande qu'à tester...

Si possible avant la fin de l'année...

AE

Petites leçons de cuisine à la truffe. 50 recettes à la portée de tous, Bénédicte Appels - Mireille Roobaert (mise en   images), ed. Racine, novembre 2012, 144 pp, 22,5 €

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29 12 12

Le camion qui fume

cv camion qui fume.jpgCertains concepts font recette, tel ce "street food" importé des Etats-Unis par la Californienne Kristin Frederick.

Lancé depuis un an à travers les rues parisiennes , le Camion qui fume programme l'agenda de ses escales, via les réseaux sociaux.

 Et l'on se bouscule sous l'auvent de fortune pour déguster des hamburgers aux goûts variés et le plaisir d'une convivialité improvisée.

Des hamburgers dont la recette est désormais consignée dans un sympathique recueil, joliment illustré, déclinant à l'envi des saveurs nouvelles et parfois très raffinées , tels ces miniburgers à la truffe et brie de Meaux, ces burgers libanais, chiliens, végétariens.. d'agneau ou de homard farci...

Une fumée décidément bien savoureuse..

 AE

 Burgers. Les recettes du Camion qui fume, Kristin Frederick, Ed Tana, octobre 2012, 144 pp , 20 €

 

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27 12 12

Sang pour sang historique

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Fin d'année sanglante pour le sympathique animateur de l'émission "Au coeur de l'Histoire" ( chaque jour de la semaine, de 13 h à 14h, sur Europe 1) . Persuadé que "le sang versé atteste de l'humanité du récit ", nous en rend les protagonistes plus proches parce que plus humains, Franck Ferrand prend son bâton de pélerin pour évoquer quelque trente  - vingt-huit précisément - épisodes de notre Histoire, écrits à l'encre écarlate.

La mort suspecte d'Emile Zola, le meurtre de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday, La fameuse nuit des longs couteaux (juillet 1934) qui ne doit ni à la nuit ni aux couteaux  l'extermination des chefs SA, le massacre de la Saint- Bathélemy dont Catherine de Médicis se repentira,  la "ratonnade"parisienne d'octobre 1961, qui précipita des dizaines d'Algériens dans la Seine ...sont tant d'hémorragies qui, aujourd'hui encore, posent question. 

La relation des faits se conclut, à chaque chapitre, d'une analyse des plus intéressante.

A découvrir sang restriction..

 

AE

Du sang sur l'Histoire. Petits et grands meurtres de l'émission "Au coeur de l'Histoire", Franck Ferrand, Flammation, octobre  2012, 352 pp, 21 €

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25 12 12

Sans angle mort

 

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"Le commissaire Kermeur avait pour habitude, et pour méthode, de ne jamais rater les dates anniversaires des familles dont il n'avait pas sondé les opacités. Rien ne l'intéressait comme ces moments où la clarté tombe dans les esprits et où les loyautés se rompent. Le mutisme des fratries l'avait toujours inquiété, même si celle-ci, en trompe l'oeil et si singulière, paraissait avoir inventé la gaieté."

 Noël , fête de naissance, d'avénement à la vérité...


Réuni sur l' île bretonne patriarcale, à l'occasion de Noël et de l'anniversaire  de Gwen, sa doyenne, le clan Diskredapl  ( " Impensable" en breton) est saisi d'une fulgurante levée de tabous, sorte de transe collective d'aveux de secrets enfouis. L'instigatrice de l'événement se nomme  Norma: "étrange vestale de la transparence", elle a décidé de vivre sa vie sans angle mort et entend mettre à nu, les exactions commises par les "Impensables",  aïeuls,  membres de la famille et pièces rapportées.

L'épopée de cette famille jardinesque, écho flagrant des Gens très bien dont l'écrivain avait levé le secret, au prix d'un récit courageux et percutant (voir notre chronique sur ce blog) permet à ce dernier de renaître des cendres, de la mort littéraire qu'avait suscitée la révélation de son propre passé familial.

"Vivre pour ces gens-là, c'était exagérer. Et vaincre la normalité, en concassant les habitudes. Peut-être était-ce pour cela qu'ils circulaient pieds nus sur leur île, en été surtout mais aussi en hiver - équipés de sandalettes ou de chaussons-, comme s'ils avaient confondu cette île et leur domicile. De même refusaient-ils de mettre des points sur les i lorsqu'ils envoyaient des cartes postales, pour signifier leur mépris de la clarté."

Autopsie d'une tribu qui vit à la surface de dénis accumulés et qui paie de morts l'expression de la vérité.

Eloge  de la vérité dont Alexandre Jardin affirme qu'il lui a été inspiré par la vraie rencontre de Norma, au cours d'une séance de signature et de la démonstration sidérante d'une intégrité inaltérable.

Et toujours la  quête de l'expression juste, la maîtrise du style , le recours aux métaphores neuves et suggestives qui trempent d'encre précieux la plume de l'écrivain.

Une lecture recommandée.

AE

Joyeux Noël, Alexandre Jardin, roman, novembre 2012, 298 pp, 19,8 €


 

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22 12 12

De Berlin à Buenos Aires

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"L'élégance et la beauté leur étaient communes. Elles paraissaient toutes deux humaines et, pourtant, chacune était tombée sous le charme d'un homme de pouvoir. Un homme à poigne qui faisait passer ses ambitions avant toute chose."

Au-delà d'un prénom commun - Evita Perón, se prénommait Eva - d'une contemporanéité  et d'une passion furieuse  pour un dictateur - Hitler, dans le cas d'Eva Braun,  Juan Perón, le président argentin, dans le cas d'Evita - existe-il un lien entre les deux femmes?  

C'est la question que se pose et la réalité que suppose Patrick Weber, le journaliste, historien, spécialiste des têtes couronnées, ... au fil d'un roman en tous points palpitants. 

Basé sur des faits avérés, le roman met en scène les deux femmes - qui jamais ne se rencontreront - en parallèle, leur destin, usant comme fil conducteur, fictif et gourmand, celui d'une Konditorei (pâtisserie) berlinoise et de sa succursale argentine d'après-guerre.

Dépassé par une guerre et des événements qui échappent à son entendement, Karl Freienhof, le narrateur, voit s'abattre sur lui, savamment distillés, les effets d'une machination dont il ne perçoit pas l'origine.

Echappé de Berlin, avec sa famille, il débarque à Buenos Aires où il ouvre une nouvelle enseigne de la Konditorei Freienhof. Sa tranquillité sera de courte durée, interrompue par la détermination sans faille d'Evita Perón et de son périple européen, historique , de 1947, le célèbre Gira del Arco Iris.

 Conteur hors pair, Patrick Weber imprime à l'Histoire ce piment de fiction qui lui confère l'allure d'un roman d'espionnage...

Une lecture recommandée

Apolline Elter

Eva – Evita. Pour l’amour du diable. Patrick Weber, roman, Ed. Avant-propos,  novembre 2012,  304 pp, 18,95 €

 

Billet de faveur

AE : Dites-nous, Patrick Weber, elle est vraiment fictive,  cette Konditorei Freihenhof,  dont  les  célèbres Apfelstrüdel percent  les pages de leurs effluves de cannelle ?


Patrick Weber : Oui... elle est fictive. Mais je suis inspiré de la célèbre Postdamer Platz de Berlin qui était l’un des lieux les plus trépidants de la capitale avant guerre. On s’y promenait, on y dansait, on y mangeait... Longtemps abandonnée dans un no man’s land de la mémoire, elle est devenue le symbole du renouveau de Berlin. Je m’y suis souvent installé pour écrire mon roman. Et j’ai succombé aux délices de l’Apfelstrüdel!


AE :   « Eva Braun n’était pas née  pour le drame » 
A comparer  les deux femmes, belles, blondes et éprises, on a l’impression qu’Eva Braun est une victime,  soumise, sacrifiée à son amour pour le Fürher,  tandis qu’ Evita Perón fait plutôt figure de conquérante.


Patrick Weber : Oui... Très clairement, la première était beaucoup moins intelligente que la deuxième. Et surtout, elles n’avaient pas le même charisme. Eva Braun était une femme égocentrée. Elle a toujours manqué de maturité. Mais les deux femmes ont aimé des hommes qui incarnaient le pouvoir et qui, d’une certaine manière, se sont servis d’elles. Elle ont volontairement aimé le diable en croyant accéder au paradis.


AE :   Piliers du récit, Berlin et Buenos Aires sont presque personnifiées tant les descriptions sont précises. Avez-vous parcouru ces villes ?


Patrick Weber : Je vais régulièrement à Berlin... Cette ville qui me fascine m’a donné envie d’écrire ce livre. Et j’ai franchi l’océan pour aller écrire une partie du roman à Buenos Aires. La capitale argentine est la plus européenne des villes sud-américaines.


AE : Terre accueillante pour émigrés de tous bords, dans les années ’40, l’Argentine a absorbé  nombre d’Allemands et de Nazis, en fuite, après la débâcle. A-t-on des chiffres à ce sujet ?  Peut-on en mesurer l’impact sur l’atmosphère du pays ?


Patrick Weber : Il n’y a pas de chiffres précis mais le fait historique est indéniable. L’argent des nazis a contribué à financer le régime peroniste. Aujourd’hui, quand on se promène à Buenos Aires, on sent encore les lointains échos de cette histoire que certains voudraient oublier. Comme toujours dans mes romans, je m’attache à retranscrire l’histoire de manière authentique pour bâtir une fiction. C’est pour cette raison que j’ai étudié les personnalités de ces deux femmes qui sentent encore le soufre, Eva et Evita. Les fiancées du diable.

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