31 08 16

C'est bientôt la rentrée

téléchargement (16).jpgSous ce titre - surtout ne fuyez pas - se cache un charmant "polar dédié à Prévert"

Il est signé Martine Cadière 

Et conclut bien aimablement nos lectures estivales...

Avertissement: s'il est probable que Jacques Prévert ait séjourné en Dordogne en  1955, les faits qui lui sont prêtés sont pure fiction.

*****

" Etrange, la mémoire. Cet été-là, tout se préparait."

Dynamique sexagénaire, Blanche Chardavoine-Fanlac dirige le "Vieux Manoir" une résidence de luxe pour seniors. Il fut naguère "Lion d'Or" hôtel de prestige géré par sa grand-mère. Et la narratrice de se remémorer le séjour de Jacques Prévert, en cet établissement, durant l'été 1955, "l'été des rats", particulièrement nombreux ces mois-là....Le poète accueillait avec bienveillance la petite fille qu'était Blanche, lui enseignait son art, sa vision de la vie... 

L'été 2010 - présent de la narration - va semer l'émoi et bientôt l'effroi parmi les résidents du Vieux Manoir: une série de meurtres sont commis dont le modus operandi épouse singulièrement un poème de Prévert, consigné dans le livre d'or de l'hôtel......

Que s'est-il donc passé, cinquante-cinq ans plus tôt qui pousse le meurtrier à venger son passé? 

Je vous laisse le découvrir, vous souhaitant une belle fin ...d'été

A Elter

L'été des rats, Polar dédié à Prévert, Martine Cadière, Ed. Mols, mai 2016, 250 pp

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31 08 16

Uchronie

téléchargement.jpg" Tous les ressuscités vous le diront: l'amour est le plus important."

 Belle uchronie que nous propose le romancier: imaginons qu'Arthur Rimbaud ne soit pas mort, le 10 novembre 1891, dans un hôpital de Marseille, d'une carcinose généralisée, conséquence  fatale d'une tumeur au genou, que sa vie soit prolongée de trois décennies, d'une progéniture.....

Tentant n'est-il pas? 

Prêtant à l'hôpital  de la Conception, à Marseille,  une confusion de cadavres - l'homme qui est mort est un "va-nu-pieds", renversé par un fiacre - , à son directeur la volonté d'étouffer cette fatale erreur, Thierry Beinstingel offre à Arthur une nouvelle vie, tant il est vrai que "les poètes ne meurent jamais."

Mué en Nicolas Cabanis et en ((futur) gérant d'une carrière de marbre près de la frontière belge, Arthur Rimbaud entretient le contact qui le lie à sa chère soeur Isabelle, se marie.. avec Marie, engendre deux enfants, Hortense et Justin, et surtout, assiste en témoin privilégié,  à la constitution du mythe rimbaldien.

Une fiction subtile doublée d'un récit de très belle facture.

AE

Vie prolongée d'Arthur Rimbaud, Thierry Beinstingel, roman, Ed. Fayard, août 2016,  416 pp

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24 08 16

Police ...de caractère

9782246861447-001-X_0.jpeg" Je ne pourrai pas faire ce métier, alors j'ai essayé de le raconter, explique Hugo Boris. J'avais envie d'être avec eux dans la voiture, cette fameuse nuit, lorsque leurs vies s'apprêtent à basculer."

Si le roman, merveilleuse découverte de la rentrée littéraire, sent le vécu, c'est tout simplement que son auteur a joué le jeu. Il a voulu connaître le quotidien des gardiens de la paix, l'enjeu de leurs missions, s'est introduit au "17", intégré au-delà de toute attente. C'est de "collègues" qu'il nous parle en quelque sorte.

Coup de génie, la police inversée du titre est "une invitation à traverser le miroir"

Vous serez ravis de l'avoir acceptée...

Virginie, Erik et Aristide, protagonistes de cette équipée, ont, eux, tout lieu de regretter l'acceptation d'une mission "de renfort" à haut risque de repentance: il s'agit d'amener à l'aéroport Charles de Gaulle un migrant tadjik pour qu'il soit renvoyé dans son pays. Il ne fait pas de doute qu'il y sera massacré.

Il ne fait pas plus de doute que le trio d'intervention risque tout simplement sa carrière s'il n'obéit à l'ordre de mission...

Pris en tenaille de ce drame humanitaire et de conscience, le lecteur est saisi d'irrésistible empathie. Il réfléchit lui aussi, interroge sa conscience, se révolte, se résigne peut-être...

C'est le prodige de l'écriture de Hugo Boris,  factuelle, précise et puissante et d'un pouvoir d'introspection assez remarquable.

Un vrai coup de coeur dans le rentrée-viseur.

Apolline Elter

 

Police, Hugo Boris, roman, Ed. Grasset, août 2016, 198 pp

 

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04 08 16

Pathologies non-autistiques

téléchargement (11).jpgRendons à César ce qui lui appartient.

C'est à Jérôme Colin 

Et son fabuleux entretien

Du jeudi 9 juin

(NDLR: Entrez sans frapper  - La Première ) 

Que je dois la découverte de Josef Schovanec et la lecture de ces Voyages en Autistan, chroniques issues de l'émission "Carnets du monde " qu'il anime, chaque dimanche sur les ondes d'Europe 1.

Philosophe, polyglotte, grand voyageur, fin observateur des "pathologies non-autistiques", ... Josef Schovanec est autiste, trentenaire et doté d'un sens de l'humour confondant.

" La vie fut dès ses prémices bien cruelle avec votre serviteur, puisque Dame Nature me fit naître le deuxième jour de décembre de l'an de grâce 1981, soit, ainsi que je ne le sus que bien plus tard, le même jour et la même année qu'une dénommée Britney Spears. La providence ne s'acharnant pas outre mesure, elle fit de cette funeste date notre seul point commun."

Le ton est donné.

Observant avec acuité toutes les bizarreries, angoisses et maladresses que le syndrome d'Asperger produit dans son chef - débit de parole particulier, ...- et sa vie quotidienne, Josef Schovanec nous invite à lever les frontières de la normalité, puisant dans ses innombrables voyages et rencontres humaines - un vrai globe-trotter que ce docteur en philosophie - la conviction que la différence se vit mieux au carré, et donc, à l'étranger, entendu que nos interlocuteurs porteront toutes les incongruités sur le compte de l'extranéité....

Ce faisant, par un procédé de miroir accrochant, il invite le lecteur à ..réfléchir sa propre normalité.

Voyages en Autistan,  Chroniques des "Carnets du monde", Josef Schovanec, Co-éd.Plon/ Europe 1, mars 2016, 216 pp

 

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03 08 16

Dites 33

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 Nous connaissons la veine dense,  puissante, poétique, sublime... de l'écriture de François Emmanuel; nous lui découvrons une dimension légère, drôle, éminemment sensuelle, à travers cette relation de trente-trois émois amoureux.. et plus, car affinités...

Se souvenant de ses rencontres avec des navigatrice, cardiologue, championne sur gazon, technicienne de surface, sacristine, psychanalyste, femme d'intérieur, agent double, reine de beauté... le narrateur  dresse le portrait subjugué, éloquent de leurs singulières séductions, semant au passage,  germes d'humour,  de volupté, de surréalisme et d'incongruités....

Telles cette réanimatrice, pour laquelle " J'adorais mourir quand elle était dans les parages.", cette professeure de philosophie dont "Longtemps, je crus que notre amitié demeurerait platonique", cette gymnaste, avec laquelle "Tout commença par le cheval à bascule", ..

Une galerie de portraits hauts en couleurs, en verve, en splendeur.

Le phrasé  mélodieux, maîtrisé et rythmé d'une écriture bien engageante...

Apolline Elter

33 chambres d'amour, François Emmnauel, recueil, Ed. Seuil, mars 2016, 190 pp

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30 06 16

Un apprenti-pilote sur le Mississipi

 

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"Quand j'étais enfant, mes camarades et moi n'avions, dans notre village" de la rive ouest du  Mississippi, qu'un rêve proprement inaltérable: être marinier sur un bateau à vapeur. Nous avions des ambitions éphémères d'une autre nature, mais elles n'étaient qu'éphémères."

Ains'Incipit le texte fraîchement publié auprès des éditions Folio 2 €, extrait des chapitres IV à XI de La vie sur le Mississippi, de Mark Twain, illustre auteur des Aventures de Tom Sawyer

Une lecture de vacances au doux parfum de votre enfance

A quoi rêvent les garçons. Un apprenti i pilote sur le Mississippi, Mark Twain, texte traduit de l'américain et annoté par Philippe Jaworski, Ed. Gallimard, coll.Folio 2 €, mai 2016, 100 pp

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29 06 16

En route

 


9782873869687.jpgTandis que sévit l'Euro, mais surtout les vacances et leurs premiers , timides rayons de soleil, l'envie vous saisit d'enfourcher, en famille,  le vélo et mettre le cap sur la Wallonie.

Je vous conseille dès lors et vivement le guide que publient les éditions Racine, en ce mois de juin, qui vous propose cinquante circuits dûment testés,  à travers les coins les plus pittoresques du Sud du pays. 

Réparties par province, richement illustrées de photos, de cartes détaillées, téléchargeables, dotées de conseils pratiques, bonnes adresses,  pictogrammes d' évaluation précise des distance, timing, niveau de difficulté, .. les boucles s'offrent au candidat cyclotouriste , au fil de 500 pages  - 866 grammes-  d'une édition prestigieuse. Elle mérite motion.

Un guide de garde des plus engageant

Apolline Elter

Les plus belles balades à vélo, 50 boucles,  en famille, en Wallonie,  Gunter Hauspie, Marc Van Loock et Kristien Hansebout, guide, co-édition Racine/Lannoo, Wallonie 2016 à vélo, 500 pp, 24, 95 €

 

 

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25 06 16

God save Kate

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" Elle incarne le visage new-look de la royauté britannique et fait souffler un vent de jeunesse sur la monarchie millénaire. Par un  coup de baguette magique - un mariage à grand spectacle et la naissance de deux héritiers -, Kate Middleton a fait des Windsor une famille avenante et moderne, redorant le blason d'une dynastie parfois compassée."

Ains'Incipit le portrait avenant, largement consensuel, que le journaliste Bertrand Meyer-Stabley consacre à la jolie  duchesse de Cambridge, future Reine Catherine.

Ne boudons pas notre plaisir: c'est vrai qu'elle nous fascine, "Kate", avec sa ligne de star, son élégance innée , yeux rieurs et so lovely  fossettes . Elle commet un parcours sans faute sur le chemin fakiresque offert aux membres de la famille royale britannique. 

Née le 9 janvier 1982 - une capricorne... - aînée de trois enfants, Kate Middleton vit l'enfance choyée, la jeunesse dorée d'une jeune fille aimée, sportive, bien entourée, .. de la middle class britannique.  

Experte en pâtisserie, Carole Middleton, sa maman lance "Party Pieces", une société originellement centrée sur les festivités enfantines  anniversaires et compagnies....) , laquelle connaît, dès 1995, un développement exponentiel. La fortune de la famille est assurée, l'inscription de Kate, Pippa et James dans les meilleurs cercles, écoles et universités, garantie.  

C'est ainsi que Kate échoue, si l'on peut dire, dès 2001, dans la prestigieuse Université de St- Andrews .

Le destin lui fait  faire résidence (universitaire) commune - à étages séparés - avec le Prince William,  l'amour, né sur terrain de franche camaraderie, le lui présente comme l'homme de sa vie.

Oui, mais tout ne s'est pas réalisé d'un coup de baguette magique: pas décidé à s'engager, le royal descendant des Windsor a semé en Kate, un lot de doutes aussitôt relayés par la paparazzi. Il fallait être patiente pour endurer cela, intelligente et tout simplement amoureuse, pour ne répandre dans la presse,  nul soupçon d'amertume. 

Sortie grandie de cette épreuve-du feu- "Waity Katy" convole le 29 avril 2011, en justes et hypermédiatiques noces. Elle donne naissance à deux héritiers, George et Charlotte . Appréciée tant de sa Royale Majesté que des Prince et Princesses de Galle, Kate réussit jusqu'à aujourd'hui a concilier, avec une apparente facilité, les devoirs monarchiques, la réserve que lui impose son rang et l'intimité familiale qu'elle construit avec William.

Alliant avec une même aisance les toilettes signées et celles du plus basique prêt-à-porter, Kate provoque des ras-de-marées auprès des enseignes qui l'agréent. Sans compter celles qui habillent les Royaux babies...

Fruit d'"une éducation affectueuse aux accents idylliques", Kate endosse sa fonction avec une souveraine aménité.

Gageons qu'elle ne nous décevra pas

A l'image d'une lecture fluide et agréable,  issue d'une incontestable belle plume.

Apolline Elter

Kate Middleton. La vie de Catherine, Duchesse de Cambridge, Bertrand Meyer-Stabley, portrait, Ed. La Boîte à Pandore, mai 2016, 358 pp

 

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18 06 16

L'Autrichienne

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"Tout était fini (...) Honteusement, il avait la bonne sensation d'avoir tout juste refermé une porte sur une pièce pleine de bruit."

 Décidément,  rien ne va plus dans la vie d'Attila Kiss. Séparé d'Alma, qu'il trompait d'une liaison et progéniture parallèles,  mis au chômage par la raison corollaire qu'il travaillait pour Bêla, son beau-père,  le quinquagénaire Hongrois  regagne  sa ville natale de Budapest et se fait engager pour un travail nocturne de tri de poussins. 

 Débarque dans sa vie, dans son lit, Theodora Babbenberg, "fille unique d'un des plus grands chanteurs de l'opéra de Vienne." La relation prend d'emblée le tour  d'une mutuelle fascination.

" Je savais exactement quatre choses sur toi, la peinture, les poussins, la solitude et la texture de ta peau, c'était très peu, c'était minuscule, mais l'amour est la forme la plus haute de la curiosité et je suis tombée amoureuse de toi. "

 Nourrie d'amour et de boîtes de conserve, leur relation se tisse, incongrue, au fil d'une sublime narration.- Il y a de l'Alice Ferney" (L'élégance des  veuves, Grâce et dénuement, ...)  dans l'écriture de Julia  Kerninon- qui aspire le lecteur, bienheureux, d'un souffle chaleureux, phrasé mélodique, dentelé d'énumérations...

Et puis,  surgit la répulsion. Surgit la haine atavique du Hongrois pour l"Autrichienne". Surgit l'Histoire, effroyable rempart à cet amour naissant.

 " La vérité, sans doute, était qu'Attila trouvait presque une forme de réconfort dans le fait de pouvoir la considérer comme une coupable. En la maintenant, en étant injuste, il se consolait de la fragilité de sa propre position."

Et la  différence de fortune: 

" La richesse de Théo lui offrait à lui le rôle de l'oppressé, il  disposait au minimum de la supériorité du blessé sur elle, la puissance paradoxale de la victime, puisqu'il n'en avait aucune autre. "

 Subtile analyse des rapports de domination dans le couple, le roman de Julia Kerninon a obtenu le prix 2016 de la Closerie des Lilas. Gageons qu'il n'en restera pas là .

 Une lecture fa-bu-leuse

 Apolline Elter

 Le dernier amour d'Attila Kiss, Julia Kerninon, roman Ed. Du Rouergue, janvier 2016, 126 Po

Billet de ferveur  

AE : L'écriture de ce roman vous a été inspirée , je crois, par un séjour en Hongrie, JVous stigmatisez, au sein d'un couple en devenir, la haine atavique que la Hongrie nourrit pour l'Autriche.? Est-elle encore palpable de nos jours? 

 Julia Kerninon : J'ai effectivement vécu en Hongrie l'année de mes 20 ans, ainsi que six autres mois lorsque j'avais 25 ans. Cependant, je ne parle pas magyar, et d'ailleurs, si j'avais choisi cette destination, c'était précisément pour m'isoler afin d'écrire. Je ne peux donc en aucun cas prétendre savoir exactement quel est le sentiment du peuple hongrois vis-à-vis de l'Autriche. Mais je suis romancière, et non historienne. Pour écrire ce livre, j'ai puisé à mes souvenirs, mes intuitions, j'ai aussi lu beaucoup de livres sur la Hongrie, et j'ai ensuite extrait de cette matière ce qui semblait "romançable", ce qui était déjà, intrinsèquement, poétique. Mon roman est donc une lecture parmi d'autres possibles de ce qui s'est passé et se passe entre l'Autriche et la Hongrie. Pour moi, en réalité, c'est aussi une lecture de ce qui se passe partout dans le monde entre les riches et les pauvres, les vainqueurs et les vaincus - nous autres Occidentaux cherchant à fermer nos frontières et nos portes aux réfugiés qui affluent, comme si nous étions pour rien dans ce qui leur arrive.

 

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16 06 16

D'Anvers à Lisbonne

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  • Un titre qui fleure bon les vacances à venir...cette route empruntée par les gens du Nord ...qui ont dans le coeur ce soleil qu'ils n'ont pas dehors
  • Seul, au volant de sa voiture,  par "une nuit d'automne, froide et claire, "le narrateur voit défiler tant les paysages, réverbères et lumières de la longue route qui le mène d'Anvers à Lisbonne, que ses souvenirs et projets de vie
  • "Et si son destin à lui, c'était de se tuer tout seul sur une autoroute, en chemin vers son rêve? "
  • Et de songer à Katherine, son amour de jeunesse, qu'il retrouverait bien, après ces décennies, d'égrener  kilomètres, poids lourds et aires de stationnement à l'écoute de La Fantaisie de Schumann dont les expansions puis les subites contractions lui pressent des larmes dans les yeux, qui lui coulent sur les joues et qu'il ne sèche pas, trop heureux de se savoir sensible."

Une sorte de nouvelle - le texte ne compte qu'une trentaine de pages - poétique chronoscopie d'un long voyage solitaire

Autoroute du Soleil, Grégoire Polet, nouvelle, Onlit éditions, mai 2016,  35 pp (disponible en versions papier et numérique) 

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