20 11 16

« L’art ne transforme pas. Il formule. » (Roy Lichtenstein)

Tout sur l'art.jpgStephen Farthing est peintre et directeur de recherche sur Roostein Hopkins à l'Université des Arts à Londres. Élu en 1990 professeur de la Ruskin School of Drawing à l'Université d'Oxford puis membre de la Royal Academic of Arts en 1998, il est le directeur d'ouvrage des 1001 peintures que vous devez avoir vues avant de mourir.

Il a dirigé un collectif d'auteurs constitué de journalistes, d'historiens et de critiques d'art pour faire paraître en 2010 chez Thames & Hudson à Londres un magnifique essai intitulé ART The Whole Story, dont la traduction française a paru la même année chez Flammarion à Paris sous le titre Tout sur l'art – Panorama des mouvements et des chefs-d’œuvre et qui ressort aujourd’hui sous une forme révisée.

Répondant à des questions comme : « Quel est le sens caché des Lignes de Nazca au Pérou ? », « Pourquoi Les Demoiselles d'Avignon de Picasso ont-elles tant choqué le monde artistique ? », « Quelle est la signification des peintures japonaises du XIXe siècle ? », seize historiens de l'art, critiques, experts, artistes ou enseignants ont participé à l'élaboration de cet ouvrage unique pour aider le lecteur à mieux comprendre l'évolution de l'art à travers les âges et les continents, proposant ainsi une introduction qui brosse une vaste fresque historique, artistique, sociale et culturelle et qui dessine le contexte des œuvres analysées par la suite.

Plus de 1500 œuvres y sont commentées, offrant un large éventail de techniques et de genres artistiques (peinture, sculpture, objets d'art).

En outre, 85 époques et mouvements clés de l'histoire de l'art sont présentés en détail avec une chronologie complète permettant de situer chaque œuvre et chaque artiste dans son contexte (influences et événements essentiels).

De plus, 160 chefs-d'œuvre incontournables sont décryptés grâce à un système de zoom dans l'image, à une biographie de l'artiste et à une étude approfondie de l'œuvre. Citons le Discobole (Myron, ca 450 av. J. C.), le Coran Bleu (artiste inconnu, vers 900), le Bouddha Amida (Jocho, 1053), la tapisserie de Bayeux (artistes inconnus, 1066-1077), Le Jardin des délices (Jérôme Bosch, ca 1500-1505), La Joconde (Léonard de Vinci, 1503-1506), L’Élévation de la Croix (Rubens, 1610-1611), La Grande Odalisque (Ingres, 1814), Olympia (Manet, 1863), Le Penseur (Rodin, 1880-81), La Danse (Matisse, 1910), Les Piliers de la société (Grosz, 1926), Guernica (Picasso, 1937), Vingt Marilyn (Warhol, 1962), Café Deutschland (Immendorff, 1984)… et il y en a bien d’autres encore, de toutes les époques et de tous les continents.

Enfin, tous les outils indispensables sont fournis (repères chronologiques, biographies d'artistes, détails agrandis, index détaillé) pour faire de ce livre une réussite totale !

Bernard DELCORD

Tout sur l'art – Panorama des mouvements et des chefs-d’œuvre, ouvrage collectif sous la direction de Stephen Farthing, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2016, 576 pp. en quadrichromie au format 17,2 x 24,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 29,90 € (prix France)

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17 11 16

« L'architecture, c'est une tournure d'esprit et non un métier. » (Le Corbusier)

Bruxelles Art nouveau.jpgBruxelloise et licenciée en histoire, Cécile Dubois est guide conférencière, organisatrice de visites guidées et, pendant longtemps, une des organisatrices de la Biennale Art nouveau et Art Déco orchestrée par Voir et Dire Bruxelles.

Déjà auteure aux Éditions Racine à Bruxelles d’un bien beau livre intitulé Bruxelles Art Déco, elle a fait paraître un Bruxelles Art nouveau tout aussi réussi.

Voici ce qu’elle en dit :

« À la fin du XIXe siècle, la réaction contre l'académisme conduit des architectes bruxellois dans la voie de l'Art nouveau [1]. Victor Horta, dans une veine organique, et Paul Hankar, dans une tendance plus géométrique, donnent naissance à une architecture qui connaît bientôt une réputation internationale.

En une quinzaine d'années, à partir de 1893, des centaines de bâtiments Art nouveau voient le jour à Bruxelles, d'abord construits par les grands novateurs, ensuite par leurs élèves et émules également nourris, au début du XXe siècle, par la Sécession viennoise et par d'autres tendances de l'Art nouveau européen.

Ce style, dans un premier temps, répond parfaitement aux aspirations de la bourgeoisie industrielle, soucieuse de s'affirmer dans l'urbain par cette architecture nouvelle et parfois exubérante. Progressivement, des classes plus larges de la population s'approprient l'Art nouveau pour des programmes très variés : écoles, logements sociaux, maisons de maître, magasins, maison du peuple... »

Ce livre propose neuf promenades pour découvrir, dans différents quartiers, les multiples facettes de l'Art nouveau en architecture à Bruxelles. On découvre notamment la personnalité d'architectes incontournables et des techniques décoratives comme celle du sgraffite. L'auteure y dresse également les portraits, sous forme d'entretiens, de propriétaires, conservateurs ou restaurateurs de bâtiments Art nouveau, garants essentiels de ce patrimoine exceptionnel.

Une belle invite à partir à la rencontre de Victor Horta, de Paul Hankar, d’Octave Van Rysselberghe, d’Henry van de Velde, de Benjamin De Lestré, de Jean Delhaye, d’Adrien Blomme, de Privat Livemont, d’Henry Jacobs, de Gustave Strauven, de Léon Sneyers, d’Antoine Pompe et de bien d’autres grands artistes belges de talent !

Bernard DELCORD

Bruxelles Art nouveau par Cécile Dubois, photographies de Sophie Voituron, Bruxelles, Éditions Racine, août 2016, 176 pp. en quadrichromie au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 24,95 €

 

[1] L'Art nouveau est un mouvement artistique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qui s'appuie sur l'esthétique des lignes courbes. Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, de couleurs, d’ornementations inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne à l'aube du XXe siècle. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_nouveau)

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13 10 16

« Je n'aime que la nouveauté extrême ou des choses du passé. » (Berthe Morisot)

Berthe Morisot.jpgFemme « rebelle » dotée d’un solide caractère et d’un immense talent, Berthe Marie Pauline Morisot (née le 14 janvier 1841 à Bourges et morte le 2 mars 1895 à Paris) est une peintre française, membre fondateur et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'impressionnisme, composé notamment de son beau-frère Édouard Manet, d’Edgar Degas, d’Alfred Sisley, de Camille Pissarro, de Pierre-Auguste Renoir et de Claude Monet [1].

Jean-Dominique Rey, écrivain et critique d'art, qui écrit que « son œuvre, intacte et sans une ride, s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus hautes de son temps et révèle qu'elle fut souvent en avance et sut ouvrir la peinture à des voies nouvelles », lui consacre chez Flammarion à Paris une remarquable monographie bellement imagée de 209 illustrations et sobrement intitulée Berthe Morisot, dans laquelle il pose un regard sensible sur « la belle peintre » [2] et réunit une anthologie commentée de grandes plumes de l'époque, Edmond About, Émile Zola, Stéphane Mallarmé, Camille Mauclair,  Félix Fénéon, Joris-Karl Huysmans, Guillaume Apollinaire, Henri de Régnier ou Paul Valéry, qui reconnurent très tôt ses dons artistiques exceptionnels ou se penchèrent avec admiration sur ses toiles.

Dans la préface, Sylvie Patry, directrice générale-de la fondation Barnes (Philadelphie) après dix ans passés au musée d'Orsay, confronte son œuvre à celles de ses pairs, et met en lumière la modernité et l'originalité de ce « peintre singulièrement peintre ».

On doit à cette artiste d’exception de très nombreuses œuvres majeures, comme Vue du petit port de Lorient (1869), Le Berceau (1872), La Chasse aux Papillons (1874), Eugène Manet à l'île de Wight (1875), Femme en noir ou Avant le théâtre (1875-76), Bords de Seine (1883), Julie avec sa poupée (1884), Autoportrait (1885), Jeune fille en jersey bleu (1886), Julie avec un chat (1887), La Cueillette des oranges 1889), Le Cerisier (1891), La Coiffure (1894)…

Berthe Morisot, Le Berceau.jpg

Berthe Morisot, Le Berceau,

huile sur toile, 56 × 46 cm, 1872, Musée d’Orsay.

De pures merveilles !

Bernard DELCORD

Berthe Morisot par Jean-Dominique Rey, préface de Sylvie Patry, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 27,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Berthe_Morisot

[2] C’est le titre d’un de ses chapitres.

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11 10 16

Le Reg-Art d'Emile Verhaeren

Ouvrage expo Tournai.jpg

 J'évoquai mardi passé, à votre intention,  l'exposition du Musée des Beaux-Arts de Tournai, consacrée à Emile Verhaeren. Penchons-nous, ce jour, sur le très bel ouvrage qui l'accompagne, la soutient, la révèle.

"Tout Verhaeren est dans la tension au coeur des contrastes de la lumière" affirme Marc Quaghebeur, Directeur des Archives et Musée de la Littérature, Commissaire de l'exposition. 

Centrée sur la nature "consubstantielle" de la peinture dans  l'univers et donc l'oeuvre littéraire du célèbre poète, l'exposition fait part belle à la "perception charnelle du monde" à  la lumière scaldienne, particulière et différente de sa consoeur méditerranéenne, qui traduit le regard de Verhaeren, l'expression de son art, de son être.

Illustré de belles reproductions de portraits, tableaux, sculptures, .. issus pour bon nombre des collections du Musée des Beaux-Arts de Tournai, l'ouvrage déploie poèmes , extraits d'oeuvres littéraires et de correspondances de l'écrivain, en une multitude de registres, qui vont du tendre, amical,  flamboyant, à celui tumultueux, farouchement patriote de la guerre.

" Fruit d'un travail scientifique mené depuis des décennies par les Archives du Musée de la Littérature, ce livre n'entend pas accabler le lecteur de références mais l'amener à entrer de plain-pied, et dans la Joie, au coeur d'une Oeuvre-Vie qui fut celle du dialogue des Arts et des Mots."

Apolline Elter

Des lueurs du fleuve à la lumière de la peinture, Emile Verhaeren et les siens, Marc Quaghebeur et Christophe Meurée,  volume composé dans le cadre de l'exposition "Emile Verhaeren. Lumières de l'Escaut, Lumière des Arts, Musée des Beaux-Arts de Tournai - Archives et Musée de la Littérature, Bruxelles, septembre 2016, 148 pp

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06 10 16

« La vraie maison de l'amour est toujours une cachette. » (Romain Gary)

Petites maisons – Du refuge libertin au pavillon d'habitation.jpg« On avait alors la fureur des petites maisons. J’en louais une dans le faubourg Oriental, et j’y plaçais successivement quelques-unes de ces filles qu’on voit, qu’on ne voit plus ; à qui l’on parle, à qui l’on ne dit mot, et que l’on renvoie quand on est lasse [sic]. J’y rassemblais des amis et des actrices de l’Opéra : on y faisait de petits soupers… »

Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets

Claire Ollagnier est docteure en histoire de l'art. Après s'être consacrée pendant plusieurs années à l'étude de l'architecture féminine au XVIIIe siècle, elle a soutenu sa thèse sur les Petites maisons suburbaines au XVIIIe siècle à l'Université Paris I sous la direction de Daniel Rabreau. Actuellement chercheure post-doctorante, elle consacre ses travaux au développement de l'habitat pavillonnaire dans la première moitié du XIXe siècle.

Forte de sa science académique, elle a fait paraître chez Mardaga à Bruxelles un essai très documenté intitulé Petites maisons – Du refuge libertin au pavillon d'habitation en Île-de-France au siècle des Lumières dans lequel elle montre comment l’émergence d’un idéal architectural en France au XVIIIe siècle, celui de la « petite maison » de plaisir, a évolué vers un nouveau modèle, celui de la maison pavillonnaire que nous connaissons encore aujourd’hui.

Voici ce qu’elle en dit :

« Depuis le début du XVIIIe siècle, le concept d’un lieu situé à l’abri de tous les regards et voué aux plaisirs du libertin a envahi la littérature romanesque et théâtrale (Diderot, Sade, Crébillon, etc.). Les rapports de police et les chroniques scandaleuses regorgent également d’anecdotes piquantes à ce sujet, contribuant ainsi à créer le mythe de la “petite maison”.

Cependant, il faut attendre les années 1750 et la construction du pavillon La Bouëxière [1] pour voir émerger un nouveau type architectural dont le programme s’élabore peu à peu. S’initie alors une vague de réflexions sur ce nouveau mode d’habitat et tous les quartiers périphériques de la capitale se couvrent d’édifices aux allures diverses, mais répondant aux mêmes critères architecturaux : renouvellement des dispositifs conventionnels, réduction de la taille des appartements, adoption du plan massé et situation dans un environnement paysager.

La multiplication de ces petites maisons illustre par ailleurs l’émergence d’un nouvel art de vivre et les aspirations d’une société en mutation qui use de toutes les ressources des arts (architecture, jardin, peinture, sculpture…) pour créer de véritables écrins qui ne laisseront pas indifférent le public de l’époque.

Remontant jusqu’aux origines de l’habitat pavillonnaire, cette étude vise à montrer que si le phénomène des périphéries pavillonnaires a jusqu’alors été plutôt attribué aux retombées de la révolution industrielle et à la création de cités ouvrières, les prémices se font sentir dès la fin du XVIIIe siècle. »

Un ouvrage solide, ambitieux, fort technique et richement illustré de gravures et de plans, qui se penche sur l’histoire de l’architecture et des jardins, mais également sur celle des idées, de la littérature et du théâtre, de la politique et de la ville.

Une magnifique construction intellectuelle !

Bernard DELCORD

Petites maisons – Du refuge libertin au pavillon d'habitation en Île-de-France au siècle des Lumières par Claire Ollagnier, avant-propos de Michel Delon, préface de Jean-Philippe Garric, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « Architecture », avril 2016, 350 pp. en quadrichromie au format 20,5 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 39 €

 

[1] Dans l’actuel IXe arrondissement de Paris. Le Fermier général Charles-François Gaillard de la Bouëxière avait acheté en 1747 cette propriété pour disposer d'un petit hôtel aux portes de Paris destiné « au délassement et pour la retraite des personnes aisées et des hommes du monde ». Dès 1749, les rapports des inspecteurs de police notaient qu'il y recevait la demoiselle Marlet, danseuse à l'Opéra-comique... (https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Ballu)

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17 09 16

Une efflorescence millénaire de la musique et des arts

1000 ans de rayonnement artistique liégeois.jpgC’est dans une nouvelle collection dirigée par votre serviteur que les Éditions de la Province de Liège ont publié le dernier opus en date du prolifique historien d’art belge Bernard WODON [1], un beau livre intitulé 1000 ans de rayonnement artistique liégeois, abondamment illustré, dans lequel il fait le tour de l’une des régions les plus riches d’Europe sur le plan de l’histoire de l’art.

Voici le texte de la quatrième de couverture :

« “Cité ardente” ou “Cité aux cent clochers”, Liège, chef­-lieu d'une province de 4 000 km2 et d'un million d'habitants environ, offre aujourd'hui de multiples visages.

De 985 à 1795, elle fut la capitale d'une principauté épiscopale de 6 000 km2 au diocèse trois fois plus étendu.

Ce “flori-Liège”, où l'ancien côtoie le nouveau en générant le futur, actualise et synthétise pour le grand public l'évolution chronologique des formes plastiques (architecture, sculpture, peinture, décor quotidien) et des formes phoniques (musique vocale et instrumentale).

Une abondante illustration permettra aux œuvres jalons d'y scintiller aux côtés de l'énumération de celles de Dame Musique “sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont”, pour reprendre le dernier vers de l'Hymne au Soleil d'Edmond Rostand. »

L’auteur y rend accessible à tous et dans une langue française admirable– chose ô combien rare de nos jours… – les œuvres du patrimoine largement méconnu et pourtant incroyablement riche de ce qui fut une principauté épiscopale relativement démocratique avant de passer la main, après la Révolution française et ses remous, à une province belge particulièrement riche et dynamique sur de nombreux plans.

Une promenade historique qui mène le lecteur à la découverte des trésors de la cathédrale de Liège jusqu’à la gare de Santiago Calatrava en passant par la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, le château de Bouillon, la cuve baptismale de la collégiale Saint-Barthélemy (une œuvre majeure du Moyen Âge occidental, fondue par Renier de Huy), l’évangéliaire d’Averbode, les œuvres du Maître de Flémalle, le reliquaire de Charles le Téméraire, le palais des Princes-Évêques, le château de Jehay, les tableaux de Lambert Lombard, le château de Modave, le palais de Jean Curtius, la statue de Louis XIV en empereur romain par Jean Warin (elle est conservée au château de Versailles), le Perron liégeois, la Crucifixion d’Englebert Fiesen, la cage d’escalier du château d’Aigremont, les compositions musicales de Jean-Noël Hamal, d’Antoine-Frédéric Gresnick et d’André-Ernest-Modeste Grétry, le célèbre Portrait de Napoléon Premier Consul peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres, la synagogue de Liège, la promenade dite des « Sept Heures » à Spa, le studio d’Eugène Ysaÿe, le Musée des Beaux-Arts de la Boverie et ses collections magnifiques, le Faune mordu de Jef Lambeaux, la tour Schöffer, le Musée de la Vie wallonne, le bâtiment rénové de l’Opéra royal de Wallonie, le Plongeur d’acier, statue d’Idel Ianchelevici, et la très contemporaine tour des Finances…

Et d’innombrables autres merveilles !

Bernard DELCORD

1000 ans de rayonnement artistique liégeois par Bernard Wodon, Liège, Éditions de la Province de Liège, septembre 2016, 285 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 26,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 €

 

[1] Docteur en philosophie et lettres de l’Université catholique de Louvain (Département archéologie, histoire de l'art et musicologie), Bernard Wodon a enseigné à l'Université de Liège et à l'Institut des hautes études des communications sociales de Bruxelles (I.H.E.C.S.). Le Service public de Wallonie l’a requis pour les procédures de classement et la rédaction des notices de divers inventaires du patrimoine monumental.

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13 09 16

Un artiste inclassable…

Henri Fantin-Latour (cover).jpgÀ l’occasion de l’exposition Fantin-Latour. À fleur de peau [1] organisée à Paris entre le 14 septembre 2016 et le 12 février 2017 au Musée du Luxembourg par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le musée de Grenoble, en collaboration avec le musée d’Orsay, les Éditions Gallimard ont fait paraître sous la plume de Leïla Jarbouai [2], dans leur fameuse collection « Découvertes », un magnifique petit opus sobrement intitulé Henri Fantin-Latour.

Écoutons l’auteure :

« Peintre ayant cherché pendant toute sa vie à concilier réalisme et idéal, Henri Fantin-Latour (Grenoble,1836-Buré, 1904) s’essaie à l’autoportrait dès l’âge de 17 ans – une cinquantaine suivront.

Il renouvelle le portrait de groupe avec ses grands tableaux-manifestes Hommage à Delacroix (1864), Un Atelier aux Batignolles (1870) ou Un coin de table (hommage aux poètes parnassiens, 1872).

Véritable portraitiste de fleurs, genre dans lequel il est très prolifique, Fantin-Latour excelle dans l’art de traduire la subtilité des couleurs et des matières.

Ce grand mélomane puise également dans les opéras de Wagner et dans la musique de Schumann, Brahms et Berlioz une partie de son inspiration.

À partir de 1890, il n’expose plus au Salon que des œuvres d’imagination, proches du symbolisme.

Henri Fantin-Latour (Un coin de table).jpg

Un coin de table, 1872, Paris, Musée d'Orsay.

Artiste à fleur de peau, Henri Fantin-Latour s’impose, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle. »

Un événement à ne pas manquer !

Bernard DELCORD

Henri Fantin-Latour par Leïla Jarbouai, Paris, Éditions Gallimard et Réunion des Musées nationaux-Grand Palis, hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », septembre 2016, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Informations pratiques :

Adresse :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

F-75006 Paris

Tél. : 00 33 1 40 13 62 00

Horaires :

Ouverture tous les jours de 10h30 à 19h (il n’y a aucun jour de fermeture hebdomadaire).

Nocturne les vendredis jusqu’à 22h.

Ouverture de 10h30 à 18h les 24, 31 décembre.

Fermé le 25 décembre.

Dernière entrée 45 minutes avant l’heure de fermeture.

Début d’évacuation des salles 15 minutes avant l’heure de fermeture du musée.

Tarifs :

Plein : 12 €.

Réduit : 8,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et familles nombreuses).

Spécial Jeune : 8,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h)

Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.

Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand) sont proposés sur place à la location au tarif de 5 € par appareil.

Suite à la mise en place de l’état d’urgence et au renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate, un seul sac par personne (type sac à main format A3 maximum) sera autorisé dans l’enceinte du Musée du Luxembourg. Aucun sac, cabas, bagage ou objet encombrant ne sera admis, y compris au vestiaire.

 

[1] Première rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour à Paris depuis l’exposition de référence consacrée au peintre dans les galeries nationales du Grand Palais en 1982.

[2] Elle est conservatrice au musée d'Orsay.

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14 08 16

« Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. » (Alberto Giacometti)

Giacometti – La figure au défi (cover).jpgVéronique Wiesinger, conservatrice en chef du patrimoine, est directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti depuis sa création en 2003. Elle a assuré le commissariat de l'exposition « L'atelier d'Alberto Giacometti, collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti », présentée à l'automne 2007 au Centre Pompidou.

À cette occasion, les Éditions Gallimard à Paris avaient édité sous sa plume, dans la fameuse collection « Découvertes », un petit essai abondamment illustré intitulé Giacometti – La figure au défi qui n’a pas pris une ride et est ressorti cette année, 50 ans après la mort de l’artiste suisse, en prévision de l’exposition « Picasso-Giacometti » au Musée Picasso de Paris (du 4 octobre 2016 au 5 février 2017), en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti.

Voici le pitch de l’ouvrage :

« Peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, créateur d'objets d'art décoratif, écrivain, Alberto Giacometti (1901-1966) n'a cessé d'explorer de nouvelles voies.

Depuis ses débuts dans l'atelier de son père jusqu'à sa consécration internationale dans les années 1960, son parcours démontre une détermination farouche à inventer de nouveaux modes de représentation avec les moyens les plus réduits et à partir des motifs les plus traditionnels : le portrait, la nature morte, la figure humaine, le paysage.

Sa brève incursion dans le surréalisme conforte sa croyance en une réalité au-delà des apparences, et c'est cette réalité en perpétuelle mutation qu'il cherche sans relâche à restituer.

Ses œuvres en s'accumulant avec le temps façonnent un monde inquiétant et merveilleux, mettant en évidence la cohérence de sa démarche.

Dépassant l'imagerie réductrice de l'artiste solitaire et angoissé de l'époque existentialiste, Véronique Wiesinger montre la complexité contradictoire et la qualité expérimentale de l'œuvre de Giacometti, à jamais contemporaine. »

Une plongée dans la création sous toutes ses formes !

Bernard DELCORD

Giacometti – La figure au défi par Véronique Wiesinger, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes » n°513, mars 2016, 144 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,80 € (prix France)

Giacometti – La figure au défi (affiche).jpg

Exposition « Picasso-Giacometti » : 4 octobre 2016 – 5 février 2017

L’exposition « Picasso-Giacometti », organisée en partenariat avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti à Paris, mettra en lumière les relations formelles, amicales ou iconographiques qu’ont pu entretenir ces deux artistes majeurs du XXe siècle.

Ce dialogue, envisagé à partir des collections du Musée Picasso et de la Fondation Giacometti, confrontera l’approche qu’ont pu avoir Picasso et Giacometti dans des domaines de création pluridisciplinaires : peinture, sculpture, art graphique, mais aussi à l’appui des fonds d’archives privées des deux artistes.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Adresse :

Musée Picasso

5 rue de Thorigny F-75003 Paris.

Téléphone : 33 1 85 56 00 36, de 9h30 à 18h00, du lundi au dimanche.

Courriel : contact@museepicassoparis.fr

Horaires :

Tous les jours sauf les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier.

Du mardi au dimanche : 9h30 – 18h

Jours fériés (sauf les lundis) : 9h30 -18h00.

Dernier accès à 17h15.

La fermeture des salles commence à 17h40.

Les 24 et 31 décembre, le musée fermera ses portes à 17h00 (fermeture des salles à 16h40).

Tarifs :

Tarif plein : 12,50 €

Tarif réduit : 11 € (applicable selon ouverture des espaces d’exposition).

Billet d’entrée + location de l’audioguide

Tarif plein : 16,50 €

Tarif réduit : 15 €

Tarif « Gratuités » : 3 €

Entrée gratuite pour tous le 1er dimanche de chaque mois.

Entrée gratuite sur présentation d’un justificatif en cours de validité aux :

  • adhérents du musée ;
  • personnes en situation de handicap et un accompagnateur ;
  • demandeurs d’emploi ;
  • allocataires de minima sociaux ;
  • moins de 18 ans ;
  • moins de 26 ans résidents et ressortissants de l’Union européenne ;
  • enseignants sur présentation du pass éducation ;
  • artistes affiliés à la maison des artistes sur présentation d’un justificatif ;
  • journalistes sur présentation de la carte de presse ;
  • détenteurs d’un Paris Museum Pass

En raison de l’application du Plan Vigipirate, les bagages (valises de tout format et sacs de grande contenance) sont interdits.

Le Musée national Picasso-Paris remercie par avance ses visiteurs de faire preuve de compréhension quant au ralentissement induit par les contrôles de sécurité aux entrées.

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22 07 16

Au-delà des apparences !

 

 

 

 

delaby photos.pngVoilà un livre, dans lequel j'ai écrit quelques lignes à la demande de son auteure*, la photographe, qui est d'une rare beauté intelligente ! Un « beau » livre ! Un livre à garder et à regarder. Au fond, vous retranscrire la préface est encore le mieux que je puisse faire pour vous le présenter. Virginie Delaby y explique sa démarche : (Cette Hulpoise a quitté son métier dans une grande entreprise pour se consacrer entièrement à sa passion de la photographie)

 

L'histoire a commencé lors d'un voyage en 2014.


Mon mari et moi avions fait la découverte de cette jolie chambre d'hôtes dans laquelle, hasard ou non, un magnifique livre des photographies d'Edward Steichen était mis à notre disposition. Je suis vraiment admirative de ce grand photographe des années '20 et '30.
Et je ne pouvais détacher mes yeux de ce livre...


La question vient alors immédiatement illuminer mon esprit:
"Et si je faisais un livre photos ?"


On aurait pu en rester là, tellement la phrase semblait (presque) anodine.
Au contraire, elle n'a jamais quitté mon esprit et y pris une place des plus importantes.


En faisant ce livre, j'ai souhaité mettre à l'honneur quatre-vingt femmes, trentenaires et plus, de tous horizons, sans aucun critère physique particulier.

En leur demandant de choisir un thème qui serait le fil conducteur de leur séance photo, ma volonté était de les mettre à l'aise et en confiance dans un exercice qui était, pour la plupart, une première expérience.


Un livre de femmes photographiées par une femme qui n'est pas celle que vous croyez !


Parce que toutes les femmes sont belles, je vous laisse admirer la beauté non retouchée, non photoshopée, non dissimulée.


La beauté, l'élégance que toutes les femmes portent en elles...

 

Oui, le terme « élégance » est également de mise ! Bonne vision.

 

(Une partie de la vente de mon livre sera versée à l'association "La Villa indigo" à Bruxelles. Cette jeune association tient beaucoup à coeur à Virginie Delaby qui s'implique depuis le début pour cette association. La maison de répit "Villa Indigo", est un havre de paix accueillant pour de courts séjours, les enfants atteints de maladies qui demandent une prise en charge importante et dont le pronostic est souvent réservé.)

 

*

Aussi François De Brigode, Pascal Vrebos, Alain Raviart, Grandgeorge, Hugues Hausman, Stefan Cuvelier, Laurent D’Elia, Olivier Leborgne, Marc De Roy, Richard Ruben, Alex Vizorek, Barbara Abel, Carlos Vaquera, Jean-Charles Della Faille, Olivier Arnould, Christophe Bourdon, Frédéric Maltesse, Brice Depasse, Vincent Maréchal, Eric Lamiroy …

 

 

Jacques MERCIER

 

« Mais voyons, Monsieur ! Je ne suis pas celle que vous croyez », Photographies de Virginie Delaby, éditions Le Chat Ailé, www.chataile.com , 40 euros.

 

 

Écrit par Jacques Mercier dans Arts, Beaux Livres, Belge, Jacques Mercier | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 05 16

Parcours d’une artiste de talent

Corinne 3.jpgParcours d'Artistes 2016

En mai et juin, les Communes de Forest et de Saint-Gilles s’associent à nouveau pour le « Parcours d'Artistes », avec toujours pour objectif de mettre en valeur la dynamique artistique et culturelle de leurs territoires frontaliers. L'édition 2016 de cette Biennale d’arts pluridisciplinaires rassemble plus de 200 ateliers d'artistes, des expositions, des performances, des installations urbaines, le tout ponctué de moments festifs.

Au-delà de la rencontre avec les artistes sur leurs lieux de travail, de nombreuses interventions artistiques investiront l'espace public. Des expositions collectives seront proposées dans des lieux emblématiques à Saint-Gilles et à Forest.

L'opération « petit format » invitera les artistes qui le souhaitent à s'exprimer individuellement sur un support ou un volume de 30 x 30 cm. Les œuvres seront ensuite exposées au BRASS et à la Maison des Cultures de Saint-Gilles et elles feront l'objet d'une vente aux enchères le 9 juin 2016 au profit des Restos du Cœur.

Un mini-parcours impliquera les écoles, une « nuit des galeries » ancrera ces lieux dans la manifestation, tandis qu’une opération « Coups de Cœur » permettra aux visiteurs de voter pour leurs artistes favoris.

Parmi ce foisonnement créatif, nous avons choisi de mettre le focus sur les productions très originales de la Forestoise Corinne HOEHN.

Voici ce qu’a écrit Paul De Bremaecker à propos de son travail :

« Corinne Hoehn s’est lancée en 2000 dans la création d’œuvres picturales avec une grande spontanéité, un talent évident, une sensibilité très développée et une joie palpable à l’image de son sourire qui ne la quitte jamais.

Elle perfectionne sa technique de l’acrylique et de l’aquarelle dans l’atelier du peintre Harry Birkholz en 2001 et poursuit son parcours d’artiste-peintre en autodidacte passionnée. Ses peintures, elle ne les a exposées qu’à quelques rares occasions individuelles et collectives.

La plupart de ses œuvres sont des acryliques et des aquarelles dont la beauté est directement perceptible. Ce sont des compositions abstraites où les éléments, les formes et les couleurs s’embrassent et s’enlacent avec harmonie, sérénité, légèreté, douceur ou force, souvent avec joie, enthousiasme, ardeur, féerie ou magie.

Un fil conducteur relie très subtilement tous les éléments de chaque tableau du peintre, comme si l’artiste invitait à penser et à rêver qu’un fil, le cours du temps, reliait naturellement toutes les particules, tous les éléments du monde, tous le corps vivants et célestes, les étoiles, les gouttes et les bulles dans l’infini espace-temps.

Le lyrisme de l’artiste se découvre au premier coup d’œil. En regardant un tableau de ce peintre, vous sentez l’être humain délicat, raffiné, sensible et sensuel, qui vous effleure, vous touche, vous émeut, vous invite à sourire à la vie, à voir la beauté en toute chose et vous prend ainsi la main pour un court instant de félicité, de douce plénitude ou d’envol. »

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Zénitude du sable (acrylique sur toile)

Ajoutons que dans ses tableaux les plus récents, l’artiste ressent le besoin de traduire l’énergie qui l’habite et elle jette sur la toile des forces jubilatoires qui, nées d’une musique inspirante, éclatent en toute liberté dans un élan vital, joyeux et coloré. Chacune de ses œuvres invite à lutter contre la sinistrose et fait écho à la phrase d’Éric-Emmanuel Schmitt : « Il faut ouvrir les bras à la joie ».

Dans ses compositions abstraites, les éléments s’embrassent, s’enlacent avec harmonie, sérénité, douceur ou force, joie, enthousiasme, ardeur, féerie ou magie. 

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Forces vives (acrylique sur toile)

Son tableau L'escadrille des songes (format 30 x 30 cm) sera mis aux enchères (à partir de 50 €) au profit des Restos du Cœur de Saint-Gilles le 9 juin 2016 à 19h30. 

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L'escadrille des songes

L’occasion de joindre l’agréable à l’utile !

Bernard DELCORD

Informations pratiques :

À l'abbaye de Forest, 9 place Saint-Denis à 1190 Bruxelles.

Du 27/05/2016 au 05/06/2016.

Ouvert le samedi et le dimanche après-midi de 14h à 19h les 28-29 mai et les 4 et 5 juin 2016.

Une nocturne, agrémentée d'un concert, est également organisée le vendredi 3 juin 2016 de 20h à 24h.

Le jeudi 9 juin 2016 à 19h30, une vente aux enchères de tableaux de petits formats (exposés au Brass, avenue Van Volxem à Forest) se tiendra à la Maison du Peuple à Saint-Gilles.

Participation libre.

http://www.forest.irisnet.be/fr/agenda/parcours-dartistes...

 

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |