06 10 16

« La vraie maison de l'amour est toujours une cachette. » (Romain Gary)

Petites maisons – Du refuge libertin au pavillon d'habitation.jpg« On avait alors la fureur des petites maisons. J’en louais une dans le faubourg Oriental, et j’y plaçais successivement quelques-unes de ces filles qu’on voit, qu’on ne voit plus ; à qui l’on parle, à qui l’on ne dit mot, et que l’on renvoie quand on est lasse [sic]. J’y rassemblais des amis et des actrices de l’Opéra : on y faisait de petits soupers… »

Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets

Claire Ollagnier est docteure en histoire de l'art. Après s'être consacrée pendant plusieurs années à l'étude de l'architecture féminine au XVIIIe siècle, elle a soutenu sa thèse sur les Petites maisons suburbaines au XVIIIe siècle à l'Université Paris I sous la direction de Daniel Rabreau. Actuellement chercheure post-doctorante, elle consacre ses travaux au développement de l'habitat pavillonnaire dans la première moitié du XIXe siècle.

Forte de sa science académique, elle a fait paraître chez Mardaga à Bruxelles un essai très documenté intitulé Petites maisons – Du refuge libertin au pavillon d'habitation en Île-de-France au siècle des Lumières dans lequel elle montre comment l’émergence d’un idéal architectural en France au XVIIIe siècle, celui de la « petite maison » de plaisir, a évolué vers un nouveau modèle, celui de la maison pavillonnaire que nous connaissons encore aujourd’hui.

Voici ce qu’elle en dit :

« Depuis le début du XVIIIe siècle, le concept d’un lieu situé à l’abri de tous les regards et voué aux plaisirs du libertin a envahi la littérature romanesque et théâtrale (Diderot, Sade, Crébillon, etc.). Les rapports de police et les chroniques scandaleuses regorgent également d’anecdotes piquantes à ce sujet, contribuant ainsi à créer le mythe de la “petite maison”.

Cependant, il faut attendre les années 1750 et la construction du pavillon La Bouëxière [1] pour voir émerger un nouveau type architectural dont le programme s’élabore peu à peu. S’initie alors une vague de réflexions sur ce nouveau mode d’habitat et tous les quartiers périphériques de la capitale se couvrent d’édifices aux allures diverses, mais répondant aux mêmes critères architecturaux : renouvellement des dispositifs conventionnels, réduction de la taille des appartements, adoption du plan massé et situation dans un environnement paysager.

La multiplication de ces petites maisons illustre par ailleurs l’émergence d’un nouvel art de vivre et les aspirations d’une société en mutation qui use de toutes les ressources des arts (architecture, jardin, peinture, sculpture…) pour créer de véritables écrins qui ne laisseront pas indifférent le public de l’époque.

Remontant jusqu’aux origines de l’habitat pavillonnaire, cette étude vise à montrer que si le phénomène des périphéries pavillonnaires a jusqu’alors été plutôt attribué aux retombées de la révolution industrielle et à la création de cités ouvrières, les prémices se font sentir dès la fin du XVIIIe siècle. »

Un ouvrage solide, ambitieux, fort technique et richement illustré de gravures et de plans, qui se penche sur l’histoire de l’architecture et des jardins, mais également sur celle des idées, de la littérature et du théâtre, de la politique et de la ville.

Une magnifique construction intellectuelle !

Bernard DELCORD

Petites maisons – Du refuge libertin au pavillon d'habitation en Île-de-France au siècle des Lumières par Claire Ollagnier, avant-propos de Michel Delon, préface de Jean-Philippe Garric, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « Architecture », avril 2016, 350 pp. en quadrichromie au format 20,5 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 39 €

 

[1] Dans l’actuel IXe arrondissement de Paris. Le Fermier général Charles-François Gaillard de la Bouëxière avait acheté en 1747 cette propriété pour disposer d'un petit hôtel aux portes de Paris destiné « au délassement et pour la retraite des personnes aisées et des hommes du monde ». Dès 1749, les rapports des inspecteurs de police notaient qu'il y recevait la demoiselle Marlet, danseuse à l'Opéra-comique... (https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Ballu)

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17 09 16

Une efflorescence millénaire de la musique et des arts

1000 ans de rayonnement artistique liégeois.jpgC’est dans une nouvelle collection dirigée par votre serviteur que les Éditions de la Province de Liège ont publié le dernier opus en date du prolifique historien d’art belge Bernard WODON [1], un beau livre intitulé 1000 ans de rayonnement artistique liégeois, abondamment illustré, dans lequel il fait le tour de l’une des régions les plus riches d’Europe sur le plan de l’histoire de l’art.

Voici le texte de la quatrième de couverture :

« “Cité ardente” ou “Cité aux cent clochers”, Liège, chef­-lieu d'une province de 4 000 km2 et d'un million d'habitants environ, offre aujourd'hui de multiples visages.

De 985 à 1795, elle fut la capitale d'une principauté épiscopale de 6 000 km2 au diocèse trois fois plus étendu.

Ce “flori-Liège”, où l'ancien côtoie le nouveau en générant le futur, actualise et synthétise pour le grand public l'évolution chronologique des formes plastiques (architecture, sculpture, peinture, décor quotidien) et des formes phoniques (musique vocale et instrumentale).

Une abondante illustration permettra aux œuvres jalons d'y scintiller aux côtés de l'énumération de celles de Dame Musique “sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont”, pour reprendre le dernier vers de l'Hymne au Soleil d'Edmond Rostand. »

L’auteur y rend accessible à tous et dans une langue française admirable– chose ô combien rare de nos jours… – les œuvres du patrimoine largement méconnu et pourtant incroyablement riche de ce qui fut une principauté épiscopale relativement démocratique avant de passer la main, après la Révolution française et ses remous, à une province belge particulièrement riche et dynamique sur de nombreux plans.

Une promenade historique qui mène le lecteur à la découverte des trésors de la cathédrale de Liège jusqu’à la gare de Santiago Calatrava en passant par la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, le château de Bouillon, la cuve baptismale de la collégiale Saint-Barthélemy (une œuvre majeure du Moyen Âge occidental, fondue par Renier de Huy), l’évangéliaire d’Averbode, les œuvres du Maître de Flémalle, le reliquaire de Charles le Téméraire, le palais des Princes-Évêques, le château de Jehay, les tableaux de Lambert Lombard, le château de Modave, le palais de Jean Curtius, la statue de Louis XIV en empereur romain par Jean Warin (elle est conservée au château de Versailles), le Perron liégeois, la Crucifixion d’Englebert Fiesen, la cage d’escalier du château d’Aigremont, les compositions musicales de Jean-Noël Hamal, d’Antoine-Frédéric Gresnick et d’André-Ernest-Modeste Grétry, le célèbre Portrait de Napoléon Premier Consul peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres, la synagogue de Liège, la promenade dite des « Sept Heures » à Spa, le studio d’Eugène Ysaÿe, le Musée des Beaux-Arts de la Boverie et ses collections magnifiques, le Faune mordu de Jef Lambeaux, la tour Schöffer, le Musée de la Vie wallonne, le bâtiment rénové de l’Opéra royal de Wallonie, le Plongeur d’acier, statue d’Idel Ianchelevici, et la très contemporaine tour des Finances…

Et d’innombrables autres merveilles !

Bernard DELCORD

1000 ans de rayonnement artistique liégeois par Bernard Wodon, Liège, Éditions de la Province de Liège, septembre 2016, 285 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 26,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 €

 

[1] Docteur en philosophie et lettres de l’Université catholique de Louvain (Département archéologie, histoire de l'art et musicologie), Bernard Wodon a enseigné à l'Université de Liège et à l'Institut des hautes études des communications sociales de Bruxelles (I.H.E.C.S.). Le Service public de Wallonie l’a requis pour les procédures de classement et la rédaction des notices de divers inventaires du patrimoine monumental.

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13 09 16

Un artiste inclassable…

Henri Fantin-Latour (cover).jpgÀ l’occasion de l’exposition Fantin-Latour. À fleur de peau [1] organisée à Paris entre le 14 septembre 2016 et le 12 février 2017 au Musée du Luxembourg par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le musée de Grenoble, en collaboration avec le musée d’Orsay, les Éditions Gallimard ont fait paraître sous la plume de Leïla Jarbouai [2], dans leur fameuse collection « Découvertes », un magnifique petit opus sobrement intitulé Henri Fantin-Latour.

Écoutons l’auteure :

« Peintre ayant cherché pendant toute sa vie à concilier réalisme et idéal, Henri Fantin-Latour (Grenoble,1836-Buré, 1904) s’essaie à l’autoportrait dès l’âge de 17 ans – une cinquantaine suivront.

Il renouvelle le portrait de groupe avec ses grands tableaux-manifestes Hommage à Delacroix (1864), Un Atelier aux Batignolles (1870) ou Un coin de table (hommage aux poètes parnassiens, 1872).

Véritable portraitiste de fleurs, genre dans lequel il est très prolifique, Fantin-Latour excelle dans l’art de traduire la subtilité des couleurs et des matières.

Ce grand mélomane puise également dans les opéras de Wagner et dans la musique de Schumann, Brahms et Berlioz une partie de son inspiration.

À partir de 1890, il n’expose plus au Salon que des œuvres d’imagination, proches du symbolisme.

Henri Fantin-Latour (Un coin de table).jpg

Un coin de table, 1872, Paris, Musée d'Orsay.

Artiste à fleur de peau, Henri Fantin-Latour s’impose, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle. »

Un événement à ne pas manquer !

Bernard DELCORD

Henri Fantin-Latour par Leïla Jarbouai, Paris, Éditions Gallimard et Réunion des Musées nationaux-Grand Palis, hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », septembre 2016, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Informations pratiques :

Adresse :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

F-75006 Paris

Tél. : 00 33 1 40 13 62 00

Horaires :

Ouverture tous les jours de 10h30 à 19h (il n’y a aucun jour de fermeture hebdomadaire).

Nocturne les vendredis jusqu’à 22h.

Ouverture de 10h30 à 18h les 24, 31 décembre.

Fermé le 25 décembre.

Dernière entrée 45 minutes avant l’heure de fermeture.

Début d’évacuation des salles 15 minutes avant l’heure de fermeture du musée.

Tarifs :

Plein : 12 €.

Réduit : 8,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et familles nombreuses).

Spécial Jeune : 8,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h)

Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.

Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand) sont proposés sur place à la location au tarif de 5 € par appareil.

Suite à la mise en place de l’état d’urgence et au renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate, un seul sac par personne (type sac à main format A3 maximum) sera autorisé dans l’enceinte du Musée du Luxembourg. Aucun sac, cabas, bagage ou objet encombrant ne sera admis, y compris au vestiaire.

 

[1] Première rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour à Paris depuis l’exposition de référence consacrée au peintre dans les galeries nationales du Grand Palais en 1982.

[2] Elle est conservatrice au musée d'Orsay.

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14 08 16

« Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. » (Alberto Giacometti)

Giacometti – La figure au défi (cover).jpgVéronique Wiesinger, conservatrice en chef du patrimoine, est directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti depuis sa création en 2003. Elle a assuré le commissariat de l'exposition « L'atelier d'Alberto Giacometti, collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti », présentée à l'automne 2007 au Centre Pompidou.

À cette occasion, les Éditions Gallimard à Paris avaient édité sous sa plume, dans la fameuse collection « Découvertes », un petit essai abondamment illustré intitulé Giacometti – La figure au défi qui n’a pas pris une ride et est ressorti cette année, 50 ans après la mort de l’artiste suisse, en prévision de l’exposition « Picasso-Giacometti » au Musée Picasso de Paris (du 4 octobre 2016 au 5 février 2017), en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti.

Voici le pitch de l’ouvrage :

« Peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, créateur d'objets d'art décoratif, écrivain, Alberto Giacometti (1901-1966) n'a cessé d'explorer de nouvelles voies.

Depuis ses débuts dans l'atelier de son père jusqu'à sa consécration internationale dans les années 1960, son parcours démontre une détermination farouche à inventer de nouveaux modes de représentation avec les moyens les plus réduits et à partir des motifs les plus traditionnels : le portrait, la nature morte, la figure humaine, le paysage.

Sa brève incursion dans le surréalisme conforte sa croyance en une réalité au-delà des apparences, et c'est cette réalité en perpétuelle mutation qu'il cherche sans relâche à restituer.

Ses œuvres en s'accumulant avec le temps façonnent un monde inquiétant et merveilleux, mettant en évidence la cohérence de sa démarche.

Dépassant l'imagerie réductrice de l'artiste solitaire et angoissé de l'époque existentialiste, Véronique Wiesinger montre la complexité contradictoire et la qualité expérimentale de l'œuvre de Giacometti, à jamais contemporaine. »

Une plongée dans la création sous toutes ses formes !

Bernard DELCORD

Giacometti – La figure au défi par Véronique Wiesinger, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes » n°513, mars 2016, 144 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,80 € (prix France)

Giacometti – La figure au défi (affiche).jpg

Exposition « Picasso-Giacometti » : 4 octobre 2016 – 5 février 2017

L’exposition « Picasso-Giacometti », organisée en partenariat avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti à Paris, mettra en lumière les relations formelles, amicales ou iconographiques qu’ont pu entretenir ces deux artistes majeurs du XXe siècle.

Ce dialogue, envisagé à partir des collections du Musée Picasso et de la Fondation Giacometti, confrontera l’approche qu’ont pu avoir Picasso et Giacometti dans des domaines de création pluridisciplinaires : peinture, sculpture, art graphique, mais aussi à l’appui des fonds d’archives privées des deux artistes.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Adresse :

Musée Picasso

5 rue de Thorigny F-75003 Paris.

Téléphone : 33 1 85 56 00 36, de 9h30 à 18h00, du lundi au dimanche.

Courriel : contact@museepicassoparis.fr

Horaires :

Tous les jours sauf les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier.

Du mardi au dimanche : 9h30 – 18h

Jours fériés (sauf les lundis) : 9h30 -18h00.

Dernier accès à 17h15.

La fermeture des salles commence à 17h40.

Les 24 et 31 décembre, le musée fermera ses portes à 17h00 (fermeture des salles à 16h40).

Tarifs :

Tarif plein : 12,50 €

Tarif réduit : 11 € (applicable selon ouverture des espaces d’exposition).

Billet d’entrée + location de l’audioguide

Tarif plein : 16,50 €

Tarif réduit : 15 €

Tarif « Gratuités » : 3 €

Entrée gratuite pour tous le 1er dimanche de chaque mois.

Entrée gratuite sur présentation d’un justificatif en cours de validité aux :

  • adhérents du musée ;
  • personnes en situation de handicap et un accompagnateur ;
  • demandeurs d’emploi ;
  • allocataires de minima sociaux ;
  • moins de 18 ans ;
  • moins de 26 ans résidents et ressortissants de l’Union européenne ;
  • enseignants sur présentation du pass éducation ;
  • artistes affiliés à la maison des artistes sur présentation d’un justificatif ;
  • journalistes sur présentation de la carte de presse ;
  • détenteurs d’un Paris Museum Pass

En raison de l’application du Plan Vigipirate, les bagages (valises de tout format et sacs de grande contenance) sont interdits.

Le Musée national Picasso-Paris remercie par avance ses visiteurs de faire preuve de compréhension quant au ralentissement induit par les contrôles de sécurité aux entrées.

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22 07 16

Au-delà des apparences !

 

 

 

 

delaby photos.pngVoilà un livre, dans lequel j'ai écrit quelques lignes à la demande de son auteure*, la photographe, qui est d'une rare beauté intelligente ! Un « beau » livre ! Un livre à garder et à regarder. Au fond, vous retranscrire la préface est encore le mieux que je puisse faire pour vous le présenter. Virginie Delaby y explique sa démarche : (Cette Hulpoise a quitté son métier dans une grande entreprise pour se consacrer entièrement à sa passion de la photographie)

 

L'histoire a commencé lors d'un voyage en 2014.


Mon mari et moi avions fait la découverte de cette jolie chambre d'hôtes dans laquelle, hasard ou non, un magnifique livre des photographies d'Edward Steichen était mis à notre disposition. Je suis vraiment admirative de ce grand photographe des années '20 et '30.
Et je ne pouvais détacher mes yeux de ce livre...


La question vient alors immédiatement illuminer mon esprit:
"Et si je faisais un livre photos ?"


On aurait pu en rester là, tellement la phrase semblait (presque) anodine.
Au contraire, elle n'a jamais quitté mon esprit et y pris une place des plus importantes.


En faisant ce livre, j'ai souhaité mettre à l'honneur quatre-vingt femmes, trentenaires et plus, de tous horizons, sans aucun critère physique particulier.

En leur demandant de choisir un thème qui serait le fil conducteur de leur séance photo, ma volonté était de les mettre à l'aise et en confiance dans un exercice qui était, pour la plupart, une première expérience.


Un livre de femmes photographiées par une femme qui n'est pas celle que vous croyez !


Parce que toutes les femmes sont belles, je vous laisse admirer la beauté non retouchée, non photoshopée, non dissimulée.


La beauté, l'élégance que toutes les femmes portent en elles...

 

Oui, le terme « élégance » est également de mise ! Bonne vision.

 

(Une partie de la vente de mon livre sera versée à l'association "La Villa indigo" à Bruxelles. Cette jeune association tient beaucoup à coeur à Virginie Delaby qui s'implique depuis le début pour cette association. La maison de répit "Villa Indigo", est un havre de paix accueillant pour de courts séjours, les enfants atteints de maladies qui demandent une prise en charge importante et dont le pronostic est souvent réservé.)

 

*

Aussi François De Brigode, Pascal Vrebos, Alain Raviart, Grandgeorge, Hugues Hausman, Stefan Cuvelier, Laurent D’Elia, Olivier Leborgne, Marc De Roy, Richard Ruben, Alex Vizorek, Barbara Abel, Carlos Vaquera, Jean-Charles Della Faille, Olivier Arnould, Christophe Bourdon, Frédéric Maltesse, Brice Depasse, Vincent Maréchal, Eric Lamiroy …

 

 

Jacques MERCIER

 

« Mais voyons, Monsieur ! Je ne suis pas celle que vous croyez », Photographies de Virginie Delaby, éditions Le Chat Ailé, www.chataile.com , 40 euros.

 

 

Écrit par Jacques Mercier dans Arts, Beaux Livres, Belge, Jacques Mercier | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 05 16

Parcours d’une artiste de talent

Corinne 3.jpgParcours d'Artistes 2016

En mai et juin, les Communes de Forest et de Saint-Gilles s’associent à nouveau pour le « Parcours d'Artistes », avec toujours pour objectif de mettre en valeur la dynamique artistique et culturelle de leurs territoires frontaliers. L'édition 2016 de cette Biennale d’arts pluridisciplinaires rassemble plus de 200 ateliers d'artistes, des expositions, des performances, des installations urbaines, le tout ponctué de moments festifs.

Au-delà de la rencontre avec les artistes sur leurs lieux de travail, de nombreuses interventions artistiques investiront l'espace public. Des expositions collectives seront proposées dans des lieux emblématiques à Saint-Gilles et à Forest.

L'opération « petit format » invitera les artistes qui le souhaitent à s'exprimer individuellement sur un support ou un volume de 30 x 30 cm. Les œuvres seront ensuite exposées au BRASS et à la Maison des Cultures de Saint-Gilles et elles feront l'objet d'une vente aux enchères le 9 juin 2016 au profit des Restos du Cœur.

Un mini-parcours impliquera les écoles, une « nuit des galeries » ancrera ces lieux dans la manifestation, tandis qu’une opération « Coups de Cœur » permettra aux visiteurs de voter pour leurs artistes favoris.

Parmi ce foisonnement créatif, nous avons choisi de mettre le focus sur les productions très originales de la Forestoise Corinne HOEHN.

Voici ce qu’a écrit Paul De Bremaecker à propos de son travail :

« Corinne Hoehn s’est lancée en 2000 dans la création d’œuvres picturales avec une grande spontanéité, un talent évident, une sensibilité très développée et une joie palpable à l’image de son sourire qui ne la quitte jamais.

Elle perfectionne sa technique de l’acrylique et de l’aquarelle dans l’atelier du peintre Harry Birkholz en 2001 et poursuit son parcours d’artiste-peintre en autodidacte passionnée. Ses peintures, elle ne les a exposées qu’à quelques rares occasions individuelles et collectives.

La plupart de ses œuvres sont des acryliques et des aquarelles dont la beauté est directement perceptible. Ce sont des compositions abstraites où les éléments, les formes et les couleurs s’embrassent et s’enlacent avec harmonie, sérénité, légèreté, douceur ou force, souvent avec joie, enthousiasme, ardeur, féerie ou magie.

Un fil conducteur relie très subtilement tous les éléments de chaque tableau du peintre, comme si l’artiste invitait à penser et à rêver qu’un fil, le cours du temps, reliait naturellement toutes les particules, tous les éléments du monde, tous le corps vivants et célestes, les étoiles, les gouttes et les bulles dans l’infini espace-temps.

Le lyrisme de l’artiste se découvre au premier coup d’œil. En regardant un tableau de ce peintre, vous sentez l’être humain délicat, raffiné, sensible et sensuel, qui vous effleure, vous touche, vous émeut, vous invite à sourire à la vie, à voir la beauté en toute chose et vous prend ainsi la main pour un court instant de félicité, de douce plénitude ou d’envol. »

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Zénitude du sable (acrylique sur toile)

Ajoutons que dans ses tableaux les plus récents, l’artiste ressent le besoin de traduire l’énergie qui l’habite et elle jette sur la toile des forces jubilatoires qui, nées d’une musique inspirante, éclatent en toute liberté dans un élan vital, joyeux et coloré. Chacune de ses œuvres invite à lutter contre la sinistrose et fait écho à la phrase d’Éric-Emmanuel Schmitt : « Il faut ouvrir les bras à la joie ».

Dans ses compositions abstraites, les éléments s’embrassent, s’enlacent avec harmonie, sérénité, douceur ou force, joie, enthousiasme, ardeur, féerie ou magie. 

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Forces vives (acrylique sur toile)

Son tableau L'escadrille des songes (format 30 x 30 cm) sera mis aux enchères (à partir de 50 €) au profit des Restos du Cœur de Saint-Gilles le 9 juin 2016 à 19h30. 

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L'escadrille des songes

L’occasion de joindre l’agréable à l’utile !

Bernard DELCORD

Informations pratiques :

À l'abbaye de Forest, 9 place Saint-Denis à 1190 Bruxelles.

Du 27/05/2016 au 05/06/2016.

Ouvert le samedi et le dimanche après-midi de 14h à 19h les 28-29 mai et les 4 et 5 juin 2016.

Une nocturne, agrémentée d'un concert, est également organisée le vendredi 3 juin 2016 de 20h à 24h.

Le jeudi 9 juin 2016 à 19h30, une vente aux enchères de tableaux de petits formats (exposés au Brass, avenue Van Volxem à Forest) se tiendra à la Maison du Peuple à Saint-Gilles.

Participation libre.

http://www.forest.irisnet.be/fr/agenda/parcours-dartistes...

 

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25 04 16

Le pouvoir des fleurs…

1953-O.jpg

Frans Ykens (1601-1692)

Couronne de fleurs avec La Sainte Famille (Huile sur toile)

Le MSK Gand achève les préparatifs de l’exposition Flower Power présentée dans le cadre des Floralies de Gand.

FLOWER POWER

Floralies : 22.04 - 01.05.2016

Bonne nouvelle pour les visiteurs qui souhaitent découvrir Flower Power au MSK en toute quiétude : la durée des installations sera prolongée au-delà des Floralies.

Cette année, les Floralies retournent au centre-ville de Gand après une absence de 26 ans. Dans le cadre de l’événement, le Musée des Beaux-Arts présente Flower Power – fusion parfaite entre l’art et le pouvoir et la beauté de la nature.

L’ART ANCIEN ET NOUVEAU

Flower Power réunit des œuvres d’art ancien et des installations contemporaines. Dans la grande salle, le MSK présente des peintures de fleurs datant du XVIIe au XXe siècle auxquelles font écho les créations florales de Frederiek Van Pamel disposées sur une table d’apparat.

Quatre artistes contemporains proposent des créations s’inspirant de la nature.

 atherine de Zegher, directrice du MSK, a invité quatre artistes contemporains à présenter leurs installations s’articulant autour de plantes et de fleurs qui explorent l’interaction entre l’art et la nature.

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger proposent une magnifique installation organique qui invite les visiteurs à se laisser aller à la rêverie dans un univers imaginaire. Simryn Gill décrit comment la plante se fait papier et, inversement, comment le papier se fait matière organique. Gert Robijns crée un tourbillon magique de pétales au sein de la grandeur historique de la collection du musée.

 

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger

MÉTAFLORISTIQUE

RÊVER DANS UN PAYSAGE IMAGINAIRE

22.04 - 22.10.2017

Les artistes suisses Gerda Steiner (née en 1964) et Jörg Lenzlinger (né en 1967) sont connus pour leurs installations hors du commun où s’enchevêtrent plantes, branches et objets. Ils créent des paysages fantastiques dans lesquels une multitude d’éléments apparaissent comme autant de produits d’une croissance spontanée. Leur paysage imaginaire occupera l’hémicycle du MSK.

Steiner et Lenzlinger brouillent les frontières entre le rêve et la réalité. Ils imaginent un processus évolutif au sein duquel tous les aspects de la réalité se sont spontanément enchevêtrés, affranchis de toutes contradictions apparentes. Un enchevêtrement de fils métalliques et de branches se fond dans une structure cristalline, tandis que d’étranges champignons émergent de flaques d’engrais liquides. En permettant aux visiteurs de déambuler dans l’installation, les artistes les encouragent à renoncer à la réalité et, tout simplement, à s’abandonner à leurs rêves. Ils invitent quiconque entre dans ce paysage à entreprendre un voyage lyrique.

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© Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger

 

Simryn Gill

L’(HÉMI)CYCLE DE FEUILLES ET PAPIER

LE PAPIER ET L’ÉPHÉMÈRE

22.04 - 04.09.2016

En 2014, Simryn Gill (Malaisie/Australie, née en 1959) a fait don au MSK de son monumental dessin Let Go, Lets Go. Les douze panneaux, qui faisaient partie de son installation dans le pavillon de l’Australie lors de la 55e Biennale de Venise, sont présentés au public belge pour la première fois.

Plusieurs œuvres de Gill rendent compte de la suppression ou de la transformation de l’écrit en tant que critique poétique des textes qui font autorité. Ainsi, dans Pearls (en cours depuis 2000), Gill transforme des pages de ses livres préférés en perles de pâte à papier. Elle commence généralement sur une petite échelle, utilisant des objets de tous les jours. Elle réunit ses minuscules interventions dans un ensemble encyclopédique, la répétition et l’amplification prêtant au message sa pleine résonance.

UN CYCLE ORGANIQUE

Let Go, Lets Go s’inscrit dans le cadre cette démarche. L’œuvre se présente comme un collage organique de minuscules bouts de papier imprimé représentant une nuée de petits insectes. L’artiste met ici l’accent sur la nature organique et éphémère du papier.

L’œuvre est née d’une matière végétale et finira par retourner à l’état végétal dans un cycle organique qui joue un rôle essentiel dans l’imaginaire non linéaire de Simryn Gill.

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 © Simryn Gill

 

L’ART DU XVIIe AU XXe SIÈCLE PREND VIE

De nombreuses peintures dans la collection représentent des assemblages de fleurs qui en réalité fleurissaient à des saisons différentes ou venaient d’autres continents. Du XVIIe au XXe siècle, les artistes ont donc peint, sur panneau ou sur toile, des bouquets idéalisés en s’inspirant de traités de botanique.

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Gustave Van de Woestyne (1881-1947)

Balcon aux cinéraires, 1929 (Huile sur toile)

 

Les bouquets qui jadis étaient le fruit de l’imaginaire de l’artiste sont aujourd’hui monnaie courante grâce aux serres et au transport international.

Les bouquets imaginaires d’antan sont une source d’inspiration pour le décorateur floral Frederiek Van Pamel. Dans la grande salle du musée, il dresse une table d’apparat chargée de fleurs et de plantes qui amorcent un dialogue avec les peintures de fleurs.

Gerrie SOETAERT

 

Renseignements pratiques :

Pour la durée des Floralies, exceptionnellement, le MSK est ouvert de 8h30 à 17h30 (dernière entrée : 30 minutes avant la fermeture). Les heures d’ouverture du musée restent inchangées pour les autres visiteurs.

Pour des raisons de sécurité et de confort, nous recommandons aux visiteurs d’éviter de porter des sacs volumineux.

Renseignements et billets : http://www.floralien.be/fr

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04 04 16

L’art occidental pour tous...

Bescherelle Chronologie de l’histoire de l’art.jpgRédigée par une équipe de spécialistes de haut niveau, mais parfaitement accessible au lecteur profane, la Chronologie de l’histoire de l’art de la Renaissance à nos jours parue aux Éditions Hatier à Paris dans la fameuse collection « Bescherelle » dessine un panorama vivant et remarquablement illustré où sont mis en lumière les moments clés de l’art visuel occidental à travers des œuvres, des artistes et des contextes.

Au début de chaque siècle, une grande frise chronologique permet de situer les œuvres, puis, au fil de doubles pages, l’ouvrage les présente en fournissant un éclairage sur les mutations artistiques en jeu. À intervalles réguliers, des dossiers thématiques mettent le focus sur des genres ou des courants, tandis qu’en fin d’ouvrage, un glossaire précise le vocabulaire usuel en histoire de l’art et un index détaillé permet de s’orienter aisément.

Du concours lancé en 1401 à Florence pour l’exécution des portes nord du baptistère de San Giovanni jusqu’à la réalisation en 2006 du film Zidane, un portrait du XXIe siècle par Douglas Gordon et Philippe Parreno, les auteurs dressent ainsi l’inventaire de mille et une merveilles issues du génie d’un nombre impressionnant de créateurs inspirés.

Un livre de toute(s) beauté(s) !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de l'histoire de l'art de la Renaissance à nos jours, par Gutemie Maldonado, Marie-Paule Martin, Natacha Pernac & Neville Rowley, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », octobre 2015, 432 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 19,50 € (prix France)

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27 03 16

Edith Dekyndt Solo Exhibition

La Galerie Greta Meert a le plaisir de présenter la deuxième exposition solo d’Edith Dekyndt (née à Ypres en 1960, elle habite et travaille à Berlin).

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 Installation, Théorème des Foudres, Consortium, Dijon, 2015

Strange Fruits réunit les pièces qui ont été réalisées pendant le processus d’élaboration des expositions montrées au Consortium à Dijon et au Wiels à Bruxelles en 2015 et 2016. La première était inscrite dans le territoire rural de la Bourgogne, la seconde dans celui de Bruxelles et de l’histoire du Wiels, situé dans le bâtiment de l’ancienne brasserie Wielemans-Ceuppens.

Le titre Strange Fruits fait aussi référence à la chanson Strange Fruit, interprétée par Billie Holiday d’après le texte d’un poème écrit et publié en 1937 par Abel Meeropol. Cette chanson parle des lynchages des Noirs américains perpétrés aux États-Unis après l’abolition de l’esclavage. Souvent, ces lynchages n’étaient même pas motivés par un acte criminel réel ou supposé.

Edith Dekyndt 2.jpg

Installation, Théorème des Foudres, Consortium, Dijon, 2015

Lorsque Billie Holiday interprète pour la première fois cette chanson, trois lynchages ont déjà été commis cette année-là (1939). Un sondage de l’époque révèle que six Blancs sur dix étaient favorables à cette pratique.

Elle a été interprétée, entre autres, par Nina Simone, Carmen Mc Rae, Josh White, Diana Ross, Robert Wyatt, Jeff Buckley, Marcus Miller, Cassandra Wilson, Sting, Mary Coughlan, Ella Fitzgerald, Tori Amos, Pete Seeger, Dee Dee Bridgewater, Eartha Kitt, Tricky, Lester Bowie, UB 40, Siouxsie and the Banshees, Kanye West, Annie Lennox.

Southern trees bear strange fruit

Blood on the leaves

Blood at the root

Black bodies swinging in the southern breeze

Strange fruit hanging from the poplar trees

Pastoral scene of the gallant south

The bulging eyes and the twisted mouth

The scent of magnolia sweet and fresh

Then the sudden smell of burning flesh

Here is a fruit

for the crows to pluck

for the rain to gather

for the wind to suck

for the sun to rot

for the tree to drop

Here is a strange and bitter crop

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Installation, Indigenous Shadow, Wiels, Bruxelles, 2016

Les pièces réunies dans Strange Fruits révèlent, entre autres, le facteur humain et émotionnel qui occupe une large place dans le travail mais qui est toujours en toile de fond. Elles mettent également en évidence l’aspect tantôt noble, tantôt immonde, tantôt sacré, tantôt profane, présent dans les pièces réalisées avec des matières telles que le sang, la terre, l’argent, le vin, la laine, le velours, des fleurs brûlées ou encore des cheveux. Les différentes interprétations de Strange Fruit seront compilées et diffusées dans les trois étages du bâtiment de la galerie.

Gerrie SOETAERT

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Installation, Indigenous Shadow, Wiels, Bruxelles, 2016

Informations pratiques :

Jusqu’au 9 juillet 2016

Galerie Greta Meert

13, rue du Canal

1000 Bruxelles

Tél. : 02 219 14 22

info@galeriegretameert.com

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28 02 16

« Jamais le soleil ne voit l’ombre. » (Léonard de Vinci)

Ombres portées.jpgLes Éditions Gallimard à Paris ont ressorti, dans leur fameuse collection « Art et artistes », Ombres portées – Leur représentation dans l'art occidental, un essai d’Ernst Hans Gombrich (Vienne, 1909-Londres, 2001) qui dirigea le Wartburg Institute [1] de 1959 à 1976 tout en occupant à l'Université de Londres la chaire d'Histoire de la tradition classique.

Il demeure à ce jour l’un des historiens d’art les plus lus dans le monde, notamment avec deux ouvrages devenus classiques, The Story of Art (Histoire de l’art, 1950) et Art and illusion (L’art et l’illusion, 1960).

Dans cette nouvelle édition d’Ombres portées – la première date de 1996–, toutes les illustrations des plus célèbres peintures montrant des ombres sont reproduites en couleurs et 18 illustrations supplémentaires (ce qui en fait 73 en tout) accompagnent la préface de Neil MacGregor, directeur du British Museum et l'introduction de Nicholas Penny, directeur de la National Gallery de Londres.

« Il suffit de regarder autour de soi, écrit Gombrich, pour remarquer les ombres projetées par les objets sur les surfaces environnantes, aussi bien en plein jour qu'à la lumière artificielle. Ces ombres peuvent s'estomper, mais elles ne disparaissent jamais tout à fait, sauf dans la majorité des peintures. Les artistes se servent des ombres portées pour attirer l'attention sur l'éclairage du tableau et pour donner plus de solidité aux objets qui interceptent la lumière.

Ces ombres peuvent contribuer au climat d'une peinture. Elles peuvent révéler la présence de quelqu'un ou de quelque chose en dehors de l'espace représenté. Pourtant, elles n'apparaissent que çà et là dans l'art occidental, qui a plutôt tendance à les oublier ou à les éliminer. »

Et Gombrich de les sortir de l’ombre !

Bernard DELCORD

Ombres portées – Leur représentation dans l'art occidental par Ernst Hans Gombrich, traduit de l’anglais par Jeanne Bouniort, préface de Neil Mac Gregor, introduction par Nicholas Penny, Paris, Éditions Gallimard, collection « Art et artistes », février 2016, 101 pp. en quadrichromie au format 16 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 39,90 € (prix France)

 

[1] L'institut Warburg est un centre de recherche qui fait partie de l'Université de Londres, School of Advanced Study ; il est spécialisé dans l'étude des influences de l'Antiquité classique sur la civilisation occidentale.

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