24 11 15

« La musique creuse le ciel. » (Charles Baudelaire)

Chagall et la musique.jpgHistorienne d’art, Ambre Gauthier est chargée des expositions et des recherches à la Fondation Marc Chagall.

Elle a fait paraître chez Gallimard à Paris, dans la collection « Découvertes », un joli petit ouvrage intitulé Chagall et la musique, intelligemment conçu et superbement illustré.

Écoutons-la :

« Omniprésente dans l'œuvre de Marc Chagall (1887-1985), la musique est intimement liée au contexte familial de l'artiste né à Vitebsk, en Russie blanche, dans une famille juive hassidique. Les liens qu'il entretient avec la musique prennent tout leur sens avec les créations scéniques pour lesquelles il réalise décors et costumes : Le Théâtre d'art juif (1919-1920), les ballets Aleko (1942), L'Oiseau de feu (1945), Daphnis et Chloé (1958) et La Flûte enchantée (1967).

Les œuvres monumentales de Chagall, dont le plafond de l'Opéra de Paris (1964) ou les fresques du Metropolitan Opera du Lincoln Canter de New York (1966), témoignent de sa conception d'un art total dans laquelle les voix données à l'espace architectural et à la musique universelle transforment ces sublimes compositions en œuvres intemporelles qui ne cessent de nous interpeller. »

Pour commémorer les trente ans du décès de l’artiste, deux expositions sont organisées à Paris jusqu’au 31 janvier 2016, l’une à la Philharmonie (« Marc Chagall : le triomphe de la musique », dont la commissaire n’est autre qu’Ambre Gauthier), l’autre à la piscine de Roubaix (« Marc Chagall : les sources de la musique »), et l'ouvrage dont nous parlons en constitue le catalogue.

Avis aux aficionados !

Marc Chagall, L’Homme à la tête renversée.jpg

Marc Chagall, L’Homme à la tête renversée, 1919

Collection particulière © Adagp, Paris 2015 – Chagall ®

Bernard DELCORD

Chagall et la musique par Ambre Gauthier, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes », octobre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Renseignements pratiques concernant les expositions :

PHILHARMONIE DE PARIS

221, avenue Jean-Jaurès

75019 Paris

Horaires :

Du mardi au vendredi de 12h à 18h

Le samedi et le dimanche de 10h à 18h

En soirée les jours de représentation

Fermé le lundi, le 25 décembre et le 1er janvier

Renseignements :

Par téléphone au 01 44 84 44 84, du lundi au samedi de 11h à 19h ; le dimanche de 11h à 18h

Tarifs :

Plein tarif : 10 €

Réductions éventuelles : consulter le site à l’adresse suivante :

http://philharmoniedeparis.fr/fr/tarifs-et-offres/tarifs-...

Contact groupes :

Par mail à l’adresse groupes@philharmoniedeparis.fr

Par téléphone au 01 44 84 44 84

Contact éducation :

Par mail à l’adresse education@philharmoniedeparis.fr

Par téléphone au 01 44 84 44 84

Contact publics handicapés :

Par mail à l’adresse handicap@philharmoniedeparis.fr

Par téléphone au 01 44 84 44 84

Afin de préparer votre venue et de faciliter les contrôles liés au plan Vigipirate renforcé à la Philharmonie de Paris, il vous est demandé de vous présenter aux entrées en avance.

 

PISCINE DE ROUBAIX

23, rue de l'Espérance

59100 Roubaix

Horaires :

Du mardi au jeudi, de 11h à 18h

Le vendredi, de 11h à 20h00

Le week-end, de 13h à 18h00

Fermeture le lundi, le 25 décembre et le 1er janvier

Tarifs :

Plein tarif : 10 €

Tarif réduit : 7 €

Renseignements :

Tél. : + 33 (0)3 20 69 23 60 + taper le 4

Fax : + 33 (0)3 20 69 23 61

lapiscine.musee@ville-roubaix.fr

Réservations :

Visites, animations et parcours avec promène-carnet :

Naima Ladrouz

Tél. : + 33 (0)3 20 69 23 67 (du mardi au vendredi de 09h30 à 12h30 – de 14h00 à 17h30)

Fax : + 33 (0)3 20 69 23 61

musee.publics@ville-roubaix.fr

Centres sociaux et centres de loisirs :

Jean-Luc Houzé

Tél. : + 33 (0)3 20 69 92 29

jhouze@ville-roubaix.fr

Conception de projets[publics scolaires et associatifs] :

Florence Tételain

Tél. : + 33 (0)3 20 69 23 64

Fax : + 33 (0)3 20 69 23 61

ftetelain@ville-roubaix.fr

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

18 11 15

Beautés congolaises…

Mode Muntu (cover).jpg

Le photographe belge Michaël De Plaen est né en 1979 à Lubumbashi (R.D.C.). Formé à l’Institut Saint-Luc de Liège, il s’est spécialisé dans la reproduction photographique d’œuvres d’art et il occupe une grande partie de son temps à amener au grand jour le travail de Mode Muntu (1940-1985), peintre qu’il a côtoyé enfant au sein du musée de Lubumbashi et dont Jan Hoet, conservateur du S.M.A.K. à Gand, a dit qu’il serait le peintre du XXIe siècle [1].

Mode Muntu (Le Calendrier lunaire).jpg

 Le Calendrier lunaire Luba, 1979, 46 x 57 cm

(Collection Meir Levy Bruxelles)

Plus largement, Michaël De Plaen s’est donné pour mission de faire reconnaître internationalement le dynamisme et l’originalité de l’activité artistique au Congo.

Ses recherches à travers trois continents se sont notamment vues reconnues par la Fondation Cartier pour les arts contemporains qui a fait appel à lui pour identifier et collecter des œuvres de Mode Muntu dans le cadre de l’exposition « Beauté Congo-1926-2015-Congo Kitoko » et pour rédiger un article intégré dans le catalogue.

Dans Mode Muntu, un magnifique livre d’art paru chez Prisme Édition à Bruxelles, il fait découvrir un peintre à l’œuvre inclassable. Hors de toute forme de conformisme, dans le contexte mouvant de la République Démocratique du Congo du milieu du XXe siècle, l’artiste a ouvert la voie à un art pictural original au fondement de sa culture.

Mode Muntu (L’Entraide).jpg

 L’Entraide, 1980. Huile sur toile, 94 x 60 cm

Collection Michaël De Plaen © Mode Muntu Photo © Michaël De Plaen

Un bien bel ouvrage pour une bien belle œuvre !

Bernard DELCORD

Mode Muntu par Michel De Plaen, Bruxelles, Prisme Édition, ouvrage bilingue (français-anglais), novembre 2015, 256 pp. en quadrichromie au format 24 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 49 €

 

[1] De son vrai nom Ngoy Mukulu Muntu, il commença à peindre en 1954 au sein de l'Académie des Beaux-Arts d'Élisabethville fondée et dirigée depuis 1951 par le peintre et pédagogue belge Laurent Moonens (1911-1991) avec le souci de préserver l'authenticité de l'art congolais. L'école d'Élisabethville, future école de Lubumbashi, rassemblait des artistes reconnus internationalement comme Pilipili Mulongoy (1914-2007), Bela Sara et Mwenze Kibwanga.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 10 15

Portraits de cours…

Élisabeth Vigée Le Brun (cover).jpgUne exposition organisée par la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais, le Metropolitan Museum of Art de New York et le Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, avec le soutien exceptionnel du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, se tient jusqu’au 11 janvier 2016 dans les Galeries nationales du Grand Palais à Paris, consacrée à Élisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842), l’une des grandes portraitistes de son temps, à l’égal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze.

Issue de la petite bourgeoisie, elle trouvera sa place au milieu des grands du royaume, et notamment auprès du roi et de sa famille. Elle devint ainsi le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette.

L’exposition, qui est la première rétrospective française à lui être consacrée, présente près de 130 œuvres de l’artiste, construisant un parcours complet à travers un œuvre pictural majeur et une grande page de l’histoire de l’Europe.

Par ailleurs, Geneviève Haroche-Bouzignac est professeur à l'université d'Orléans, spécialiste du XVIIIe siècle. Elle a établi l'édition des Souvenirs d’Élisabeth Louise Vigée Le Brun (Champion, 2008) et publié une biographie de l'artiste, Louise Élisabeth Vigée Le Brun, histoire d'un regard (Flammarion, 2011, Prix Chateaubriand 2011, Mellor Book Prize, 2012).

C’est donc très logiquement que les Éditions Gallimard et celles de la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais à Paris ont fait appel à ses talents pour rédiger un superbe petit livre intitulé Élisabeth Vigée Le Brun paru dans la célèbre collection « Découvertes ».

Elle nous en parle :

« Peu de femmes artistes auront connu une carrière aussi éclatante que celle de Louise Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842). Encouragée par son père, pastelliste, elle manifeste dès l'enfance une grande aptitude à la couleur. À vingt ans, elle est déjà une portraitiste réputée auprès de la noblesse qui apprécie ses portraits à la fois ressemblants et flatteurs. Sa rencontre avec Marie-Antoinette en 1777 est déterminante.

Elle devient le peintre officiel de la reine avec laquelle elle tisse des liens familiers. En 1789, contrainte à l'exil, elle voyage en Italie, en Autriche puis en Russie. Accueillie par les grandes cours d'Europe, elle acquiert une renommée internationale. De retour en France en 1802, puis séjournant en Angleterre et en Suisse, elle ne cessera de peindre jusqu'à sa mort en 1842. Son œuvre compte plusieurs centaines de tableaux, dont une majorité de portraits où se côtoient la société aristocratique européenne, le monde des arts et du théâtre, l'univers enfantin. »

Illustré d'une quarantaine d'œuvres majeures, choisies parmi les cent trente tableaux de l'exposition au Grand Palais, son ouvrage retrace le parcours d'une femme d'exception, sans doute l'un des plus grands peintres de son temps.

Renseignements pratiques concernant l’exposition :

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Entrée du public :

Entrée Clémenceau, place Clemenceau, Paris 8e

Entrée Square Jean Perrin, Champs-Élysées, avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Horaires :

Jusqu’au 11 janvier 2016

Mercredi de 10h à 22h

Les autres jours de 10h à 20h

Fermé le mardi

Fermeture le 25 décembre

Fermeture anticipée à 18h les 24 et 31 décembre

Dernier accès à l’exposition : 45 min avant la fermeture.

Fermeture des salles : à partir de 15 min avant la fermeture

Tarifs :

Plein tarif : 13 €

Tarif réduit : 9 €

Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes entre 16 et 25 ans) : 35 €

En application du Plan Vigipirate au niveau « alerte attentat », l’accès au Grand Palais est interdit à toutes les valises, tous les sacs de voyage et les sacs à dos de taille supérieure au format A3.

 Élisabeth Vigée Le Brun (affiche).png

Portrait au chapeau de paille de Yolande-Gabrielle-Martine de Polastron, duchesse de Polignac (1749-1793),Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon. Photo (C) RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

Bernard DELCORD

Élisabeth Vigée Le Brun par Geneviève Haroche-Bouzinac, Paris, coédition Gallimard/Réunion des Musées nationaux-Grand Palais, collection « Découvertes », septembre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 10 15

Délicieusement licencieux…

Fragonard amoureux (cover).jpgDans le cadre de l’exposition « Fragonard amoureux, galant et libertin » qui se tient à Paris, au Musée du Luxembourg, jusqu’au 24 janvier 2016, les Éditions Gallimard se sont associées à la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais pour faire paraître, dans la fameuse  collection « Découvertes », un Fragonard amoureux de toute beauté, conçu par Guillaume Faroult, conservateur en chef du Musée du Louvre en charge notamment des peintures françaises du XVIIe siècle.

Écoutons-le :

« Selon les frères Goncourt, le XVIIIe siècle fut le siècle de la séduction et de la licence amoureuse, et le peintre Jean Honoré Fragonard (1732-1806) son principal illustrateur. L'inspiration amoureuse parcourt l'œuvre protéiforme du « divin Frago », souvent en écho avec les transformations et les préoccupations de son époque. Elle accompagne les derniers feux de la galanterie pour emprunter ensuite les voies diverses de la polissonnerie, du libertinage ou de l'amour sincère et moralisé.

À l'heure où le roman moderne prend son essor avec Diderot et Crébillon, la question de l'articulation délicate de la sensualité et du sentiment est centrale dans la réflexion des intellectuels et des moralistes des Lumières.

Fragonard s'en empare à son tour et, dans ses peintures ou dans ses merveilleux dessins au lavis, explore avec virtuosité les infinies variations du sentiment amoureux. »

L’ouvrage (qui est un livre-objet dont les pages se déplient pour mieux reproduire les peintures présentées) s’articule autour de 8 modules :

- La mythologie dans le boudoir

- L’amour pastoral

- L’illustration libertine

- La feinte résistance

- Parfum de femme

- Le désir au bout du pinceau

- Allégories amoureuses

- Le Verrou (qui figure en couverture de l’ouvrage) 

Fragonard amoureux (La résistance inutile).jpg

Fragonard, La résistance inutile, huile sur toile, 1770-1773.

Informations pratiques relatives à l'exposition :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

75006 Paris

Tél. : 01 40 13 62 00

Ouverture tous les jours de 10h à 19h, nocturne le lundi et le vendredi jusqu'à 21h30.

Les 24, 31 décembre et 1er janvier : de 10h à 18h.

Fermeture le 25 décembre.

Tarifs :

Plein : 12 €

Réduit : 7,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et famille nombreuse).

Spécial Jeune : 7,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h).

Gratuit pour les moins de 16 ans, bénéficiaires des minima sociaux.

Accès :

En transports en commun :

- RER : ligne B, arrêt Luxembourg (sortie Jardin du Luxembourg).

- Métro : ligne 4, arrêt Saint Sulpice ; ligne 10, arrêt Mabillon.

- Bus : lignes 58, 84, 89, arrêt Luxembourg ; lignes 63, 70, 87, 86, arrêt Saint Sulpice.

En voiture :

- Parking Marché Saint-Germain : accès par la rue Lobineau, Paris 6e.

- Parking Place Saint Sulpice, Paris 6e.

En Vélib’ :

- Stations n° 6009, 6030, 6017.

En Autolib’ :

- 2, rue de Fleurus et 18, rue Madame.

En raison des nouvelles dispositions du plan Vigipirate, les sacs et valises ne sont plus autorisés.

Bernard DELCORD

Fragonard amoureuxpar Guillaume Faroult, Paris, coédition Gallimard/Réunion des Musées nationaux-Grand Palais, collection « Découvertes », septembre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

01 07 15

« Une image vaut mieux que mille mots. » (Confucius)

Une autre histoire de la photographie.jpgÀ partir du noyau assemblé par deux amateurs passionnés se sont constituées les collections du Musée français de la Photographie (78, rue de Paris à F-91570 Bièvres) actuellement en rénovation, qui détient aujourd'hui plus de 25 000 objets, un million de photographies, une bibliothèque et un fonds documentaire technique unique.

Les photographies présentées dans le bel album collectif intitulé Une autre histoire de la photographie paru chez Flammarion à Paris, largement inédites, dessinent une histoire de la discipline allant de son invention à nos jours en tenant compte de la dimension sociale de ses usages.

Du fonds vernaculaire au numérique, en passant par les revues spécialisées et les éditions d'artistes, c'est un large ensemble de cette vaste collection protéiforme qui y est analysé par des spécialistes de renom.

Un ouvrage généreusement illustré qui constitue un outil destiné aussi bien au professionnel qu'à l'amateur curieux.

Bernard DELCORD

Une autre histoire de la photographie par Julie Guiyot-Corteville, Éric Karsenty et Rémi Calzada, préface de Christian Caujolle, Paris, Éditions Flammarion, « Les collections du Musée français de la Photographie », mai 2015, 240 pp. en quadrichromie au format 23 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 39 € (prix France)

Écrit par Brice dans Arts, Beaux Livres, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

09 06 15

Musée à domicile...

Le Louvre en 100 chefs-d'œuvre.jpgLe Louvre est, comme chacun sait, le musée le plus visité au monde et il héberge de multiples chefs-d'œuvre, parmi les plus renommés de tous les temps.

Pour préparer – ou prolonger – la visite que vous ne manquerez pas de lui rendre, les Éditions Flammarion à Paris proposent un remarquable boîtier intitulé Le Louvre en 100 chefs-d'œuvre dans lequel le photographe allemand Erich Lessing et sa compatriote l’historienne d’art Anja Grebe présentent les œuvres majeures exposées dans ses galeries.

Elles incluent 90 tableaux, glanés parmi une riche production de grands peintres européens : Fra Angelico, Tiepolo, Léonard de Vinci, le Titien, le Caravage, Bruegel, Bosch, Memling, Van Eyck, Van Dyck, Cranach l’Ancien, Teniers le Jeune, Vermeer, Gainsborough, Turner, Reynolds, Boucher, Chardin, Poussin, Watteau, David, Delacroix, de La Tour, Greuze, Fragonard, Géricault, Ingres, Millet, Corot, le Greco, Goya, Zurbaran, et bien d'autres encore.

On y trouvera aussi une dizaine de sculptures exceptionnelles comme la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace ou L'Esclave rebelle de Michel-Ange, aux côtés d’œuvres originaires d'Égypte et d’antiquités du Proche-Orient, ainsi que de la pyramide de verre édifiée par I. M. Pei.

Chaque fiche fournit une photographie du chef-d'œuvre ainsi que sa description, une légende spécifiant son titre de l'œuvre, le nom de l'artiste, leurs dates, la technique utilisée, les dimensions de l'œuvre, son numéro de collection et la pièce du Louvre où elle est exposée.

Bouclez les valises !

Bernard DELCORD

Le Louvre en 100 chefs-d'œuvre par Erich Lessing (photographies) et Anja Grebe (légendes), traduction française de Camille Fort, Paris, Éditions Flammarion, avril 2015, 100 fiches r°/v° en quadrichromie sous boîtier cartonné en couleurs au format 17 x 16,8 x 6 cm, 24,95 € (prix France)

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 05 15

Une réédition bienvenue…

La caractéristique des styles (cover).jpgVoilà que, sept ans après la précédente et cinquante ans après la première, vient de sortir, revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, une nouvelle édition de La caractéristique des styles, l’impérissable ouvrage rédigé par le grand spécialiste des arts décoratifs Robert Ducher.

Voici ce qu’écrivait notre excellente consœur Sylvie Lécallier dans Babelio [1] à propos de l’édition de 1998 :

« Ce manuel d'initiation à l'histoire des styles ne cache pas son caractère didactique.

Sa formule consiste en la juxtaposition d'un texte concis sur la page de gauche et de l'illustration lui correspondant sur la page de droite ; elle permet une identification claire et rapide des formes, et de chapitre en chapitre, des styles qui se sont succédé en France mais aussi en Europe.

Chaque style fait l'objet d'un quadruple examen : les éléments de décoration, l'architecture, la décoration intérieure et le mobilier.

Sont ainsi abordés les arts égyptien, grec, romain, gréco-romain et byzantin ; l'art roman et l'art gothique, auquel est consacré un chapitre particulièrement important. Puis les Renaissances européennes, l'art baroque, et les différents styles de Louis XIII au Second Empire (…) [ainsi que] la fin du XIXe et le début du XXe siècle (…), l'Art nouveau et l'Art déco.

Depuis plus de quarante ans cet ouvrage a été le dictionnaire des arts décoratifs pour des générations d'élèves, d'étudiants et de simples amateurs. »

Près d’une décennie plus tard, cette bible se complète de chapitres nouveaux sur l’avant-garde et le fonctionnalisme, sur le style international, sur le style pop, sur le style post-moderne et sur les tendances actuelles.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

La caractéristique des styles par Robert Ducher, édition revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, Paris, Éditions Flammarion, collection « Art – Les essentiels », septembre 2014, 224 pp. en noir et blanc au format 12 x 19,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)


[1] http://www.babelio.com/livres/Ducher-La-Caracteristique-des-styles-Guide-culturel/183871.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 04 15

Arabesques du quotidien

En harmonie.jpgRassemblant les contributions de 18 spécialistes belges et étrangers sous la houlette de l’archéologue arabisante Mieke Van Raemdonck, l’inventaire de la collection d’objets d’art du monde islamique du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles s’intitule En harmonie, expression utilisée par l’auteur arabe Ibn Khaldun (Tunis, 1332-Le Caire, 1406) lorsqu’il évoquait la beauté.

Et de la beauté, l’ouvrage en montre à foison, qu’il s’agisse de soieries, de tissus d’étoffes, de vêtements, de pièces de monnaie, de statuettes, d’astrolabes, d’encensoirs, de céramiques, de cruches, de coupes, de pots, d’objets en terre cuite, de carreaux d’ornement, d’objets en verre, en pierre ou en métal, de panneaux décoratifs, d’éléments architecturaux ou de portes en bois sculpté, de tapis, de bannières, de stèles funéraires, de plumiers, de manuscrits, de miniatures, de reliures et de livres…

Les pièces les plus anciennes datent du VIIIe siècle et les plus récentes du XIXe. Elles proviennent du Maghreb, d’Andalousie, d’Égypte, de l’empire ottoman, de Syrie, d’Iran et même de l’Inde des Moghols.

Chaque objet usuel est non seulement remis dans son contexte historique, géographique, culturel et artistique en tenant compte des avancées les plus récentes de la recherche scientifique, mais aussi comparé à d’autres objets similaires conservés dans d’autres musées du monde.

Une magnifique initiation à l’art oriental de vivre avec l’art !

Bernard DELCORD

En harmonie – Art du monde islamique au Musée du Cinquantenairesous la direction de Mieke Van Raemdonck, Lier, Éditions Lannoo, avril 2015, 318 pp. en quadrichromie au format 25 x 29 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 39,99 €

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

04 01 15

Le génial galeriste des génies méconnus…

Mémoires du marchand des impressionnistes.jpgOuvrage indispensable pour les visiteurs de la belle exposition [1] qui lui est consacrée jusqu’au 8 février 2015 dans les murs du Musée du Luxembourg [2] à Paris, les Mémoires du marchand des impressionnistes de Paul Durand-Ruel (1831-1922), parus chez Flammarion, l’est aussi pour tous ceux que passionne l’histoire de l’art en France au XIXe siècle, s’agissant en particulier de l’œuvre de Camille Corot (1796-1875), d’Eugène Delacroix (1798-1863), d’Eugène Fromentin (1820-1876), d’Eugène Boudin (1824-1898), de Camille Pissarro (1830-1903), d’Édouard Manet (1832-1883), de James Whistler (1834-1903), d’Edgar Degas (1834-1917), d’Henri Fantin-Latour (1836-1904), de Paul Cézanne (1839-1878), d’Alfred Sisley (1839-1899), de Claude Monet (1840-1926), de Berthe Morisot (1841-1895), d’Auguste Renoir (1841-1919), de Mary Cassatt (1844-1926) ou de Gustave Caillebotte (1848-1894), excusez du peu !

Précurseur sur la scène internationale du marché de l’art – il a établi un réseau de galeries à Paris, Londres, Bruxelles et New York –, notre homme avait aussi le nez creux puisqu’il nourrit, défendit et promut les peintres de l’École de Barbizon puis les impressionnistes à l’époque où il était de bon ton de vilipender leurs œuvres, en conservant leurs toiles jusqu’à l’émergence du marché.

« Ma folie a été sagesse, a-t-il écrit. Dire que si j’étais mort à soixante ans, je mourais criblé de dettes et insolvable, parmi des trésors méconnus. »

Retraçant sa vie de 1831 à 1922, le livre est accompagné de plus de 60 illustrations (documents et œuvres), d’une sélection d'articles et de lettres, d'une liste de ses expositions (200 à Paris et 130 à New York), ainsi que d'une biographie chronologique.

Par ailleurs, l'ouvrage comporte un riche appareil analytique en annexe : Paul-Louis Durand-Ruel (son arrière-petit-fils) et Flavie Durand-Ruel (son arrière-arrière-petite-fille et nièce de Paul-Louis) ont identifié tous les personnages et artistes cités, ainsi que toutes les œuvres mentionnées en précisant leur localisation actuelle.

Bernard DELCORD

Mémoires du marchand des impressionnistes par Paul Durand-Ruel, texte établi, présenté et annoté par Paul-Louis Durand-Ruel & Flavie Durand-Ruel, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 331 pp. en noir et blanc + 32 pp. de cahier photo en quadrichromie au format 15 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)

Mémoires du marchand des impressionnistes (affiche expo).jpg


[1] http://museeduluxembourg.fr/expositions.

[2] Elle est organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais en collaboration avec le musée d’Orsay, la National Gallery de Londres et le Philadelphia Museum of Art et elle réunit quatre-vingts chefs-d’œuvre de l’impressionnisme en retraçant le moment où une avant-garde artistique accède à la reconnaissance internationale sous l’impulsion d’un marchand passionné.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

19 11 14

La Région où muser...

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais.jpg

Vincent Brocvielle est l'auteur du Petit Larousse de l'Histoire de l'Art (2010, 2013). Il participe, comme éditeur, à diverses publications encyclopédiques à destination du grand public. Il est né à Hazebrouck.

François Reynaert, journaliste au Nouvel Observateur, est l'auteur de livres d'histoire dont Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises (Fayard, 2010). Il est né à Malo-les-Bains.

Photographe documentaire de renommée internationale, reconnu pour ses travaux montrés à la fois dans la presse et dans les musées, Philippe Chancel a publié de nombreux ouvrages.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais Véronèse (Portrait de femme).jpg

Véronèse, Portrait de femme (ca 1560).

Huile sur toile, 106 x 87 cm, Douai, musée de la Chartreuse.

Ces trois hommes de culture se sont associés pour faire paraître chez Flammarion à Paris un fort beau livre intitulé L'art et l'histoire du Nord-Pas-de-Calaisdans lequelils racontent l'histoire foisonnante de cette région riche, belle et méconnue en appuyant leur propos sur les œuvres des « musées de France » que l'on peut visiter dans ces deux départements.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais (Constantin Meunier, Le Mineur).jpg

Constantin Meunier, Le Mineur (ca 1880).

Huile sur toile, 178 x 79 cm, Douai, musée de la Chartreuse (cliché Daniel Lefebvre).

De Philippe de Champaigne à Henri Matisse, de Pierre Breughel le Jeune à Amedeo Modigliani, d’Albrecht Dürer à Camille Claudel, de Pierre-Paul Rubens à Auguste Rodin, de Jean Auguste Dominique Ingres à Sonia Delaunay, de Jacques-Louis David à Guillaume Delacroix, de Gustave Courbet à Jean Dubuffet, de Nicolas Poussin à Georges Braque, du Musée de la Mine et des Traditions populaires à Escaudain au Musée des Beaux-Arts de Cambrai, du Musée de l’Hospice-Comtesse à Lille au Louvre-Lens, cet ouvrage propose une façon nouvelle de découvrir, à la lumière des chefs-d'œuvre qui y sont conservés et qui ont valu au Nord-Pas-de-Calais le surnom mérité de « Région des Musées », un patrimoine exceptionnel par sa qualité et sa diversité.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais Fernand Léger (Le Mécanicien).jpg

Fernand Léger, Le Mécanicien (1918).

Huile sur toile, 65 x 54 cm, Villeneuve d’Ascq, LaM.

Ce fort volume revisite les grandes périodes ainsi que les principaux styles et courants artistiques de l'Occident à travers 9 sections chronologiques. Celles-ci sont  introduites par une synthèse historique, illustrées par des chefs-d'œuvre en lien avec la période traitée et suivies d'un guide illustré des 42 musées de la région.

Autant de visites à mettre à son agenda !

Bernard DELCORD

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais par Vincent Brocvielle et François Reynaert, photographies de Philippe Chancel, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 304 pp. en quadrichromie au format 23 x 29 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 40 € (prix France)

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |