16 05 14

Un génie à l'œuvre...

Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme.jpgC'est 120 ans après la disparition de Gustave Caillebotte (1848-1894) que 43 chefs d’œuvre du peintre sont exposés au grand public jusqu'au 20 juillet 2014 dans la propriété yerroise où ils ont été peints.

Ce rendez-vous majeur de l’impressionnisme est d’autant plus exceptionnel que ces œuvres n’ont, pour la plupart, jamais été exposées ou très peu, car appartenant à la famille de l'artiste et à des collectionneurs privés.

Écoutons le commissaire de l'événement :

« Gustave Caillebotte a été l'un des artistes les plus importants, les plus actifs et les plus originaux de l'histoire de la peinture impressionniste. Ses tableaux comptent aujourd'hui parmi les chefs-d'œuvre de l'époque, par la nouveauté de leur représentation et l'audace de leur point de vue. Ils ont Paris pour sujet. Caillebotte a aussi représenté la nature et les loisirs à la campagne, au bord de l'eau. Ses tableaux, "L'Yerres, effet de pluie", "Canotier au chapeau haut de forme", "Pêche à la ligne", "Les Périssoires", "Canotiers ramant sur l'Yerres", "Le jardin potager, Yerres", sont aussi extraordinaires et inoubliables que ses vues urbaines : ils ont pour la plupart été peints entre 1875 et 1879 dans sa propriété à Yerres, dans l'Essonne, à quelques kilomètres de Paris. Ils ont pour sujet son parc, les bords de sa rivière, les canotiers et leurs embarcations. (...)

Issu d’une famille aisée, Caillebotte évolue dans l’univers cossu de la bourgeoisie parisienne. Yerres et ses environs étaient particulièrement prisés par ces familles, souhaitant se retrancher de temps en temps à la campagne. La vallée de l’Yerres offrait un cadre propice au repos, à la promenade. De magnifiques demeures illustrent cette empreinte bourgeoise dans la région... »

Publié chez Flammarion à Paris et intitulé Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme, le remarquable catalogue de l'exposition en rend compte avec des études de Serge Lemoine, professeur émérite à la Sorbonne et ancien président du musée d’Orsay, et de Dominique Lobstein, historien de l'art, qui fournissent des commentaires précis pour chacune des œuvres magnifiquement reproduites.

Ajoutons que des musées français (musée d’Orsay, musée Marmottan Monet, musée des Beaux-Arts de Rennes) et étrangers (Indiana University Art Museum de Bloomington, National Gallery de Washington) ont également apporté leur concours à cette exposition unique.

Un événement à ne pas rater !

Bernard DELCORD

Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme, par Serge Lemoine et Dominique Lobstein, biographie chronologique de Gilles Chardeau, préface de Nicolas Dupont-Aignan, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 166 pp. en quadrichromie au format 21,5 x 27,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 25,50 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition « Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme » du 5 avril au 20 juillet 2014, à la Propriété Caillebotte (Ferme Ornée 8, rue de Concy à F-94520 Yerres, dans l'Essonne), ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 18h, le dimanche de 10h à 19h, ainsi que les jours fériés (lundi inclus).

Nocturnes vendredi et samedi jusqu’à 20h30.

Billetterie sur place à la Ferme Ornée ou en ligne sur www.proprietecaillebotte.com.

Tarifs :

Yerrois, Val d'Yerrois : tarif plein 5 € / réduit 3 € / enfant de - de 12 ans gratuit / enfant de 12 à 18 ans 3 € / famille (2 adultes et 1 enfant payant) : gratuit pour le 2e enfant.

Le livret de l'exposition et le livret jeux pour les enfants sont en libre service à l'accueil de la Ferme Ornée.

Sites :

www.proprietecaillebotte.com

facebook.com/laproprietecaillebotte

twitter.com/caillebotte2014

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10 04 14

Art Brussels 2014

Art Brussels 1.jpeg

Après avoir rigoureusement construit sa réputation au fil des années et après le succès de l’édition 2013, Art Brussels occupe désormais avec assurance une position parmi les cinq foires d’art internationales les plus importantes, tout en maintenant ses particularités exclusives et son atmosphère accueillante et conviviale.

Comme leur prolifération paraît en témoigner, les foires d’art continuent d’offrir aux artistes des opportunités importantes, tant sur le plan économique, la construction d’un réseau que sur les opportunités d’exposition. Pour les collectionneurs et le public, elles demeurent des plateformes exceptionnelles permettant de voir d’innombrables œuvres d’art et d’artistes réunis sous un même toit, ce qui n’est possible en aucune autre circonstance.

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4 motifs par Stéphane Calais (4 pochoirs PVC noir, 2013) © GDM, Paris.

Ce n’est plus un secret que Bruxelles connaît ces dernières années une renaissance créative dans tous les domaines culturels, et particulièrement dans le domaine des arts plastiques. La ville ne cesse d’attirer l’attention internationale et toujours davantage de nouveaux venus – artistes, galeristes et curateurs d’expositions.

Outre ses institutions culturelles existantes, ce phénomène consolide la réputation de Bruxelles comme l’une des villes d’art les plus intéressantes et les plus prometteuses d’Europe, et vole discrètement la vedette à d’autres métropoles culturelles établies.

Bruxelles est facilement accessible (moins de deux heures de train) à partir d’autres villes et capitales européennes majeures voisines, promet de multiples découvertes culturelles, recèle un nombre accru de nouvelles initiatives artistiques dans la ville, et possède une tradition culinaire exquise.

L’important noyau de collectionneurs installés en Belgique (tant nationaux qu’internationaux) renforce encore la position d’Art Brussels en tant qu’événement culturel proéminent en Europe occidentale et manifestation artistique phare de la capitale européenne.

Cette année, 190 galeries participent à Art Brussels [1], ce qui fait de cet événement un incontournable sur les plans national et international pour découvrir la richesse et la variété des productions artistiques contemporaines

Outre les nouveautés introduites lors de chaque édition, Art Brussels maintient son profil de foire réunissant des galeries et des artistes émergents (la section YOUNG) et des valeurs plus établies (la section PRIME), offrant de la sorte le meilleur des deux mondes : un marché qui conjugue des valeurs sûres et la fraîcheur de la nouveauté.

Art Brussels 2.jpegParallèlement, Art Brussels continue à renforcer et développer son identité de « foire de découverte » et de manifestation où l’on peut identifier les artistes dont la carrière s’amorce.

En témoigne l’extension, suite à un record de candidatures, de la section FIRST, qui inclut de jeunes galeries émergentes n’ayant jamais participé à la foire auparavant. Cette section est unique à Art Brussels et n’est accessible que sur invitation.

En plus de la section FIRST, 75 galeries exposeront dans la section YOUNG, ce qui signifie que près de la moitié de la foire est consacrée cette année à la génération émergente de galeries et d’artistes.

Cette édition met également l’accent sur les présentations individuelles dans la section SOLO, ce qui permet à la fois de présenter l’œuvre d’un artiste – émergent ou établi – de manière plus approfondie et d’exposer des projets de plus grande envergure.

Enfin, une nouvelle section voit le jour cette année : CURATOR’S VIEW. Celle-ci réunit une sélection de galeries qui présentent sur leur stand une exposition de groupe thématique.

Gerrie SOETERT

Attachée de presse

Informations pratiques :

Site Web :

www.artbrussels.com

Horaires :

Du vendredi 25 au dimanche 27 avril de 12h00 à 20h00.

Lieu :

Brussels Expo - Palais 1 & 3

1, place de Belgique

BE - 1020 Bruxelles

Métro :

Heysel / Heyzel

Brussels Airlines :

Entre le 16 et le 30 avril 2014, Brussels Airlines offre des prix promotionnels aux visiteurs d’Art Brussels : 20% de remise en b.flex economy et b.light economy sur tous les vols européens de Brussels Airlines, excepté les vols en code partagé (et à l'exclusion des taxes et suppléments).

Pour bénéficier de cette réduction, veuillez introduire le code promotionnel 11121837 lors de votre réservation.


[1] GALERIES PARTICIPANTES PAR SECTION :

– PRIME :

ADN | Aeroplastics | Paul Andriesse | Enrico Astuni | Valérie Bach | Albert Baronian | Bernier/Eliades | Bodson | BORZO | Brand New Gallery | Galleri Brandstrup | Bugada & Cargnel | Cardi | Carroll/Fletcher | Bernard Ceysson | Chambers Fine Art | Continua | Pilar Corrias | Crone | Heike Curtze und Petra Seiser | Patrick De Brock | Elizabeth Dee | Hadrien de Montferrand | DEWEER | Éric Dupont | Heinrich Ehrhardt | Imane Farès | Fifty One | Marie-Laure Fleisch | Geukens & De Vil | Gladstone | Grimm | Habana | Honor Fraser | Xavier Hufkens | Ivorypress | Jaeger Bucher/Jeanne-Bucher | Jamar | Rodolphe Janssen | JGM. | Jozsa | Kleindienst | Krinzinger | Lelong | Leme | Patricia Low | Mai 36 | Ron Mandos | Marlborough Contemporary | Maruani & Mercier | Mario Mauroner | Greta Meert | Meessen De Clercq | MOT International | Horrach Moya | mulier mulier | Galeri Nev Istanbul | New Art Centre | Mihai Nicodim | Nosbaum & Reding | Nathalie Obadia | Office Baroque | Polka | Praz-Delavallade | prometeogallery di Ida Pisani | Quadrado Azul | Almine Rech | Michel Rein | Lia Rumma S Richard Saltoun | Karsten Schubert | Senda | Mário Sequeira | André Simoens | Stephane Simoens | Filomena Soares | Sorry We’re Closed | Michel Soskine Inc. | Pietro Sparta | Galerie Steinek | Micheline Szwajcer | Suzanne Tarasieve | Daniel Templon | Transit | Triangle bleu | Tucci Russo | Valentin | Georges-Philippe & Nathalie Vallois | Van De Weghe | Isabelle van den Eynde | van der Mieden | Samuel Vanhoegaerden | Axel Vervoordt | Nadja Vilenne | Max Wigram | Wilkinson | Zidoun-Bossuyt | Zink | de Zwarte Panter.

– YOUNG :

0gms | Aanant & Zoo | Algus Greenspon | Alice | Alma | annex14 | Base-Alpha | Catherine Bastide | Battat |Anita Beckers | Boetzelaer / Nispen | Bourouina | Thomas Brambilla | Carbon 12 | C L E A R I N G | CONRADS | Cortex Athletico | COSAR HMT | Crèvecoeur | Cruise&Callas | D+T Project | dépendance | Tiziana Di Caro | Umberto Di Marino | Christian Ehrentraut | Eleven Rivington | Ex elettrofonica | Thomas Fischer | Foxy Production | Galerist | GDM | Green Art | Grimmuseum | Eva Hober | Hopstreet | Horton | Jeanroch Dard | Juliette Jongma | Jousse | Kevin Kavanagh | Martin Kudlek | Christian Lethert | Elaine Levy |mariondecannière | Martos | Maskara | Max Estrella | Max Mayer | Mario Mazzoli | Ani Molnár | Múrias Centeno |On Stellar Rays | OSL contemporary | Odile Ouizeman | P420 | Alberta Pane | Paradise Row | Parrotta | Tatjana Pieters | Pippy Houldsworth | Elisa Platteau | Jérôme Poggi | Profile | ProjecteSD | Raum mit Licht | Ricou | Rossicontemporary | Rowing | s o b e r i n g | SpazioA | stieglietz19 | Teapot | The Third Line | Steve Turner | Vartai.

– FIRST :

Samy Abraham | Bischoff Projects | Campagne Première | DITTRICH & SCHLECHTRIEM | Division of Labour | Emmanuel Hervé | Hannah Hoffman | Jeanine Hofland | Rose Issa Projects | Laveronica | LETO | Harlan Levey | Real Fine Arts | Barbara Seiler | Joe Sheftel | Joseph Tang.

– SOLO :

Catharine Ahearn (Office Baroque - BE) |Rana Begum (Christian Lethert - DE) | Patrick Bernatchez (Battat - CA) | Andreas Blank (Christian Ehrentraut - DE) | Katya Bonnenfant (Anita Beckers - DE) | David Brian Smith (Albert Baronian - BE) | Thorsten Brinkmann (Hopstreet - BE) | Romain Cadilhon (Rossicontemporary - BE) | Michael Cline (Horton - US) | Claudia Comte (Gladstone - BE) | Anneke Eussen (Tatjana Pieters - BE) | Andres Galeano (grimmuseum - DE) | Alexander Gorlizki (Martin Kudlek - DE) | Gabriel Hartley (Praz-Delavallade - FR) | Diango Hernández (Marlborough Contemporary – U.K.) | Robert Janitz (s o b e r i n g - FR) | Nikita Kadan (Transit - BE) | Zilvinas Kempinas (Vartai - LT) | William Klein (Polka - FR) | Nevan Lahart (Kevin Kavanagh - IE) | Wesley Meuris (Jérôme Poggi - FR) | Marc Nagtzaam (ProjecteSD - ES) | Goran Petercol (Krinzinger - AT) | Heather Philipson (Rowing – U.K.) | Esther Stocker (Alberta Pane - FR) | Boris Tellegen (Alice - BE) | Joris Van de Moortel (Nathalie Obadia - FR) | Anna Vogel (Conrads - DE) | Nil Yalter (Galerist - TR).

– CURATOR'S VIEW :

- Plaster Mind, commissionné par Sébastien Janssen(Sorry We're Closed Gallery - BE) avec Hans Arp - Daniel Arsham - César - Allan Mc Collum - Urs Fisher - Hans-Peter Feldmann - Thomas Houseago Jean Antoine Houdon - Eddie Martinez - Giullio Paolini - Anthony Pearson - Emilie Pischedda - Stefan Rinck - George Segal - Jan van Oost - Didier Vermeiren - Rebecca Warren - Franz West - Spin Doctor, commissionné par Johan Creten (Galerie Transit - BE) avec Virginie Bailly - Serge Bratkov - Luc Dondeyne - Thomas Huber - Mehdi-Georges Lahlou - Johan Creten - From Here to Somewhere else, commissionné par Joël Benzakin(Axel Vervoordt Gallery - BE) avec Tauba Auerbach - Larry Bell - Lucia Bru - Teresita Fernandez - Anish Kapoor - Toba Khedoori - Wolfgang Laib - Luisa Lambri - Helen Mirra - Michel Mouffe - Hiroshi Sugimoto - Lee Ufan - Jef Verheyen - Rachel Whiteread - Landscape is a Social System, commissionné par Lucrezia Cippitelli(Ex Elettrofonica Gallery - IT) avec Michela de Mattei - Margherita Moscardini - Leonid Tsvetkov - At the dawn of metamorphosis, commissionné par Léa Bismuth(Galerie Eva Hober - FR) avec Nicolas Darrot - Patrick Neu - Jérôme Zonder - Public Intimacy, commissionné par Simon Delobel(mariondecannière - BE) avec Cristian Bors & Marius Ritiu - Anton Cotteleer - Gerben Gysels - Savage - WassinkLundgren.

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29 03 14

Ceci est un grand peintre...

Magritte.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 28/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Si sa gestion muséale fut contestée par d'aucuns ces derniers temps, Michel Draguet, docteur en philosophie et lettres et agrégé de l'enseignement supérieur en philosophie et lettres, par ailleurs toujours directeur général des Musées royaux des beaux-arts de Belgique, est sans conteste l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de la vie et de l'œuvre de l'auteur de Ceci n'est pas une pipe à qui il a consacré une remarquable biographie parue sous le simple titre de Magritte chez Gallimard dans la fameuse collection « Folio ».

Rédigé dans une langue parfaite et avec un grand talent narratif, cet essai remarquable vulgarise avec brio la pensée et les techniques de l'un des plus grands artistes du XXe siècle qui « fit subir aux espaces et aux objets une infinité de modifications, fragmenta l'échelle onirique, inventa des territoires nouveaux, transforma des espaces connus, pratiqua une utilisation incongrue des titres : Ceci continue à ne pas être une pipe, Le Salon au fond d'un lac, La Philosophie dans le boudoir. »

Car, sous son air bonhomme, le Bruxellois René Magritte (1898-1967) ne manquait ni d'humour contestataire ni de zwanze, mais avec une conscience aiguë du malaise humain qu'il transcendait dans l'imaginaire, et de la vanité des choses, dont il riait avec désespoir.

Un paradoxe bien belge, à l'instar de nos institutions politiques ô combien surréalistes...

Magritte par Michel Draguet, Paris, Éditions Gallimard, collection« Folio biographies », février 2014, 413 pp. en noir et blanc et un cahier photo de 8 pp. en couleurs au format 10,7 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 8,90 € (prix France)

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26 03 14

Un immense artiste...

L'imaginaire – Gustave Doré au Musée d'Orsay.jpgOriginal et superbe, le catalogue de l'exposition Gustave Doré (1832-1883). L'imaginaire au pouvoir,que l'on peut admirer au Musée d'Orsay à Paris jusqu'au 11 mai 2014, l'est à plus d'un titre.

Par sa forme, d'abord : celle d'un journal de grand format – 30 x 42 cm –, à la fabrication et à la mise en page soignées ressuscitant le grand médium du XIXe siècle dans lequel l'artiste a si souvent excellé.

Par la qualité de ses reproductions de dessins, de caricatures, de gravures, d'aquarelles et de peintures, ensuite, qui permettent de mesurer de près l'étendue du talent de ce maître incontesté et toujours admiré de nos jours.

Par la qualité de son commentaire, enfin : rédigée par un doctorant, une brillante synthèse (publiée en français et en anglais) qui met en lumière de façon synthétique les éléments biographiques et les enjeux artistiques qui ont présidé à la création de plus des dix mille pièces de l'œuvre graphique monumentale de ce Simenon du crayon et du pinceau.

Une belle réussite éditoriale, donc, intitulée L'imaginaire – Gustave Doré au Musée d'Orsay, dont peuvent s'enorgueillir les Éditions Flammarion à Paris.

Il est vrai que cette exposition organisée avec le concours de la Bibliothèque nationale de France est la première rétrospective depuis trois décennies sur cet artiste majeur.

Voici ce qu'en écrit le site du Musée :

« Gustave Doré est sans doute l'un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. À quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d'illustrateur professionnel – qui lui vaudra une célébrité internationale – avant d'embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture.

L'immense talent de Doré s'investit aussi dans les différents genres, de la satire à l'histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques...

En tant qu'illustrateur, Doré s'est mesuré aux plus grands textes (la Bible, Dante, Rabelais, Perrault, Cervantès, Milton, Shakespeare, Hugo, Balzac, Poe), faisant de lui un véritable passeur de la culture européenne. Il occupe ainsi une place cruciale dans l'imaginaire contemporain, de Van Gogh à Terry Gilliam, sans compter son influence certaine sur la bande-dessinée ; autant d'aspects que cette première rétrospective depuis trente ans souhaite explorer. »

Un événement et un catalogue à ne pas rater !

Bernard DELCORD

L'Imaginaire – Gustave Doré au Musée d'Orsay par Damien Delille, Paris, Éditions Flammarion, février2013,  32 pp en quadrichromie au format 30 x 42 cm sous couverture piquée Singer en couleurs, 9,50 € (prix France)

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22 03 14

De la passion à la spéculation

 

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"Siècle après siècle, les œuvres les plus décriées ont souvent été la source de courants picturaux révolutionnaires: nymphéas, déconstruction cubiste, photos repeintes par Andy Warhol, lyrisme de Miró, bien mal avisés ceux qui brocardent la création artistique: elle est un acte de foi qui grandit l'homme."

Les accros de Yann Kerlau - dont je suis -   ne seront pas déçus: le  rendez-vous que nous propose  le passionné d'histoire, esthète éclairé,  procède une nouvelle fois d'une recherche documentaire  abyssale et d'une culture qui ne l'est pas moins.

Chercheurs d’art. Les marchands d’art hier et aujourd’hui.

Rendu passionnant par l'effet  cumulé d'un talent de conteur et d'une plume magistrale, l'essai, tout frais paru, ce 12 mars, auprès des Editions Flammarion, dresse le portrait de sept marchands d'art,  Théodore Duret, Paul Durand-Ruel, Ambroise Vollard, Daniel-Henry Kahnweiler,  Peggy Guggenheim, Charles Saatchi et Larry Gagosian , trace l'atmosphère de leurs époques respectives.  De Paris à New York, du XIXe siècle à nos jours, c'est le portrait d'une profession qui se dessine , celui d'un génie aussi, nourri de passion, de flair, de flammes et de son inéluctable évolution vers la spéculation.

Point de départ de cette puissante fresque : le scandale de la Maison Knoedler. Parangon d'honorabilité en matière de vente d'oeuvres picturales, la célèbre galerie new-yorkaise fermait ses portes en 2011, ruinée et taxée de trafic de faux.

«  Les leçons de Kahnweiler, d’Ambroise Vollard et de leurs émules ont porté leurs fruits depuis des décennies : l’art moderne est un formidable jackpot qui fait fantasmer collectionneurs, marchands, hommes d’affaires et néophytes. Même si nombre d'artistes crèvent de faim, les gains faramineux des heureux élus font oublier la déconvenue des laissés-pour-compte »

Une épopée passionnante dont je vous recommande vivement la lecture

Apolline Elter

Chercheurs d’art. Les marchands d’art hier et aujourd’hui, Yann Kerlau, essai, éd. Flammarion,  mars 2014, 300 pp, 20 €

 

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02 03 14

Dans ma rue...

Street art mode d'emploi (2).jpgJérôme Catz est commissaire d'exposition indépendant depuis 2003 et il milite activement pour que les arts plastiques urbains gagnent leur place dans le monde de la culture. Il organise chaque année des expositions et a créé le réseau de centres d'art Spacejunk en France.

Il a aussi fait paraître chez Flammarion un fort intéressant album illustré intitulé Street art mode d'emploi dans lequel il initie le lecteur aux productions artistiques urbaines contemporaines qui sont tantôt provocatrices, politiques, monumentales ou poétiques – mais toujours sauvages... – et se déclinent sous des aspects aussi divers que le pochoir, l'installation, l'anamorphose, la sculpture, le collage ou les exploits.

Autant de champs d'interventions et de techniques que son ouvrage propose de décrypter afin de repérer et de mieux comprendre ce dernier-né des mouvements artistiques, qui se déploie à l'échelle planétaire et qui occupe désormais une place officielle dans l'histoire de l'art.

L'ouvrage se clôt sur l'élucidation de 30 notions clés, l'indication de 20 dates repères et la présentation de 30 artistes incontournables.

Signalons en outre aux amateurs qu'ils pourront voir une interview de l'auteur publiée sur Internet en se rendant à l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=Txi1aAeC5nk

On n'arrête pas le progrès !

Bernard DELCORD

Street art mode d'emploi par Jérôme Katz, Paris, Éditions Flammarion, collection « Mode d'emploi » dirigée par Élisabeth Couturier, mai 2013, 256 pp en quadrichromie au format 19,5 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29,90 € (prix France)

 Pour vous, nous avons recopié dans cet album la présentation suivante,

d'une artiste dont nous admirons le talent [1] :

Miss.Tic

Street art mode d'emploi (Miss.Tic) 1.jpg

Qui est-elle ?

Fille d'une famille modeste au destin tragique, Miss.Tic choisit son nom de scène dans le monde de la BD populaire. Née en 1956, orpheline à 16 ans, elle se lance dans le théâtre traditionnel et dans le théâtre de rue avant de tenter l'expérience américaine fin 1979. De retour à Paris trois ans plus tard, l'enfant de Montmartre conjugue les planches avec les arts appliqués et commence à marquer son territoire à coups de sentences réalisées au pochoir sur les murs. Miss.Tic est l'une des rares artistes féminines du street art de l'époque héroïque, l'une des plus connues et celle dont l'endurance et l'acharnement forcent le respect.

 Poète du bitume, elle harangue le passant avec ses mots, aphorismes et faux proverbes. Tic incontrôlable ou toc sous contrôle, elle raconte avec drôlerie et esprit son rapport ou Mâle. Elle décline sa passion pour cet autre à qui elle ressemble par le risque physique qu'elle prend lors de ses interventions urbaines, alors même qu'elle soigne son image glamour. Elle crie haut et fort sa féminité comme celle de ses sœurs, avec ses états d'âme, ses envies et ses blessures et décline avec élégance et esprit la guerre des sexes ...

Carnets intimes impudiquement révélés au quidam via un humour corrosif, prose en prise directe avec les tréfonds de nos âmes, parfois « brut de décoffrage », les œuvres de Miss.Tic parlent de la fragilité de l'existence, des joies et des peines qu'il faut vivre pleinement.

Son œuvre :

Ses textes courts et incisifs, provocateurs ou questionnant, accompagnent l'image d'une femme aguicheuse et sexy qui figure dans toutes les œuvres de la miss. Le rapport entre image et mots invite le passant à la réflexion. Ses pochoirs, où le noir et le rouge se chevauchent un brin, créent ce qu'il faut de contraste et de profondeur sur le béton ou la brique.

Depuis 1986, ses déclinaisons mots/images sont régulièrement transposées sur toile ou autres supports transportables et vendues en galerie. En usant de matériaux issus de la rue, comme du métal rouillé, des reconstitutions de murs, du bois ou des affiches lacérées, Miss.Tic introduit dans les intérieurs des collectionneurs la part indissociable d'urbanité attachée à son travail. Ses déclinaisons trouvent aussi leur place dans le monde de l'affiche, pour le cinéma ou la musique, et la grande maîtresse des haïkus parisiens s'expose de Venise à Londres, de Berlin à Singapour pour le meilleur et pour l'empire... de la poésie ! Citant Prévert ou elle-même, elle s'inspire de la mémoire des rues, elle s'engage et prend position, persiste et signe...

Elle a acquis une reconnaissance légitime, n'ayant jamais failli... d'ailleurs l'aurait-elle pu ?

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[1] Les deux dessins que nous avons ajoutés en fin de présentation ne figurent pas dans l'album qui contient une photo de grand format qu'il ne nous a pas été possible de reproduire ici.

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25 02 14

De la beauté à l'état pur...

Une passion française (cover).jpgLe texte ci-dessous a paru dans la newsletter de février 2014 des guides gastronomiques belges DELTA avant d'être mise en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Riche d'innombrables chefs d'œuvre (de Pierre Bonnard, Gustave Caillebotte, Camille Corot, Edgar Degas, Maurice Denis, André Derain, Raoul Dufy, Henri Fantin-Latour, Jean-Louis Forain, Paul Gauguin, Georges Lemmen, Aristide Maillol, Édouard Manet, Albert Marquet, Henri Matisse, George Minne, Amedeo Modigliani, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Odilon Redon, Pierre Auguste Renoir, Auguste Rodin, Paul Sérusier, Alfred Stevens, Henri de Toulouse-Lautrec, Kees van Dongen et, pour l'illustration de la couverture notamment, Édouard Vuillard, si l'on ne s'en tient qu'aux artistes les plus connus), la collection de Marlene et Spencer Hays a fait l'objet d'une remarquable exposition présentée au musée d'Orsay entre avril et août 2013.

Rédigé par Claire Bernardi, Isabelle Cahn & Stéphane Guégan et coédité par Skira et Flammarion, son catalogue somptueux s'intitule Une passion française et il se doit de figurer dans la bibliothèque de tout amateur d'art qui se respecte, tant les découvertes que l'on y fait s'avèrent inédites et passionnantes.

Écoutons ses auteurs, tous trois conservateurs au musée d'Orsay :

« Rien ne prédestinait les Hays à devenir des collectionneurs. Issus de familles modestes, éduqués loin des musées et autodidactes en histoire de l'art, ils commencent par acheter des tableaux au début des années 1970 pour décorer leur maison de Nashville. À l'instar de nombre de leurs compatriotes, ils s'intéressent dans un premier temps à l'art américain. Puis vient la passion, cet aiguillon qui bouleverse leur vie.

Au début des années 1980, ils se lient avec des historiens de l'art, des conservateurs de musée et des galeristes. Ces rencontres bouleversent leurs habitudes de collectionneur. Ils orientent alors leurs choix vers les Nabis, une peinture pleine de mystère et de rêve.

Pour faire partager leur passion de l'art et de la culture française, les Hays ont accepté d'ouvrir leurs portes à New York comme à Nashville, nous laissant découvrir des chefs-d'œuvre (...) présentés parfois pour la première fois en France. »

Une idée de génie(s) !

Bernard DELCORD

Une passion française – La collection Marlene et Spencer Hays par Claire Bernardi, Isabelle Cahn & Stéphane Guégan, Rome-Paris, Éditions Skira-Flammarion, avril 2013, 208 pp. en quadrichromie au format 22,5 x 29 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 40 € (prix France)

Une passion française (Modigliani).jpg

Amedeo Modigliani, Portrait de femme au chapeau, 1909,

huile sur carton, 35 x 27 cm

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19 02 14

Géricault Fragments de compassion

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Exposition au Musée des Beaux-Arts (MSK) de Gand, du 21 février au 25 mai 2014

En 1908, Les Amis du Musée des Beaux-Arts de Gand achètent pour une somme fort raisonnable, lors d’une vente aux enchères à Paris, un tableau de Théodore Géricault (1791-1824) intitulé Le Fou assassin. À l’époque, la presse parisienne qui faisait état de cette vente se demandait qui serait assez insensé pour accrocher une telle œuvre dans son salon ! 

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Portrait d'un cleptomane

Ce portrait, en réalité celui d’un cleptomane, faisait partie d’un ensemble de portraits d’aliénés, tout comme La Monomane de l’envie du Musée des Beaux-Arts de Lyon et Le Monomane du rapt d’enfants du Museum of Fine Arts de Springfield peints par Géricault à l’hôpital la Salpêtrière. 

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 La Monomane de l'envie 

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Le Monomane du rapt d'enfant

En 1819, Théodore Géricault expose son grand tableau d’histoire, Le Radeau de la Méduse, qui suscite l’admiration, mais aussi la répulsion du public en raison même des circonstances tragiques du naufrage. De plus, la toile met en évidence les erreurs politiques du gouvernement, ce qui n’a pas l’heur de plaire au pouvoir alors en place. Néanmoins, cette composition monumentale fait de Géricault le porte-flambeau d’une nouvelle manière de peindre et, avec les récents événements de Lampedusa, sa peinture est plus contemporaine que jamais. 

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Le Radeau de la Méduse, l’Argus en vue

Peu après, Géricault réalise une série de portraits de malades mentaux, qui renonce aux manières conventionnelles de traduire la folie en préférant rendre aux malades représentés leur personnalité et leur humanité. 

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Fragments anatomiques

L’exposition veut montrer que loin d’être un peintre du tragique et du malsain, Géricault se révèle avant tout un homme soucieux de traduire la cruauté du quotidien avec une profonde empathie et une entière compassion pour les protagonistes de ses tableaux.

Pour ce faire, de nombreuses toiles, dessins et estampes d’ Eugène Delacroix, Jean-Baptiste Carpeaux, Francisco Goya, Johan Heinrich Füssli et Adolf Friedrich Menzel prêtées par des musées internationaux permettent de situer l’œuvre de cet artiste dans un contexte plus large.

Cette exposition, réalisée en partenariat avec la Schirn Kunsthalle de Francfort, a été rendue possible grâce à des prêts exceptionnels de L’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) et du Musée des Beaux-Arts de Rouen.

Elle se tiendra au Musée des Beaux-Arts de Gand, du 21 février au 26 mai 2014.

Les jupons de la révolution

Une salle supplémentaire sera consacrée au rôle politique que jouèrent certaines femmes lors de la Révolution française. « Marianne » personnifie désormais la France républicaine et la Liberté. Elle n'est plus une figure idéalisée, mais revêt les traits d'une beauté roturière bien réelle.

De nombreuses femmes enthousiasmées par la portée universelle de ces idées ont voulu jouer un rôle politique.

Elles souhaitaient prendre une part active à la lutte révolutionnaire et même, en compagnie des hommes, s'enrôler dans l'armée. 

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Les jupons de la Révolution (anonyme)

Néanmoins, le pouvoir en place qui ne souhaitait pas une ingérence féminine dans les affaires de l'État, leur réserva un sort peu clément allant de l'exécution sur la place publique à la réclusion dans les premiers établissements psychiatriques. Tel fut le cas de Théroigne de Méricourt, femme politique, féministe, qui, dit-on, mena l'assaut sur les Tuileries en 1792. Elle fut déclarée folle et enfermée à la Salpêtrière tout comme L'Hyène de la Salpêtrière dont Géricault fit le portrait. Elle mourut dans cette institution psychiatrique une vingtaine d'années après son internement.

Alfredo et Isabel Aquilizan

À l’occasion de l’ouverture de l’exposition Géricault, des enfants pourront, lors d’ateliers créatifs, aider les artistes Alfredo et Isabel Aquilizan à élaborer une installation de grande dimension. Celle-ci s’inscrit dans le cadre des manifestations organisées à l’occasions de « 50 années d’émigration à Gand ». Elle fait également référence aux récentes tragédies qui ont eu lieu à hauteur des côtes de Lampedusa (Italie) et, bien entendu, au Radeau de la Méduse.

Les Aquilizan qui travaillent en couple utilisent le principe de la collecte et de la participation pour exprimer les concepts de migration de famille et de mémoire. Œuvrant dans la mesure du possible avec les collectivités locales, les Aquilizan rassemblent des objets personnels pour composer des installations complexes et formelles qui sont le reflet d’expériences individuelles concernant l’exode et le changement.

L’installation qui sera présentée au MSK revêtira la forme d’un radeau composé de centaines de petits radeaux et bateaux faits à la main. Cet assemblage de petites sculptures, réalisées par des enfants et des adultes à base d’objets et de matériaux trouvés, sera ajouté à cette œuvre en cours d’évolution. Parce qu'ils ont eux-mêmes émigré des Philippines en Australie, le travail des Aquilizan reflète leur expérience personnelle tout en instituant des échanges et en transmettant des idées qui ne connaissent pas de frontières.

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Ils ont participé à des expositions individuelles (Logan Art Gallery, Brisbane, Australie, 2008 ; The Drawing Room, Manille, Philippines, 2006) et à des expositions de groupe (Biennale de Moscou, 2013 ; Biennale de Singapour, 2008 ; Biennale d’Adélaide, Australie, 2008 ; Biennale de Sydney, Australie, 2006 ; 50e Biennale de Venise, Italie, 2003).

INFORMATIONS PRATIQUES

  • Prix d'entrée par personne : 10 €
  • Gantois(es) – personnes âgées de 65 ans et plus – groupes d'au moins 15 personnes – carte enseignante : 8 €
  • Moins de 26 ans : 2 €
  • Moins de 19 ans – les habitants de Gand chaque dimanche de 10h à 13h – accompagnateur de visiteurs handicapés –Amis du Musée des Beaux-Arts – membres ICOM/VMV – carte presse – carte guide : 0 €

Réservation

FNAC – Tél. 0900 00 600 - www.fnac.be

Excursion – Train + Ticket - en vente dans toutes les gares SNCB – www.sncb.be

Ateliers/groupes, visites guidées

T+32(0)9 269 87 50 – boekjebezoek@gent.be

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26 01 14

« La piu bella mamma nel mondo »...

Venise mariale 1.jpgRéputée pour avoir été fondée le jour anniversaire de l'Annonciation, le 25 mars 421, et placée dès l'origine sous la protection de la Vierge, Venise est indissociablement liée à la mère de Jésus. Nombreux sont les lieux, laïcs ou sacrés, qui y font référence et innombrables les œuvres d'art qui lui ont été dédiées ou qu'elle a inspirées au fil des siècles.

C'est ce trésor artistique unique que propose de découvrir l'historienne Noëlle Dedeyan dans Venise mariale, un guide splendide somptueusement illustré comme en témoigne l'image ci-dessous [1], à travers une série d'itinéraires thématiques (avec plans, index des lieux et des artistes) structurés autour des mystères du Rosaire, qui conduisent le lecteur-voyageur au plus près des richesses intimes et variées de la Sérénissime.

Une approche spirituelle tout autant qu'esthétique qui s'adresse à tous, croyants ou non, l'une renvoyant sans cesse à l'autre dans un double appel à la contemplation et à la beauté.

Bernard DELCORD

Venise mariale par Noëlle Dedeyan, Lausanne, coédition Favre/Les 3 Orangers, août 2013, 385 pp. en quadrichromie au format 13,2 x 21,2 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,50 € (prix Suisse)

 

 

Venise mariale 2.jpg

L'Adoration des bergers (détail) par Paolo Caliari dit Veronèse (1528-1588),

chapelle du Rosaire, basilique Santi Giovanni e Paolo (Castello)



[1] Et au prière d'insérer fort bien rédigé, qui a fortement inspiré notre texte de présentation de l'ouvrage...

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04 12 13

Un grand rénovateur...

Donatello La renaissance de la sculpture.jpgDocteur en histoire de l'art de la Sorbonne, ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, Neville Rowley a consacré sa thèse à la pittura di luce, la peinture de lumière, vaste mouvement qui occupa la scène artistique dans l'Italie du XVe siècle. Il a collaboré à l'exposition « Giorgio Morandi » au Metropolitan Museum de New York (2008) puis a été commissaire de l'exposition « Villa aperta », à la Villa Médicis (2009).

Outre différents articles dans des revues scientifiques, il a publié deux ouvrages aux Éditions Gallimard : Piero della Francesca, d'Arezzo à San sepolcro (2007) et Fra Angelico, peintre de lumière (2011) et il vient de faire paraître chez À Propos à Garches, au sein de la collection « Dans l'univers de... » recommandée par l'Association nationale française des Conseillers pédagogiques, un remarquable petit essai didactique intitulé Donatello. La renaissance de la sculpture, très clair et fort bellement illustré, consacré au grand artiste florentin (ca 1386-1466), l'un des cinq rénovateurs de l'art italien avec Masaccio, Brunelleschi, Ghiberti et Luca della Robbia.

Voici la présentation de l'éditeur :

« Donatello ? Si le nom est connu, l'œuvre l'est moins. Pourtant, avec son style en perpétuel renouvellement, plein d'ingéniosité, doté d'une imagination des plus fertiles, Donatello va bouleverser l'art de la sculpture de la pré-Renaissance et il est l'un des acteurs majeurs de cet immense mouvement artistique et culturel qui naît à Florence au début du XVe siècle : la Renaissance. Puisant aux sources de la sculpture antique, il n'hésite pas à donner aux visages et aux poses de ses statues une expressivité jusque-là inédite, alors que la conscience individuelle commence à peine à s'affirmer.

Doté d'une énergie débordante et d'une imagination fertile, il travaille aussi bien l'argile et le bronze que le bois et le marbre, multiplie les commandes à Florence, Sienne et Padoue, et s'impose dans la sculpture monumentale aussi bien que dans le bas-relief. Plongé dans l'effervescence du début du XVe siècle à Florence, il eut pour ami et, à l'occasion, rival, l'architecte Brunelleschi, et fut protégé par Côme de Médicis, admirateur éperdu du génie de l'artiste.

Tout en nous faisant revivre l'effervescence des débuts de la Renaissance aux côtés de Donatello, Neville Rowley nous invite à une lecture lumineuse de ses œuvres, parfois empreintes d'une puissance presque martiale ou au contraire très émouvantes. »

L'occasion d'admirer de bien belles choses, comme le Christ en croix (ca 1408), le Saint Georges (ca 1417), la Vierge à l'enfant (ca 1420), le Couronnement de la Vierge (1434-1437), le David (ca 1435), l'Annonciation Cavalcanti (ca 1435), la Statue équestre du Gattamelata (ca 1443), Marie-Madeleine (ca 1453) ou encore Judith et Holopherne (1457-1564), un véritable éblouissement !

Bernard DELCORD

Donatello La renaissance de la sculpture par Neville Rowley, Garches, Éditions À Propos, collection « Dans l'univers de... », septembre 2013, 64 pp. en quadrichromie au format 15,2 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12,50 € (prix France)

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