04 10 14

Un agent très spécial…

La Vache Pi 3,1416 (L'intégrale 1).jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 03/10/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

De notre ami Johan De Moor, les Éditions du Lombard ont joint à la parution de Cœur glacé dont nous avons parlé récemment, le tome 1 de l’intégrale des aventures de La Vache Pi 3,1416, un agent secret bovin qui enquêta incognito entre 1992 et 1999 dans 9 ouvrages, presque tous pré-publiés dans feu le magazine À Suivre hélas disparu à la fin de 1997.

Dans ce premier volume, dont les scénarii sont de Stephen Desberg qui dit avoir subi l’influence des Far Side de Gary Larson où, « d’une manière générale, le monde animalier se posait pas mal de questions sur les dérives humaines », notre héroïne sauvera les animaux de la vengeance du féroce Konsianz Kourt, mais elle devra aussi s'opposer à une bande de carnivores affamés afin de sauver les humains et, accessoirement, la couche d'ozone.

Bien entendu, le délire est au rendez-vous, joyeusement emballé par les dessins déjantés du « John Lennon flamand » – dixit encore Desberg – qui s’en donne à cœur joie et donne la mesure d’un talent qui n’irait qu’en se développant, sorte de métissage des toiles de Jérôme Bosch et de l’esprit espiègle de Quick & Flupke...

Plus belge que ça, tu meurs !

Bernard DELCORD

La Vache Pi 3,1416, L’intégrale 1 par Johan De Moor et Stephen Desberg, Bruxelles, Éditions Le Lombard, août 2014, 184 pp. en quadrichromie au format 21,3 x 27,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,99 €

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13 09 14

Le difficile métier de vivre…

Cœur glacé.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 12/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dans Cœur glacé, un superbe album paru dans une édition très soignée, nos amis Gilles Dal et Johan De Moor répondent à leur manière – hautement déjantée – aux trois questions métaphysiques que chacun d’entre nous se pose un jour ou l’autre, à savoir : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? »

Et c’est un régal !

 L’approche graphique est époustouflante, et elle retiendra l’attention des amateurs de BD comme celle des professionnels de l’image, car chaque planche constitue un remarquable exercice de style et une magnifique page d’anthologie.

Pour notre part, nous avons lu cet OVNI livresque trois fois d’affilée : la première pour le récit et les dessins, la deuxième pour les détails dans les coins et la troisième pour les détails dans les recoins…

On s’en voudrait de dévoiler la fin de ce récit métaphysique des temps postmodernes, mais elle laisse le lecteur pantois – et perplexe – par son côté humain, trop humain.

La vie, quel bazar !

Bernard DELCORD

Cœur glacé par Gilles Dal et Johan De Moor, Bruxelles, Éditions Le Lombard, août 2014, 60 pp. en quadrichromie au format 23,7 x 31 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 14,99 €

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22 08 14

Peur sur et sous la terre…

La Patrouille des Castors, l’intégrale 5.jpgPubliées dans Le journal de Spirou entre 1971 et 1975 après trois ans d’interruption, les quatre aventures réunies dans La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 (chez Dupuis à Marcinelle) sont en réalité deux diptyques : Le pays de la mort suivi des Démons de la nuit prend son inspiration dans l'actualité internationale africaine, tandis que Vingt milliards sous la terre suivi de El Demonio donne à MiTacq l'occasion de puiser dans son expérience de spéléologue amateur.

Le dessin s’est affiné, les boy-scouts ont mûri et le scénariste Jean-Michel Charlier (qui pourtant travaille en parallèle sur les aventures de Buck Danny, de Tanguy et Laverdure – et donc des Chevaliers du Ciel pour la télévision –, de Barbe-Rouge et de Blueberry, tout en étant corédacteur en chef de l’hebdomadaire Pilote avec René Goscinny, rien que ça !) est au mieux de sa forme : tout était donc réuni pour passionner les jeunes lecteurs d’alors… et d’aujourd’hui !

Avec des histoires palpitantes qui n’ont pas pris une ride…

Bernard DELCORD

La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 par MiTacq et Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, juillet 2014, 285 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

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30 05 14

Break estival

Vacances sans histoires.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 23/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Vacances sans histoires, aventure de Spirou et Fantasio, du génial André Franquin, a paru en feuilleton dans l'hebdomadaire Spirou durant 11 semaines à partir du 21 novembre 1957 et en album en 1959, à la suite du Gorille a bonne mine.

Descendus sur la côte pour savourer un repos bien mérité, Spirou et Fantasio laissent leur Turbotraction garée devant un casino. Sans se douter qu'à la suite d'un quiproquo, le magnat du pétrole Ibn-Mah-Zoud, non seulement daltonien mais aussi véritable danger public au volant, prendra leur précieuse auto pour la sienne...

Ce petit bijou d'humour et de fantaisie où l'on croise aussi Gaston Lagaffe vient d'être republié dans une version restaurée, augmentée de dessins inédits et longuement commentée par José-Louis Bocquet et Serge Honorez, avec la participation d'Isabelle Franquin, la fille de l'auteur.

À lire à fond la caisse...

Vacances sans histoires par Franquin, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », avril 2014, 88 pp. en quadrichromie au format 25 x 31 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24 €

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04 05 14

L'enfance de Néron...

Bad Bartje.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 02/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Décapant à souhait, le premier tome de la BD de Falzar et Marco Paulo intitulée Bad Bartje – 1 Acta est fabula se déroule dans les années 1970 et met en scène un gros gamin sournois et flamingant se rêvant en Jules César du Plat Pays, masquant sous un vernis de fausse érudition son caractère méprisant pour les autres enfants de son école (Wouter, Kris, Johan...) à l'exception du violent Filip dont il se sert pour mieux arriver à ses fins.

S'ensuivent des gags désopilants qui voient notre Babar mangeur de gaufres et contempteur de francophones affiche la volonté de se faire maigrir à toute vitesse à partir du 10 décembre pour obtenir de plus belles étrennes au jour de l'An en inspirant de la pitié à la famille et aux voisins, enrager de dépit quand il découvre que les délicieux gâteaux offerts par sa tante et dont il s'est régalé sont des laquemants de Liège ou constater, après son élection comme délégué de classe, qu'il devra composer avec ceux des autres classes...

Sûr que si Le Tisserand (« De Wever », dans la langue de Vondel) l'avait lu, ce méchant petit loup aurait une nouvelle fois adopté la posture de Calimero !

Bernard DELCORD

Bad Bartje – 1 Acta est fabula par Falzar & Marco Paulo, Loverval, Éditions Kennes, avril 2014, 49 pp. en quadrichromie au format 24 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 13,50 €

 

Bad Bartje 2.jpg

Le Néron belge

 

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15 03 14

La lutte des glaces....

Erik le Rouge.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 14/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique :

Inspirée par la véritable histoire du peuplement du Groenland, la fresque sauvage du Danois Søren Mosdal intitulée Erik le Rouge roi de l'hiver parue chez Casterman à Bruxelles raconte avec un talent graphique indéniable les péripéties d'une confrontation sanglante entre générations, sur fond de saga scandinave.

En voici le pitch :

« Contraint à l’exil au tournant de l’an mil, Erik Torvaldsson, surnommé Erik le Rouge, part fonder une colonie à Greenland, la grande île des régions boréales. Le milieu est terriblement hostile, mais Erik et les siens parviennent à établir une implantation humaine durable. Le patriarche aux cheveux rouges, encore redoutable malgré le passage des années, dirige fermement la petite colonie dans le respect des traditions. Mais le fragile équilibre social et politique se rompt lorsque Leif, son fils cadet, revient de Norvège converti à la religion chrétienne et accompagné d’un prêtre venu prêcher la nouvelle foi. Le choc est inévitable entre le fils et le père, entre les anciens et les modernes, entre les païens et les chrétiens… »

Une chronique viking des temps anciens, violente et inspirée, de la lutte sans merci qui opposa les zélateurs du Christ aux sectateurs d'Odin pour la conquête du pouvoir sur les âmes... et donc sur les hommes.

Bernard DELCORD

Erik le Rouge roi de l'hiver par Søren Mosdal, Bruxelles, Éditions Casterman, collection « Univers d'auteurs » mars 2014, 136 pp. en quadrichromie au format 24,3 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 22 €

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24 02 14

Prix Diagonale-Le Soir 2014

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Les nominés du Prix Diagonale-Le Soir ont été révélés par la ministre Fadila Laanan, à la Foire du Livre, sur le stand de la Comix Factory, en présence de nombreuses personnalités dont Raoul Cauvin et Jean Van Hamme.

MEILLEUR ALBUM :

LE DAHLIA NOIR (Miles Hyman, Matz, David Fincher, James Ellroy, Éditions Casterman)

MA RÉVÉRENCE (Lupano & Rodguen, Éditions Delcourt)

MELVILLE (Romain Renard, Éditions du Lombard)

MEILLEURE SÉRIE :

MURENA (Philippe Delaby & Jean Dufaux, Éditions du Lombard)

ZOMBILLENIUM (Arthur de Pins, Éditions Dupuis)

BLACKSAD (Juanjo Guarnido & Dias Canales, Éditions Dargaud)

Les lauréats du Prix Diagonale reçoivent un montant en numéraire de 2 000 euros pour leur prix, à la condition d’animer une master class à l’intention des jeunes artistes. Véritable workshop, les jeunes viennent avec leurs travaux et reçoivent des conseils personnalisés par les auteurs confirmés. Cette année, à la Foire du Livre, ces master classes sont organisées en collaboration avec l’Atelier 24 et la Fanzinothèque (stand 318 de la Comix Factory). Dès le départ, le jury a voulu adosser au prix un espace de transmission à la jeune génération afin de poursuivre une dynamique entre celle-ci, la BD underground et les auteurs confirmés.

Le Prix Diagonale est né en 2008 à l’initiative d’auteurs de Bande dessinée  : le Président, Jean Dufaux, s’est entouré de Jean Van Hamme, Raoul Cauvin, Hermann, Dany, Cosey, Jean-Claude Servais, Jean-François et Maryse Charles.

Depuis 2013, le Prix Diagonale a noué un partenariat avec le journal Le Soir et la Fondation Raymond Leblanc qui récompense un jeune créateur pour les quatre premières planches. Ce prix est assorti d’un montant de 2 000 euros pour créer leur album publié dans l’année aux Éditions du Lombard. 

La remise des Prix Diagonale-Le Soir 2014 aura lieu a la Ferme du Biéreau, à Ottignies-Louvain-la-Neuve le 22 mai prochain. Le Prix Diagonale-Le Soir est la principale distinction BD en Belgique francophone.

    

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14 01 14

Fleur mortuaire...

Le Dahlia noir.jpg« Los Angeles Police Department, 1946. Dwight "Bucky" Bleichert fête son premier jour aux Mandats, le prestigieux service où rêvent de travailler la plupart des flics de la Cité des Anges. Il fera équipe avec Leland "Lee" Blanchard, un collègue qui comme lui a été boxeur, et qu’il a déjà affronté sur un ring. Malgré les non-dits entre eux, les deux hommes sympathisent. Ils ne savent pas encore qu’ils vont enquêter ensemble sur un crime qui va à la fois les rapprocher et bouleverser leur existence : la mort atroce d’une jeune femme, Elizabeth "Betty" Short, surnommée le Dahlia Noir, dont on retrouve le corps mutilé dans un terrain vague, en janvier 1947... » (L'éditeur.)

Ainsi débute l’un des plus fameux romans noirs de la littérature américaine des dernières décennies, à la fois polar haletant et portrait saisissant de Los Angeles, dans toute sa fascination trouble : Le Dahlia noir de James Ellroy, paru en 1987 et largement inspiré par le meurtre – jamais élucidé – de sa propre mère en 1958, lorsque l'auteur était encore enfant.

L’adaptation du roman d’Ellroy en bande dessinée est assurée en équipe par le scénariste et romancier français Matz (alias Alexis Nolent) et par le cinéaste américain David Fincher (à qui l'on doit le fameux Seven) tandis que le dessinateur américain Miles Hyman, déjà auteur avec Matz d’une adaptation de Nuit de fureur de Jim Thompson, en signe la superbe mise en images chez Casterman/Payot & Rivages, très inspiré par la ville de Los Angeles où il a personnellement vécu durant plusieurs années.

Une fameuse gageure, parfaitement tenue : frissons garantis !

Bernard DELCORD

Le Dahlia noir par Miles Hyman, Matz & David Fincher sur un scénario de James Ellroy, Bruxelles-Paris, coédition Casterman/Payot & Rivages, novembre 2013, 174 pp en quadrichromie au format 18,6 x 26 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 20 €

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Co-los-sal

téléchargement (1).jpgAvec un titre Lewis Carollien  et la découpe d'un engrenage en guise de jaquette, la très belle monographie  que publie Thierry Bellefroid en cette fin d'année est un hommage à l'oeuvre - colossale -  de François Schuiten, célèbre et belge dessinateur, scénographe, designer urbain,  de 10 ans son aîné.

L'ouvrage Filiation Schuiten, (Philippe Marion)  paru en 2010 aux éditions Versant Sud ( chronique sur ce blog: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/02/19/schuiten-filiation.html)   avait insisté sur le rôle de Robert Schuiten, puissant patriarche, dans la formation artistique de sa nombreuse progéniture;  celui de Thierry Bellefroid , exhaustif,  illustre d'innombrables planches et dessins, le parcours d'une oeuvre riche et en mouvement, d'un univers protéiforme.

De ses douze ans date la rencontre de François Schuiten avec Benoît Peeters et le début d'une amitié profonde, jamais démentie. Elèves du collège Don Bosco, ils créent Go, un  journal , dont le ton ne plaira guère à la direction..

" Et puis, il y a le coup de poker"

Présentées au magazine bruxellois Pilote, cinq planches de l'ado de 16 ans, conquièrent la direction et sont publiées sous le titre "Mutation". Réalisées entièrement au stylo bille  - une planche est reproduite p 21 - elles permettent au jeune homme d'affronter l'autorité paternelle avec un zeste utile de confiance en soi.

La rencontre avec Claude Renard, professeur de la section BD à Saint-Luc sera aussi décisive dans la genèse de son art que celle de Camus et de Jean Grenier,  et débouche rapidement sur un travail à quatre mains.

Si la tentative première de collaboration adulte avec son ami Benoît Peeters tourne court ( Le 9e rêve)  , elle est rapidement compensée par la publication conjointe des Murailles de Samaris (publié en album en 1983, après une prépublication dans le magazine A suivre, n°s 53 à 56 chef d'oeuvre d'hommage à l'Art Nouveau.

Elle sera suivie des célèbres Cités obscures,  La Fièvre d'Urbicande, La Tour, L'Archiviste,  La route d'Armilia, ...., de conférences-fictions, de la production de récits sonores, Brüsel - "pierre angulaire de l'engagement de François Schuiten en faveur de sa ville"  et source du documentaire-fiction Le Dossier B, réalisé par la RTBF-  L'écho des cités,  L'enfant penchée - "l'album préféré" de ses auteurs -  Le guide des cités, l'ombre d'un homme,  La frontière invisible, la théorie du grain de sable, Souvenirs de l'Eternel présent, ...  témoins de cette "vision d'une étonnante limpidité"  que traduit le duo et d'une collaboration qui dure depuis plus de trente ans.

"Peeters et Schuiten sont des organismes vivants, au sens qu'ils sont "au monde" pour le recracher dans la fiction."

Tout aussi passionnante - j'oserais dire hallucinante  - est la partie de ce somptueux ouvrage consacrée aux scénographies de l'artiste. Des réalisations grandioses qui de l'opéra, du Théâtre d'Angoulême à l'exposition du Transsibérien donnent la mesure du génie schuitenien  et de son indéfectible fidélité en amitié (Benoît Peeters, Claude Renard, Marie- Françoise Plissart..) 

Inédits, planches de projets avortés, timbres postaux,  fresques urbaines, métropolitaines,  pavillonnaires  (pour trois Expositions universelles) et hotelières , vitraux, scénographie de la Maison Autrique, à Bruxelles,  de la Maison Jules Verne à Amiens, Mur lumineux de Lyon, dentelle stellaire de Lille, utopies, ... laissent le lecteur pantois, à la découverte d' une production à ce point gigantesque.

Son oeuvre impressionnante n'empêche François Schuiten de nourrir de nouveaux projets, tel ce musée des Chemins de fer belges, Train Word, à la réalisation duquel il s'attelle désormais.

" A 57 ans, Schuiten a encore faim. D'expériences. Et d'excellence."

Il fallait la passion experte  de Thierry Bellefroid et son abyssale connaissance du domaine pour donner au génie de François Schuiten - du demeurant simple et avenant - ses pleines lettres de noblesse

C'est chose faite.

Il faut saluer la parution de cette monographie comme un événement majeur de l'année 2013

L'offrir, se le faire offrir. C'en est presque un devoir citoyen.

Apolline Elter 

 François Schuiten, L'horloger du rêve, par Thierry Bellefroid, beau livre, éd. Casterman, nov. 2013, 400pp, 59 €

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07 12 13

Il était une fois...

Les belles histoires de l'Oncle Paul.jpgL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 07/12/2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

C'est entre 1951 et 1954, soit quelques années avant la création de son Michel Vaillant en 1957 que le jeune dessinateur français Jean Graton (il est né en 1923) fit ses armes à Marcinelle en illustrant 148 planches des fameuses Belles Histoires de l'Oncle Paul qui, en quatre pages illustrées, faisaient dans le Journal de Spirou le récit d'un événement célèbre du passé ou retraçaient les épisodes marquants de la vie de l'un ou l'autre grand personnage d'antan.

Il passionna donc bien des jeunes gens en culottes courtes et des jeunes filles en robes vichy avec les exploits ou les découvertes des corsaires malouins, de la comtesse de Montfort, de Gutenberg, de Benjamin Franklin, de Thomas Edison, de trois enfants contre les Peaux-Rouges, de Georges Guynemer, de Raoul Wallenberg, de John Ford ou de l'équipage du sous-marin Sibylle et en expliquant ce qu'étaient les délices de Capoue, le coup de Jarnac ou l'épopée de Trafalgar, entre autres...

Saluons l'heureuse initiative des Éditions Dupuis qui ont accompli ces jours-ci un insigne « devoir de mémoire » – comme on dit en patagon contemporain – en rassemblant l'intégrale de ces courts récits dans un fort album cartonné plaisamment présenté par l'archiviste Morgan Da Salvia.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

Les belles histoires de l'Oncle Paul par Jean Graton, présentation de Morgan Di Salvia, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », novembre 2013, 192 pp. en noir et blanc au format 21,5 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 22 €

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