24 02 14

Prix Diagonale-Le Soir 2014

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Les nominés du Prix Diagonale-Le Soir ont été révélés par la ministre Fadila Laanan, à la Foire du Livre, sur le stand de la Comix Factory, en présence de nombreuses personnalités dont Raoul Cauvin et Jean Van Hamme.

MEILLEUR ALBUM :

LE DAHLIA NOIR (Miles Hyman, Matz, David Fincher, James Ellroy, Éditions Casterman)

MA RÉVÉRENCE (Lupano & Rodguen, Éditions Delcourt)

MELVILLE (Romain Renard, Éditions du Lombard)

MEILLEURE SÉRIE :

MURENA (Philippe Delaby & Jean Dufaux, Éditions du Lombard)

ZOMBILLENIUM (Arthur de Pins, Éditions Dupuis)

BLACKSAD (Juanjo Guarnido & Dias Canales, Éditions Dargaud)

Les lauréats du Prix Diagonale reçoivent un montant en numéraire de 2 000 euros pour leur prix, à la condition d’animer une master class à l’intention des jeunes artistes. Véritable workshop, les jeunes viennent avec leurs travaux et reçoivent des conseils personnalisés par les auteurs confirmés. Cette année, à la Foire du Livre, ces master classes sont organisées en collaboration avec l’Atelier 24 et la Fanzinothèque (stand 318 de la Comix Factory). Dès le départ, le jury a voulu adosser au prix un espace de transmission à la jeune génération afin de poursuivre une dynamique entre celle-ci, la BD underground et les auteurs confirmés.

Le Prix Diagonale est né en 2008 à l’initiative d’auteurs de Bande dessinée  : le Président, Jean Dufaux, s’est entouré de Jean Van Hamme, Raoul Cauvin, Hermann, Dany, Cosey, Jean-Claude Servais, Jean-François et Maryse Charles.

Depuis 2013, le Prix Diagonale a noué un partenariat avec le journal Le Soir et la Fondation Raymond Leblanc qui récompense un jeune créateur pour les quatre premières planches. Ce prix est assorti d’un montant de 2 000 euros pour créer leur album publié dans l’année aux Éditions du Lombard. 

La remise des Prix Diagonale-Le Soir 2014 aura lieu a la Ferme du Biéreau, à Ottignies-Louvain-la-Neuve le 22 mai prochain. Le Prix Diagonale-Le Soir est la principale distinction BD en Belgique francophone.

    

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14 01 14

Fleur mortuaire...

Le Dahlia noir.jpg« Los Angeles Police Department, 1946. Dwight "Bucky" Bleichert fête son premier jour aux Mandats, le prestigieux service où rêvent de travailler la plupart des flics de la Cité des Anges. Il fera équipe avec Leland "Lee" Blanchard, un collègue qui comme lui a été boxeur, et qu’il a déjà affronté sur un ring. Malgré les non-dits entre eux, les deux hommes sympathisent. Ils ne savent pas encore qu’ils vont enquêter ensemble sur un crime qui va à la fois les rapprocher et bouleverser leur existence : la mort atroce d’une jeune femme, Elizabeth "Betty" Short, surnommée le Dahlia Noir, dont on retrouve le corps mutilé dans un terrain vague, en janvier 1947... » (L'éditeur.)

Ainsi débute l’un des plus fameux romans noirs de la littérature américaine des dernières décennies, à la fois polar haletant et portrait saisissant de Los Angeles, dans toute sa fascination trouble : Le Dahlia noir de James Ellroy, paru en 1987 et largement inspiré par le meurtre – jamais élucidé – de sa propre mère en 1958, lorsque l'auteur était encore enfant.

L’adaptation du roman d’Ellroy en bande dessinée est assurée en équipe par le scénariste et romancier français Matz (alias Alexis Nolent) et par le cinéaste américain David Fincher (à qui l'on doit le fameux Seven) tandis que le dessinateur américain Miles Hyman, déjà auteur avec Matz d’une adaptation de Nuit de fureur de Jim Thompson, en signe la superbe mise en images chez Casterman/Payot & Rivages, très inspiré par la ville de Los Angeles où il a personnellement vécu durant plusieurs années.

Une fameuse gageure, parfaitement tenue : frissons garantis !

Bernard DELCORD

Le Dahlia noir par Miles Hyman, Matz & David Fincher sur un scénario de James Ellroy, Bruxelles-Paris, coédition Casterman/Payot & Rivages, novembre 2013, 174 pp en quadrichromie au format 18,6 x 26 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 20 €

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11 12 13

Co-los-sal

téléchargement (1).jpgAvec un titre Lewis Carollien  et la découpe d'un engrenage en guise de jaquette, la très belle monographie  que publie Thierry Bellefroid en cette fin d'année est un hommage à l'oeuvre - colossale -  de François Schuiten, célèbre et belge dessinateur, scénographe, designer urbain,  de 10 ans son aîné.

L'ouvrage Filiation Schuiten, (Philippe Marion)  paru en 2010 aux éditions Versant Sud ( chronique sur ce blog: http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/02/19/schuiten-filiation.html)   avait insisté sur le rôle de Robert Schuiten, puissant patriarche, dans la formation artistique de sa nombreuse progéniture;  celui de Thierry Bellefroid , exhaustif,  illustre d'innombrables planches et dessins, le parcours d'une oeuvre riche et en mouvement, d'un univers protéiforme.

De ses douze ans date la rencontre de François Schuiten avec Benoît Peeters et le début d'une amitié profonde, jamais démentie. Elèves du collège Don Bosco, ils créent Go, un  journal , dont le ton ne plaira guère à la direction..

" Et puis, il y a le coup de poker"

Présentées au magazine bruxellois Pilote, cinq planches de l'ado de 16 ans, conquièrent la direction et sont publiées sous le titre "Mutation". Réalisées entièrement au stylo bille  - une planche est reproduite p 21 - elles permettent au jeune homme d'affronter l'autorité paternelle avec un zeste utile de confiance en soi.

La rencontre avec Claude Renard, professeur de la section BD à Saint-Luc sera aussi décisive dans la genèse de son art que celle de Camus et de Jean Grenier,  et débouche rapidement sur un travail à quatre mains.

Si la tentative première de collaboration adulte avec son ami Benoît Peeters tourne court ( Le 9e rêve)  , elle est rapidement compensée par la publication conjointe des Murailles de Samaris (publié en album en 1983, après une prépublication dans le magazine A suivre, n°s 53 à 56 chef d'oeuvre d'hommage à l'Art Nouveau.

Elle sera suivie des célèbres Cités obscures,  La Fièvre d'Urbicande, La Tour, L'Archiviste,  La route d'Armilia, ...., de conférences-fictions, de la production de récits sonores, Brüsel - "pierre angulaire de l'engagement de François Schuiten en faveur de sa ville"  et source du documentaire-fiction Le Dossier B, réalisé par la RTBF-  L'écho des cités,  L'enfant penchée - "l'album préféré" de ses auteurs -  Le guide des cités, l'ombre d'un homme,  La frontière invisible, la théorie du grain de sable, Souvenirs de l'Eternel présent, ...  témoins de cette "vision d'une étonnante limpidité"  que traduit le duo et d'une collaboration qui dure depuis plus de trente ans.

"Peeters et Schuiten sont des organismes vivants, au sens qu'ils sont "au monde" pour le recracher dans la fiction."

Tout aussi passionnante - j'oserais dire hallucinante  - est la partie de ce somptueux ouvrage consacrée aux scénographies de l'artiste. Des réalisations grandioses qui de l'opéra, du Théâtre d'Angoulême à l'exposition du Transsibérien donnent la mesure du génie schuitenien  et de son indéfectible fidélité en amitié (Benoît Peeters, Claude Renard, Marie- Françoise Plissart..) 

Inédits, planches de projets avortés, timbres postaux,  fresques urbaines, métropolitaines,  pavillonnaires  (pour trois Expositions universelles) et hotelières , vitraux, scénographie de la Maison Autrique, à Bruxelles,  de la Maison Jules Verne à Amiens, Mur lumineux de Lyon, dentelle stellaire de Lille, utopies, ... laissent le lecteur pantois, à la découverte d' une production à ce point gigantesque.

Son oeuvre impressionnante n'empêche François Schuiten de nourrir de nouveaux projets, tel ce musée des Chemins de fer belges, Train Word, à la réalisation duquel il s'attelle désormais.

" A 57 ans, Schuiten a encore faim. D'expériences. Et d'excellence."

Il fallait la passion experte  de Thierry Bellefroid et son abyssale connaissance du domaine pour donner au génie de François Schuiten - du demeurant simple et avenant - ses pleines lettres de noblesse

C'est chose faite.

Il faut saluer la parution de cette monographie comme un événement majeur de l'année 2013

L'offrir, se le faire offrir. C'en est presque un devoir citoyen.

Apolline Elter 

 François Schuiten, L'horloger du rêve, par Thierry Bellefroid, beau livre, éd. Casterman, nov. 2013, 400pp, 59 €

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07 12 13

Il était une fois...

Les belles histoires de l'Oncle Paul.jpgL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 07/12/2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

C'est entre 1951 et 1954, soit quelques années avant la création de son Michel Vaillant en 1957 que le jeune dessinateur français Jean Graton (il est né en 1923) fit ses armes à Marcinelle en illustrant 148 planches des fameuses Belles Histoires de l'Oncle Paul qui, en quatre pages illustrées, faisaient dans le Journal de Spirou le récit d'un événement célèbre du passé ou retraçaient les épisodes marquants de la vie de l'un ou l'autre grand personnage d'antan.

Il passionna donc bien des jeunes gens en culottes courtes et des jeunes filles en robes vichy avec les exploits ou les découvertes des corsaires malouins, de la comtesse de Montfort, de Gutenberg, de Benjamin Franklin, de Thomas Edison, de trois enfants contre les Peaux-Rouges, de Georges Guynemer, de Raoul Wallenberg, de John Ford ou de l'équipage du sous-marin Sibylle et en expliquant ce qu'étaient les délices de Capoue, le coup de Jarnac ou l'épopée de Trafalgar, entre autres...

Saluons l'heureuse initiative des Éditions Dupuis qui ont accompli ces jours-ci un insigne « devoir de mémoire » – comme on dit en patagon contemporain – en rassemblant l'intégrale de ces courts récits dans un fort album cartonné plaisamment présenté par l'archiviste Morgan Da Salvia.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

Les belles histoires de l'Oncle Paul par Jean Graton, présentation de Morgan Di Salvia, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », novembre 2013, 192 pp. en noir et blanc au format 21,5 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 22 €

Écrit par Brice dans B.D., Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

30 10 13

Drôles d'oiseaux

SCHMITT_1er.jpgJe vous convie aujourd'hui à une rencontre souriante et décontractée avec un Eric-Emmanuel Schmitt débordant de bonne humeur et de bons mots à ma table du Café de Flore.

Nous allons tout d'abord parler de littérature, de sexe, d'amour et de Bruxelles au travers de son nouveau roman, Les perroquets de la place d'Arezzo qu'il publie, comme toujours, chez Albin Michel.

Mais ensuite, ô surprise, il sera question de bandes dessinées avec Les aventures de Poussin Ier qui vient d'éclore chez Dupuis grâce au pinceau de Janry.

Et peut-être parlerons-nous aussi de cinéma ? Qui sait ?

Nicky Depasse

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eric, emmanuel, schmitt, nicky, depasse, 2013

 

 

Entretien diffusé dans Café de Flore sur Radio Judaïca le jeudi 24 octobre.

Les perroquets de la place d'Arezzo, Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, septembre 2013, 700p, 24€90.

Les aventures de Poussin Ier, Eric-Emmanuel Schmitt et Janry, Dupuis, septembre 2013, 68p, 14€50.

Ecoutez l'entretien intégral d'Eric-Emmanuel Schmitt avec Brice Depasse réalisé pour Nostalgie en cliquant ici.

28 10 13

Astérix en Ecosse

Asterix, Obleix, Pictes, 2013C'est l'événement de la rentrée : Astérix et Obélix ont de nouveaux papas en la personne de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri. Deux auteurs de BD qui affichent un solide CV.

Rencontrés au Café de Flore des semaines avant la sortie officielle et médiatique, les auteurs des Innomables et d'Aimé Lacapelle m'ont fait part de leurs impressions à la sortie du chantier de ce premier Astérix sans Uderzo, 35 albums après la joyeuse sortie du premier tome, 35 ans après la triste sortie de René Gosciny.

Nicky Depasse

podcast

Diffusé le jeudi 24 octobre sur Radio Judaïca.



Astérix chez les Pictes, Conrad et Ferri, d'après Gosciny et Uderzo, Asterix, Obelix, Pictes, 2013
Editions Albert René, octobre 2013, 48p, 9€90.

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27 10 13

Et Dieu créa Geluck qui créa le chat qui créa Geluck

Chat, bible, geluckPhilippe Geluck revisite la Bible en deux tomes comme le Livre. Comme il s'agit de BD, les tomes sont publiés dans le format rendu célèbre par Franquin pour ses cinq premiers Gaston Lagaffe (récemment réédités dans leur édition originale, tiens).

Il y a un demi-siècle, Geluck aurait été mis à l'index (il y aurait sûrement répondu par un majeur), il y a quatre siècles à la Bastille, sept au bûcher. En 2013, s'il ne risque plus rien de ce genre, son nouveau livre n'en a pas moins le principal effet qu'on attend de lui : une franche rigolade.

Inutile de noircir plus de lignes pour convaincre ceux qui ne l'aiment ni ses fans qui ont déjà couru chez le libraire l'acheter. Alors rendons-nous sans attendre à la table du Café de Flore où j'ai eu le plaisir de m'entretenir avec lui. Ce n'était pas un dimanche, je vous le jure, non, je vous l'assure.

Nicky Depasse


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Et tant que nous y sommes, la plus irrévérencieuse mais drôle des bandes annonces jamais produites par Casterman :

philippe, geluck, rire, tout, dieu, lattes, 2013

 

 

Et tant que nous y étions, il a aussi été question, comment pouvait-il en être autrement, de son essai chez JC Lattès qui paraît simultanément et dans lequel Geluck se pose la question (et répond) : peut-on rire de tout ? Du physique des gens, des pauvres, des riches, des étrangers, des Arabes, des Juifs, de Dieu et, bien sûr, de Geluck ?

La Bible selon Le Chat, Philippe Geluck et Dieu, Casterman, octobre 2013, 14€50.

Peut-on rire de tout ?, PhilippeGeluck, JC Lattès, octobre 2013, 10€00.

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11 10 13

De John Wayne à Clint Eastwood…

Jerry Spring, l’intégrale en noir et blanc, tome 5.jpgLes Éditions Dupuis à Marcinelle ont fait paraître récemment le tome 5 de la série de compilations intitulée Jerry Spring, l’intégrale en noir et blanc par Jijé (alias Joseph Gillain, 1914-1980) rassemblant des albums parus en 1966 (Jerry contre KKK), 1966-67 (Le duel), 1974 (L'or de personne), 1976 (La fille du canyon) et 1977 (Le grand calumet), le tout complété de six planches et un dessin de la mini-série Que barbaridad! parue dans Le trombone illustré en 1977 et d'un court récit en trois planches, Le baron von Rischönstein chez les Empa-pahutés, publié en 1979 dans un numéro hors-série du magazine Tintin consacré au thème du western.

En voici la présentation de l'éditeur :

« Avec l'avènement des années 1960 puis 1970, l'image idéalisée du héros se fissure. L'évolution du western est à cet égard assez éclairante : des héros incarnés par John Wayne, on passe aux personnages plus complexes incarnés par le Clint Eastwood des films de Sergio Leone. Le vent de contestation qui souffle dans un monde en pleine mutation passe aussi par la bande dessinée, qui s'affranchit peu à peu de ses codes un peu rigides pour aller vers une bande dessinée plus adulte, plus politique aussi. Jijé, qui avait été ulcéré par la ségrégation et le racisme qu'il avait constatés lors de son périple américain, campe en 1966, avec le scénariste Jacques Lob, un face-à-face entre Jerry Spring et le Ku Klux Klan. Les réalités plus sombres de l'histoire du Far West sont ici invoquées, comme elles le seront ensuite dans Le duel, toujours avec Jacques Lob au scénario. Un nouvel élan créatif anime Jerry Spring. Pourtant, il disparaît du sommaire de Spirou, pour ne revenir que dans les années 1970, entre autres avec La fille du canyon, puis Le grand calumet, la dernière aventure du cow-boy. »

Des histoires passionnantes !

Bernard DELCORD

Jerry Spring, l’intégrale en noir et blanc, tome 5 par Jijé, Marcinelle, Éditions Dupuis, août 2012, 296 pp. en quadrichromie et en noir et blanc au format 30 x 22 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28,00 €

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08 09 13

La philosophie de basse-cour n'est plus ce qu'elle était

aventures, poussin 1er, Janry, SchmittUn poussin qui sort de l'oeuf se pose bien des questions existentielles auxquelles il tente de répondre. C'est l'autre rentrée inattendue d'Eric-Emmanuel Schmitt qui, associé au génial Janry, le papa du Petit Spirou, se lance dans une série burlesque sur la philo.

En exclusivité pour Lire est un plaisir, écoutez le podcast intégral qu'Eric-Emmanuel Schmitt a accordé à Brice Depasse. De larges extraits seront diffusés ce dimanche 15 septembre dans Nostalgie Pop Culture.

Les aventures de Poussin 1er, Janry et Eric-Emmanuel Schmitt, Dupuis, septembre 2013, 64 pages, 14€50.



podcast

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11 08 13

Une œuvre bouleversante...

Le Grand Meaulnes.jpgParue chez Casterman à Bruxelles, l'adaptation en BD par Bernard Capo du Grand Meaulnes, le chef-d'œuvre – et unique roman publié d'Alain-Fournier (1886-1914), qui rata de peu le Goncourt 1913 – constitue une incontestable réussite graphique et un vibrant hommage artistique.

On le sait, ce récit romantique et poignant fut inspiré à son auteur (mort à la guerre en pleine fleur de l'âge) par son enfance dans le département du Cher, à Épineuil-le-Fleurie, ainsi que par son amour éperdu et sans retour pour une belle jeune fille, Yvonne de Galais.

L'ouvrage a bouleversé des millions de lecteurs pendant des décennies et il est classé à la neuvième place des cent meilleurs livres du XXe siècle.

C'était une gageure que d'en restituer le contenu au moyen de cases illustrées, sans lui faire perdre sa force d'évocation par le sfumato, sorte de brume des souvenirs qui constitue l'une des plus grandes clés de l'œuvre, mais tout en conservant une grande précision dans la représentation des personnages et des lieux.

Nul doute que, parce qu'il a brillamment atteint son but, Bernard Capo redonnera une nouvelle jeunesse à cette magique histoire d'amour éternel !

Bernard DELCORD

Le Grand Meaulnes par Bernard Capo & Alain-Fournier, Bruxelles, Éditions Casterman, octobre 2011, 64 pp. en quadrichromie au format 24 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 16 €

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