27 10 11

Un peu..marteau

 

" Les journalistes, il y en a de deux catégories: ceux qui disent du bien de mes livres (de remarquables professionnels) et puis les autres."

CLOU-C1-C4.jpg

Affranchi du Chat, l'espace de quelques textes d'humeur et  planches de ...salut, Philippe Geluck offre à ses fans  un florilège de considérations pétries d'humour - noir - et d'une mauvaise foi...insurmontable. Des anonymes qui n"ont jamais connu la gloire - et pour cause - aux prisonniers conviés à purger leur peine en des maisons particulières,  l'humoriste belge passe en revue les couacs de nos modes de vie et les résoud ...à coups de massue.  Aucune limite n'est imposée à un humour par trop féroce quelquefois,  qui fait fi des tabous et enfonce le clou un peu trop loin...

 

"Je n'ai jamais aimé les morts. D'abord, je les trouve froids et distants, ensuite,  ils m'emmerdent copieusement"

 

AE

Geluck enfonce le clou. Textes et dessins inadmissibles,  Philippe Geluck, recueil, couverture cartonnée, 26 oct 2011,  144 pp, 18 €

Écrit par Apolline Elter dans B.D., Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

12 09 11

Scouts, toujours !

 

La patrouille des Castors, l’intégrale 1.gifRéunissant en un fort volume les quatre premières histoires de la série, publiées dans Le Journal de Spirou entre 1954 et 1957 (Le Mystère de Grosbois, Le disparu de Ker-Aven, L'Inconnu de la Villa Mystère et Sur la Piste de Mowgli), l’album de bandes dessinées intitulé La patrouille des Castors, l’intégrale 1 paru aux Éditions Dupuis à Marcinelle ravira les anciens scouts nostalgiques de totems, de feux de camp, de débrouillardise et d’aventures dans la forêt.

 

Car les histoires empreintes de mystère et d'aventure imaginées par Jean-Michel Charlier (le scénariste de Buck Danny) et remarquablement dessinées par Michel Tacq, alias MiTacq, tracent encore la route, plus d’un demi-siècle après leur création, à l’instar du Mystère de Grosbois avec son trésor, son abbaye en ruines et ses valeureux héros pétris de morale humaniste et généreuse.

 

L’ouvrage rassemble également un certain nombre de documents d’archives, dont trois courtes histoires de la patrouille des Castors parues en 1956 dans Risque-Tout, « Le journal du cran et de l’enthousiasme », et une « Belle histoire de l’Oncle Paul » de 1952 consacrée à Madame Mère (de Napoléon Ier), de petites merveilles dans leur genre !

 

Bernard DELCORD

 

La patrouille des Castors, l’intégrale 1 par Mitacq & Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, mars 2011, 263 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

Écrit par Brice dans B.D. | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 09 11

Ondes de choc pour une décennie agitée

Blog-couv-ONDE-DE-CHOC.jpgPassionné par l'actualité et le dessin, Vadot a décidé de devenir dessinateur de presse à l'âge de 18ans. Dessinateur du Vif/L'Express depuis 1993 et de l'Echo depuis 2008 il nous propose ici un nouveau recueil de 150 dessins qui ont marqués la décennie 2001-2011 dans un bouquin intitulé Ondes de choc.

 

Il nous offre une vision décalée des évènements de ces 10 dernières années qui ont marqués l'esprit collectif.150 dessins classés par ordre chronologique, dix chapitres relatant différents faits d'actualité comme l'intervention de Bush en Afghanistan, la marée noire du Prestige, la présence au second tour de Jean-Marie Lepen, la capture de Saddam Hussein ou encore le Tsunami, la mort de Jean-Paul II...

 

Rencontre avec Nicolas Vadot.

 

Qu'avez-vous voulu montrer à travers ce livre?

J'ai voulu montrer que le monde a changé à vitesse grand V durant cette décennie. Et dans l'histoire moderne, je pense que c'est vraiment une décennie marquante. Le monde s'est un peu cherché pendant 10ans, il y a eu énormément de changements. On est passé d'un monde de Guerre Froide à un monde multipolaires.

 

La boucle est bouclée. On commence avec les attentats du 11 septembre 2001 et on termine par la mort de Ben Laden.

Exactement c'est tout à fait ça. Mais quand Ben Laden est mort on était déjà en train de faire le bouquin mais on va dire que cela m'a bien servi.

Maintenant je dirais que la boucle des attentats du 11 septembre et des années Bush est bouclée en partie. Bush nous a malheureusement laissé un héritage avec lequel on va vivre encore très longtemps. Mais je pense que ce qu'il s'est passé dans le monde arabe est un vecteur d'espoir.

 

Y'a t-il des dessins inédits?

Il y en a peut-être un ou deux. Tout le gros travail, c'était surtout d'élaguer. Il y avait à peu près 6000 dessins. J'ai d'abord fait une pré-sélection et puis j'ai demandé des avis extérieurs.

 

Quels dessins avez-vous privilégiés?

Je n'ai gardé que les dessins qui parlaient de sujets qui ont vraiment frappés la mémoire collective. Il y en a certains que j'aimais beaucoup mais qui étaient sur des sujets plus ponctuels. Je voulais garder cette vertu didactique du livre.

 

Le métier de dessinateur de presse est-il facile en Belgique?

On est parfois censuré mais c'est très rare. On vit dans une démocratie, on contribue à coup de petites pierres à préserver cette démocratie grâce à la liberté d'expression et de la presse.

J'ai de temps en temps des pressions mais c'est quand même assez rare, c'est vrai qu'il y a certaines formes de bienséance à respecter.

 

Qu'est ce qui fait une bonne caricature?

En fait il faut quatre ingrédients; il faut de l'humour si possible, de l'esprit de synthèse, du sens politique et beaucoup de mauvaise foi. Si on arrive à mélanger tout ça, ça marche! Il faut que le dessins marque l'inconscient, il faut que ce soit compréhensible en un clin d'oeil. Il faut vraiment être efficace car il y a beaucoup de concurrence d'images, ce qu'il n'y avait pas il y a 30-40ans.

 

 Vous avez des thèmes fétiches?

Un dessinateur de presse doit être capable de réagir sur tout ce qui se passe dans le monde. J'ai des thèmes que je préfère à d'autres évidemment, la politique internationale notamment. Tout ce qui est belgo-belge je le traite régulièrement mais ce n'est pas ce que je préfère. Et puis le dessin traverse les frontières, c'est un langage universel.

 

Un petit chat accompagne tous vos dessins, d'où vient-il?

Il est là depuis le début! Les gens me disent que j'ai voulu faire comme la souris de Plantu mais il était là avant. Quand j'ai commencé, je mettais un chien mais je n'aime pas les chiens. J'ai donc décidé de mettre un chat. Puis un jour il est devenu vert et voilà. Parfois je l'oublie et les gens sur mon mail; sur Facebook me demande où est le chat. C'est un peu une mascotte et puis il agit comme un gyrophare, il permet de bien dire aux gens même si je traite d'un sujet glauque ce n'est jamais qu'un dessin, d'ailleurs il y a un chat. N'oublions pas non plus que tous les palaces du monde lui sont ouverts, il va partout.

 

Quels sont vos projets?

En tant que dessinateur de presse, il y a toujours le Vif et l'Echo. Avec la Renaissance, on va faire un ou deux bouquins par an. Et puis j'ai la BD avec Maudit Mardi qui vient de sortir aux Editions Sandawe. Je suis également chroniqueur radio pour la RTBF. Une vie bien remplie c'est le moins que l'on puisse dire.

 

En parallèle à la sortie de ce livre, une exposition se tient du 8 septembre 2011 au 31 janvier 2012 au Musée Royal de l'Armée et de l'Histoire militaire de Bruxelles. Le visiteur peut découvrir des caricatures de Vadot mises en parallèles avec des dessins de Marec.

 

Ondes de choc, Nicolas Vadot, Renaissance du livre, septembre 2011, 128pp, 19€

Écrit par Gwendoline Fusillier dans B.D., Humour, Société | Commentaires (0) |  Facebook | |

23 08 11

« Krieg ? Gross Malheur… »

 

Osrfront Stalingrad.gifDécrivant de manière saisissante l’atmosphère dantesque qui régnait sur le front de l'est entre 1942 et 1943, le bédéiste Fabrice Le Henanff a livré, dans Ostfront Stalingrad paru aux Éditions 12 bis à Paris, une œuvre particulièrement aboutie sur les plans du scénario et du graphisme.

Entraînant le lecteur à suivre les péripéties guerrières, débouchant sur la défaite, de trois soldats allemands pris au cœur de la tourmente (l'Oberleutnant Tomas von Vilshofen, un jeune officier exerçant son premier commandement à Stalingrad, l’Unteroffizier Max Dinger, un vétéran aguerri des campagnes de Pologne et de France, et l'ex-Unterfeldwebel Sepp Steiner, un dur-à-cuire des bataillons disciplinaires), l’auteur jette un regard cru sur le nazisme, le fanatisme, les crimes, les massacres, les viols, les destructions, la faim, le froid, la puanteur, la souffrance, les amputations, le typhus, la mort, mais aussi sur l’héroïsme et la petite lueur qui peut encore briller – parfois – dans l’esprit d’hommes confrontés à l’inhumain…

Une bande dessinée mémorable et impressionnante !

 

Bernard DELCORD

 

Ostfront Stalingrad par Fabrice Le Henanff, Paris, Éditions 12 bis, mai 2011, 64 pp. en quadrichromie au format 24 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 13,50 € (prix France)

Écrit par Brice dans B.D. | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 07 11

Les bonnes (ré)solutions…

 

Spirou (Sauvez la Belgique).jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 21/07/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

À l’occasion de la (possible) dernière fête nationale de la Belgique moribonde, le magazine « Spirou » s’est fendu d’un numéro spécial dans lequel les membres de sa rédaction proposent leurs solutions pour la formation d’un gouvernement et l’évitement de la partition du pays.

 

Les plus originales ? Celle de Nix qui propose de démonter la Belgique puis de la reconstruire en la repeuplant de manière aléatoire avec des Flamands et des Francophones… Et celle de Salma et Libon suggérant de recourir aux services d’un Manneken Peace…

 

Sans intérêt, penserez-vous peut-être ?

 

Oui mais non, hein !

 

Au pays du surréalisme, il est grand temps de faire appel aux solutions les moins rationnelles : elles ont toutes les chances d’aboutir !

 

La preuve ?

 

Quand un type comme Bar(s)t De Wever est l’homme politique le plus populaire de Flandre, un ketsje comme Manneken Peace devrait forcément tenir la corde ! [1]

 

PÉTRONE



[1] Pas pour le pendre, quand même ? (ndlr).

Écrit par Brice dans B.D. | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 07 11

Spirou et les Kollabos

 

Le kastar des Marolles.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 17/07/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Avec Le groom vert-de-gris (par Schwartz et Yann) paru en 2009 chez Dupuis à Marcinelle, Spirou et Fantasio avaient replongé dans des aventures à la Franquin, durant la Seconde Guerre mondiale, à Bruxelles sous la botte allemande. Groom au Moustic Hôtel réquisitionné par la Gestapo, le maître de Spip y était poursuivi par une blonde Ursula quelque peu nymphomane et informait la Résistance sur les intentions du colonel von Knochen mais il se faisait doubler par celui-ci, tandis que Fantasio, zazou en diable, cachait dans sa garçonnière des aviateurs alliés tombés du ciel. Ajoutez à cela un savant fou qui dressait des chauves-souris pour abattre les bombardiers nazis, un robot particulièrement autonome et efficace, un pittoresque boxeur des Marolles, des collabos sans scrupules ainsi que des clins d’œil à toutes les pages, et vous aviez la recette d’un agréable divertissement, joliment troussé et habilement dessiné.

 

Pour la fête nationale belge (le 21 juillet, pour ceux qui l’ignoreraient) de l’an de grâce 2011 – qui sera peut-être la dernière, les petits-fils et neveux de collabos ayant investi la tête de la très philo-nazie N-VA –, l’éditeur a remis sur le marché la version en bruxellois de cette excellente BD, habilement traduite par Georges Lebouc, spécialiste s’il en est du parler des places Sainte-Catherine et du Jeu de Balle.

 

Le résultat ? Le kastar des Marolles, une clache joyeuse et hilarante sur le snotneus de ceux qui croivent que la culture brusseleire, ça est que du flamand ou de la crotte !

 

PÉTRONE

 

Le kastar des Marollespar Schwartz et Yann, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Une aventure de Spirou et Fantasio par… », mai 2009, 64 pp. en quadrichromie sous couverture cartonnée et pages de garde, 13,50 €

Écrit par Brice dans B.D. | Commentaires (0) |  Facebook | |

25 06 11

L’horloger des moteurs…

 

Louis Chevrolet.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 15/06/2011 sur le site des guides gastronomiques DELTA (www.deltaweb.be) et le 25/06/2011 sur celui du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be). Il a paru également dans la livraison de juin 2011 de la revue des Belges d’Afrique EBENE :

 

Fondateur, en 1911, de la marque d’automobiles à son nom, le Suisse Louis Chevrolet (1878-1941), issu d’une famille modeste pratiquant l'horlogerie, s’engagea dans sa jeunesse en tant que mécanicien chez un marchand de cycles de Beaune (Côte-d'Or, France) où il pratiqua la course cycliste.

 

En 1899, il monta à Paris pour y devenir coureur cycliste sur piste tout en se mettant au service de la firme automobile Darracq, avant de traverser l'Atlantique et de s'installer à New York en 1900.

 

Là, il est engagé comme mécanicien chez De Dion-Bouton puis chez Buick. Parallèlement, il entame une carrière de pilote de course et bat le record du mile en 1905. On le surnomme à cette époque « le coureur le plus casse-cou du monde ».

 

Entre 1905 et 1920, en raison de graves accidents, il passera d’ailleurs au total 3 années sur un lit d'hôpital

 

Chez Buick, marque dont il est devenu l'un des pilotes officiels, il rencontre l'entrepreneur William Crapo Durant (le fondateur de la General Motors en 1908), avec lequel il s'associe en 1911 pour monter une nouvelle marque automobile. Afin de profiter de la notoriété de pilote de Louis, la marque prend le nom de « Chevrolet ». Mais suite à d'incessants désaccords sur la direction à donner à la marque, l’Helvète revend en 1913 ses parts de l'entreprise (ainsi que l'usage exclusif du nom Chevrolet) à Durant.

 

Louis Chevrolet décide alors de reprendre sa carrière de pilote automobile : avec ses jeunes frères Arthur et Gaston (également pilotes et mécaniciens), il établit la marque Frontenac, qu'il destine à la compétition et notamment aux 500 miles d'Indianapolis, l'épreuve reine du sport automobile américain.

 

En 1920, qualifié en première ligne, Louis Chevrolet est rapidement contraint à l'abandon mais se console largement avec la victoire de son frère Gaston, qui fait triompher la Frontenac familiale. Mais en fin d'année, Gaston se tue dans une épreuve en Californie, ce qui incite Louis à mettre un terme à sa carrière.

 

Dans les années 1920, il lance avec Arthur une entreprise de construction de moteurs d'avion, mais une dispute avec son frère, puis la crise de 1929 le ruinent.

 

Frappé par la récession, il perdit tout et ne trouva plus, pour survivre, qu'une place de mécanicien... chez Chevrolet !

 

Les Éditions Graton/Dupuis lui consacrent, dans la collection « Les Dossiers Michel Vaillant » et sous la plume de Pierre Van Vliet et Philippe Graton, un remarquable album intitulé Louis Chevrolet retraçant de manière passionnante la biographie de cet homme ingénieux, tenace et audacieux, à qui il ne manquait que le sens des affaires.

 

Le texte est pétaradant, les photographies d’époque pleines d’allant, les planches de Michel Vaillant vrombissantes et les illustrations présentant les différents modèles de la marque véritablement époustouflantes.

 

Et dire qu’on prétend que les Suisses sont lents !

 

PÉTRONE

 

Louis Chevrolet par Pierre Van Vliet et Philippe Graton, Éditions Graton/Dupuis, collection « Les Dossiers Michel Vaillant », mars 2011, 96 pp. en quadrichromie au format 22 x 29,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 €

Écrit par Brice dans B.D., Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

24 06 11

« C’est nous, les gars de la marine... » (air connu)

 

Bob de Moor & La Mer 1.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 24/06/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Bras droit et intime d’Hergé durant de très longues années, le dessinateur anversois Bob de Moor (1925-1992) – par ailleurs auteur des jours de notre ami Johan – participa notamment à l’élaboration et à la concrétisation de plusieurs albums des aventures de Tintin (Coke en stock, On a marché sur la lune, la deuxième version de L’Île noire…) tout en s’occupant pour les « Studios Hergé » du merchandising, de la publicité et des dessins animés.

 

Il fut aussi le continuateur de l’œuvre d’autres grandes pointures de la bande dessinée, comme Jacques Martin (avec Le Repaire du Loup) et Edgar P. Jacobs (après la mort duquel il termina Les 3 Formules du professeur Satō).

 

Parallèlement, il alimenta une importante production personnelle autour de personnages sympathiques (Johan et Stephan – inspirés par ses propres fils –, Monsieur Tric, Barelli, Cori le Moussaillon…) ou de récits historiques (Thyl et Lamme, Conrad le Hardi, Le Lion de Flandres, Les Gars de Flandre, La Révolte des Gueux, Jean-Baptiste de la Salle…).

 

Il fut également un dessinateur maritime hors normes, ainsi que le révèle avec éclat l’extraordinaire exposition qui se tient en ce moment au Centre belge de la bande dessinée à Bruxelles, admirablement mise en scène par cette institution prestigieuse (dont Bob de Moor présida le conseil d’administration de 1989 jusqu’à son décès).

 

Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

PÉTRONE

 

Exposition « Bob de Moor & la Mer. La grande passion d’un dessinateur légendaire » au Centre belge de la bande dessinée (20 rue des Sables à 1000 Bruxelles, www.cbbd.be) jusqu’au 15 janvier 2012.

Écrit par Brice dans B.D., Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

06 04 11

The sky’s angels…

Buck Danny, l’intégrale 1.gifL'article ci-dessous a été mis en ligne le 06/04/2011 sur le site du magazine satirique belge SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

C’est en 1946 que parut dans l’hebdomadaire « Spirou » la première aventure dessinée du pilote américain Buck Danny, intitulée Les Japs attaquent, qui raconte la bataille du Pacifique sur le ton quasi-journalistique des « Récits de l’Oncle Paul », dans un style épique parsemé d’expressions fleuries, s’agissant des Japonais naguère alliés de l’Allemagne d’Hitler et de l’Italie de Mussolini (et aussi criminels qu’eux), comme « faces jaunes » ou « faces de prune » politiquement incorrectes par les temps actuels où il est de bon ton de donner du « Monsieur » à des crapules comme Kadhafi, Gbagbo, Chavez, Castro et autres Berlusconnards, sans oublier les minus comme Bart De Wever ou les deux Jan de snuls, Peumans et Jambon…

Certes, les intrigues sont simplistes, les Yankees parés de toutes les vertus, les traîtres de carnaval, les « bons » trop bons et les « méchants » très méchants, mais l’ensemble a du nerf, les dessins d’avions sont extraordinaires, les récits pleins de rebondissements, l’exotisme omniprésent… et le succès fut donc au rendez-vous. La série devint alors pérenne, et pour de longues années.

Les Éditions Dupuis à Marcinelle ont entrepris récemment d’en rééditer tous les albums, et les deux premières compilations viennent de paraître, intitulées Buck Danny, l’intégrale 1 & 2. Le tome 1 réunit ceux qui ont paru en 1946-1948 (Les Japs attaquent & Les mystères de Midway) et le tome 2 rassemble ceux qui virent le jour entre 1948 et 1951 (La revanche des Fils du Ciel, Tigres volants, Dans les griffes du dragon noir & Attaque en Birmanie), dans lesquels on voit apparaître deux héros emblématiques supplémentaires, Jerry Tumbler et Sonny Tuckson.

Buck Danny, l’intégrale 2.gifRelevons au passage que ces albums de BD, chose rare pour l’époque, accordent une place certaine aux personnages féminins (notamment la charmante Susan et la traîtresse Miss Lee, comparse de l’infâme Mo-Choung Young). Il est vrai que les femmes avaient contribué de manière décisive à l’effort de guerre dans tous les camps, et que les jeunes lecteurs d’alors en avaient conscience…

Une lecture vintage, résolument rétro et un peu réac’, ça a du bon !

 

PÉTRONE

 

Buck Danny, l’intégrale 1 & 2 par Vic Hubinon et Jean-Michel Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, décembre 2010 et mars 2011, 180 et 271 pp. en quadrichromie, au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 € et 24 €

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24 01 11

Exit Marcel Marlier

Martine à la mer.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 24/01/2011 sur le site du magazine satirique belge SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :


Victime naguère d’une cabale des pédagogues de gauche (pardon pour le pléonasme) qui lui reprochaient la trop grande beauté de ses dessins qui faisaient rêver les petites filles –ils eussent sans doute voulu qu’on présentât à celles-ci un monde de semi-clodos à barbe, en tongs et à vélo, buvant des infusions après s’être rendus à une manifestation anti-nucléaire et avant de traire leurs chèvres pour fabriquer des fromages immangeables et puants qu’ils vendraient ensuite à la sauvette sur les marchés de banlieue–, Marcel Marlier (1930-2011), le père de la petite Martine et du chien Patapouf, était un illustrateur de grand talent dont chaque dessin était une œuvre d’art incontestable (et incontestée du public : il comptait quatre générations de fans innombrables à travers le monde, ce qui est bien mieux que les Beatles, on en conviendra, et gageons qu’il y en aura d’autres…) mêlant à la beauté du trait et à la sûreté de la main un optimisme et une poésie qui faisaient mouche à tous les coups.

Née dans les années cinquante et nourrie de l’esprit des Golden Sixties, sa petite héroïne a évolué dans un monde charmant et joyeux où l’argent, s’il ne manquait pas, était mis exclusivement au service de la recherche du bonheur commun et du plaisir partagé avec les autres, dans un esprit d’ouverture et de gentillesse altruiste. Des valeurs allant à l’encontre d’une pédagogie encore actuelle qui, on le voit chaque jour et sur tous les plans, peut se targuer d’avoir réussi son (mauvais) coup…

 

PÉTRONE

 

Martine fait du théâtre.jpg

Écrit par Brice dans B.D. | Commentaires (0) |  Facebook | |