01 12 14

Caricoles, bloempanch et Cie

Sociologie de la bruxellitude.jpgInventoriant les « chochetés » [1] si chères au folklore de la capitale belge, l’ouvrage de l’historienne Louise-Marie Libert paru chez 180° éditions sous le titre Sociologie de la bruxellitude est tout bonnement réjouissant, parce qu’il ranime la flamme d’institutions aussi vénérables que

– L’Ordre du Faro

– La Confrérie des Compagnons du Witloof

– La Confrérie des Kuulkappers de Saint-Gilles

– Les Confrères d’Eggevoort-en-Etterbeek

– L’Ordre de la Caricole de Bruxelles

– La Confrérie des Chevaliers de Saint-Michel

– La Confrérie de la Gaufre de Bruxelles

– L’Ordre du Bloempanch

– La Confrérie des Kiekefretters

– La Confrérie des Hommes-Oiseaux

– L’Ordre de la Griotte de Schaerbeek

– L’Ordre du Pavé du Comté de Jette

– Ettekeisfretters B.O.E.F

– Les Amis de Manneken-Pis

– Les Communes libres

– Le Meyboom

– L’Ommegang

– Les Arbalétriers

– Les Neuf Nations 1421

– La Confrérie des Compagnons de Saint-Guidon et de Notre-Dame de Grâce

– Les Volontaires de 1830

– Orde van de Brusselse Moestaje

– Les Joyeux adeptes de la Mijole

– Les Chasseurs de Prinkères d’Uccle

– Le Conservatoire Africain

– Le Théâtre Royal de Toone.

« Modestement, écrit l’auteure, notre but est de tenter de cerner la “bruxellitude”, la spécificité de la ville, par le biais et l’approche de la vie des “chochetés”, ces sociétés, associations et confréries qui font vivre Bruxelles.

Les unes, gastronomiques, tentent de remettre au goût du jour des produits du terroir en passe d’être oubliés ; les autres, folkloriques, rappellent à nos mémoires des coutumes et des traditions que le monde moderne menace d’obsolescence. Il y a aussi celles, héritières de faits historiques ou légendaires, dont le but est d’animer les rues de Bruxelles par des manifestations ressuscitant les fastes d’une ville riche de petites histoires et de grande Histoire. »

Chacune d’entre elles est décrite avec science, précision, enthousiasme…

Et un zeste de « zwanze », bien entendu !

Bernard DELCORD

Sociologie de la bruxellitude par Louise-Marie Libert, Bruxelles, 180° éditions, novembre 2014, 236 pp. en noir et blanc au format 13 x 22 cm sous couverture brochée en bichromie, 17 €


[1] Prononciation populaire bruxelloise du mot « sociétés »…

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18 03 14

La femme et ses mystères !

LONA-50MYSTERES-C1(1000) (1).jpgEn lisant "Les 50 mystères de la femme" de Murielle Lona, j'ai pris ces notes. Je vous les livre.
 
J’adore les mots “j’ai une âme en voyage”, telle est notre évolution, tel est notre sort.
J’ai un faible, je suis l’ordre de lecture, pour “désirs virtuels” avec ces mots “Entendre cette femme en espérance” ! Sublime...
 
Les larmes des femmes qui coulent dans la mer !
Ta couverture de caresses !
Nue, là, patiemment, je t’attends !
Être celle qui vit ses rêves !
 
Un des plus beaux est pour moi “La motivation” avec ce vers parfait : “Mon prénom que tu murmures” ! Je ne l’avais jamais entendu exprimer de cette façon. Si juste !
 
La prison d’une passion passée !
La scène de l’amour, et les rideaux !
 
J’aime aussi énormément “J’ai faim, j’ai soif”, tout ce que l'on n'ose pas dire et cette conclusion si romantique “Je vis avec, comme amie, la tristesse”
 
Oser être aimée !
Partir à la recherche de mon âme !
 
Dans le poème “Si j’étais”, le dialogue est sublime.
 
Une caresse d’amour redonne vie !
 
J'apprécie aussi "Effervescence" où les regards sont déplacés et les fantasmes réels !
 
Celui qui te chuchotait !
 
“N’être” est court et d’une efficace beauté. “Juste envie” aussi, et le rendez-vous donné dans un coin perdu du paradis ! 
“Plus de” est dans mes préférés : La magie du destin, naissant des regards, le futur rendez-vous ? Peut-être le meilleur ?
 
J’adore aussi “Tabous” et le sublime “surprends-moi !” 
 
Bref, on parcourt tout le livre avec gourmandise et bonheur !
 
Jacques MERCIER
 
"Les 50 mystères de la femme", Murielle Lona, poèmes, édition Avant-Propos, 120 x 210 mm - 64 pages - 9,95 €

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29 12 13

L'année dernière à Saint-Idesbald !

jauniaux 2.pngQuelle douce plongée dans ses souvenirs, qui rejoignent, complètent, embellissent les nôtres ! Le talent du créateur est de nous faire sortir de nous, de donner à voir à notre esprit, à notre émotion ! Jean Jauniaux y parvient dans l'excellence avec "L'année dernière à Saint-Idesbald" (dont le nom résonne à la manière d'Alain Resnais). On peut penser qu'il s'agit de nouvelles, d'un roman, d'histoires reliées par Idesbald, le SDF; on peut croire que c'est autobiographique pour tout ce qui concerne la station de la mer du Nord; on peut... Mais cela n'a aucune importance, on se laisse tout de suite emporter par la douceur des phrases, même si le tableau est prosaïque, par l'intérêt de l'histoire, des idées. Dans la préface, Jacques De Decker explique bien cela en une courte phrase : "Lorsque les grands systèmes de référence ont déclaré forfait, il reste l'imaginaire, ce tapis volant, pour prendre de l'altitude et libérer l'esprit". Il écrit aussi : "Ses histoires sont simples et tangibles, et cependant elles nous entraînent ailleurs, par-delà les apparences, à la rencontre de questions vitales". On ne peut mieux traduire ce qu'on ressent à la lecture de cette œuvre !

Combien de moments si bien partagés avec nous, lecteurs : "Sur des toboggans improvisés dans le sable les enfants dévalaient dans des cris de bonheur effrayé." Ou cette découverte  dans l'enfance de la lecture : "Je poursuis ma lecture. De page en page, je me rends compte que les personnages du roman vivent, parlent, bougent. Les paysages sont vrais. Les odeurs, les bruits, les couleurs naissent au fil des phrases." Et cette phrase magnifique de beauté poétique : "Les toits d'ardoise luisants se confondaient avec le deuil de l'horizon"...

Une dernière réflexion, parmi tant d'autres, qui plaît à "Monsieur Dictionnaire" : "Un point d'exclamation sanctionne chaque version linguistique, comme une épée de l'alphabet" ! Superbe !

Jacques MERCIER

"L'Année dernière à Saint-Idesbald" par Jean Jauniaux, édition Avant-propos, 174 pp, 17,95 euros.

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14 12 13

Verba volant...

100 ans de radio en Belgique.jpgL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 14/12/2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

On apprend dans 100 ans de radio en Belgique, un magnifique album paru à La Renaissance du Livre, que c'est dans notre pays que fut diffusé en date du 28 mars 1914 le premier programme radiophonique européen, un concert d'airs d'opérettes et d'opéras ainsi que de morceaux à la mode, bien entendu ponctués par La Brabançonne et La Marseillaise.

Une grande aventure commençait, dont Philippe Caufriez, Brice Depasse et Nicolas Gaspard, éminents spécialistes du micro s'il en est (ils œuvrent à la RTBF et sur Nostalgie), retracent l'histoire en détail avec force documents rares et passionnants.

L'occasion de se souvenir, entre autres, du fait que Théo Fleischman fut le premier speaker au monde à s'entourer d'une équipe de journalistes pour son journal parlé émis à partir du 1er novembre 1926, qu'avant d'être devenue la Casa Kafka chère à feu Alidor, la RTB(F) tint ses assises dans le superbe « bateau Flagey » conçu par Joseph Diongre, ou que bien des gens « allumaient le poste » pour les communiqués destinés à la batellerie ou aux colombophiles...

Et de ne pas oublier les noms de Luc Varenne, Armand Bachelier, Jean-Pierre Hautier, Gérard Valet, Jacques Mercier, Stéphane Steeman, Jean-Claude Menessier, Claude Delacroix, Marc Moulin, Marc Ysaye qui, avant Barbara Mertens, Pascal Vrebos ou Stéphane Pauwels, eurent aussi leurs auditeurs inconditionnels...

Bernard DELCORD

100 ans de radio en Belgique par Philippe Caufriez, Brice Depasse & Nicolas Gaspard, Waterloo, Éditions de la Renaissance du Livre, novembre 2013, 255 pp., 29,90 €

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03 12 13

Comment devenir Belge ?

dal verlant belge.jpgDieu, que j'ai ri ! Comme c'est bon de se redécouvrir tels que nous sommes et tels que les autres nous voient ; les Français en particulier ! Le livre est fort bien construit, à la manière d'un guide ou d'un manuel d'histoire scolaire, avec des récapitulatifs et des questionnaires géniaux à la fin de chaque chapitre. "Comment devenir Belge" ! On y voit la patte de Gilles Verlant, qui hélas nous a quittés entretemps et à qui l'auteur, Gilles Dal, dédie l'ouvrage. Gilles fit partie de ma dernière équipe du Jeu des Dictionnaires, brillant par ses billets sur les poncifs, les mots convenus, etc. Il est ici dans son élément ! La préface est de Philippe Geluck qui ne croit plus trop à l'avenir de la Belgique et écrit : "Nous lirons cet ouvrage comme l'orchestre du Titanic  continuait à jouer pendant le naufrage, pour la beauté du geste" !!! Tout serait à souligner, mais cela prendrait beaucoup de temps, car tout est génial et savoureux ! Vraiment au hasard, cet extrait du chapitre "Sachez quoi dire et comment vous comporter en toute circonstance" : "Il y a plusieurs manières de se suicider, en Belgique. Tenter de rouler à vélo sur les pistes cyclables, par exemple. Ou respecter les limitations de vitesse sur la bande de gauche de l'autoroute" ! Gilles Dal n'évite pas, car c'est complet, mais passe rapidement sur les habituels chapitres : qui est Belge ou pas (Devos, Hallyday...) ou sur les recettes traditionnelles, pour s'attacher à ce qui est notre façon de fonctionner. Cela prend, écrit ainsi noir sur blanc, et dans l'accumulation, des proportions délirantes ! On passe du Sénat à la sauce andalouse, du Te Deum au bilinguisme des noms de rue, des chants patriotiques aux problèmes politiques et linguistiques (qui feraient finalement le ciment du pays !). N'hésitez pas offrir ce manuel drôle et qui deviendra indispensable pour répondre aux questions sur nous ! Car s'il y a quelques années le Belge était encore un ringard, il est "devenu aujourd'hui non seulement "tendance" aux yeux des contribuables français, mais il incarne la classe ultime." Tout ce qui est belge suscite désormais le plus vif intérêt !

 

Jacques MERCIER

"Comment devenir Belge - en dix leçons" par Gilles Dal, préface de Philippe Geluck. Edition Michel Lafon, 294 pages. (Couverture avec passeport belge à découper - de Johan de Moor. Illustrations intérieures de Frédéric Jannin) 14,95 euros (Ah ! ce 95 !)

20 10 13

La poésie contre la frénésie !

_noullet couve.jpgComment dire ? Comment vous transmettre ce frémissement de l'âme que j'ai en lisant les poèmes de Lucien Noullez ? Je ne peux que vous inciter vous-mêmes à sauter le pas : osez la poésie !

 

La démarche de « Sur un cahier perdu » est fort bien expliquée par le poète en avant-propos : « Vivre entouré de torpeur, voilà sans doute aussi la condition des lecteurs de poésie aujourd'hui. Autour d'eux on pousse sur des claviers, on tripote des téléphones, on plonge dans des gros livres ou on s'endort. Les poèmes qui suivent sont souvent nés dune révolte contre la frénésie à laquelle les obligations de ces derniers mois m'entrainaient et pas seulement... »

 

Pour moi, j'ai dessiné des sigles, comme d'habitude, à côté des mots lumineux, en haut des pages que je veux relire...

Voici quelques-uns de ces vers, qui enrichissent nos êtres et illuminent un moment notre existence ; histoire de mieux la vivre ensuite.

Oh ce début de poème ! :

« Un jour

une petite symphonie sur ton épaule

te fera basculer.

Tu entendra le nom des choses... »

 

Ou ce sublime court poème :

« On va se déposer.

Poser le papillon,

poser les nerfs

dans les palais d'un parc

où des enfants heureux

jettent le sable à la barbe du monde. »

 

Laissez infuser en vous les mots, n'essayez pas d'être logiques, rationnels, mais laissez-vous porter, bercer par le coeur des mots, sa racine, son histoire inconsciente... remonteront alors à la surface de votre conscience des images, des sensations, des idées et tout cela vous nourrit, vous enrichit, vous embellit ! Les poètes nous sont indispensables, vous ne le savez pas encore ?  

 

Jacques MERCIER

 

« Sur un cahier perdu », de Lucien Noullez, poèmes, « La petite Belgique », édition L'Age d'homme », 80 pp. 15 euros. Www.lagedhomme.com

Écrit par Jacques Mercier dans Belge, Jacques Mercier, Poésie | Commentaires (0) |  Facebook | |

04 09 13

Nostalgique, mais heureuse !

index.jpgVous êtes déjà nombreux à avoir lu les avis sur le nouveau roman d'Amélie Nothomb, mais laissez-moi y ajouter quelques phrases extraites d'une lettre que je lui ai envoyée au moment de la lecture de l'avant-première du roman "La nostalgie heureuse" en juillet...

"Cette fois, comme toujours, le livre me surprend par le thème et le récit. Un roman sur le reportage d'une équipe de télévision. Tu dois deviner combien j'y retrouve les défauts, les tics, les envahissements, mais aussi l'invention que cela représente.

L'air de rien, tu déculpabilises les nostalgiques en faisant la part des choses : Proust et les romantiques, par exemple. Tu joues avec cette re-visitation du passé, qui est le grand moteur de nos vies. Le cerveau recycle et efface en permanence nos souvenirs : c'est la désormais fameuse résilience de Boris Cyrulnik...

J'aime tout : De la première phrase que tu mets en exergue et qui explique ta démarche littéraire jusqu'aux descriptions subtiles de l'air et du silence !

Picorées dans le livre, comme je le fais sur Radio-Judaïca avec Nicky Depasse, voici quelques phrases :

"Qu'est-ce qu'une caméra peut percevoir de ce qui se passe en moi ?"

"Nos villes européennes, où le temps s'est arrêté"

"Cette stèle qui annonçait le tsunami, il y a mille ans !

"Il n'y a pas d'avenir pour ce qui n'est que poétique ?"

Et j'adore cette définition de la ville de Paris : une armoire mal rangée dont on reçoit le contenu sur la tête !"

Bonne lecture ! Fan absolu d'Amélie, je suis toujours ravi de pouvoir témoigner que mon bonheur de découvrir son roman ne s'érode pas et n'est jamais déçu !

 

Jacques MERCIER

 

"La nostalgie heureuse" roman, Amélie Nothomb, Edition Albin Michel, 158 pp.16,5 Euros.

 

01 08 13

Un très beau portrait

 

images.jpg

Tandis que de la Belgique entière convergent, le 21 juillet,  regards et émotion envers un souverain affable, aimé, en passe d'abdiquer, paraît  aux Editions Racine, un ouvrage richement illustré de photographies de famille, portraits ..soutenu du récit de sa vie et du rythme alerte et agréable que lui imprime Patrick Weber.

" L'histoire est friande de paradoxes. Le souverain qui était censé ne faire qu'un passage éclair dans l'histoire de la Belgique l'a profondément marquée, au point d'incarner parfaitement une fonction qui a priori, ne llui était pas destinée. Albert II est vraiment l'homme qui a balayé toutes les idées reçues."

D'une prime jeunesse marquée par la perte  de sa Maman, la Reine Astrid, décédée accidentellement à Küssnacht (Suisse), la guerre,  la séquestration, l'exil suisse et la constitution d'une nouvelle famille, le futur souverain ne veut retenir que la force positive qui unit les membres de la famille royale. Toujours, il restera proche de son frère ainé, le Roi Baudouin.

Sa rencontre avec Paola Ruffo di Calabria scelle le mariage d'un couple dont l'amour résistera aux tempêtes et velléités séparatrices.

Abordant sans tabou ni curiosité déplacée, les vies conjugale, de famille et politique du souverain  Patrick Weber propulse au devant de la scène la saisissante faculté d'écoute du souverain et l'intuition qui à coup sûr, guide le train de ses décisions.

Bon vivant, pétillant d'humour et de judicieuses réparties, le Roi semblait faire de l'ombre à son fils aîné, le nouveau Roi Philippe. Depuis le 21 juillet, la Belgique sait qu'il n'en est rien : un nouveau Roi est né  - une Reine, aussi - ferme et déterminé, qui épouse le peuple belge avec une même bienvellance.

AE

 Albert II, Le roi & L'homme, Patrick Weber, essai, beau livre, éditons Racine, juillet 2013, 144 pp, 24,95 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Beaux Livres, Belge | Commentaires (0) |  Facebook | |

01 06 13

Le Stendhal belge

Tempo di Roma.jpgLe texte ci-dessous a paru dans l'édition belge de l'hebdomadaire Marianne datée du 1er juin 2013 :

Auteur (avec Jean Hubaux) en 1937 de Bourg-le-Rond, une sorte de Chaminadour en Wallonie, Alexis Curvers (Liège 1906-1992) est l'un de nos plus grands écrivains, à qui l'on doit Printemps chez des ombres paru en1939, mais surtout le remarquable et célébrissime Tempo di Roma qui obtint le prix Sainte-Beuve en 1957, fut adapté au cinéma en 1963, a été traduit dans nombre de langues et est sans cesse réimprimé depuis 1991 dans la collection « Espace Nord » rassemblant les fleurons du patrimoine littéraire belge francophone (la dernière date de décembre 2012).

Ce roman, rédigé dans une langue magnifique, est une sorte de city-movie entraînant le lecteur à travers les méandres de la Cité éternelle, tout en contrastes de pauvreté et de richesse, dans un tourbillon de fêtes et d'aventures façon Dolce vita de Fellini mâtinée de Mamma Roma de Pasolini.

En voici le pitch : au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Jimmy, un jeune homme sans fortune et sans relations arrive à Rome. Vivant d'expédients, il découvre peu à peu la ville tout en ayant des démêlés avec les milieux louches, les cercles mondains et le monde ecclésiastique. Il connaît en même temps une histoire d'amour avec une femme et une amitié à la fois intellectuelle, passionnée et ambigüe avec un homme brillant et mystérieux, Sir Craven.

Un bijou littéraire !

Bernard DELCORD

Tempo di Roma par Alexis Curvers, Bruxelles, Fédération Wallonie Bruxelles, collection « Espace Nord », décembre 2012, 509 pp en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,50 €

15 05 13

Ils sont fous ces Belges

Fous, Belges, Julien, Oeuillet, Philippe, DutilleulLeur dernier reportage "Bienvenue chez les p'tits" vient d'être diffusé en télévision. Julien Oeuillet et Philippe Dutilleul, un des pilliers de l'émission Strip Tease, publient "Ils sont fous ces Belges", un ouvrage qui vous propose un grand tour de la belgitude.

Des valeureux Liégeois aux francophones de Flandre, des castors wallons aux rockers bruxellois en virée, Philippe Dutilleul et Julien Oeuillet vous offrent un voyage inédit dans une Belgique atemporelle, multiculturelle et excentrique. Ils sont fous ces Belges ! vous apprendra la meilleure façon de marcher droit dans ce pays de petites chapelles et de perpétuelles désunions. Vous suivrez le pas cadencé d'une procession wallonne arborant les uniformes d'antan ou la course entre deux trains des infortunés «navetteurs» qui rallient Bruxelles chaque matin. Un tableau impressionniste agrémenté d'un énorme sourire malgré les magouilles et les querelles en tous genres. De quoi vous transformer en fin connaisseur de la Belgique ! Les deux plumes déjantées d'un Wallon de souche et d'un Bruxellois cosmopolite racontent leurs périples dans ce pays si proche de la France et si différent, où une foule de personnages bigarrés jouent, sur une scène bien réelle, la folle comédie humaine made in Belgium.

 Entretien réalisé par Brice à la librairie Filigranes le 26 avril.

Écrit par Nicky Depasse dans Belge, Brice Depasse, Vidéos | Commentaires (0) |  Facebook | |