04 04 16

L’art occidental pour tous...

Bescherelle Chronologie de l’histoire de l’art.jpgRédigée par une équipe de spécialistes de haut niveau, mais parfaitement accessible au lecteur profane, la Chronologie de l’histoire de l’art de la Renaissance à nos jours parue aux Éditions Hatier à Paris dans la fameuse collection « Bescherelle » dessine un panorama vivant et remarquablement illustré où sont mis en lumière les moments clés de l’art visuel occidental à travers des œuvres, des artistes et des contextes.

Au début de chaque siècle, une grande frise chronologique permet de situer les œuvres, puis, au fil de doubles pages, l’ouvrage les présente en fournissant un éclairage sur les mutations artistiques en jeu. À intervalles réguliers, des dossiers thématiques mettent le focus sur des genres ou des courants, tandis qu’en fin d’ouvrage, un glossaire précise le vocabulaire usuel en histoire de l’art et un index détaillé permet de s’orienter aisément.

Du concours lancé en 1401 à Florence pour l’exécution des portes nord du baptistère de San Giovanni jusqu’à la réalisation en 2006 du film Zidane, un portrait du XXIe siècle par Douglas Gordon et Philippe Parreno, les auteurs dressent ainsi l’inventaire de mille et une merveilles issues du génie d’un nombre impressionnant de créateurs inspirés.

Un livre de toute(s) beauté(s) !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de l'histoire de l'art de la Renaissance à nos jours, par Gutemie Maldonado, Marie-Paule Martin, Natacha Pernac & Neville Rowley, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », octobre 2015, 432 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 19,50 € (prix France)

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04 04 16

Minimum minimorum…

Vivre heureux dans un petit espace.jpgL’essayiste française Dominique Loreau vit depuis la fin des années 1970 au Japon où elle y mène une existence reposant sur la simplicité aussi bien matérielle que spirituelle. Elle a appris les coutumes et les pratiques ancestrales du Pays du soleil levant et elle les applique à sa façon de vivre à l'européenne. Elle organise par ailleurs des séminaires sur l 'élégance, le bien-être et l'art de mieux vivre.

Après le succès de L'art de la simplicité (Éditions Robert Laffont, 2005, repris en 2010 aux Éditions Soliflor à Bruxelles et toujours disponible), de L'art de l'essentiel (Flammarion, 2008) et de L'art de mettre les choses à leur place (Flammarion, 2014), elle publie chez le même éditeur Vivre heureux dans un petit espace, un ouvrage qui part du principe que c’en se satisfaisant d'un tout petit lieu à soi que l'on s'ouvre au monde, à tout ce qui nous entoure.

Lieu d'introspection, de rêverie, cet environnement deviendra, selon l’auteure, un reflet de notre âme et il nous permettra de vivre pleinement le moment présent sans se soucier des biens matériels.

« Un toit et un thé, tel un espace et une philosophie, c'est tout ce dont nous devrions nous satisfaire pour vivre heureux. »

Voici le commentaire d’une libraire enthousiaste, posté sur Decitre :

« Poursuivant sa réflexion sur un retour à la simplicité, Dominique Loreau nous livre un bijou de sagesse et d'érudition. À rebours des normes véhiculées par notre société de consommation, elle prône le minimalisme et la frugalité dans la décoration et l'aménagement de nos lieux de vie. Truffé de citations, mais aussi de conseils pratiques, l'ouvrage nous donne des exemples d'applications de ces principes et nous invite à reconsidérer notre désir d'opulence. »

Bernard DELCORD

Vivre heureux dans un petit espace – À la recherche d’un bonheur simple par Dominique Loreau, Paris, Éditions Flammarion, janvier 2016, 219 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,8 cm sous couverture cartonnée monochrome et jaquette en couleurs, 9,90 € (prix France)

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03 04 16

Attrape-gogos...

Les perles des réclames publicitaires.jpgL’ouvrage collectif paru aux Éditions Larousse à Paris dans la collection « Les petits bêtisiers » sous le titre Les perles des réclames publicitaires propose 200 publicités de jadis, toutes authentiques et plus saugrenues les unes que les autres, vantant par exemple des lotions pour faire repousser les cheveux, des liqueurs qui font maigrir ou encore des gilets en poils de chats radioactifs,

En voici quelques-unes :

« Si vous voulez rester toujours jeune et mince, prenez le Thé mexicain du Dr Jawas. »

« Vos cheveux tiendront si vous employez la nouvelle création de Joséphine Baker, le Bakerfix brillantiné ! »

« Revitalisez vos cheveux blancs avec le peigne du Docteur Nigris, garni de son huile végétale balsamique. »

« Le moulin à café électrique Rotary, le plus beau cadeau dont on puisse rêver, parce qu’il fait plaisir à toute la famille ! »

 « Enfin, se purger devient agréable pour tous avec la Limonette ! »

« Guérison des hémorroïdes par l’antirroïde, huile indienne ! »

« Aïe ! ma dent ! Dentobrol supprime tous les maux de dents, une goutte suffit. Produit scientifique et inoffensif. »

« Pour déboucher vos éviers et lavabos, utilisez Laxabo, le ramoneur des lavabos ! Action instantanée, dépense insignifiante. Méfiez-vous des contrefaçons ! »

« À tous vos animaux, donnez peu mais donnez bon, donnez Morupur, huile de foie de morue garantie pure. »

« Le tir est une distraction des plus agréables. Pour vous permettre de le pratiquer chez vous sans danger, achetez une carabine de précision à gaz liquéfié, pour le tir à balles. »

En faisant la comparaison avec la pub contemporaine, force est de constater qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil des marchands de camelote…

Bernard DELCORD

Les perles des réclames publicitaires, ouvrage collectif sous la direction de Carine Girac-Marinier, Paris, Éditions Larousse, collection « Les petits bêtisiers », janvier 2015, 127 pp. en noir et blanc au format 12, x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 5,90 € (prix France)

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03 04 16

Pour prendre un râteau sans crainte du ridicule…

Xavier Mathias est maraîcher bio. Il enseigne au Potager du Roi à Versailles et il transmet sa verve potagère dans sa rubrique à Rustica. Il est l 'auteur du Potager selon Xavier (Prix Saint-Fiacre 2014).

L'encyclopédie Flammarion du potager et du jardin fruitier.jpgPrésident de l 'Union Pomologique de France, Denis Retournard a été, pendant plus de 30 ans, responsable de la très riche collection fruitière du Jardin du Luxembourg, à Paris. Il enseigne au Potager du Roi, à Versailles, et a écrit de nombreux ouvrages.

Panorama des connaissances sur le potager bio à jour des nouvelles techniques, L'encyclopédie Flammarion du potager et du jardin fruitier qu’ils ont rédigée ensemble

– enseigne les gestes illustrés au moyen de pas à pas (semis, plantation, bouture, taille des fruitiers),

– apprend à s'adapter au réchauffement climatique et à faire ses graines,

– explique comment prendre soin de sa terre (type de sol, amendements, compost, paillage, engrais verts...),

– se réfère à toutes les techniques nouvelles,

– fait un focus sur la permaculture et son intérêt pour nos jardins,

– décrit les différents types de potagers (potager en carré, balcon, terrasse, urbain, sous serre...),

– consacre un chapitre entier consacré au jardin de cueillette en ville : quels contenants ? quelles astuces ?

– résout tous les casse-têtes des jardiniers : sol calcaire, sol sableux... et explique comment adopter ses méthodes de culture et choisir ses fruits et légumes,

– aborde les conditions particulières (exposition, humidité...) et les plantes adaptées,

– fournit 200 fiches pratiques sur les fruits et les légumes classés par ordre alphabétique (descriptif, photo et pictogrammes avec exposition, nature du sol, rusticité, avec un-picto spécial pour les plantes cultivables en pots...),

– expose des tableaux récapitulatifs pour tout retenir et s'y retrouver facilement,

– donne un accès facile à l'information grâce à une maquette claire et élégante, des onglets de couleurs, des encadrés récapitulatifs, plusieurs niveaux de lecture et des annexes très fournies.

De quoi refaire le jardin d’Éden !

Bernard DELCORD

L'encyclopédie Flammarion du potager et du jardin fruitier par Xavier Mathias & Denis Retournard, préface d’Alain Baraton, photographies de Laurent Bessol, Paris, Éditions Flammarion, mars 2016, 424 pp. en quadrichromie au format 20,5 x 28,4 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

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03 04 16

« Une tarte suffit pour l'horizon. » (Paul Eluard)

Tartes gourmandissimes.jpgBoulanger de grand renom depuis 1996, Éric Kayser, dont l’entreprise parisienne a essaimé dans 20 pays (en France, en Belgique, aux États-Unis, au Mexique, au Japon, en Corée, aux Émirats arabes unis, au Sénégal, au Portugal…), est aussi réputé pour ses généreuses tartes, qu'il s'agisse de classiques ou de créations originales.

Dans Tartes gourmandissimes paru chez Larousse à Paris, il vous ouvre les portes de son atelier et il vous propose de vous lancer dans la réalisation de tartes à consommer dans des circonstances diverses et dont certaines ont été spécialement conçues pour cet ouvrage.

Pour les jours de fête : tarte dacquoise aux fraises et à la pistache, tarte nougatine au chocolat au lait, tartes aux chocolats et au café, tarte à la mangue et au fruit de la Passion, tarte amandine aux framboises, tarte à l'orange meringuée…

Pour l'heure du thé : tarte Monge, tarte aux pêches et aux noisettes, tarte aux griottes comme un clafoutis, tarte aux prunes, tarte normande, tarte au citron et au basilic, tarte à la poire et au pamplemousse, tarte aux pêches et aux noisettes, tarte au melon, tarte au thé vert et aux fruits rouges, pain perdu aux fruits du moment…

Sans oublier les tartes-repas : tarte aux légumes du Sud, tarte à la courge et au gorgonzola, quiche aux endives et aux deux jambons, tarte au cabillaud et au chou kale, tarte au saumon et à l’oseille, tarte aux carottes, cheddar et orange, tarte au boudin noir et aux pommes, tarte aux patates douces et à la viande des Grisons...

Et pour rien ne rater, suivez les pas à pas pour maîtriser les bases et réussir pâtes à tarte, cuissons à blanc, crèmes, décors en chocolat ou en caramel, nougatines, meringues…

Sans jamais avoir l’air tarte !

Bernard DELCORD

Tartes gourmandissimes – 80 recettes pour fondre de plaisir par Éric Kayser, photographies de Delphine Amar-Constantini, Paris, Éditions Larousse, octobre 2015, 240 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 28,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette originale suivante :

Tartelettes sans gluten au saumon et à la chantilly

Pour 6 personnes

Préparation : 30 minutes

Réfrigération : 1 heure

Cuisson : 20 minutes

Matériel :

6 moules à tartelettes ou cercles de 8 cm de diamètre

1 poche à douille

Ingrédients :

45 g de lentilles crues

15 g de farine de riz

30 g de tapioca

3 g de sel et de poivre

2 blancs d’œufs

25 g d’eau

250 g de crème liquide bien froide

50 g de jus de citron

Quelques pluches d’aneth

120 g de dés de saumon fumé

Sel et poivre

Recette :

Réalisez la pâte sans gluten : mélangez les lentilles, la farine, le tapioca, le sel et le poivre, puis ajoutez les blancs d’œufs et l’eau chaude.

Formez une pâte homogène, puis laissez reposer 1 heure au frais.

Préchauffez le four à 180C (thermostat 6).

Étalez la pâte sur une épaisseur de 3 mm sur le plan de travail légèrement fariné.

Garnissez-en les moules à tartelettes beurrés et faites cuire à blanc pendant 20 minutes.

Montez la crème bien froide avec le jus de citron, du sel, du poivre et l’aneth ciselé.

Réservez-en un peu pour le décor.

À l’aide d’une douille, disposez la crème sur les tartelettes.

Déposez ensuite le saumon fumé et garnissez de pluches d’aneth.

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02 04 16

Une tête brûlée de La Royale…

Un libertin chez les Esquimaux .jpgGrand amateur de destinées humaines insolites et chasseur de curiosités, le très prolifique et très talentueux écrivain et historien Bruno FULIGNI a fait naguère, sur un site de vente en ligne, la découverte et l’acquisition d’un manuscrit inédit signé d’un énigmatique « P… ».

Après avoir mené l’enquête dans les archives pour en identifier l’auteur, un certain Georges Péan, Bruno Fuligni a donné dans Un libertin chez les Esquimaux paru aux Éditions du Trésor à Paris la transcription complète de cet incroyable récit autobiographique, augmenté d’une analyse introductive et de nombreuses notes.

Voici ce qu’il en dit :

« Dans un récit épistolaire composé de 41 lettres, un officier de marine breton issu d’une famille de petite noblesse sans fortune et dont la jeunesse libertine détermina l’avenir de grand voyageur retrace l’odyssée que fut sa vie.

Poussé à quitter la France et à prendre la mer vers de lointaines contrées pour se faire oublier, il sera tour à tour naufragé en Guyane, prisonnier des Anglais à bord du Britannia, explorateur à la découverte du Grand Nord aux côtés de La Pérouse avec qui il prit part à la destruction du fort Prince-de-Galles dans la baie d’Hudson en août 1782 avant d’être témoin des journées insurrectionnelles de 1792 en France.

Tout à la fois récit d’aventures et témoignage d’un voyageur lettré de la fin du XVIIIe siècle, ce texte constitue une source historique nouvelle. »

L’ouvrage se complète d’un cahier hors texte proposant le fac-similé de plusieurs pages du manuscrit d’origine, ainsi que des gravures d’époque.

Le récit palpitant d’un ancêtre littéraire du fameux aventurier Henry de Monfreid !

Bernard DELCORD

Un libertin chez les Esquimaux par Georges Péan, texte présenté par Bruno Fuligni, Paris, Éditions du Trésor, février 2016, 192 pp. en noir et blanc et un cahier photo de 8 pp. en quadrichromie au format 14,7 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 17 € (prix France).

02 04 16

« Les vêtements ne vont pas changer le monde, les femmes qui les portent, si. » (Anne Klein)

Trop fauchée pour m'habiller bon marché.jpgAbordant un thème classique dans un langage très branché, Trop fauchée pour m’habiller bon marché paru chez Soliflor à Bruxelles sous la plume de Marie Guérin, jeune collaboratrice spécialisée dans la mode du magazine ELLE Belgique, recense les 50 vêtements et accessoires de qualité aisément combinables entre eux, indispensables à la garde-robe de toute femme contemporaine désireuse de se vêtir simplement et avec style, sans pour autant mettre son compte bancaire dans le rouge.

L’auteure explique en outre avec beaucoup de verve comment entretenir ses affaires pour qu’elles durent longtemps, comment les ranger, les trier, les retoucher, les recycler, les dénicher sur le Net et dans les endroits vintage, mais aussi comment en payer le juste prix ou en décoder le langage actuel, fait d’anglicismes de toutes sortes.

Un manuel pour être perpétuellement smart et trendy

Bernard DELCORD

Trop fauchée pour m'habiller bon marché par Marie Guérin, illustrations de Marie Morelle, Bruxelles, Éditions Soliflor, janvier 2016, 131 pp. en quadrichromie au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 15 €

TABLE DES MATIÈRES :

Préface – L’ère de l’intemporel par Sophie Helsmoortel, fondatrice de la marque Cachemire Coton Soie

Introduction – Un indispensable, c’est quoi ?

LES 50 INDISPENSABLES

LES HAUTS

Le tee-shirt blanc

Le pull en cachemire

Le pull col roulé en maille torsadée

Le sweat en jersey

Le blazer noir

Le beau manteau

Le perfecto

Le trench

Une veste en jeans

Une blouse en soie

La chemise

Une marinière

 

LES BAS

Le jeans

Le jogging vraiment classe

Le pantalon chino

La petite robe noire

La jupe midi

La jupe crayon

 

LES CHAUSSURES

La paire d’escarpins noirs en cuir

La paire de richelieu ou de derbies

Les ballerines

Les tropéziennes

Les baskets

Les bottines en cuir

 

LA LINGERIE

La petite culotte

Les soutiens-gorges

Les chaussettes

La combinaison

Le legging

Les collants

 

LES ACCESSOIRES

Un bonnet et une écharpe

Un headband

Deux ceintures

Une paire de gants en cuir

Un sac en cuir noir

Une pochette fantaisie

Un bracelet

Une bague

Une fine chaîne en or

Deux perles en boucles d’oreilles

Une paire de lunettes

 

ANNEXES

Comment faire durer ses vêtements dans le temps ?

Combien coûtent les intemporels de la mode ?

Que faire du surplus ?

Le vintage

Florilège des anglicismes de la mode

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01 04 16

« Lorsque je rêve de la vie après la mort, l’action se passe toujours au Ritz. » (Ernest Hemingway)

Tout sur le Ritz.jpgErnest Hemingway affectionnait l’hôtel de la place Vendôme, qui ouvre à nouveau ses portes après quatre ans et 140 millions d’euros de travaux. Si le romancier américain se vantait d’avoir été le premier à en franchir le seuil à la Libération, l’Histoire retient que le Ritz fut, après le Trocadéro, le deuxième bâtiment parisien sur lequel flotta à nouveau le drapeau tricolore.

Inauguré en 1898, dirigé d’abord par César Ritz (1850-1918), le génial créateur suisse, avec son ami le chef cuisinier, restaurateur et auteur culinaire français Auguste Escoffier (1846-1935), de l’hôtellerie moderne et de luxe, puis présidé par son fils Charles Ritz (1891-1976) avant d’être revendu, en 1979 à Mohammed Al-Fayed, l’établissement parisien qui porte haut le nom de son créateur est devenu mythique à travers le monde.

Riche d’anecdotes, de petites et de grandes histoires, ce palace très prestigieux doit en effet d’être entré dans la légende aux stars qui y séjournèrent.

C’est, entre autres, ce que rappelle l’écrivain suisse Claude Roulet (né en 1951) qui fut assistant du président du Ritz pendant un quart de siècle – de 1980 à 2004 – et qui a pu rencontrer d’anciens clients et employés pour recueillir leurs souvenirs dans Tout sur le Ritz !, le récit passionnant d’une épopée originale et vivante de l’hôtellerie, de la gastronomie, de la mondanité et de la fête qui vient de ressortir aux Éditions de La Table Ronde à Paris (l’ouvrage avait paru en 1998, chez le même éditeur, à l’occasion du centenaire de l’hôtel).

Ainsi, Marcel Proust, habitué des lieux, y fêta son prix Goncourt en 1920. Un soir, au bar, Francis Scott Fitzgerald, évincé par une jeune femme, mangea pétale après pétale le bouquet d’orchidées qu’il lui destinait. Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors d’une alerte, Coco Chanel se glissa dans l’abri anti-aérien du sous-sol, suivie à bonne distance par sa domestique portant son masque à gaz sur un coussin. Hermann Gœring choisit le hall du Ritz pour exhiber comme un jouet son bâton de maréchal tout neuf, constellé de diamants. Le restaurant servit de décor au coup de foudre d’Ingrid Bergman et du photographe Robert Capa, puis, bien plus tard, au dernier dîner de la princesse Diana.

Comme le rappelle Claude Roulet, le Ritz fut aussi le théâtre de tous les possibles : la métamorphose du rez-de-chaussée en réplique miniature du souk de Casablanca le temps d’une fête ou encore, parce qu’une riche cliente réclamait hors saison un plateau d’oursins, l’affrètement d’un avion-taxi…

Le nec plus ultra

Bernard DELCORD

Tout sur le Ritz ! par Claude Roulet, Paris, Éditions de La Table Ronde, collection « La petite vermillon », mars 2016, 223 pp. en quadrichromie au format 11 x 17,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,10 € (prix France)

31 03 16

Presse libre et mordante…

Médor n°2.jpgSaluons comme il se doit la parution du deuxième numéro du trimestriel belge Médor, un magazine totalement indépendant, phénomène unique dans la presse de Ce Vaillant Petit Pays, totalement inféodée aux lobbies politiques et financiers !

Rédigée par une équipe motivée, engagée (à gauche, donc, mais loin des partis officiels de cette tendance politique, quoique penchant plutôt vers la couleur verte…) et très professionnelle, cette nouvelle livraison n’hésite pas à aborder des sujets qui fâchent.

En voici le sommaire :

Le dessous des cases (sur les nouvelles cartes numériques de pointage des chômeurs) par Ludi Loiseau

Les aides du désir (sur les « assistantes sexuelles » des handicapés) par Chloé Andries

Djihad express (sur la rapide radicalisation d’un « jeune » de Vilvorde) par Philippe Engels

« Ce pays est foutu ! » (sur la relance des velléités indépendantistes de la N-VA) par Luc Delfosse

Quand Electrabel faisait du business avec Cosa nostra par Raf Sauviller

Des « mauvaises » herbes ou un bon cancer ? (à propos du lobbying de Monsanto auprès des eurocrates pour défendre les « vertus » du Roundup) par Martin Pigeon

La maculée conception (sur les bébés belges issus du business des ovules espagnols) par Céline Gautier

Le document qui accable Mithra (la société pharmaceutique wallonne) par David Leloup

Le carnaval des multinationales (l’itinéraire d’un pionnier du mouvement Écolo devenu corrupteur pour les cimentiers) par David Leloup

Médor à colorier (des dessins à mettre aux couleurs de l’actualité) par Yves Prévaux

Vie et mort d’un sanglier (l’histoire du logo de la province de Luxembourg) par Céline Gautier

Le légume et le bitume (une BD sur l’agriculture dans le Brabant wallon) par Olivier Bailly & Frédéric Rébéna

Ces morts qui nous empoisonnent (sur la gestion des cimetières à Bruxelles et en Wallonie) par Isabelle Masson-Loodts

Anne Delvaux, l’insoumise (sur l’itinéraire politique au cdH de l’ancienne présentatrice du JT rtbéen) par Quentin Noirfalisse & David Leloup

Rex en Technicolor (des photos inédites et colorisées du mouvement collaborationniste de Léon Degrelle durant la Seconde Guerre mondiale) par Quentin Noirfalisse & David Leloup

Les artisans hédonistes du dancefloor (sur les artistes bruxellois produisant de la musique de danse électronique) par Serge Coosemans

Marc Van Montagu, un ambassadeur de très bonne volonté (sur le « père » gantois des OGM, intense lobbyiste de Monsanto) par Amélie Mouton

En été, des bébés comme il vous plaît (sur les statistiques de naissances en Belgique) par Joël Matriche

Les images médicales brisent leurs chaînes (sur les logiciels libres d’imagerie médicale) par Quentin Noirfalisse

« Mike, je viens d’avoir le recteur au téléphone » (l’affaire Mithra vécue de l’intérieur par un stagiaire de Médor) par Mike Pops.

Une initiative courageuse à soutenir, même si on n’en partage pas toutes les idées !

Bernard DELCORD

Médor n°2, trimestriel belge d’enquêtes et de récits, Dave (Namur), Coopérative à responsabilité limitée et à finalité sociale Médor, printemps 2016, 128 pp. en quadrichromie au format 17 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 €

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30 03 16

Bien manger pour bien vivre…

Les Aliments anticancer.jpgPour rappel, Richard Béliveau, dont nous avons déjà présenté dans ces colonnes l’ouvrage intitulé La méthode anti-cancer – Comment réduire les risques (paru chez Flammarion), est professeur de biochimie à l'Université du Québec à Montréal depuis 1984, où il est titulaire de la chaire de recherche en prévention et traitement du cancer. Il est également chercheur attaché au service de neurochirurgie de l'hôpital Notre-Dame (CHUM) et titulaire de la chaire de neurochirurgie Claude-Bertrand. Il est professeur de chirurgie et de physiologie à la faculté de médecine de l'Université de Montréal. Depuis 1996, il est le directeur du laboratoire de médecine moléculaire à l'hôpital Sainte-Justine. Il est l'auteur de plus de 230 publications scientifiques dans des revues médicales à l'échelle internationale. Ses sujets de recherche sont la prévention et le traitement du cancer.

Son collègue Denis Gingras est, quant à lui, est chercheur spécialisé en oncologie au Laboratoire de médecine moléculaire de l'Université du Québec à Montréal.

Ils ont fait paraître récemment, toujours chez Flammarion à Paris un nouvel essai, diététique celui-là, intitulé Les Aliments anti-cancer – Manger sain, réduire les risques qui se fonde sur leurs recherches et sur les études de l'Organisation mondiale de la Santé ayant démontré qu'une mauvaise qualité d'alimentation et un surpoids corporel sont responsables du tiers de tous les cancers, un pourcentage aussi important que celui causé par le tabac.

La carence en végétaux, la surconsommation d'aliments riches en sucre et en gras, l'excès de viande rouge et de charcuteries ou encore d'aliments très salés présentent un risque accru de cancer.

Les auteurs révèlent aussi que les végétaux ne sont pas uniquement source de vitamines et de minéraux, mais qu’ils possèdent des propriétés anticancéreuses très puissantes, et ces praticiens font découvrir au lecteur les bienfaits des choux, de l'ail, des oignons, des oméga-3, du soja, du curcuma, des fruits rouges, de la tomate, des agrumes, de la grenade, du café, du thé vert, du chocolat et même du vin – celui-ci avec modération – qui, ayant des propriétés anticancéreuses naturelles, contribuent à réduire les risques de développer un cancer.

Cet ouvrage clair et détaillé, tout en donnant de nombreux conseils, fait prendre conscience du pouvoir des aliments, qui représentent actuellement une des meilleures armes à notre disposition pour lutter contre cette maladie.

Bernard DELCORD

Les Aliments anti-cancer par les docteurs Richard Béliveau et Denis Gingras, Paris, Éditions Flammarion, février 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 17,8 x 21,7 cm sous couverture Intégra en couleurs, 19,90 € (prix France)