19 10 16

Temps de saisons…

Almanach des Terres de France 2017.jpgL'Almanach des Terres de France 2017 (qui constitue la 10e édition de ce best-seller) compile le meilleur et l'indispensable des régions de l’Hexagone.

Depuis sa création en 2008, cette parution annuelle égaye les 365 jours de l'année, au fil des saisons et au gré de ses rubriques.

Au fil de ses 320 pages, en images et en textes, vous découvrirez les saveurs des terroirs (gastronomie, recettes, étapes gourmandes…), vous partirez sur les plus belles routes de France (lieux insolites, promenades, maisons de personnalités…), vous profiterez d'astuces pratiques (maison, bricolage, bons plans, petits gestes écolos…), vous garderez l'esprit curieux (subtilités de la langue française, personnalités régionales, patrimoines architecturaux, croyances populaires…), vous vous ferez du bien (conseils de vie, de santé, de bien-être…), vous goûterez aux plaisirs de la lecture (poèmes, citations, 52 extraits de romans de la célèbre collection « Terres de France »…).

Et bien d’autres choses encore !

En outre, pour ce millésime 2017 de l'Almanach des Terres de France, des auteurs spécialistes dans leur domaine (gastronomie, jardin, patrimoine) ont prêté leur plume et souhaité faire partager leurs connaissances.

Un ouvrage à savourer durant toute l’année !

Bernard DELCORD

Almanach des Terres de France 2017 par Silvia André, Marie-Hélène Baylac, Marie-Charlotte Delmas, Guy Héranval, Julia Hung & Cécile Neuville, Paris, Éditions des Presses de la Cité, collection « Terres de France », septembre 2016, 320 pp. en quadrichromie au format 19 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs avec reliure à spirale, 19,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cette compilation passionnante

la recette régionale suivante :

Rôti de porc à la flamande

Pour 4 personnes

Ingrédients :

1 rôti de porc de 1 kg

3 cuillerées à soupe d'huile

100 g de lard fumé

2 oignon

25 cl de vin blanc sec

50 cl de bière blonde

1 cuillerée à soupe de cumin en poudre

1 feuille de laurier

1 kg d'endives

50 g de beurre

Le jus d'½ citron

Sel, poivre

Recette :

Versez l'huile dans une cocotte à fond épais, faites chauffer sur feu moyen, mettez le rôti à dorer sur toutes ses faces.

Coupez le lard en petits dés.

Épluchez et émincez les oignons.

Ajoutez-les dans la cocotte et faites-les légèrement dorer en remuant.

Salez, poivrez, versez sur le rôti le vin et la bière, ajoutez le cumin et le laurier, couvrez la cocotte et laissez cuire doucement pendant 1 heure en retournant le rôti deux ou trois fois.

Pendant ce temps, nettoyez les endives.

Dans une cocotte, faites fondre le beurre, posez-y les endives côte à côte, arrosez-les du jus du ½ citron, salez, poivrez, couvrez et faites cuire très doucement 30 à 35 minutes en retournant régulièrement les endives.

10 minutes avant la fin de la cuisson du rôti, ajoutez les endives autour.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Vie pratique | Commentaires (0) |  Facebook | |

19 10 16

Traître, et fier de l’être…

Degrelle 1906-1994.jpgPhilosophe de formation, ancien éditeur [1] et enseignant [2], Arnaud de la Croix qui est déjà l'auteur, aux Éditions Racine à Bruxelles, d'Hitler et la franc-maçonnerie, des Illuminati et de La Religion d'Hitler, vient de faire paraître dans la même maison et sous un titre laconique, Degrelle 1906-1994, la première biographie politique d’importance du « beau Léon », l’archétype en Belgique de la trahison sous toutes ses formes (idéologique, militaire, raciste, opportuniste et crapuleuse) durant la Seconde Guerre mondiale.

Voici la présentation de l’ouvrage fournie par les Éditions Racine :

« Cette première biographie complète explique comment un jeune catholique, doué pour l'écriture comme pour la parole, finit dans la peau du dernier grand chef nazi.

Arnaud de la Croix a mené une enquête approfondie sur l'attirance précoce de Léon Degrelle pour la poésie et son intérêt, dès l'adolescence, pour l'autoritarisme (D'Annunzio, Mussolini) comme pour le nationalisme (Maurras), et sur sa véritable fascination pour le Führer jusqu'à son exil en Espagne.

Il met également au jour nombre de détails inédits, fait la part des choses et décrit avec précision les relations de Degrelle avec des personnages hors du commun comme monseigneur Picard, Hergé, l'abbé Wallez, le cardinal Van Roey, le roi Léopold III, Paul Van Zeeland ou Paul-Henri Spaak. Mais aussi Goebbels, Himmler et Hitler. »

On pourrait y ajouter le nom du publiciste et romancier Robert Poulet, homme du roi cité à diverses reprises, sans qu’il soit fait mention de leur clash fameux consécutif du discours de Degrelle sur la germanité des Wallons (Liège, 17 janvier 1943), ouvrant la voie à l’éclatement de la Belgique en deux Gaue, États satellites du Reich, Degrelle se voyant ipso facto futur Gauleiter de Wallonie, mais le cas de l’écrivain liégeois est une autre histoire à écrire…

La science d’Arnaud de la Croix est grande, et son exposé ne manque ni d’intelligence, ni de perspicacité, ni de mesure, une jolie performance intellectuelle s’agissant de voir clair dans le jeu brouillé d’un criminel mythomane, roublard et sans vergogne.

Cet essai passionnant , qui se penche aussi longuement sur les magouilles politiques de l'establishment d'avant-guerre, se complète d’un avant-propos de l’historien belge Alain Colignon [3], d’une postface du Français Jean-Louis Vullierme [4], d’un index détaillé et d’une vaste bibliographie – on y regrettera néanmoins l’absence de trois ouvrages de l’historien Eddy De Bruyne, spécialiste s’il en est de la collaboration rexiste, à savoir Léon Degrelle et la Légion Wallonie : la fin d’une légende (Luc Pire, 2013), Les commandos wallons d’Hitler (Luc Pire, 2014), tous deux édités par votre serviteur, ainsi que son Encyclopédie de l’Occupation, de la Collaboration et de l’Ordre Nouveau en Belgique francophone (Cercle Segnia, La Roche, 2016) –, le tout constituant désormais la référence incontournable sur le bouillant Bouillonnais.

Chapeau !

Bernard DELCORD

Degrelle 1906-1994 par Arnaud de la Croix, avant-propos d’Alain Colignon, postface de Jean-Louis Vullierme, Bruxelles, Éditions Racine, septembre 2016, 224 pp. en noir et blanc + 1 cahier photos de 8 pp.  en quadrichromie au format 15,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,95 €

 

[1] Aux éditions Le Cri, Duculot, Casterman et Le Lombard.

[2] À l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

[3] Attaché au Centre d’études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines (Cegesoma) à Bruxelles.

[4] Agrégé de philosophie, docteur d'État en droit et docteur en philosophie politique, ancien professeur à la Sorbonne.

17 10 16

« Un repas est insipide, s’il n’est assaisonné d’un brin de folie. » (Érasme)

Grammaire illustrée du néerlandais (cover).jpgRééditée une première fois par votre serviteur en 1992 (la parution princeps datant de 1988) aux Éditions Didier Hatier à Bruxelles, la Grammaire illustrée du néerlandais de Gaston Rosen est toujours disponible sur le marché, aux Éditions Érasme à Namur cette fois.

Il s’agit d’un ouvrage didactique pérenne pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce qu’il s’adresse au grand public, et pas seulement aux élèves et aux étudiants.

Ensuite, parce qu’il est d’une très grande clarté dans son exposé, au demeurant fort complet, de la morphosyntaxe de la langue de Vondel.

Mais aussi parce qu’il a une double matrice : son sommaire renvoie à un exposé de thèmes grammaticaux successifs en 200 unités et son index de mots clés en fin d’ouvrage renvoie directement aux unités concernées.

Grammaire illustrée du néerlandais (Hägar Dünor).jpg

(Ai-je dit quelque chose de mal ?)

Enfin, last but not least, parce que de nombreux exemples sont fournis sous forme de cartoons issus de la série mondialement célèbre des aventures du Viking Hägar Dünor dessinées par l’Américain Dik Browne.

Pour apprendre vite et en souriant…

Bernard DELCORD

Grammaire illustrée du néerlandais par Gaston Rosen, illustrations de Dik Browne, Namur, Éditions Érasme, mai 2015, 144 pp. en bichromie au format 19,5 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 €

13 10 16

« Jamais homme noble ne hait le bon vin. » (François Rabelais)

Le grand Larousse du vin.jpg« Quand le vin devient une passion, écrit fort justement l’éditeur de l’ouvrage, il vous invite au voyage, car il y a partout dans le monde des milliers de crus différents.

Cependant, il est parfois difficile de s'y retrouver.

La nouvelle édition – la première a paru en 2010 – du Grand Larousse du vin vous aidera à mieux connaître les produits viticoles, mais aussi à devenir un amateur éclairé pour qui les termes de gouleyant, tuilé, charpenté, soyeux... n'auront plus de secret !

Partez à la découverte de la vigne et du vin : les différents cépages, les terroirs et leurs caractéristiques, les étapes de fabrication et les techniques de vinification...

Apprenez à choisir, conserver et déguster le vin : comment décrypter une étiquette, acheter au juste prix, aménager une cave, associer correctement un plat et un vin, s'initier à l'art subtil de la dégustation...

Faites le tour des grands vignobles du monde entier : ceux des différentes régions de France, mais aussi ceux des autres pays d'Europe, des États-Unis et du Canada, d'Amérique latine, sans oublier d'Afrique du Sud, d'Australie et d'Asie. »

Avec 37 cartes des pays et des régions viticoles, 240 fiches sur les régions et les vins du monde entier, plus de 60 portraits de domaines et de propriétaires des plus grands vins du monde, mais aussi plus de 700 photographies et un tableau des millésimes, vous avez-là sans conteste l’un des plus grands monuments d’œnologie !

Bernard DELCORD

Le grand Larousse du vin ouvrage collectif, préface d’Olivier Poussier, Meilleur Sommelier du Monde Paris, Éditions Larousse, septembre 2016, 656 pp. en quadrichromie au format 24 x 30,4 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,95 € (prix France)

13 10 16

« Je n'aime que la nouveauté extrême ou des choses du passé. » (Berthe Morisot)

Berthe Morisot.jpgFemme « rebelle » dotée d’un solide caractère et d’un immense talent, Berthe Marie Pauline Morisot (née le 14 janvier 1841 à Bourges et morte le 2 mars 1895 à Paris) est une peintre française, membre fondateur et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'impressionnisme, composé notamment de son beau-frère Édouard Manet, d’Edgar Degas, d’Alfred Sisley, de Camille Pissarro, de Pierre-Auguste Renoir et de Claude Monet [1].

Jean-Dominique Rey, écrivain et critique d'art, qui écrit que « son œuvre, intacte et sans une ride, s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus hautes de son temps et révèle qu'elle fut souvent en avance et sut ouvrir la peinture à des voies nouvelles », lui consacre chez Flammarion à Paris une remarquable monographie bellement imagée de 209 illustrations et sobrement intitulée Berthe Morisot, dans laquelle il pose un regard sensible sur « la belle peintre » [2] et réunit une anthologie commentée de grandes plumes de l'époque, Edmond About, Émile Zola, Stéphane Mallarmé, Camille Mauclair,  Félix Fénéon, Joris-Karl Huysmans, Guillaume Apollinaire, Henri de Régnier ou Paul Valéry, qui reconnurent très tôt ses dons artistiques exceptionnels ou se penchèrent avec admiration sur ses toiles.

Dans la préface, Sylvie Patry, directrice générale-de la fondation Barnes (Philadelphie) après dix ans passés au musée d'Orsay, confronte son œuvre à celles de ses pairs, et met en lumière la modernité et l'originalité de ce « peintre singulièrement peintre ».

On doit à cette artiste d’exception de très nombreuses œuvres majeures, comme Vue du petit port de Lorient (1869), Le Berceau (1872), La Chasse aux Papillons (1874), Eugène Manet à l'île de Wight (1875), Femme en noir ou Avant le théâtre (1875-76), Bords de Seine (1883), Julie avec sa poupée (1884), Autoportrait (1885), Jeune fille en jersey bleu (1886), Julie avec un chat (1887), La Cueillette des oranges 1889), Le Cerisier (1891), La Coiffure (1894)…

Berthe Morisot, Le Berceau.jpg

Berthe Morisot, Le Berceau,

huile sur toile, 56 × 46 cm, 1872, Musée d’Orsay.

De pures merveilles !

Bernard DELCORD

Berthe Morisot par Jean-Dominique Rey, préface de Sylvie Patry, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 27,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Berthe_Morisot

[2] C’est le titre d’un de ses chapitres.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 09 16

La Foire du Verre de Lasne 2016

Foire du Verre de Lasne 2016 (affiche).jpg

C’est au centre sportif de Lasne que se tiendra les 1 et 2 octobre 2016 la 26e édition du plus grand rassemblement européen des passionnés de la verrerie.

À l'honneur, pour la deuxième année, le souffleur de verre, un métier de l’art du verre, un savoir-faire qui se transmet de maître en maître.

Historique :

La 1e Foire du Verre de Belgique voit le jour dans le cadre de la 1re foire en plein air de Lasne en 1991.

Elle accueille, l’année suivante déjà, quelques grands spécialistes du verre et du cristal.

Dès 1993, elle devient une référence dans le domaine. Son succès va croissant, les exposants se bousculent, les visiteurs affluent.

Aujourd’hui, elle est le rendez-vous incontournable des spécialistes, collectionneurs, chineurs, antiquaires, designers, décorateurs… en un mot, de tous les passionnés du verre ancien et moderne, du cristal et de l'argenterie.

Du Val Saint Lambert au Saint-Louis, du Vonêche au Baccarat, du Chênée au Murano, du Bohème au Daum, les pièces viennent de l’Europe entière.

Certaines d’entre elles sont uniques, d'autres qu'on pensait introuvables se dénichent comme par enchantement. Il y en a pour tout le monde et pour tous les porte-monnaie.

Artisans, artistes et maîtres en la matière feront partager leur art et leur maîtrise du verre et du cristal lors de démonstrations spectaculaires.

L’artiste et souffleuse de verre Jane-Sylvie Van den Bosch, maître en la matière, vous proposera une initiation à cet art étonnant.

Foire du Verre de Lasne (intérieur).jpg

La Foire du Verre soutient les Amis des aveugles

Attachée aux valeurs humaines, la Foire remettra, le dimanche matin, un chèque de 2 500 euros aux Amis des Aveugles, somme ayant contribué à l’éducation et à l'achat du chien d’aveugle qu’une personne malvoyante recevra ce jour-là.

Informations pratiques :

Centre Sportif de Lasne

Route d'Ohain 9A

1380 Lasne

Samedi 1er et dimanche 2 octobre 2016

De 10h00 -18h00

Site : www.foireduverre.eu

Entrée : 6 €

Gratuit pour les moins de 16 ans

Service de navette gratuite entre la Foire du Verre et les gares de Genval et Braine l’Alleud

(+32 (0) 495 304 817)

Contact Presse :

Micheline Vande Zande

+ 32 (0) 475 775 999

micheline@mvdz.be

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Evénements | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 09 16

Une efflorescence millénaire de la musique et des arts

1000 ans de rayonnement artistique liégeois.jpgC’est dans une nouvelle collection dirigée par votre serviteur que les Éditions de la Province de Liège ont publié le dernier opus en date du prolifique historien d’art belge Bernard WODON [1], un beau livre intitulé 1000 ans de rayonnement artistique liégeois, abondamment illustré, dans lequel il fait le tour de l’une des régions les plus riches d’Europe sur le plan de l’histoire de l’art.

Voici le texte de la quatrième de couverture :

« “Cité ardente” ou “Cité aux cent clochers”, Liège, chef­-lieu d'une province de 4 000 km2 et d'un million d'habitants environ, offre aujourd'hui de multiples visages.

De 985 à 1795, elle fut la capitale d'une principauté épiscopale de 6 000 km2 au diocèse trois fois plus étendu.

Ce “flori-Liège”, où l'ancien côtoie le nouveau en générant le futur, actualise et synthétise pour le grand public l'évolution chronologique des formes plastiques (architecture, sculpture, peinture, décor quotidien) et des formes phoniques (musique vocale et instrumentale).

Une abondante illustration permettra aux œuvres jalons d'y scintiller aux côtés de l'énumération de celles de Dame Musique “sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont”, pour reprendre le dernier vers de l'Hymne au Soleil d'Edmond Rostand. »

L’auteur y rend accessible à tous et dans une langue française admirable– chose ô combien rare de nos jours… – les œuvres du patrimoine largement méconnu et pourtant incroyablement riche de ce qui fut une principauté épiscopale relativement démocratique avant de passer la main, après la Révolution française et ses remous, à une province belge particulièrement riche et dynamique sur de nombreux plans.

Une promenade historique qui mène le lecteur à la découverte des trésors de la cathédrale de Liège jusqu’à la gare de Santiago Calatrava en passant par la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, le château de Bouillon, la cuve baptismale de la collégiale Saint-Barthélemy (une œuvre majeure du Moyen Âge occidental, fondue par Renier de Huy), l’évangéliaire d’Averbode, les œuvres du Maître de Flémalle, le reliquaire de Charles le Téméraire, le palais des Princes-Évêques, le château de Jehay, les tableaux de Lambert Lombard, le château de Modave, le palais de Jean Curtius, la statue de Louis XIV en empereur romain par Jean Warin (elle est conservée au château de Versailles), le Perron liégeois, la Crucifixion d’Englebert Fiesen, la cage d’escalier du château d’Aigremont, les compositions musicales de Jean-Noël Hamal, d’Antoine-Frédéric Gresnick et d’André-Ernest-Modeste Grétry, le célèbre Portrait de Napoléon Premier Consul peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres, la synagogue de Liège, la promenade dite des « Sept Heures » à Spa, le studio d’Eugène Ysaÿe, le Musée des Beaux-Arts de la Boverie et ses collections magnifiques, le Faune mordu de Jef Lambeaux, la tour Schöffer, le Musée de la Vie wallonne, le bâtiment rénové de l’Opéra royal de Wallonie, le Plongeur d’acier, statue d’Idel Ianchelevici, et la très contemporaine tour des Finances…

Et d’innombrables autres merveilles !

Bernard DELCORD

1000 ans de rayonnement artistique liégeois par Bernard Wodon, Liège, Éditions de la Province de Liège, septembre 2016, 285 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 26,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 €

 

[1] Docteur en philosophie et lettres de l’Université catholique de Louvain (Département archéologie, histoire de l'art et musicologie), Bernard Wodon a enseigné à l'Université de Liège et à l'Institut des hautes études des communications sociales de Bruxelles (I.H.E.C.S.). Le Service public de Wallonie l’a requis pour les procédures de classement et la rédaction des notices de divers inventaires du patrimoine monumental.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

13 09 16

Un artiste inclassable…

Henri Fantin-Latour (cover).jpgÀ l’occasion de l’exposition Fantin-Latour. À fleur de peau [1] organisée à Paris entre le 14 septembre 2016 et le 12 février 2017 au Musée du Luxembourg par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le musée de Grenoble, en collaboration avec le musée d’Orsay, les Éditions Gallimard ont fait paraître sous la plume de Leïla Jarbouai [2], dans leur fameuse collection « Découvertes », un magnifique petit opus sobrement intitulé Henri Fantin-Latour.

Écoutons l’auteure :

« Peintre ayant cherché pendant toute sa vie à concilier réalisme et idéal, Henri Fantin-Latour (Grenoble,1836-Buré, 1904) s’essaie à l’autoportrait dès l’âge de 17 ans – une cinquantaine suivront.

Il renouvelle le portrait de groupe avec ses grands tableaux-manifestes Hommage à Delacroix (1864), Un Atelier aux Batignolles (1870) ou Un coin de table (hommage aux poètes parnassiens, 1872).

Véritable portraitiste de fleurs, genre dans lequel il est très prolifique, Fantin-Latour excelle dans l’art de traduire la subtilité des couleurs et des matières.

Ce grand mélomane puise également dans les opéras de Wagner et dans la musique de Schumann, Brahms et Berlioz une partie de son inspiration.

À partir de 1890, il n’expose plus au Salon que des œuvres d’imagination, proches du symbolisme.

Henri Fantin-Latour (Un coin de table).jpg

Un coin de table, 1872, Paris, Musée d'Orsay.

Artiste à fleur de peau, Henri Fantin-Latour s’impose, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle. »

Un événement à ne pas manquer !

Bernard DELCORD

Henri Fantin-Latour par Leïla Jarbouai, Paris, Éditions Gallimard et Réunion des Musées nationaux-Grand Palis, hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », septembre 2016, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Informations pratiques :

Adresse :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

F-75006 Paris

Tél. : 00 33 1 40 13 62 00

Horaires :

Ouverture tous les jours de 10h30 à 19h (il n’y a aucun jour de fermeture hebdomadaire).

Nocturne les vendredis jusqu’à 22h.

Ouverture de 10h30 à 18h les 24, 31 décembre.

Fermé le 25 décembre.

Dernière entrée 45 minutes avant l’heure de fermeture.

Début d’évacuation des salles 15 minutes avant l’heure de fermeture du musée.

Tarifs :

Plein : 12 €.

Réduit : 8,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et familles nombreuses).

Spécial Jeune : 8,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h)

Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.

Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand) sont proposés sur place à la location au tarif de 5 € par appareil.

Suite à la mise en place de l’état d’urgence et au renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate, un seul sac par personne (type sac à main format A3 maximum) sera autorisé dans l’enceinte du Musée du Luxembourg. Aucun sac, cabas, bagage ou objet encombrant ne sera admis, y compris au vestiaire.

 

[1] Première rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour à Paris depuis l’exposition de référence consacrée au peintre dans les galeries nationales du Grand Palais en 1982.

[2] Elle est conservatrice au musée d'Orsay.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

13 09 16

« L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. » (Colette)

Claudine à Paris.jpgAuteure d’un essai (paru en 2004) intitulé Colette et la Belgique coédité par les Éditions Racine à Bruxelles et l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, Jeanne Augier a fait paraître chez Avant-Propos à Waterloo le texte d’une pièce inédite, Claudine à Paris, adaptée par Willy (Henry Gauthier-Villars, 1859-1931) et Luvey (pseudonyme d'Aurélien Lugné-Poe, 1869-1940 et Charles Vayre, 1873-1941) du roman de Willy et Colette (Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, alors épouse de Willy – jusqu’en 1910) paru en mars 1901.

Cette comédie en trois actes (avec un prologue, Claudine à l'école) fut créée au Théâtre des Bouffes-Parisiens en 1902, avec, dans le rôle-titre, une légendaire vedette·du café-concert, Polaire (Émélie Marie Bouchaud, 1874-1939). Colette interprétera elle-même Claudine sur des scènes à partir de 1908.

Voici l’argument de Claudine à Paris :

« Claudine et son père ont quitté leur village de Montigny pour s’installer à Paris, où la jeune fille se remet d’une maladie qui lui a coûté ses beaux cheveux longs. Lorsqu’elle reprend des forces, c’est pour relater dans son journal les exploits de sa chatte Fanchette, ses explorations dans la capitale et, surtout, ses nouvelles rencontres. Elle fait ainsi la connaissance de son neveu Marcel, dont elle se fait rapidement un ami, et du jeune père de ce dernier, Renaud, qui ne la laisse pas indifférente. » [1]

Ce texte « qui avait mystérieusement disparu », est complété d'un dossier rassemblé par Jeanne Augier qui retrace le parcours des romans et de la pièce jusqu'à ses adaptations pour l'écran, notamment les téléfilms réalisés en 1978 par Édouard Molinaro.

Rappelons au passage que les liens de Colette avec la Belgique furent nombreux, puisqu’elle fit éditer en 1923 un texte du jeune Georges Simenon (La petite idole) qui le lança en France, qu’elle a été une amie intime de la reine Elisabeth qu'elle avait rencontrée en 1931 et qu’elle fut membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique de 1935 jusqu’à son décès.

C’était une immense styliste littéraire.

Bernard DELCORD

Claudine à Paris par Willy et Luvey (d'après Willy et Colette), dossier réuni par Jeanne Augier, Waterloo, Éditions Avant-Propos, mai 2016, 176 pp. en quadrichromie au format 17 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 €

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Claudine_%C3%A0_Paris

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Théâtre | Commentaires (0) |  Facebook | |

09 09 16

Prophète de malheur…

L'Accusateur ou La Comédie étranglée.jpgHomme de radio et de télévision, professeur, artiste plasticien, Pascal Vrebos est tout cela, mais il est aussi dramaturge (il a rédigé une trentaine de pièces de théâtre [1] dont certaines ont été jouées en Belgique, en France, en Allemagne, au Congo et aux États-Unis et ont été traduites en néerlandais, en allemand, en anglais et même en roumain).

Il a fait paraître à Marcinelle, aux Éditions du CEP, le texte de L'Accusateur ou La Comédie étranglée, un « soliloque menaçant » (c’est le sous-titre de la pièce) qui a été joué au Théâtre de Poche à Bruxelles en mai dernier.

On y voit une sorte de prophète apocalyptique prénommé Jean et qui prétend parler au nom du Créateur éternellement silencieux lancer des imprécations contre l’espèce humaine, ses fourberies, ses bassesses, son égoïsme, sa bêtise, sa méchanceté, son hypocrisie, ses fausses croyances, sa morale étriquée, ses idéologies dévastatrices, son inertie, sa haine de l’autre, sa finitude, sa crasse physique et morale, mais aussi contre l’univers tout entier, en proclamant avec force que la fin est proche, à la manière du professeur Philippulus de Tintin et l’étoile mystérieuse.

Mais si ce frère de Bardamu, l’imprécateur du Voyage au bout de la nuit, casse joyeusement la baraque, c’est malgré tout avec l’espoir ténu que le jour puisse se lever, car sa dernière phrase lancée au public est : « À vous de jouer maintenant ».

À qui perd, perd, comme disait Coluche…

Bernard DELCORD

L'Accusateur ou La Comédie étranglée par Pascal Vrebos, Marcinelle, Les Éditions du CEP, collection « Signatures et Théâtre », mai 2016, 58 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 8 €

 

[1] 23 d’entre elles ont notamment été réunies dans un ouvrage paru en 2009 aux Éditions Le Cri à Bruxelles sous le titre Œuvre théâtrale complète et nous en avions vanté les mérites à l’époque : (http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/tag/vrebos...)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Théâtre | Commentaires (1) |  Facebook | |