23 06 16

« Dieu lui-même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises. » (Aurélien Scholl)

Les 50 petits trucs (infaillibles) du marketing.jpgComment AirBnb invente-t-il le « markète-toi toi-même » ? Pourquoi YouTube fait-il de nous des stars ? Comment Le Slip Français s'impose-t-il sur un marché saturé en reprenant l'esprit potache ?

S’adressant aux entrepreneurs et aux marketeurs à la recherche de nouvelles tendances ou aux étudiants en quête d'idées flash, mais aussi plus largement aux consommateurs que nous sommes tous pour mieux comprendre les méthodes de persuasion publicitaires, Les 50 petits trucs (infaillibles) du marketing publié à Paris aux Éditions François Bourin sous la plume d’Emmanuel Malard, un professionnel du marketing diplômé de l’IEP de Lyon et cadre dans une entreprise multinationale, met en lumière, à travers 50 marques, 50 manières de réussir grâce à des « petits trucs du marketing » simples, mais terriblement efficaces.

Grâce à ces « dessous du succès » immédiatement opérationnels, le lecteur professionnel trouvera des clefs pour développer des idées neuves sur les marchés traditionnels et du numérique.

« Si on ne devait lire qu'un livre de marketing... ce serait celui-là ! », assure son éditeur.

C’est un peu excessif, mais pas dénué de fondement !

Bernard DELCORD

Les 50 petits trucs (infaillibles) du marketing par Emmanuel Malard, Paris, Éditions François Bourin, collection « Les dessous du succès », mai 2016, 224 pp. en noir et blanc au format 13 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)

Extrait :

Apple

Il était une fois… le storytelling

Dorénavant, les marques nous racontent des histoires. Elles racontent leurs origines, réelles ou fantasmées, ou la vie de leur créateur. Est-ce nouveau ? Pas forcément, rappelez-vous : en 1898, les frères Kellog révolutionnent par erreur le petit déjeuner en fabriquant des pétales de maïs, c’était précisé sur tous les paquets de céréales de notre enfance !

Mais le storytelling a trouvé son plus fort écho auprès du public via la vie politique et notamment les campagnes électorales articulées en une série de « séquences thématiques » orchestrées par les communicants. Et il s’est intensifié avec l’arrivée des sociétés de la nouvelle économie, toutes fondées sur une expérience fondatrice qu’aime à nous raconter leur dirigeant : de la pénurie d’offres d’hébergement à San Francisco pour AirBnB jusqu’au Noël en famille auquel n’a pas pu assister le créateur de Blablacar faute de billets de trains disponibles… Pourquoi nous raconter des histoires ? Tout simplement parce qu’on dit qu’une bonne histoire est vingt-deux fois plus efficace que l’évocation d’un simple fait !

La marque qui excelle à cet art du récit, et ce depuis sa création, est incontestablement Apple. Pur produit de la Silicon Valley californienne, ayant connu des hauts et des bas propices à l’élaboration d’un récit, à l’image de la traversée du désert de son fondateur, Apple pratique un marketing savamment mis en scène et ritualisé, avec des produits épurés, une communication décalée, une large place accordée à l’esthétique, et la valorisation de la spécificité de ses utilisateurs (position toutefois plus difficile à tenir quand les ventes commencent à se massifier…)

Les prises de parole d’Apple respectent un code assez strict de la narration, établi dès les premiers lancements de produit. Quand Steve Jobs présente l’Ipod en 2001, lors d’une de ces fameuses “keynotes”, les lecteurs MP3 existent déjà et il le reconnaît d’ailleurs en préambule. Commence-t-il par montrer son produit ? Non, l’effet n’aurait pas été le même. Il évoque son amour de la musique, sa collection de CD, les difficultés à emmener avec soi ses musiques préférées et invite l’audience à imaginer un monde idéal où l’ensemble de ses disques ne quitterait pas sa poche. Et c’est seulement à ce moment-là, après cette intervention très construite (initiée par la recherche de l’adhésion du public avec un centre d’intérêt commun et la mise en évidence d’un « problème ») que le produit est montré au grand jour, s’assurant ainsi une répercussion qu’il n’aurait pas eu dans une présentation classique. Ce format sera répété à l’envie, créant une forme d’attente (quelle autre marque peut convoquer cinq cents journalistes avec un simple bristol intitulé « Nous avons quelque chose à vous dire » ?) et quelques désillusions lorsque les produits ne sont plus aussi épiques que la légende.

Ce qui change pour le consommateur ? Il a l’impression d’acheter non seulement le produit mais aussi de s’approprier un peu du mythe de la marque, de se reconnaître dans son histoire, de s’approcher de l’esprit de son fondateur… Les possesseurs d’iPhone vous le diront, qui de citer la Californie et son esprit cool, qui de mentionner la figure christique d’un Steve Jobs ou encore d’évoquer la genèse de la société dans le garage d’un pavillon de banlieue. Une incarnation de l’Amérique, ni plus ni moins. Au même titre que l’aura de la marque de joaillerie new-yorkaise Tiffany, ou que d’autres produits emblématiques outre-Atlantique : la Ford Mustang, vendue au prix d’une Ford Mondeo aux États-Unis, conserve cette puissance d’attraction « mythique » en Europe. Et pour Apple, peu importe la montagne de cash-flow générée par les ventes d’Iphone, les usines chinoises de Foxconn aux conditions de travail dont il est permis de douter, c’est le fameux “design in California”, figurant en bonne place sur l’emballage, qui l’emporte et qui confère à la marque sa valeur si particulière. Portée par un portfolio de produits à la finition souvent irréprochable et par plusieurs décennies de storytelling, la marque Apple est ainsi l’une des seules marques d’électronique que l’on peut offrir, comme on se transmettrait, entre initiés, une belle histoire.

Table des matières :

AirBnB

Alpine

Amazon

Apple

Armor-Lux

Auchan

Batman (DC Comics)

Bercy Arena (AccorHotels Arena)

Blablacar

Candy Crush (King / Activision)

Carrefour

Cetelem

Coca-Cola

Cochonou

Dacia

Darty

Disney

DS (Groupe PSA)

Europe 1

GoPro

Guinness

Kindle (Amazon)

La Poste

Le Slip Français

Lego

Leroy Merlin

M & M’s

Mammouth

Matmut

McDonald’s France

Michel et Augustin

Monoprix

Nespresso

Netflix

Nina Ricci

Oasis

Ola (France Télécom)

Only Lyon

Peeple

Playstation

Plus belle la vie

Prince de Bretagne

Red Bull

Samsung

Sony Music

Uber

Unibail-Rodamco

Vente-Privée

Volvo Trucks

YouTube


 

23 06 16

Qui bono ? – À qui profite le crime ? (Cicéron)

Dictionnaire et vocabulaire du latin (Larousse).jpgPar les temps qui courent de populisme électoraliste et de déliquescence subséquente des contenus des programmes scolaires, en guise de réplique aux cuistres et aux ignares qui ont décidé de trucider l’enseignement du latin sous prétexte qu’il s’agit d’une langue morte, et pour infliger un camouflet aux « pédagogues » des gogues ministériels qui voient dans l’étude de la langue de César et dans la lecture de Sénèque des pratiques suspectes parce qu’« élitistes », mot cache-sexe de leur incurie, de leur démagogie et de leurs aigreurs jalouses, osons un acte de résistance : la consultation quotidienne du Dictionnaire latin et du Vocabulaire latin parus chez Larousse, deux ouvrages collectifs accessibles à tous et ô combien passionnants, qui plongent leur utilisateur au cœur des origines de notre langue, mais aussi de la plupart de celles du pourtour méditerranéen ainsi que de la culture de l’Europe de l’Ouest, de l’Afrique francophone et du Maghreb.

C’est que l’enjeu est d’importance, celui du vivre ensemble, du penser ensemble et du parler ensemble dans le respect de tous et de soi-même, car, comme l’assurait Malcolm X peu de temps avant son assassinat : « Vous ne pouvez pas haïr les racines d'un arbre et ne pas haïr l'arbre tout entier ».

Aujourd’hui, parmi les jeunes générations, la faillite de l’orthographe et du vocabulaire est patente, avec son lot d’incompréhension du discours des autres, d’incapacité à lire les textes littéraires – et pas seulement – et de formatage de la pensée en stéréotypes et en slogans puérils.

Il suffit, par exemple, de lire la presse, papier ou sur Internet, pour s’en convaincre…

Or, ce n’est pas tant à la capacité plus ou moins grande des jeunes à apprendre ce qu’on leur enseigne qu’il faut imputer cette faillite (il y a toujours eu de bons élèves, des moins bons et des cancres…), mais bien à l’incapacité et à l’incompétence de nombre de leurs maîtres, eux-mêmes incapables d’écrire sans fautes d’orthographe et de syntaxe…

 Qui bono ? À qui profite le crime, comme le demandait Cicéron avec insistance dans un plaidoyer fameux ?

À la société tout entière, qui a dévalorisé l’école et ses enseignants et continue de le faire, au point que des régiments entiers de ceux-ci quittent la profession ou l’exercent avec dépit, quand ce n’est pas la boule au ventre, et pas uniquement dans les écoles-poubelles, tant leur rôle et leur statut sont décriés…

Fort logiquement, la formation des profs a suivi une courbe descendante orientée, dans certaines branches, vers la spécialisation technique et, dans d’autres, vers l’apprentissage ludique, tout en faisant passer la culture générale et langagière par pertes et profits…

Aujourd’hui, les écoles normales et les universités octroient des diplômes de formateurs à bien des récipiendaires sans grandes connaissances grammaticales – un concepteur de programmes nous a même un jour assené qu’avec une quinzaine de règles, on évite 80% des fautes, et que c’est bien suffisant… –, dont le mémoire de fin d’études et les préparations de cours sont truffés d’erreurs de français, et on tolère qu’ils sévissent ad vitam perpetuam dans des classes au sein desquelles ils distillent leur inculture sans se remettre en question !

Or, à quoi sert de savoir encoder un texte en Word si on est incapable de le rédiger ou de comprendre ce que l’on recopie ? À quoi sert d’apprendre une langue étrangère quand on ne connaît pas – ou à peine – sa langue maternelle ? À quoi sert un raisonnement scientifique mal étayé ? À quoi sert une pensée brouillonne ?

Et que l’on ne vienne pas nous taxer d’intentions ségrégationnistes !

Les plus habiles utilisateurs de la langue française ne sont-ils pas de nos jours des écrivains maghrébins, libanais ou congolais, à l’instar de Tahar ben Jelloun, Amin Maalouf, in Koli Jean Bofane ou Valentin-Yves Mudimbe ?

Il est vrai qu'ils ont été, chez eux, à bonne école...

Bien entendu, notre philippique, si elle ne vise pas collectivement les élèves, ni même les enseignants – comment leur reprocher d’ignorer ce qu’on ne leur a pas appris dans leur cursus ? –, ne plaide pas non plus pour que tout le monde apprenne le latin et obligatoirement à une culture classique que d’aucuns trouveraient surannée.

Mais de là à ce que plus personne n’y ait accès, il y a de la marge !

Il est au contraire urgent de revenir aux fondamentaux et de réorienter les enseignants vers une maîtrise approfondie de la grammaire, de l’orthographe et du vocabulaire français, la langue étant le vecteur le plus efficace de la transmission du savoir !

Revenons maintenant à nos outils :

Le Dictionnaire latin s’avère très complet, puisqu’il contient :

– 150 000 mots, expressions et traductions,

– un dictionnaire de version (latin-français),

– un dictionnaire de thème (français-latin),

– toutes les formes des noms, verbes et adjectifs latins,

– un grand nombre d'exemples et de citations,

– des locutions et proverbes expliqués.

Avec un éclairage pédagogique sur la civilisation latine :

– 5 000 noms propres commentés (personnages, institutions et lieux),

– des développements culturels,

– une chronologie, le calendrier latin, les poids et mesures.

Vocabulaire latin.jpgQuant au Vocabulaire latin, il présente :

– tout le vocabulaire de base,

– une organisation par thèmes (la politique, la religion, le sport, les campagnes militaires, les métiers, les animaux),

– des explications sur l'emploi et la formation des mots,

– des notes et astuces pour mémoriser certaines constructions, déjouer les pièges classiques ou résoudre des difficultés grammaticales,

– des aides sur la prononciation,

– une structure claire et une présentation attrayante,

– des exercices et des jeux simples avec leurs corrigés pour vérifier ses acquis.

Un bien beau corpus scripti, comme dirait Marcel moreau…

Bernard DELCORD

Dictionnaire Larousse latin-français & français-latin, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Maxi Poche + », juin 2016, 956 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 19,8 cm sous couverture Intégra en couleurs, 10,95 € (prix France)

Vocabulaire latin, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Les clés de la réussite », juin 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 12,8 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 7,90 € (prix France)

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18 06 16

Gastronomie du Web…

Marie gourmandise.jpgLauréate en 2015 des Weekend Blog & Digital Awards du Vif-L’Express, Marie Van Bleyenberghe a créé il y a deux ans son blog « Marie gourmandise » [1] qui se voulait un relais de partage de recettes culinaires avec des copines et qui a rapidement pris de l’ampleur, amenant sa conceptrice à intervenir à la radio, à rencontrer des chefs célèbres (comme Thierry Marx, Pierre Wynants,, David Martin ou Maxime Collard), à visiter des manufactures ainsi que des ateliers de cuisine, à animer des workshops et… à publier un livre.

Intitulé Marie gourmandise – Homemade cooking et paru aux Éditions Racine à Bruxelles, celui-ci rassemble 72 recettes de salades, de légumes, de soupes, de quiches, de pizzas, de tartes, de feuilletés, de viande, de volaille, de poisson, de pâtes de blé et de riz, de biscuits et de desserts variés, toutes dans l’air du temps et faciles à préparer.

Des régals up-to-date

Bernard DELCORD

Marie gourmandise – Homemade cooking par Marie Van Bleyenberghe, photographies de Kevin Wippermann, Bruxelles, Éditions Racine, mai 2016, 192 pp. en quadrichromie au format 21 x 26,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette rafraîchissante suivante :

Gaspacho melon & poivron

Pour 4 personnes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

2 melons

1 poivron jaune

2 cuillers à soupe de ricotta (facultatif)

Sel, poivre

Recette :

Couper les melons en deux, retirer les pépins, les couper en morceaux en ôtant la peau. Réserver.

Chauffer le four à 240 °C.

Dans un plat allant au four, mettre le poivron entier avec un filet d'huile d'olive et cuire 20 minutes.

À la sortie, mettre tout de suite dans un sac de congélation et fermer hermétiquement.

Laisser refroidir complètement.

Ouvrir le sac, couper le poivron en deux, enlever le pédoncule et les pépins.

Oter la peau et finir avec le plat du couteau pour enlever les dernières petites impuretés. Réserver.

Dans le blender, mettre les melons, le poivron, la ricotta.

Mixer.

Assaisonner avec le sel et le poivre.

Si c'est trop épais, rajouter un petit peu d'eau et remixer, et ainsi de suite jusqu'à ce que vous obteniez la texture souhaitée.

Laisser au frigo pour que ce soit bien frais.

Juste avant de servir, disposer un gressin enroulé avec du jambon de parme.

 

[1] www.mariegourmandise.com

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18 06 16

Une étoile filante de la photographie de guerre…

Capa – L'étoile filante.jpgRobert Capa – pseudonyme d’Endre Ernő Friedmann –, né le 22 octobre 1913 à Budapest et mort le 25 mai 1954 en Indochine, est un photographe et correspondant de guerre juif hongrois, naturalisé américain.

Il a couvert les plus grands conflits de son époque et est, en 1947, l'un des fondateurs de la coopérative photographique Magnum, première de ce genre à voir le jour.

En 1933, il quitte l’Allemagne où il avait émigré en 1931 pour s’établir à Vienne puis en France à l’automne 1934. À Paris, il fait la rencontre de Gerta Pohorylle, dite Gerda Taro, née en 1910 à Stuttgart, une étudiante allemande antifasciste d'origine polonaise qui devient elle aussi photographe, et sa maîtresse en 1935.

Ses photos se vendent très mal et ils connaissent la misère jusqu’en 1936, quand Gerda échafaude un subterfuge en forgeant la légende d’un photographe américain., elle lui fait prendre un pseudonyme, celui de Robert Capa, qui sonne plus américain. Ils inventent tout un personnage autour de ce pseudonyme. Capa est américain, Capa est chic, Capa est riche, Capa est mondain.

C’est la célébrité. En août 1936, il part avec Gerda Taro comme envoyé spécial pour couvrir la Guerre civile espagnole aux côtés de troupes républicaines, pour les magazines Vu et Regard. Ses clichés font le tour du monde.

Alors que Robert Capa est de retour à Paris, Gerda Taro qui est restée en Espagne est écrasée accidentellement par un char républicain lors des combats de la bataille de Brunete. Elle meurt le 26 juin 1937, à l’âge de 26 ans, après une atroce agonie. Le jour de ses funérailles, les frères de Gerda s’en prirent violemment à Robert Capa, en lui reprochant de l’avoir entraînée vers la mort.

En 1938, il est envoyé par le magazine Life pour suivre la Seconde Guerre sino-japonaise (1937-1945). Le 3 décembre 1938, la revue de photographie anglaise Picture Post le proclame « le plus grand photographe de guerre du monde ».

Confronté aux lois françaises contre les « étrangers indésirables », il quitte Paris en octobre 1939 et émigre à New York où il est chargé par le magazine Colliers de couvrir le front d’Afrique du Nord en 1942, puis du débarquement des Alliés en Sicile. Le 6 juin 1944, toujours pour Life, il est le seul photographe présent lors du débarquement en Normandie, sur la plage d’Omaha Beach.

En décembre 1945, il suit l’actrice Ingrid Bergman à Hollywood, où il travaille comme photographe de mode et photographe de plateau. En 1948, il assiste à la naissance de l’État d’Israël. En 1954, le magazine Life a besoin d’un photographe pour couvrir la guerre d’Indochine. Se trouvant alors au Japon pour une exposition de Magnum, Robert Capa se porte volontaire. Ainsi, c’est aux côtés des troupes françaises qu’il parcourt le Viêt Nam, une partie de l'Indochine française de l'époque.

Le 25 mai 1954, au Tonkin, voulant prendre une photo d'ensemble d'un groupe de soldats français, il s’écarte du chemin où progresse la troupe et met le pied sur une mine antipersonnel. Il succombe rapidement à ses blessures [1].

Dans Capa – L’étoile filante  paru chez Casterman à Bruxelles, le dessinateur français Florent Silloray dresse avec rectitude et talent le bilan d'une vie passée à couvrir les champs de bataille du monde entier.

Loin de l'image de tête brûlée qui a fait de lui une légende du photojournalisme, Robert Capa s’y raconte sans fard et dévoile la blessure – la mort de Gerda – qui a décidé de toute son existence.

De bien beaux dess(e)ins !

Bernard DELCORD

Capa – L'étoile filante par Florent Silloray, Bruxelles, Éditions Casterman, février 2016, 87 pp. en quadrichromie au format 24,4 x 32,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 17 €

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Capa

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14 06 16

« Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots. » (Rafael Alberti)

Dictionnaire des produits de la mer et de l'eau douce.jpgL’historien, écrivain et lexicographe français Éric Glatre a fait paraître aux Éditions BPI à Clichy un Dictionnaire des produits de la mer et de l’eau douce à la fois très complet et fort érudit qui enchantera l’esprit et les papilles des amateurs de saveurs maritimes et fluviales.

Car, fil des pages, le lecteur trouvera décrits en détail les poissons de mer et d’eau douce, les coquillages, les crustacés et les mollusques disponibles sur les étals européens, des plus connus aux plus rares, avec

– leur identification (nom scientifique, classe, ordre, famille),

– leur description générale (type, forme générale du corps, alimentation, couleur),

– leur aire de répartition (localisation, profondeur, lieu de vie),

– leur description détaillée (caractères particuliers ou distinctifs),

– leur taille et poids moyen, leur pêche (nature, techniques, captures moyennes annuelles),

–leurs présentations à l’étal,

– leur saisonnalité (sous la forme d’un tableau synoptique annuel)

– et leurs utilisations culinaires,

ainsi que

– les divers produits issus de la pêche (conserves, fumaison, salaison, saurisserie),

– les principales spécialités culinaires,

– les beurres, fonds, garnitures et sauces,

– les matériels professionnels,

soit un ensemble très complet des mots qui participent à la mise en œuvre de ces produits aquacoles par la ménagère ou le cuisinier.

L’utilisateur découvrira également de nombreuses définitions intéressant les produits de la mer ou de l’eau douce qui font l’objet d’un signe d’identification de l’origine et de la qualité (AOP, IGP, Label Rouge) et, last but not least, un tableau indiquant à quelle saison il faut faire ses emplettes.

À vos filets et cannes à pêche !

Bernard DELCORD

Dictionnaire des produits de la mer et de l'eau douce – Poissons, coquillages, crustacés, mollusques par Éric Glatre, Clichy, Éditions BPI, mai 2016, 608 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 25 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les quelques lignes suivantes : 

Rubens (sauce)

Sauce aromatique, élaborée à partir d’une mirepoix maigre taillée finement en brunoise, de vin blanc sec et d’un fumet de poisson réduits lentement, auxquels on ajoute d’abord, sur feu doux, du madère et des jaunes d’œufs fouettés jusqu’à obtenir la consistance d’une crème, puis, hors du feu, de beurre clarifié (ou du beurre d’écrevisses) et quelques gouttes d’essence d’anchois, l’ensemble étant ensuite assaisonné, chinoisé et tenu dans un endroit chaud, hors du feu, utilisée particulièrement pour rehausser la saveur des poissons bouillis, cuits à la vapeur ou pochés.

11 06 16

Saine nutrition…

150 super-aliments pour votre santé.jpgJournaliste spécialiste des questions de santé, de nutrition et des plantes médicinales, Rachel Frely est l’auteure d’une trentaine d’ouvrages, dont Le Petit Larousse des trucs et astuces de grands-mères, Vertus et secrets de l’ortie, ou encore Les Secrets de la lavande.

Elle a fait paraître chez Larousse à Paris 150 super-aliments pour votre santé – Pour booster votre santé et prévenir les maladies, un guide précieux pour tout qui veut prévenir plutôt que guérir…

Car manger sainement est au cœur des préoccupations actuelles, notamment parce que le lien entre l'alimentation et un certain nombre de maladies est maintenant clairement établi : cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, infections, vieillissement... Mais quels sont les aliments qui nous protègent vraiment ? D’Abricot à Yaourt, l’auteur dresse la liste des 150 aliments à privilégier dans nos assiettes pour leurs bienfaits nutritionnels et leurs effets préventif ou curatif de certaines maladies courantes.

Pour chacun de ces aliments, elle indique :

– Les + : les atouts santé reconnus des nutriments (antioxydants pour la protection cardiovasculaire, fibres pour la régulation du transit intestinal, oméga-3 pour la protection du cerveau, mais aussi détox, brûle-graisses...)

– Les – : les éventuelles contre-indications (en cas de diabète, de problèmes d'allergie, d’intestins fragiles, de calculs rénaux...).

– Les apports nutritionnels pour 100 g d'aliment (calories, quantité de protides, lipides, glucides et fibres).

– Le point sur la recherche à partir d'études réalisées ou d'expériences en cours.

Elle fournit en outre des conseils pratiques pour bien choisir l'aliment et le conserver, un répertoire des maladies et des maux courants (arthrose, allergies, Alzheimer, cholestérol, diabète, cystite, maux de gorge, troubles digestifs...) et des aliments à privilégier pour les prévenir ou les soulager.

À votre santé !

Bernard DELCORD

150 super-aliments pour votre santé – Pour booster votre santé et prévenir les maladies par Rachel Frely, illustrations de Clémence Daniel, Paris, Éditions Larousse, mai 2016, 240 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 14,95 € (prix France)

Liste des aliments :

L'abricot, l'agneau, l'ail, les algues, l'amande, l'ananas, l'artichaut, l'asperge, l'aubergine, l'avocat, la banane, la bette à carde, la betterave rouge, le beurre, le bœuf, le brocoli, le cabillaud, le café, le canard, la canneberge, la cannelle, la carotte, le cassis, le céleri branche, le céleri-rave, les céréales, la cerise, le champignon de Paris, le haricot vert, les herbes aromatiques, les huiles, l'.huître, le kiwi, le lait, les laits végétaux, la laitue, le lapin, les légumes secs, la lentille, la mangue, le melon, le miel, la mûre, la myrtille, le navet, la noisette, la noix, l'œuf, l'oignon, l'orange, le pamplemousse, la papaye, la pastèque, la patate douce, la pêche, le petit pois, le piment, la poire, le poireau, les poissons gras, le poivre, le poivron, la pomme, la pomme de terre, le porc, le potiron, le poulet, la prune, le quinoa, le radis, le raisin, le riz, la rhubarbe, le shiitaké, le thé vert, la tomate, le topinambour, le veau, le vin, le vinaigre, le yaourt

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07 06 16

Le « Clausewitz de la broche »

L'esprit de l'art culinaire.jpgRéédité par l’universitaire Marie-Ange Maillet [1] chez Klincksieck à Paris dans la collection « L’esprit et les formes », L’esprit de l’art culinaire de Carl Friedrich von Rumohr (1785-1843) constitue l’un des plus grands classiques de la littérature gastronomique occidentale.

Voici la présentation qu’elle en donne :

« Figure fondatrice de l'histoire de l'art allemande, Carl Friedrich von Rumohr est non moins connu pour être l’auteur de L’esprit de l’art culinaire, traité de gastronomie édité en 1822, à une époque où la cuisine et l’alimentation ne suscitaient dans les pays de langue allemande qu’un maigre intérêt – contrairement à la France. Ce n’est pourtant qu’en 1826 que la littérature gastrosophique française vit paraître un ouvrage aussi ambitieux avec la Physiologie du goût de Brillat-Savarin. C’est dire l’originalité de Carl Friedrich von Rumohr dont le traité est considéré outre-Rhin comme le grand classique de la littérature “gourmande”.

Publié d’abord sous le nom de son cuisinier et serviteur Joseph König dans le but de lutter contre l’hégémonie de la cuisine française et de contribuer à l’émergence d’un art gastronomique véritablement national alors que l’Allemagne, en tant qu’État, n’existait pas encore, L’esprit de l’art culinaire va bien au-delà d’un simple livre de recettes.

Conçu comme un recueil de règles pratiques à l’usage de la cuisine quotidienne, il propose aussi une sociologie de l’art ménager et de l’hygiène alimentaire, et livre sous une forme scientifique et dans une langue à la fois claire et pédagogique, non dénuée d’humour, les principes fondamentaux de la gastronomie moderne dont Carl Friedrich von Rumohr, ce “Clausewitz de la broche”, selon la formule d’Ernst Jünger, apparaît aujourd’hui comme le précurseur. »

Bernard DELCORD

L'esprit de l'art culinaire par Carl Friedrich von Ruhmor, préface d’Andreas Beyer, postface, édition et traduction par Marie-Ange Maillet, Paris, Éditions Klincksieck, collection « L’esprit et les formes », mars 2016, 268 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 26,90 € (prix France)

Tables des matières :

Livre premier

Éléments de l’art culinaire

Substances alimentaires animales

Chapitre premier. Définition de l’art culinaire

Chapitre deuxième. Des propriétés générales des substances naturelles comestibles

Chapitre troisième. De l’origine et des conditions premières de l’art culinaire

Chapitre quatrième. De l'aménagement de la cuisine, d'après les besoins des peuples civilisés

Chapitre cinquième. Des rôtis en général

Chapitre sixième. De quelques rôtis en particulier

Chapitre septième. Des méthodes pour mouiller ou humecter les rôtis, et des graisses en général

Chapitre huitième. Des rôtis cuits lentement en vase clos

Chapitre neuvième. De la cuisson à l'eau en général

Chapitre dixième. De la cuisson à l'eau des viandes et des poissons

Chapitre onzième. Du bouillon de viande en général

Chapitre douzième. Des soupes

Chapitre treizième. De l'usage du bouillon de viande pour la préparation des sauces

Chapitre quatorzième. De la gelée, considérée avant tout comme un bouillon de viande épaissi

Chapitre quinzième. Des viandes cuites à !'étouffée ou à l'étuvée, ou encore lentement mijotées

Chapitre seizième. De la cuisson des aliments dans la graisse bouillante

Chapitre dix-septième. De la préparation de la viande cuite au four dans une croûte de pâte

Chapitre dix-huitième. Des farces cuites à l'eau

Chapitre dix-neuvième. De diverses manières de conserver viandes et poissons comestibles pendant une période prolongée

Livre deuxième

Substances alimentaires et aromates issus du règne végétal

Chapitre premier. Des semences, des racines et des grains farineux en général

Chapitre deuxième. De la farine et de son utilisation

Chapitre troisième. De la cuisson du pain

Chapitre quatrième. Des pâtes cuites au four en général

Chapitre cinquième. De toutes sortes de plats farineux cuits à l'eau et au four

Chapitre sixième. Des bouillies en général et en particulier

Chapitre septième. Des légumes en général

Chapitre huitième. Des légumes relativement nourrissants

Chapitre neuvième. Des légumes indigestes et de texture ferme, qui rehaussent un plat davantage qu'ils nourrissent

Chapitre dixième. Des légumes à la texture plus fine, moins nourrissants, mais fortement aromatiques

Chapitre onzième. Des semences, écorces, racines et feuilles aromatiques que l'on utilise généralement sous forme séchée ; des sauces aromatiques fermentées

Chapitre douzième. Du sucre, des fruits et des douceurs de toutes sortes

Conclusion. De l'éducation à la cuisine

Livre troisième

De la table

Chapitre premier. De l'éducation à table

Chapitre deuxième. De la simplicité des plats ou de leur diversité

Chapitre troisième. Des émotions et états d'âme que l'on doit éviter de susciter ou d'encourager pendant le repas, en soi ou chez les autres

Chapitre quatrième. Du bon usage des repas domestiques

Chapitre cinquième. Des banquets et festins

Chapitre sixième. De l'art culinaire pour malades et convalescents

Appendice. Fragment des notes de voyage de mon cousin Ernst Krüsch, ancien valet de chambre, désormais hôte de l'auberge à l'enseigne de l’Ours, à Aranjuez

 

Carl Friedrich von Rumohr, précurseur de la gastronomie moderne, par Marie-Ange Maillet

Carl Friedrich von Rumohr (1785-1843). Biographie chronologique

 

[1] Ancienne élève de l'ENS Fontenay-Saint-Cloud, agrégée d'allemand, elle est maître de conférences à l’université Paris 8.

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06 06 16

Baby-foot...

Le Foot.jpgProposant aux enfants à partir de 36 mois des jeux variés, un puzzle de 12 pièces et des autocollants, Le Foot paru sous la plume de Géraldine Maincent avec des illustrations de François Foyard – chez Larousse à Paris dans la collection « Ma baby encyclopédie Larousse » –, initie les tout-petits (et les un peu plus grands) au sport en vogue ce mois-ci en leur donnant des explications sur ses origines anglaises, sur le ballon et le terrain, le stade et sa faune de supporters, la tenue vestimentaire des joueurs, la notion d’équipe, l’arbitre, le déroulement d’un match, la Coupe du monde, le fait qu’il s’agit d’un sport pour tous, les joueurs professionnels…

À lire avec les futurs Zidane !

Bernard DELCORD

Le Foot par Géraldine Maincent, illustrations de François Foyard, Paris, Éditions Larousse, collection « Ma baby encyclopédie Larousse », avril 2016, 30 pp. en quadrichromie au format 21 x 19,7 cm sous couverture plastifiée en couleurs, 6,95 € (prix France)

06 06 16

Le jardin dans l’assiette…

Légummmhh.jpgNathalie Bruart est journaliste culinaire pour l'hebdomadaire Femmes d'Aujourd'hui. Depuis 2001, elle coordonne tous les sujets culinaires et gastronomiques du magazine et y collabore aussi pour des reportages chez les chefs, dans les restaurants et chez les producteurs. Elle participe également à des émissions de radio et de télévision, dont Un gars, un chef depuis septembre 2013.

Aux Éditions Racine à Bruxelles, elle a fait paraître Légummmhh…, un recueil de 75 recettes potagères organisées autour des saisons et élaborées à partir de productions autant que possible locales et bio, des préparations dans lesquelles elle partage sa passion du bon et du beau, du frais et du fait maison.

Grâce à elle, on pourra par exemple se régaler au printemps de gaspacho vert, d’un tartare de bar aux radis roses, d’une salade de poireaux au gingembre, d’un parmentier de cabillaud aux patates douces, en été d’une persillade aux petits pois, d’une salade de courgettes au citron vert, d’oignons farcis à la feta, de galettes de brocoli à la ricotta, en automne d’un velouté de butternut aux cèpes, d’une salade tiède de fenouil, d’un gratin de céleri-rave aux pommes, d’un cake aux carottes et aux noix, et, en hiver, de chou blanc à l’indienne, d’une salade de chou kale, d’une quiche aux choux de Bruxelles et aux lardons, de falafels de panais aux graines de sésame…

On en passe, et des tout aussi savoureuses !

Bernard DELCORD

Légummmhh… par Nathalie Bruart, photographies d’Alexandre Bibaut et Laetizia Bazzoni, Bruxelles, Éditions Racine, mai 2016, 192 pp. en quadrichromie au format 21 x 26,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil très vert la recette printanière suivante :

Gaspacho melon & poivron

Pour 4 personnes

Préparation : 15 minutes

Repos : 2 heures

 ngrédients :

4 jeunes oignons

150g de cerfeuil

6 cornichons

200g de poulet cuit froid

1 pincée de piment en poudre

1 yaourt grec nature

1 cuiller à café d’huile d’olive

Sel, poivre du moulin

Recette :

Hachez finement les jeunes oignons, ciselez le cerfeuil et émincez les cornichons.

Coupez le poulet en morceaux et mixez-le par à-coups avec le piment, le yaourt, l’huile d’olive, le sel et le poivre.

Versez la préparation dans un bol et mélangez avec les jeunes oignons, le cerfeuil et les cornichons.

Répartissez les rillettes dans des wecks et réservez 2 heures au frigo, avant de servir.

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30 05 16

Quel bazar !

Dumping.jpgHilarant et dévastateur, Dumping, le remarquable roman libertarien du journaliste économique belge Ludovic Delory participe à un concours lancé par Amazon (il y est fort bien placé, et les résultats seront connus en septembre 2016), ce qui explique qu’il n’est diffusé – ô paradoxe – que par ce site capitaliste, mais aussi par l’auteur lui-même.

En voici le prière d’insérer :

« Un bled, un trou perdu, presque une décharge. L'idée de se débarrasser d'un fardeau, de plaquer tout, de s'enfuir : le mot dumping s'imposait pour résumer le destin de ces personnages désireux de se réapproprier leur vie.

Ce roman évolutif avait démarré sur le ton de l'enquête sociologique ; il s'est mué en opéra bouffe, en western moderne, au gré des faits d'actualité qui ont accompagné l'écriture du scénario.

L'affaire Snowden, les subprimes, la faillite de Detroit, le scandale d'un site de rencontres extraconjugales ou encore le mouvement Occupy Wall Street s’entrechoquaient avec l’Atlas de John Galt [1], La guerre de Canudos [2] et le Désert des Tartares [3].

Mais la filiation la plus évidente renvoie bien sûr au Free State Project [4], lancé en 2001 par d'irréductibles optimistes, dans l'État du New Hampshire.  

Dans Dumping, les anarchistes sont naïfs, le shérif est couard et le président joue au golf. Des chiens se marient, le chef du FMI est arrêté, les lanceurs d'alerte sont emprisonnés.

Tout cela n'est que pure fiction. »

Si les « héros » yankees de l’ouvrage ont renoncé au dollar, à leur passeport et à leur vie d’antan pour vivre dans les bois au sein d’une communauté fondée sur la coopération volontaire afin d’être libres et heureux, une certaine réalité ne tardera pas à les rattraper, les faits étant têtus, comme l’assurait Lénine…

L’histoire se lit d’une traite et le style de l’auteur, qui n’est pas sans rappeler par certains aspects celui du fameux Festival de la Couille et autres histoires vraies de Chuck Palahniuk, s’avère tout à la fois enlevé, incisif, pittoresque et non-conformiste.

Un roman-OVNI qui fera date !

Bernard DELCORD

Dumping par Ludovic Delory, Amazon, mai 2016, 372 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 22,9 cm sous couverture brochée en couleurs, 10,50 €

Renseignements utiles pour l’achat du livre :

Lien Amazon :

https://www.amazon.fr/Dumping-Ludovic-Delory/dp/153309631... 

Mail : deloryl@hotmail.com

 

[1] John Galt est un personnage du roman de la philosophe et auteure américaine d’origine russe Ayn Rand (1905-1982) intitulé La Grève. À mesure que l'histoire se déroule, on apprend que Galt est créateur, philosophe, et inventeur, représentant le pouvoir et la gloire de l'esprit humain. Il est présenté comme l'antithèse idéale de l'état de la société décrite dans le roman, une société basée sur l'oppression bureaucratique d'une poignée de fonctionnaires qui embrassent la philosophie de l'altruisme et de l'égalitarisme, c'est-à-dire du socialisme, bien que ce mot ne soit jamais écrit dans le texte.

Le roman dépeint les industriels américains comme des géants de l'esprit, une représentation métaphorique d'Atlas, le héros de la mythologie grecque, lequel fut condamné à porter le monde sur ses épaules. En refusant de mettre leur talent productif au service du régime bureaucratique, ces grands industriels, menés par Galt, se mettent en grève. Atlas hausse les épaules, laissant tomber le monde. (Source : Wikipédia)

[2] La guerre de Canudos est un roman du correspondant de guerre brésilien Euclides da Cunha (1866-1907) qui raconte la répression, en 1896-1897, du soulèvement de Canudos, un village au nord-est de Bahia bâti par 30 000 colons établis en communauté autonome. Dans ce livre inclassable où le paysage, le climat et la flore sont des acteurs fondamentaux de la guerre, l’auteur fait passer le souffle de l’épopée et renvoie dos à dos deux barbaries : le mysticisme retardataire et la modernité aveugle... (Source : http://editions-metailie.com/livre/hautes-terres-la-guerr...)

[3] Le Désert des Tartares est un roman de l’écrivain Dino Buzzati paru en 1940. Il traite de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ». Les deux territoires sont séparés par un désert énigmatique. Le lieutenant Giovanni Drogo y attend la gloire dont la maladie le privera. Jacques Brel a repris ce thème dans sa chanson Zangra.

[4] Le Free State Project (Projet d'État libre) est une invitation aux libéraux et aux libertariens à se regrouper dans l'État du New Hampshire (États-Unis) afin d'obtenir une puissance politique suffisante pour imposer par le vote leur choix politique et économique. L'objectif est de minimiser l'État et de développer de façon optimale la philosophie libérale (à l’américaine, ndlr). 18 membres du projet ont été élus au Capitole de l'État du New Hampshire et ils sont à l’origine de certaines décisions, comme la libéralisation des brasseries et de la vente de bière ou la légalisation du cannabis médical. (Source : Wikipédia)

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