17 02 16

« Le temps est maître en tous arts. » (Proverbe espagnol)

Grammaire de l'espagnol contemporain.jpgAgrégé de l’université Paris IV Sorbonne, diplômé de Sciences Po Paris et ancien élève de l’ENA, Éric Freysselinard a été membre de jurys de concours d’espagnol et est l’auteur de plusieurs titres aux Éditions Ophrys [1] chez qui il a fait paraître récemment une Grammaire de l'espagnol contemporain du Niveau B2 – C1 du cadre européen.

Claire, novatrice et complète, elle est centrée sur les usages académiques et fournit plus de 1300 exemples traduits, classiques et contemporains, tirés des grands auteurs et de la presse, qui permettront à l’étudiant de mémoriser plus facilement les explications.

Reprenant les principales règles, cette grammaire les renouvelle, en développe les points les plus difficiles (l’accent tonique, les diphtongues, ser-estar, por-para, cuanto-tanto, le subjonctif, l’usage des prépositions de lieu, después de ti ou después que tú, l’usage de doble que, etc.) et présente de nombreuses autres constructions souvent absentes des grammaires classiques (arder-quemar, tirar [de], fundir-derretirse, atañer-concernir, poner-meter, caer-caerse, en general-por lo general, etc.) ; elle propose aussi de nombreuses traductions (à force de, qui plus est, plutôt, pour un peu, le fait que, faillir, manquer, soit… soit, loin de, encore moins, etc.) et elle développe certaines thématiques comme le temps et l’espace.

Un Grevisse du castillan, en quelque sorte…

Bernard DELCORD

Grammaire de l'espagnol contemporain par Éric Freysselinard, Paris, Éditions Ophrys, janvier 2016, 256 pp. en noir et blanc au format 16,5 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 € (prix France)

Table des matières :

La langue espagnole. Les articles et indéfinis. Les pronoms. Les prépositions. Les conjonctions de coordination, adverbes et mots de liaison. La phrase. Le superlatif et le comparatif. La quantité. Le temps. L’espace. Suffixes et préfixes. Les verbes. Bibliographie. Index.

 

[1] Ser y Estar (2013), L'espagnol par la presse (2013), Le mot et l'idée n°2 Espagnol (2007), Grammaire et vocabulaire du catalan (2005) et Les 3500 mots essentiels : espagnol (2000).

13 02 16

Haute cuisine helvétique…

Nouvelle collection.jpg

Dominique Gauthier est le chef du Chat Botté, le restaurant étoilé de l'Hôtel Beau Rivage à Genève. Il réalise une cuisine pleine de fraîcheur, d'audace et d'élégance, solaire autant que minutieuse, bâtie sur les chairs de saison et le meilleur des produits locaux.

Dans Nouvelle collection paru chez Slatkine à Genève, il livre, avec la collaboration de Jérôme Estèbe, journaliste gastronomique et blogueur, les recettes de quarante des plats qu’il a mitonnés dans ses cuisines au cours des quatre dernières saisons : des morilles brunes farcies d’une mousseline de pommes rattes et amandes, au jus de petits pois, du saumon sauvage mi-cuit aux chanterelles et aux mousserons avec un fumet de pistache, du canard colvert « Mieral » rôti aux épices et citron vert, avec des racines fondantes au gingembre ou encore des cannellonis de queue de bœuf et foie gras, accompagné d’un bouillon crémeux et de truffe…

Mais comme tout le monde n'a pas le temps, la technique ou le budget pour préparer une assiette gastronomique à la maison, chaque recette se double d'une version simplifiée et domestique.

Une excellente idée !

Bernard DELCORD

Nouvelle collection – Quarante recettes pour tous les fourneaux par Dominique Gauthier avec Jérôme Estèbe, photographies de LenaKa.net, Genève, Éditions Slatkine, novembre 2015, 120 pp. en quadrichromie au format 20 x 24 cm à l’italienne sous couverture cartonnée en couleurs, 29 € (prix France)

Voici la recette d’une entrée fort goûteuse :

Gambero rosso, gaspacho de fraises

et concombre au poivre noir, basilic et citron vert

Pour 4 personnes

LA VERSION CLASSE

Ingrédients :

600 g de crevettes gambero rosso (grosse taille)

Pour le gaspacho :

400 g de fraises

1 citron vert

5 cl d’huile d’olive

½ botte de basilic

1 cuiller à soupe de vinaigre de xérès

Pour la garniture :

4 fraises

1 concombre

Pour la finition et l’assaisonnement :

8 feuilles de basilic pourpre

½ botte de basilic

Piment d’Espelette

Recette :

Pour le gaspacho :

Laver les fraises non équeutées, égoutter puis équeuter.

Mixer les fraises avec l’huile d’olive, le jus d’un citron vert, le vinaigre, ½ botte de basilic effeuillé, poivre noir et sel.

Réserver au frais.

Pour la garniture :

Laver le concombre, le couper dans la longueur et enlever les pépins.

Couper en brunoise avec la peau.

Réserver au frais sur du papier absorbant.

Pour les crevettes :

Enlever les têtes des crevettes et décortiquer les queues, mais garder 4 crevettes avec le bout de la queue pour servir en éventail.

Saisir à la poêle une minute de chaque côté avec une goutte d’huile d’olive, assaisonner de sel et de piment d’Espelette.

Éponger et réserver au chaud.

Pour les finitions :

Dresser un fond de gaspacho de fraise dans une assiette creuse, couper les crevettes en 3 médaillons chacune.

Disposer une crevette en éventail dans chaque assiette.

Faire trancher le gaspacho avec quelques gouttes d’huile d’olive.

Disposer 3 lamelles de fraises assaisonnées d’huile d’olive et de fleur de sel, en équilibre sur les médaillons de crevettes.

Éparpiller la brunoise de concombre sur le gaspacho.

Décorer de petites feuilles de basilic vert et pourpre, et d’une pincée de piment d’Espelette.

Perler l’huile d’olive.

LA VERSION RELAX

Ingrédients :

600 g de gambas crues

400 g de fraises

1 citron vert

5 cl d’huile d’olive

½ botte de basilic

1 cuiller à soupe de vinaigre de xérès

4 fraises

1 concombre

Recette :

Pour le gaspacho et la garniture :

Laver, puis mixer les fraises avec l’huile d’olive, le jus d’un citron vert, ½ botte de basilic effeuillé, poivre noir et sel ;

Pour les gambas :

Enlever les têtes des gambas et décortiquer les queues.

Saisir à la poêle dans une larme d’huile d’olive, deux minutes de chaque côté.

Assaisonner de sel et de piment d’Espelette.

Éponger et réserver au chaud.

Pour les finitions :

Dresser un fond de gaspacho de fraise dans une assiette creuse.

Trancher avec quelques gouttes d’huile d’olive.

Disposer les gambas dessus, avec quelques lamelles de fraises assaisonnées d’huile d’olive et de fleur de sel.

Éparpiller la brunoise de concombre sur le gaspacho.

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12 02 16

Une cuisine qui brille de mille feux…

Recettes flambées.jpgIndémodables, gourmandes et originales, les recettes flambées sont toujours du plus bel effet.

Pour s’en persuader, il suffit de tourner les pages de Recettes flambées – De l'apéritif au dessert, 80 recettes festives & gourmandes, un beau recueil rédigé par Valéry Drouet publié chez Larousse à Paris qui rassemble des préparations simples et spectaculaires allant des classiques comme le magret de canard au vin, les bananes au rhum-coco-citron vert ou l'omelette norvégienne, mais aussi sortant de l'ordinaire comme le mai-tai tiki, le burning fig, les encornets braisés à l'italienne, le curry de poisson flambé au gin, la caille aux deux raisins et à l'armagnac, la pintade braisée aux poires, les ris de veau flambés au banyuls, l’osso-buco au citron flambé au marsala, le soufflé au Grand Marnier® ou le gratin d'agrumes à la vodka.

De quoi réaliser un repas entièrement flambé, de l'apéritif au dessert, en suivant les conseils de l’auteur pour choisir les alcools ainsi que le matériel et réussir un flambage parfait.

De la cuisine qui réchauffe les cœurs et les estomacs !

Bernard DELCORD

Recettes flambées – De l'apéritif au dessert, 80 recettes festives & gourmandes par Valéry Drouet, photographies de Pierre-Louis Viel, Paris, Éditions Larousse, octobre 2015, 192 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 28,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 € (prix France)

Voici une recette de fine volaille parmi les plus riches en fer :

Cocotte de pigeon flambé aux petits oignons

Pour 4 personnes

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 35 minutes

Ingrédients :

2 brins de thym

2 feuilles de laurier

2 gros pigeons

2 bottes de petits oignons nouveaux

5 cl d’huile de tournesol

5 cl de cognac

15 cl de vin blanc

40 g de beurre

1 petit bouquet de persil

Sel, poivre du moulin

Recette :

Préchauffez le four à 180 °C (thermostat 6).

Placez un brin de thym et une feuille de laurier à l'intérieur de chaque pigeon, salez et poivrez l'intérieur puis ficelez-les en serrant fortement.

Nettoyez les petits oignons nouveaux en laissant un peu de tige verte sur chaque oignon.

Lavez-les.

Chauffez l'huile dans une cocotte.

Faites saisir les pigeons quelques minutes sur toutes les faces dans l'huile chaude, salez et poivrez légèrement.

Ajoutez les oignons autour des pigeons et laissez cuire 3 minutes.

Arrosez les pigeons avec le cognac puis flambez.

Tournez les pigeons plusieurs fois dans la cocotte pour bien les enrober avec les sucs.

Versez le vin blanc et ajoutez le beurre froid en petits cubes.

Placez la cocotte au four sans la couvrir. Laissez cuire les pigeons pendant 30 minutes, en les tournant à mi-cuisson et en les arrosant avec le jus de cuisson.

Pendant la cuisson, lavez, effeuillez et ciselez le persil.

Sortez les pigeons du four.

Enveloppez -les individuellement dans une feuille de papier d'aluminium.

Laissez-les reposer 15 minutes.

Faites réduire le j us de cuisson à feu vif pour obtenir une sauce légèrement sirupeuse.

Remettez les pigeons dans la sauce avec le jus qu'ils ont rendu dans l'aluminium.

Laissez chauffer 5 minutes.

Parsemez de persil et servez aussitôt.

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12 02 16

« J’avais foi en la possibilité d’une chose de ce genre ! » (Friedrich Nietzsche à propos de Carmen)

Georges Bizet.jpgNé en 1970, le polytechnicien, haut fonctionnaire, critique musical et biographe français Jérôme Bastianelli a participé aux dictionnaires Tout Mozart de A à Z, Tout Bach et Tout Verdi (Robert Laffont, collection « Bouquins », 2006, 2009 et 2013) et édité les textes de Proust sur Ruskin. Il écrit régulièrement dans le magazine Diapason et est également l'auteur de biographies de Federico Mompou (Payot, Lausanne, 2003), Félix Mendelssohn (Actes Sud, 2008) et Piotr Ilitch Tchaïkovski (Actes Sud, 2012). Il occupe actuellement les fonctions de directeur général délégué au musée du quai Branly.

Il a fait paraître récemment chez Actes Sud, dans la fameuse collection « Classica », un épatant Georges Bizet dans lequel il se penche sur la destinée et l’œuvre du compositeur né le 25 octobre 1838 à Paris et mort d’un infarctus le 3 juin 1875 à Bougival (Seine-et-Oise) à l’âge de 36 ans, surtout connu pour l’opéra Les Pêcheurs de perles (1863), la musique de scène L’Arlésienne et l’opéra-comique Carmen (1875), adapté de la nouvelle de Prosper Mérimée.

Voici ce que l’auteur nous dit de son ouvrage :

« Pour le biographe, Bizet représente un cas un peu particulier. Durant sa vie, hélas trop courte, on ne note rien de très aventureux. Ce qui fait l'intérêt de son parcours, ce sont les doutes, les renoncements, pour ne pas dire les compromissions qui le parsèment, jusqu'au chef-d'œuvre final qu'est Carmen.

Malgré ses facilités artistiques, il passa son existence à chercher la clé de la réussite, écartant plus ou moins inconsciemment celles que la vie lui tendait.

Articulé en quatre chapitres, notre portrait· reprend, avant d'analyser l'avènement de L'Arlésienne et de Carmen, chacune de ces possibilités avortées, classées par genre musical : symphoniste de génie, pianiste virtuose, compositeur lyrique indécis.

À chaque étape de ce parcours, on verra apparaître des signes semblant annoncer Carmen. Méfions-nous pourtant d'une lecture a posteriori, qui ne verrait dans la vie de Bizet qu'un tortueux cheminement vers le chef-d'œuvre. Cherchons-y au contraire les traces de ce qu'auraient été les œuvres géniales qui seraient venues après Carmen si Bizet n'était pas mort si tôt. »

Hélas…

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie à rebondissements est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Georges Bizet par Jérôme Bastianelli, Arles, Actes Sud, collection « Classica », septembre 2015, 167 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 17,80 € (prix France)

Catalogue des œuvres de Georges Bizet

Œuvres lyriques :

Le Docteur Miracle, opérette (1856)

Don Procopio, opéra-bouffe (1858-59), créé en 1906

La Prêtresse, opérette inachevée

Les Pêcheurs de perles, opéra (1863)

Ivan IV, (1862-65) créé en 1946

La Jolie Fille de Perth, opéra (1866)

Noé, opéra de Fromental Halévy achevé par Georges Bizet (1869)

Djamileh, opéra en un acte (1871)

L'Arlésienne, musique de scène (1872) (il a ensuite fait une suite de l'arlésienne pour la pièce d'Alphonse Daudet)

Carmen, opéra-comique (1875)

Musique pour orchestre :

Symphonie en ut majeur (1855)

Ouverture (1855)

Suite d'orchestre : Scherzo et Andante, Marche funèbre (1860-1861)

Six Chants du Rhin (1865)

Marche funèbre (1868-69)

Symphonie « Roma » ou Souvenirs de Rome (1860-68, révisée en 1871)

Jeux d'enfants, suite orchestrale tirée des n°2, 3, 6, 11 et 12 de la Suite pour piano à quatre mains (1872)

L'Arlésienne, suite n°1 (1872) – La suite n°2 a été orchestrée après la mort du compositeur par Ernest Guiraud.

Patrie, ouverture symphonique (1873)

Musique pour piano :

Grande valse de concert en mi bémol (1854)

Nocturne en fa majeur (1854)

Trois esquisses musicales (1858)

Chants du Rhin (1865)

Variations chromatiques de concert (1868)

Nocturne en ré majeur (1868)

Jeux d'enfants, douze pièces pour duo ou piano à quatre mains (1871)

Musique chorale :

Valse en sol majeur, pour chœur mixte et orchestre (1855)

La Chanson du Rouet, pour voix solo et chœur mixte (1857)

Clovis et Clotilde, cantate (1857)

Te Deum, pour soprano, ténor, chœur mixte et orchestre (1858)

Vasco de Gama, ode-symphonie (1859-60)

La mort s'avance, pour chœur mixte et orchestre (1869)

Mélodies :

Vieille Chanson (1865)

Après l'hiver (1866)

Feuilles d'album, six chansons (1866)

Chants des Pyrénées, six chansons folkloriques (1867)

Berceuse (1868)

La Coccinelle (1868)

Sérénade : Ô, quand je dors (1870)

Absence (1872)

Chant d'amour (1872)

Écrits :

Lettres à un ami, 1865-1872 [1]

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bizet

12 02 16

« Il y a un art de savoir et un art d'enseigner. » (Cicéron)

105 œuvres décisives de la peinture occidentale montrées par Michel Butor.jpgGrand prix de littérature de l'Académie française en 2013, Michel Butor, né à Mons-en-Barœul en 1926, est l'un des plus célèbres écrivains contemporains de l’Hexagone. Outre les romans auxquels il doit sa notoriété, Passage de Milan (1954), L'Emploi du temps (1956), La Modification (1957) et Degrés (1960), il a fait paraître des poèmes, des traductions de Friedrich Hölderlin, des travaux universitaires sur la littérature française et il a beaucoup écrit sur l'art.

Dans un fort bel ouvrage intitulé 105 œuvres décisives de la peinture occidentale montrées par Michel Butor publié aux Éditions Flammarion à Paris, il propose au lecteur de parcourir l'histoire de la peinture occidentale en sa compagnie, en passant des fresques aux enluminures et des gravures aux huiles sur bois ou sur toile, à la rencontre d’œuvres magistrales composant un spectre qui va, entre autres, de Giotto à Basquiat, de Michel-Ange à Rothko, du Caravage à Pollock, de Velázquez à Mondrian, de Rembrandt à Hopper, de Fragonard à Paul Klee, de Manet à Kandinsy, de Cézanne à Dali, de Gauguin à Magritte…

Cette expérience littéraire inédite se présente comme une conversation avec un ami, une déambulation dans un musée imaginaire conduite par un professeur sagace autant que passionné qui, au fil des textes, accroche l’attention par une écriture simple, parfois savante, mais toujours humble.

Du grand art !

Bernard DELCORD

105 œuvres décisives de la peinture occidentale montrées par Michel Butor, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2015, 256 pp. en quadrichromie au format 21,2 x 28,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 € (prix France)

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11 02 16

Adieu, les kilos !

La méthode Montignac illustrée.jpgÀ l’occasion des 30 ans de sa première parution, les Éditions Flammarion à Paris publient une version revue et augmentée de La méthode Montignac illustrée, un best-seller de la nutrition amaigrissante traduit en 25 langues, publié dans 42 pays et vendu à 30 millions d’exemplaires à 2 générations d’utilisateurs, excusez du peu !

Il est vrai que, basée sur les index glycémiques, cette méthode qui opère en deux phases permet, si elle est appliquée correctement, de transformer sa silhouette définitivement, sans restriction de quantité, sans frustration, en limitant les risques diabétiques et cardio-vasculaires tout en améliorant la digestion et le sommeil.

Après un exposé des fondements scientifiques qui le sous-tendent, le modus operandi est décrit avec précision et suivi d’un descriptif de différents repas possibles selon les goûts de chacun, de menus types détaillés et de 50 recettes gourmandes.

Pour fondre de plaisir !

Bernard DELCORD

La méthode Montignac illustrée, nouvelle édition revue et augmentée, par Michel Montignac, Paris, Éditions Flammarion, février 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 17,2 x 21,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 21,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage célébrissime la recette suivante :

Jarret d’agneau braisé

Cette partie de l'agneau profite grandement d'une cuisson lente. La viande en est bien plus tendre. La marinade préalable lui donne par ailleurs un goût inégalable.

Pour 4 personnes

Temps de préparation : 5 minutes, plus 24 heures de macération

Temps de cuisson : 2h15

Ingrédients :

4 jarrets d'agneau

1 bouteille de vin rouge

Huile d'olive

1 oignon haché

1,5 litre de bouillon de bœuf ou de veau dégraissé

1 bouquet de thym frais

1 feuille de laurier fraîche

Recette :

Faire mariner l'agneau dans le vin au réfrigérateur au moins 24 heures.

Faire revenir la viande dans une poêle avec un peu d'huile d'olive.

Laisser dorer.

Ajouter l'oignon et laisser cuire quelques minutes.

Ajouter le vin de la marinade, le bouillon, le thym et le laurier.

Cuire 2 heures à couvert.

Retirer la viande et faire réduire la sauce d'environ un tiers.

Remettre la viande, dégraisser et servir.

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01 02 16

« Et qui pardonne au crime en devient complice. » (Voltaire)

Flic maison.jpgDashiell Hammett (1894-1961) est un écrivain américain, unanimement considéré comme le fondateur du roman noir avec des histoires dans lesquelles les notions de bien et de mal n'ont plus cours et comme le créateur de la figure du détective privé que popularisera Humphrey Bogart à l'écran dans le rôle de Sam Spade.

La contribution de Dashiell Hammett à la littérature américaine et mondiale est d'une importance capitale et des auteurs tels qu'Ernest Hemingway, Raymond Chandler ou Georges Simenon ont reconnu son influence sur leur propre travail.

Détective chez Pinkerton pendant six ans, Dashiell Hammett s’est lancé dans l'écriture dès 1922 avant de publier des nouvelles dans le fameux magazine Black Mask en 1924. En tout, il publiera soixante-cinq nouvelles et cinq romans : L’Introuvable, La Moisson rouge, Sang maudit, La Clé de verre et Le Faucon de Malte qui sera adapté quatre fois au cinéma [1].

Il laisse aussi un roman semi-autobiographique et inachevé, Tulip (1966, publication posthume).

Rassemblant sept nouvelles noires [2] de cet auteur magistral au style sec, visuel et sans fioritures – elles ont paru dans des pulps [3] entre 1922 et 1926 –, le recueil intitulé Flic maison publié chez Omnibus à Paris dans la collection de poche « Bibliomnibus » fait découvrir la réalité brutale qui régnait aux États-Unis à l’époque de la Prohibition et de l’expansion du crime organisé, dans des récits au cadre violent, où les activités de la mafia et la corruption des politiciens et des officiers de police sont omniprésentes. [4]

Frissons garantis !

Bernard DELCORD

Flic maison par Dashiell Hammett, traductions nouvelles ou révisées de Marie-Christine Halpern et Jean F. Amsel, Paris, Éditions Omnibus, collection « Bibiomnibus Polar », avril 2015, 205 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 € (prix France)

 

[1] Le Faucon maltais de Roy Del Ruth (1931), Satan Met a Lady de William Dieterle (1936), Le Faucon maltais de John Huston (1941) et Target: Harry de Roger Corman (1969).

[2] L'éléphant vert (1923) ; Flic maison (1923) ; Qui a tué Bob Teal ? (1924) ; Au fer à cheval d'or (1924) ; Le Velu (1925) ; Pièges à filles (1925) et Le complice (1926).

[3] Pour « pulpe » : nom donné au mauvais papier imprégné de morceaux de bois sur lesquels ces ouvrages étaient imprimés.

[4] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dashiell_Hammett

01 02 16

« Des moutons dirigés par un lion sont plus redoutables que des lions dirigés par un âne. » (Douglas MacArthur)

Les bourdes militaires.jpgLe troisième numéro de la revue « Folle Histoire » dirigée par Bruno Fuligni aux Éditions Prisma à Gennevilliers est consacré aux Bourdes militaires et il s’avère parfaitement réjouissant tout en donnant une fois de plus raison à Georges Clemenceau qui assurait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires » !

Écoutons Bruno Fuligni :

« Des guerres ont été déclenchées pour un seau, un cochon, une taxe sur le whisky ou un match de football. Une bombe atomique a rasé Hiroshima à cause d'une mauvaise traduction. La principauté du Liechtenstein fut envahie par erreur. Et si la guerre anglo-zanzibarite n'a duré que trente-huit minutes, celle qui opposa les îles Sorlingues aux Pays-Bas s'étala sur 335 ans, si bien que plus personne ne se souvenait du conflit en cours quand des érudits proposèrent de signer le traité de paix qui y mettrait fin, en 1986.

Stratèges fous, tacticiens idiots, putschistes maladroits, assassins en uniforme, inventeurs d'engins délirants : l'art militaire présente une fantastique galerie de modèles à ne pas suivre.

Autant d'histoires qui paraîtraient risibles, si elles n'avaient causé des millions de morts ! »

Une pierre blanche dans le jardin des pacifistes !

Bernard DELCORD

Les Bourdes militaires, ouvrage collectif sous la direction de Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, mai 2015, 210 pp. en noir et blanc au format 15,4 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 17,50 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes écrites par Bruno Fuligni :

La guerre des Gâteaux (1838-1839) – La France se sucre

Indépendant en 1821, le Mexique est perpétuellement secoué de révoltes et de pronunciamientos. Les finances du nouvel État, désastreuses, ne permettent guère de régler les engagements internationaux et, quand la France du roi Louis­ Philippe demande en plus qu'on indemnise les ressortissants français dont les biens ont été détruits dans les émeutes, c'est non.

Paris exige 600 000 pesos pourtant, et ne veut pas céder. Un pâtissier français de Veracruz, en particulier, se trouve lésé, si bien que la flotte française, en mars 1838, fait le blocus du port. Les tractations s'éternisant, c'est la poudre qu'on fera parler : le 27 novembre 1838, les canonniers français bombardent le fort de Saint-Jean-d'Ulloa, qui doit se rendre.

Cette canonnade demeurera le seul fait d'armes de la guerre des Gâteaux, ainsi qu'on surnomme bientôt cette action de recouvrement en faveur d'un pâtissier. Elle fera quatre-vingt-quinze morts du côté mexicain, douze chez les Français, ainsi que des centaines de blessés. Parmi ceux-ci, le général Antonio López de Santa Anna, l'ancien dictateur, le vainqueur d'Alamo. Après avoir échoué à conquérir le Texas, il a perdu la faveur des Mexicains, mais ce fin politique a décidé de se refaire en prenant le commandement des troupes mexicaines de Veracruz. Il laisse une jambe dans la bataille, membre martyr qu'il va enterrer en grande pompe, avec les honneurs militaires. Héros national pour sa résistance aux Français dans la guerra de los Pasteles, il sera de nouveau porté au pouvoir en 1840.

La France, entre-temps, aura obtenu, le 3 septembre 1839, la signature d'un traité de paix garantissant le versement par le Mexique d'une indemnité de réparation. Pour les vétérans de la guerre des Gâteaux, la Monnaie de Paris émettra une médaille commémorative – même pas en chocolat.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 01 16

« C’est singulier, on peut dire : je serai guillotiné, tu seras guillotiné, mais on ne peut pas dire : j'ai été guillotiné. » (Danton)

Raccourcis.jpg« La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l’homme n’est plus », déclara le Dr Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814), député du Tiers-État de la ville et des faubourgs de Paris aux États Généraux de 1789 et humaniste convaincu, devant l’Assemblée nationale française le 1er décembre de la même année.

Il n'imaginait pas que cinquante mille personnes allaient périr sur sa planche fatale…

Se penchant sur leur cas dans Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine, un recueil de paroles de condamnés à mort célèbres ou anonymes (prononcées entre la Révolution française et l’abolition de la peine de mort en 1981) paru aux Éditions Prisma à Gennevilliers, Bruno Fuligni, diplômé de Sciences-Po, régent du Collège de Pataphysique et auteur prolixe autant que passionnant, a rassemblé nombre de pieds de nez face à la mort, de cris du cœur et d’adieux grinçants qui composent un saisissant traité d'humour noir.

Écoutons ce qu’il en dit :

« Princes, tribuns ou simples truands, quelques-uns ont trouvé l'énergie d'un ultime coup de griffe ou d'un dernier coup de gueule. Soucieux de soigner leur sortie, les guillotinés ont parfois fait assaut d'esprit et de panache, de passion et d'orgueil, de défi et de gouaille, avant de basculer dans le néant.

Les plus cabots ont multiplié les prises de parole, aux différentes étapes de leur calvaire : au réveil, à la toilette, devant l’aumônier, en paraissant devant la populace avide de sang frais, ou bien, pour les mieux trempés, sur la machine elle-même. »

Un ouvrage à couper la chique !

Bernard DELCORD

Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine par Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, avril 2015, 192 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée au format inédit en biais couleur acier façon guillotine, 13,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces mots d’avant le grand plongeon :

« Quel fatal désir que la renommée, j’ai voulu être quelque chose. » (Olympe de Gouges, femme de lettres et féministe, exécutée à Paris le 3 novembre 1793)

« Canaille imbécile, qui meurs de faim, va donc à la section chercher tes quatre onces de pain : moi, je m’en vais le ventre plein ! » (Antoine Quentin Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, exécuté à Paris le 7 mai 1795)

Ayant goûté son verre d’eau-de-vie : « Ce n’est pas ça, ce n’est pas digne de Poncet ; il m’en faut de meilleure. » (Barthélemy Poncet, bagnard évadé, voleur et assassin, exécuté à Versailles le 8 février 1866)

Ayant bu le verre de rhum : « Je voudrais bien encore une cigarette. » (Aimé-Thomas Barré, maître-chanteur, voleur et assassin d’une femme, exécuté à Paris le 7 septembre 1878)

À la foule : « C’est beau, n’est-ce pas, l’agonie d’un homme ! » (Raymond Callemin alias Raymond-la-Science, membre de la « bande à Bonnot », exécuté à Paris le 21 avril 1913)

Refusant la cigarette et le verre de rhum : « Vous savez bien que je n’ai jamais été buveur ni fumeur… et puis, c’est mauvais pour la santé. » (Henri-Désiré Landru, assassin de dix femmes et d’un adolescent, exécuté à Versailles le 25 février 1922)

Au procureur qui le réveille : « – Ta gueule ! – N’avez-vous pas de déclaration à faire ? – Je viens de la faire ! » (Marcel Petiot, médecin et assassin d’au moins vingt-sept personnes, lui-même revendiquant soixante-trois victimes, exécuté à Paris le 25 mai 1946)

« Ah ! c’est ce truc-là ! » (Louis Mathiau, assassin, exécuté à Paris le 24 janvier 1956)

« Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? » (Roger Bontemps, meurtrier d’un gardien de prison et d’une infirmière pris en otage avec son complice Buffet, exécuté avec celui-ci à Paris le 28 novembre 1972)

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Venez nombreux !

Joyeuses tribus et grandes tablées.jpgAprès une formation aux Beaux-Arts en Design et Espace, Anne Loiseau a travaillé quelques années dans la communication événementielle.

Créatrice avant tout, elle a rapidement développé un petite gamme d’objets décoratifs et d’accessoires, au rythme des saisons et de ses envies.

Elle met aujourd’hui au service de la presse, de l’édition et des marques ses idées et ses créations, la plupart du temps proches du monde du loisir créatif, de l’enfance ou de la gourmandise et elle collabore très régulièrement avec la photographe Emanuela Cino.

Pour les Éditions Larousse à Paris, elles ont conçu un fort beau recueil de recettes culinaires joliment illustré et intitulé Joyeuses tribus & grandes tablées qui fourmille d’idées salées et sucrées pour recevoir 8, 12 ou 16 convives, et même plus, réalisables dans toutes les cuisines.

La variété de propositions est grande : fougasse à l’origan et aux olives vertes, velouté de moules au curry, gaspacho de betterave à l’huile de noix, acras de cabillaud, terrine de lapin à la citronnelle, brie aux figues et fruits secs, pastilla de confit de canard, quiche à la fourme d'Ambert et à la pancetta, choucroute de poisson, risotto crémeux d’épeautre aux langoustines, rôti de lotte au haddock et au citron, cocotte de bœuf fondant à l'orange, travers de porc laqués, légumes farcis à l’agneau et au muesli, poitrine de veau roulée aux herbes, bœuf en croûte de sel, tian de légumes au thym, châtaignes rôties au sésame, taboulé boulgour-quinoa aux herbes et aux noisettes grillées, salade tiède de légumes-racines et pesto d’épinard, amandes caramélisées au sel, brochette d'ananas rôti, gaspacho fraise-pastèque, crumble pomme gingembre, tiramisu à la rhubarbe, mousse au chocolat au piment d’Espelette, tarte meringuée aux groseilles, vin de pêche à la menthe…

Le tout agrémenté de listes de courses spécialement adaptées et de conseils astucieux pour réussir à tous les coups.

Un ouvrage grandement festif !

Bernard DELCORD

Joyeuses tribus & grandes tablées – 8, 12, 16 gourmands ou plus ! par Anne Loiseau, photographies d’Emanuela Cino, Paris, Éditions Larousse, septembre 2015, 242 pp. en quadrichromie au format 26,4 x 31,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié la recette suivante, fort conviviale :

Cuisses de poulet laquées miel-citron-coriandre

Pour 8 personnes

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 40 à 50 minutes

Repos : 12 heures

Ingrédients :

8 cuisses de poulet

Le jus de 3 citrons

5 cuillers à soupe de miel liquide

5 cuillers à soupe de sauce soja

5 gousses d’ail

1 bouquet de coriandre

Recette :

Dans un petit bol, mélangez le jus de citron avec le miel, la sauce soja et les gousses d’ail hachées.

Recueillez la pulpe des citrons et ajoutez-la à la marinade avec la moitié du bouquet de coriandre hachée.

Étalez les cuisses de poulet dans un grand plat allant au four et recouvrez-les de marinade en remuant le poulet pour bien l’enrober.

Réservez au frais pendant une nuit (12 heures).

Préchauffez lz four à 240°C (thermostat 8) et enfournez pour 40 à 50 minutes de cuisson.

Veillez à retourner régulièrement le poulet pour qu’il soit bien doré.

Servir aussitôt avec le reste de coriandre effeuillée.

Et si vous êtes plus nombreux ?

Pour 12 personnes :

12 cuisses de poulet

Le jus de 4 citrons

8 cuillers à soupe de miel liquide

8 cuillers à soupe de sauce soja

8 gousses d’ail

1 bouquet de coriandre

Pour 16 personnes :

16 cuisses de poulet

Le jus de 6 citrons

10 cuillers à soupe de miel liquide

10 cuillers à soupe de sauce soja

10 gousses d’ail

1 bouquet de coriandre

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