26 01 16

Krieg, gross malheur !

Quelle connerie la guerre.jpgDéfenseurs infatigables des valeurs fondamentales de l'humanité, Jean-Pol Baras [1] et Denis Lefebvre [2] ont réuni dans Quelle connerie la guerre ! – Anthologie d'écrits sur la tolérance, le pacifisme et la fraternité universelle une série de textes – fondateurs ou de circonstance – de personnalités du monde entier, de tous les temps et de tous les horizons, mettant en valeur les sentiments humains et les actes humanistes au service de la paix et de la coexistence entre les peuples.

Des dessins de Plantu [3], président et fondateur de Cartooning for Peace, viennent les illustrer ou proposer d'autres approches.

Écoutons les auteurs :

« À la suite de l'attentat de Charlie Hebdo, les initiatives d'écrivains et de dessinateurs furent nombreuses pour défendre la liberté d'expression. Depuis lors, cette tragédie nous a incités à la réflexion. Et voilà que brutalement, le 13 novembre 2015, nous avons de nouveau été confrontés à un acte de barbarie pure qui donne un triste regain d'actualité à notre message. Cette anthologie souhaite élargir le débat à la tolérance, au combat pour la paix, à la fraternité universelle. »

La rencontre entre les dessins de Plantu pour la plupart inspirés par l'actualité et la sélection de textes d'hommes et de femmes – disparus pour beaucoup d'entre eux – met en évidence l'intemporalité et l'universalité du message.

Cet ouvrage est une initiative de la Fondation Henri La Fontaine, prix Nobel de la paix en 1913 et l'un des inspirateurs de la Société des Nations, à laquelle se sont associées les éditions Marot et Omnibus.

Bernard DELCORD

Quelle connerie la guerre ! – Anthologie d'écrits sur la tolérance, le pacifisme et la fraternité universelle par Jean-Pol Baras, Denis Lefebvre et Plantu, préface d'Henri Bartholomeeusen, Paris, Éditions Omnibus, janvier 2016, 288 pp. en noir et blanc au format 18 x 25 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 € (prix France)

Table des matières :

Préface d'Henri Bartholomeeusen

Henri La Fontaine

La guerre est une torture

Discours à la SDN, 1920

CHAPITRE 1 –LES PÈRES PENSEURS, LES TEXTES FONDATEURS

1149, Hildegarde de Bingen, ‘Nun höre und lerne, damit du errötest...

1509, Érasme, Éloge de la Folie

1686, John Locke, Lettre sur la tolérance

1763, Voltaire, Traité sur la tolérance

1849, Henry David Thoreau, La Désobéissance civile

1868, Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix

1889, Bertha von Suttner, « Bas les armes ! »

1912, Alain, « L’amour de la paix »

1914, Bertha von Suttner, Première assemblée de l'Union des Femmes de la Société allemande pour la Paix

1914, Romain Rolland, « Au-dessus de la mêlée »

1914, Romain Rolland & Stefan Zweig, Correspondance

1915, Congrès international des Femmes, La Haye, 28 avril-1er mai 1915

1918, Woodrow Wilson, Message du 8 janvier 1918 devant le Congrès des États-Unis

1930, Gandhi, Lettres à l'Ashram

1932, Albert Einstein & Sigmund Freud, Pourquoi la guerre ?

1948, André Malraux, « Que sont devenues, dans l'Europe d'aujourd'hui, les valeurs de culture et de lucidité ? »

1955, Bertrand Russell & Albert Einstein, Correspondance

1955, Le Manifeste Russell-Einstein

1957, Martin Luther King, « Le choix de la non-violence contre le racisme »

Février 2015, Abdennour Bidar, « La fraternité comme sacré »

CHAPITRE II – LES MIROIRS DU TEMPS QUI PASSE

1588, Montaigne, Les Essais

1778, Denis Diderot, Essai sur les règnes de Claude et de Néron

1905, Anatole France, « Discours prononcé à la grande soirée pacifiste organisée par un groupe d'artistes, le 12 février 1905, dans la Salle du Trocadéro, à Paris »

1906, Anatole France, « Discours prononcé au meeting pour la Paix, au sujet de la conférence d'Algésiras, le 20 janvier 1906 »

1915, Rosa Luxemburg, « Socialisme ou Barbarie ? »

1943, Lanza del Vasto, Le Pèlerinage aux sources

1978, Raymond Aron, « Prix de la Paix ? »

1979, Jean Daniel, « Que faire de l’Histoire ? »

1991, Régis Debray, « Je ne me range pas parmi les pacifistes »

1997, Saci Belgat, « De l'intégrisme au fascisme »

2000, Federico Mayor, « Entretiens du XXIe siècle »

2000, Ilya Prigogine, « Flèche du temps et fin des certitudes »

2001, John Rawls, « Quatre rôles de la philosophie politique »

2006, Zygmunt Bauman, La vie liquide

2013, Bernard Maris, L'Homme dans la guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger

2015, Abdennour Bidar, « La France et l'Islam sont une chance l'un pour l'autre »

CHAPITRE III – LA VIE ET RIEN D’AUTRE

1915, Elsa Brandstrom, Mémoires

1916, Henri La Fontaine, Magnissima Charta

1916, Kathe Kollwitz, Die Tagebücher (1908-1943)

1940, Léon Werth, 33 jours. Récit

1942, Stefan Zweig, Souvenirs d'un Européen

1944, Ernst Jünger, Premier et second journaux parisiens (1941-1945)

1945, Anonyme, Une femme à Berlin, Journal, 20 avril-22 juin 1945

1945, Albert Camus, Éditorial, dans Combat, 8 août 1945

1962, Albert Memmi, Portrait d'un Juif. L'impasse

1964, Hans Magnus Enzensberger, Les rêveurs de l'absolu

1971, Tilla Durieux, Meine ersten neunzig Jahre. Erinnerungen

1972, Lida Gustava Heymann & Anita Augspurg, Erlebtes und Erschautes. Deutsche Frauen kämpfen für Freiheit, Recht und Frieden 1850-1940

1991, Yehudi Menuhin, Paroles prononcées devant la Knesset, le 5 mai 1991

1992, Christiane Amanpour Dans Henriette Schroeder, Ein Hauch von Lippenstift für die Würde. Weiblichkeit in Zeiten grosser Nat.

1997, Benamar Médiène, « C'est en Algérie que ça se passe »

2006, Emily Wu, Une plume dans la tourmente de la Révolution culturelle

2009, Malala Yousafzai, Extraits de son blog

2015, Seirai Yüichi, « La difficile littérature de la bombe atomique »

CHAPITRE IV – DE LA RÉSISTANCE À LA RIPOSTE

1914, Jean Jaurès, « Sang-froid nécessaire », L'Humanité

1923, Isabelle Blume, « Combien de marks pour un homme ? », Le Peuple

1938, Le Libertaire, « Cette paix n'est pas notre paix ! Révolutionnaires du Front populaire »

1938, Jean Giono, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix

1943, Kurt Huber, « La Rose Blanche, tract n°6 »

1951, Jean Van Lierde, « Pourquoi je refuse d'être soldat »

2002, Salwa Hdeib-Qannam « Frauen und Sicherheit - Brauchen wir einen Weltfrauensicherheitsrat ? »

2008, Slimane Benaïssa, Au-delà du voile

CHAPITRE V – LE CHANT DU POÈTE

1855, Walt Whitman, « Battez, battez tambours ! »

1910, Rabîndranath Tagore, L'Offrande lyrique

1915, John McCrae, “ln Flanders Fields”

1919, Roland Dorgelès, Les Croix de bois

1928-1929, Erich Maria Remarque, À l'Ouest rien de nouveau

1945, Gaston Baccus, Carnets d'un combattant sans armes

1946, Jacques Prévert, « Barbara »

1948-1950, Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

1954, Léo Ferré, « Merci mon Dieu ! »

1954, Boris Vian, « Le Déserteur »

1962, Carlos Fuentes, La Mort d'Artemio Cruz

1965, Georges Brassens, « Les Deux Oncles »

1970, Yannis Ritsos, « Hélène »

1989, Gao Xingjian, La fuite

 

[1] Jean-Pol Baras est né à La Louvière en 1948. Fondateur du mouvement d’éducation permanente Présence et Action culturelles (PAC) qu’il a présidé jusqu’en 2007, il a beaucoup participé à la gestion d’institutions culturelles comme membre et comme président. Secrétaire général du Parti socialiste belge de 1996 à 2007 puis Délégué général de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Paris jusqu’en 2013, il a publié de nombreux articles sur la culture et sur la politique dans des revues belges et étrangères. Il compte à son actif sept livres dont des essais sur François Mitterrand, un roman (Le Dernier Goncourt), une chronique (Pour Mai, lettre à ma fille sur le mois de son prénom). Dernier titre paru : En lisant le Nouvel Obs (Genèse, 2015).

Source : http://www.marginales.be/jean-pol-baras/

[2] Historien et journaliste professionnel né à Arras en 1953, Denis Lefebvre est rédacteur en chef des publications de l'OURS, et directeur de la revue Histoire(s) socialiste(s). Il préside depuis 1996 le centre Guy Mollet (association créée en 1976) et, depuis 1992, il exerce les fonctions de secrétaire général de l'Office universitaire de recherche socialiste (OURS, fondé en 1969 par Guy Mollet). Il fonde en 2003 la collection L’Encyclopédie du socialisme, dont il assure la direction. Cette collection a publié depuis cette date une quarantaine d’ouvrages dans des genres très différents : biographies, essais contemporains et historiques, recueil de textes choisis, etc. Il collabore à de nombreuses publications (Gavroche, Communes de France, Historia, La Chaîne d'union, Humanisme, L’Idée libre...) dans lesquelles il publie des chroniques littéraires et des essais historiques. Ses livres, articles et conférences couvrent deux champs principaux : l'histoire du socialisme et celle de la franc-maçonnerie. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Lefebvre

[3] Le Français Jean Plantureux, dit Plantu, né en 1951 à Paris, est un célèbre caricaturiste et dessinateur de presse (dans Phosphore, Droit de réponse, L’Express et Le Monde, notamment) formé à l'école Saint-Luc à Bruxelles où il eut pour professeur Eddy Paape (1920-2012) principalement connu pour les séries BD Jean Valhardi, Marc Dacier et Luc Orient. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plantu

23 01 16

« Les mathématiques sont une gymnastique de l'esprit et une préparation à la philosophie. » (Isocrate)

Histoire des mathématiques.jpgSpécialiste de l'histoire des sciences et des techniques et membre du Centre national belge d'histoire des sciences, Jean C. Baudet est un philosophe, écrivain et poète belge né à Bruxelles le 31 mai 1944.

Après une double formation en chimie et en philosophie, J.C. Baudet a enseigné l'histoire des sciences et la philosophie au Congo ex-belge (de 1966 à 1968) puis au Burundi (de 1968 à 1973). Tout en poursuivant son enseignement, il a étudié la biologie à l'Université de Bujumbura.

De 1973 à 1978, il est chercheur en biologie à la Faculté agronomique de Gembloux et à l'Université Paris-VI. En 1978, il revient à la philosophie et fonde, à Bruxelles, la revue Technologia, consacrée à l'histoire des sciences, des techniques et de l'industrie. Depuis 1996, J.C. Baudet est membre de la rédaction de la Revue Générale (Bruxelles).

Comme biologiste, J.C. Baudet a surtout travaillé sur la taxonomie, la chimiotaxonomie et la génétique de la tribu botanique des Phaseoleae. On lui doit la découverte des « ancêtres » des haricots, notamment Phaseolus lunatus L. var. silvester Baudet. Il a également étudié les graminées vivrières (céréales).

Comme philosophe, J.C. Baudet étudie le problème de la connaissance, selon l'approche de l'épistémologie historique, à ne pas confondre avec l'épistémologie génétique de Jean Piaget. Il a spécialement mis en évidence le lien entre science et technique dans la constitution des savoirs. Son « analyse des discours » distingue quatre périodes : les discours de plaisir (poésie), de souffrance (mythes), d'ordre (idéologies et droit) et les discours contre les discours, c'est-à-dire la philosophie et la science. Il a développé les concepts d'éditologie et de STI.

Auteur prolifique, il a fait paraître de nombreux ouvrages de vulgarisation, parmi lesquels, aux Éditions Vuibert à Paris, une passionnante Histoire des mathématiques qui résume vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres et dont la lecture ne requiert aucune connaissance préalable.

On y retrouve l'intérêt accordé aux mathématiques par des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal et on y apprend de quelle manière elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.

« Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire », assure l’auteur…

Et il a fameusement raison !

Bernard DELCORD

Histoire des mathématiques par Jean C. Baudet, Paris, Éditions Vuibert, juin 2014, 346 pp. en noir et blanc au format 17 x 23,9 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)

Sommaire :

Les origines de la pensée mathématique

Les Grecs

Les Romains

Le Moyen Âge

La Renaissance : l'algèbre

Le XVIIe siècle : l'analyse

Le XVIIIe siècle : les fonctions

Le XIXe siècle : l'abstraction

Le XXe siècle : la synthèse

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23 01 16

« Il pousse plus de choses dans un jardin qu’on en a semé. » (Proverbe serbo-croate)

Mon agenda du jardin 2016 .jpgJardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles, Alain Baraton anime aussi des chroniques radiophoniques consacrées au jardin et aux plantes.

Il a fait paraître chez Flammarion Mon agenda du jardin 2016, un bien bel outil énumérant le sui vi des travaux à effectuer au jardin (dates de semis, météo, mouvements de la lune…) et illustré de conseils pour soigner ses plantes ainsi que d'anecdotes sur l'histoire des différentes espèces. Conçu comme un livre de bord du jardinier, il peut être conservé pour permettre une comparaison, d'une année sur l'autre, des poussées, des variétés semées ou des récoltes.

Le livre de bord des mains vertes !

Bernard DELCORD

Mon agenda du jardin 2016 par Alain Baraton, Paris, Éditions Flammarion, août 2015, 208 pp. en quadrichromie au format 16 x 22,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 17,90 € (prix France)

Nous avons recopié dans ce précieux vade-mecum ces quelques lignes instructives :

Pourquoi la digitale s'appelle-t-elle ainsi ?

Si vous glissez un doigt dans une fleur, vous constaterez qu'il s'adapte merveilleusement, un peu comme un dé de couture et dans les campagnes les enfants jouaient avec, bien évidemment. D'où les innombrables surnoms de la digitale ! Elle est aussi appelée gants de coucou, gants de bergère, gants de la Vierge, doigts de loup ou encore cloche, poupée, et cette liste est loin d'être exhaustive. Mais attention, c'est une des fleurs les plus toxiques. Donc, pas de digitale dans les jardins fréquentés par les tout-petits.

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20 01 16

Fin de partie...

Buck Danny, l’intégrale 11.jpgPoursuivant, avec Buck Danny, l’intégrale 11, la réédition des aventures du pilote de chasse américain et de ses compagnons, les Éditions Dupuis à Marcinelle ont rassemblé dans un fort album trois récits supplémentaires parus dans l'hebdomadaire Spirou, à savoir La vallée de la mort verte (1973), Requins en mer de Chine (1977) et La reine fantôme “Ghost Queen” (1979), accompagnés de quelques histoires courtes.

On y voit nos héros ferrailler avec témérité contre des trafiquants de drogue en Extrême-Orient et s’opposer avec brio à la toujours coriace Lady X…

Il s’agit des derniers épisodes (les 38e, 39e et 40e) créés par le mythique duo des « pères » historiques, Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, avant que Francis Bergèse ne prenne la relève en 1979.

Un ouvrage historique, donc…

Bernard DELCORD

Buck Danny, l’intégrale 11 par Vic Hubinon et Jean-Michel Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », septembre 2015, 288 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24 €

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20 01 16

« Amour sacré de la Patrie… »

Dictionnaire amoureux de la Belgique.jpgNé en 1942, l’académicien belge Jean-Baptiste Baronian est l'auteur d'une soixantaine de livres (romans, recueils de nouvelles, essais, biographies…). Il est également éditeur et critique littéraire.

Il a fait paraître chez Plon à Paris un passionnant et volumineux Dictionnaire amoureux de la Belgique, ouvrage qu’il présente comme un vagabondage sentimental à travers la Belgique d'hier et d'aujourd'hui, ainsi qu'une célébration de ses personnalités les plus connues et de ses figures les plus méconnues.

Écoutons ce qu’il en dit :

« Roland de Lassus, Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, André-Modeste Grétry, Léopold II, Félicien Rops, Fernand Khnopff, Émile Verhaeren, Georges Simenon, Norge, Hergé, René Magritte, Paul Delvaux, Django Reinhardt, Jacques Brel, Eddy Merckx, Jean-Claude Van Damme, Amélie Nothomb, les frères Dardenne, Simon Leys, Justine Henin, Albert Frère, Stromae… eux et des dizaines d'autres, ils sont tous là, au même titre que de drôles de personnages comme Clément Doucet, l'énorme complice de Jean Wiéner, ou Louis Hennepin, le premier homme à avoir atteint les sources du Mississipi.

Mais la Belgique ne serait pas ce qu'elle est sans ses grands mythes : le surréalisme et le fantastique, les béguinages et les châteaux, les Schtroumpfs et les belgicismes, le chocolat et la bière, les moules et les frites, les vacances au littoral et celles dans les Ardennes, la balle pelote et les courses cyclistes, Quick et Flupke, Anderlecht et le Standard…

Et puis toutes ces villes (Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges ou Ostende), et toutes ces choses bizarres, parfois secrètes et mystérieuses, qu'on ne trouve nulle part ailleurs : les Agathopèdes, la fête des chats, la guerre de la vache, la pataphonie…

Auxquelles sont également mêlés quelques étrangers de renom tels que Jean Froissart, Victor Hugo, Paul Verlaine, Karl Marx ou Giacomo Puccini, qui ont droit chacun à une entrée. »

Il n’y manque que Jules César et son fameux « fortissimi sunt Belgae » !

Bernard DELCORD

Dictionnaire amoureux de la Belgique par Jean-Baptiste Baronian, dessins d’Alain Bouldouyre, Paris, Éditions Plon, collection « Les dictionnaires amoureux », octobre 2015, 775 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 20 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

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17 01 16

Tiens, voilà du boudin…

Signé Furax - Le Boudin sacré.jpgPierre Dac (1893-1975) est le créateur d'un humour qu'il qualifiait lui-même de « loufoque ». Révélé au music-hall dans les années 1920, il triomphe bientôt à la radio et il crée le journal L'Os à moelle en 1938. Résistant gaulliste, il bataillera joyeusement durant les heures sombres contre les nazis et leurs valets collaborationnistes dans les émissions françaises de Radio-Londres [1] et il sévira plus que jamais sur les ondes de l'après-guerre avec son comparse Francis Blanche.

Francis Blanche (1921-1974) fut quant à lui un humoriste tout-terrain : acteur (Babette s'en va-t-en guerre, Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Belle de jour…), homme de scène et de radio (Les Branquignols, Les Escargots meurent debout, les impostures téléphoniques), scénariste (La Grande Bouffe), chansonnier, auteur et inoubliable complice de Pierre Dac pour les feuilletons radio (Malheur aux barbus, Signé Furax, Bons baisers de partout) et les sketchs (Le sâr Rabindranath Duval)

Diffusés d'octobre 1956 à juin 1957 sur la jeune station de radio française Europe n°1, les 250 épisodes du Boudin sacré [2], constituant la première saison sur quatre de Signé Furax (et récemment réédités chez Omnibus à Paris) remporteront un succès colossal – on se souvient que Guy Mollet, alors président du Conseil, au cours d'un débat houleux à l'assemblée nationale, lança aux députés : « Continuez sans moi, je vous quitte, je vais écouter Furax ».

Voici le pitch de cette saga débridée, cousine rigolarde des aventures de Fantômas, de Rocambole et d’Arsène Lupin :

On a volé des monuments qui font la gloire de la France, remplacés par des imitations en staff : l'obélisque de la Concorde, le Lion de Belfort, les grilles de la place Stanislas à Nancy…

Qui est derrière cet ignoble forfait ? Les détectives Black & White, le professeur Hardy-Petit, le commissaire Socrate et d'autres mènent l'enquête, qui les conduira sur la piste de Furax et de la terrible secte des Babus, adorateurs du Goudgouz, le Boudin Sacré.

Nos héros sillonneront la planète, de Madagascar à Yadupour, capitale du Filekistan, et ils voyageront dans le temps…

Jeux de mots navrants, situations absurdes, dialogues délirants, tous les ingrédients de l'humour du duo Dac-Blanche sont là…

Et cela décoiffe même les chauves !

Bernard DELCORD

Signé Furax – Le Boudin sacré par Pierre Dac et Francis Blanche, présentation de Jacques Pessis, Paris, Éditions Omnibus, février 2015, 800 pp. en noir et blanc au format 13 x 19,6 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 26 € (prix France)

 

[1] Il est l’auteur du fameux slogan : « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » chanté sur l’air de La Cucaracha et que la France occupée reprendra en chœur – in petto, of course !

[2] Première saison sur quatre, soit 9 880 minutes d’émission en tout…

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17 01 16

Une icône de la pop belge…

Le Grand Jojo – Tout va très bien.jpgIncarnation et idole de la belgitude à la brusseleir dans Ce Pays aussi bien qu’au-delà des frontières, Jules Jean Vanobbergen est né le 6 juillet 1936 à Ixelles et, à la veille de ses 80 ans, notre ami Brice Depasse, chroniqueur d’histoire de la musique et de la chanson sur Radio Nostalgie, a eu l’excellente idée de rédiger sa biographie parue aux Éditions de la Renaissance du Livre et chez Universal Music Books à Bruxelles sous le titre Le Grand Jojo – Tout va très bien, un ouvrage empathique complété d’un cahier de photographies en couleurs dans lequel l’auteur s’est montré digne de son sujet par la fluidité du récit mais aussi, et surtout, par des grâces d’écriture et des intertitres qui valent leur pesant de pralines, de caricoles et de gueuze lambic…

En découvrant la vie et la carrière de l’inoubliable auteur-interprète de « tubes planétaires surréalistes » comme Jules César – qui n’a pas vu la mine éberluée de Michel Drucker interviewant notre homme après qu’il eut chanté ce tube historique dans une émission dominicale a raté un grand moment d’histoire de la télévision française –, du Sergent Flagada, du Tango du Congo, d’Éléonore, de Victor le footballiste, d’E viva Mexico, de Sitting Bull, d’Ookie Pookie, de Valencia, d’Angelina, d’On a soif ! et autres Gina Stromboli ou Happy bière day, on mesure à quel point, en dépit des vicissitudes de l’existence, l’humour et la dérision font partie de l’ADN de notre peuple[1], divisé en tribus et en factions certes, mais toujours prêt à bien rigoler, une fois !

Signalons aux puristes que le texte se clôt par la discographie complète de l’artiste et par le texte intégral de nombreuses chansons.

Un ouvrage qui réveille bien des souvenirs amusants liés aux destinées d’une Patrie des Arts et des Lettres qui ne l’est pas moins…

Bernard DELCORD

Le Grand Jojo – Tout va très bien par Brice Depasse, préface de Jacques Mercier, Bruxelles, Éditions de la Renaissance du Livre & Universal Music Books, novembre 2015, 192 pp. en noir et blanc + un cahier de 32 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 €.

 

[1] dont on sait pertinemment qu’il n’existe pas, ce qui ne change rien…

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16 01 16

Le Moyen Âge inventif…

Le Moyen Âge sur le bout du nez.jpgDans Le Moyen Âge sur le bout du nez – Lunettes, boutons et autres inventions médiévales (Paris, Éditions Les Belles Lettres), un passionnant essai au style très alerte et fort bellement illustré, la grande médiéviste italienne Chiara Frugoni – elle enseigna l’histoire aux universités de Pise et de Rome – aborde l’âge dit obscur sous un angle original, celui de ses créations pérennes qui font encore notre quotidien.

Car peu d’entre nous savent quand et comment ont été découverts ou inventés les boutons, la culotte, le pantalon, les binocles, la boussole, l'arbre généalogique, la poudre à canon ou d'artifice, les cartes à jouer ou géographiques, la fourchette, le blé moulu, les spaghettis, les macaronis, la brouette, le gouvernail, le carnaval, le père Noël, les chiffres arabes, le papier, les banques ou encore l'université…

Toutes choses pourtant essentielles et indispensables !

Bernard DELCORD

Le Moyen Âge sur le bout du nez – Lunettes, boutons et autres inventions médiévales par Chiara Frugoni, traductions de l'italien par Silvano Serventi, préface de Jacques Le Goff, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Histoire », novembre 2011, 262 pp. en quadrichromie au format 15 x 21,5 cm sous couverture brochée monochrome et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

Table des matières :

Chapitre premier : Lire et faire les comptes

L'art de faire les lunettes

Les lunettes peintes

La chambre du savant et son environnement

Gagner sa vie le livre à la main : les universités

Dormir, rêver, mourir peut-être : les effets de l'anesthésie

Le livre universitaire

Gagner sa vie la plume à la main : le notaire

Les chiffres arabes, le zéro

« Anno Domini » ou année du Seigneur

Banques et monts-de-piété

Chiffons précieux : la fabrication du papier

Le livre se fait « en quatre » : l’imprimerie à caractères mobiles, une invention révolutionnaire

Chapitre II : De tout un peu

Jeux pour adultes : jeux de cartes, tarots, échecs et petites batailles

Les échecs, un jeu de rois

Le carnaval, une fête toute profane

La naissance du purgatoire

Le temps de la ville, l'invention de l'horloge à échappement

Un nom pour les notes de musique

« Je ne connais pas meilleure pierre et plus utile » : les pouvoirs du corail

Chapitre III : S'habiller et se déshabiller

Les boutons, une révolution dans la mode

C'est une autre paire de manches !

Culottes et pantalons, bas-de-chausses et cordonniers

Chapitre IV : Et vint la fourchette

Les bonnes manières à table : l'usage de la fourchette

« Macaronis blancs de semoule et lasagnes de semoule »

La force de l'eau et du vent : le moulin

Chapitre V : Pour faire la guerre

Lance à « l'arrêt »

Bannières multicolores

Le tonnerre de la terre : la poudre à canon

Le cheval, une formidable ressource énergétique

Chapitre VI : Par terre et par mer

La brouette, petite sœur du chariot

Flavio Gioia, l'inventeur de la boussole qui n'a jamais existé

L'invention du gouvernail, le père Noël, la sirène

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13 01 16

D’un château l’autre…

Comprendre les châteaux forts.jpgLes châteaux forts ont longtemps dominé le paysage : sièges de pouvoir et symboles de richesse et de statut, ils constituaient un moyen de contrôler les frontières, les cols, les routes et les rivières.

Essentiellement axé sur la période s'étendant du Xe au XVIe siècle et englobant une grande diversité de régions dans le monde – de la motte castrale gauloise au hirajiro japonais en passant, bien entendu, par les bâtisses de Grande-Bretagne, de France ou d’Espagne – l’ouvrage de Malcolm Hislop intitulé Comprendre les châteaux forts – Décoder l’architecture des forteresses médiévales (Paris, Éditions Larousse) se veut une référence didactique, et il l’est incontestablement !

Illustré de plus de 1000 plans et dessins au trait à l’ancienne, des documents iconographiques d’une grande clarté et d’une belle précision qui décrivent 180 hauts lieux du Moyen Âge en Europe, au Moyen-Orient et même en Russie, cet ouvrage montre dans le détail comment les architectes médiévaux travaillèrent à bâtir des édifices énormes, souvent des sites spectaculaires, combinant de manière grandement pérenne les rôles défensif et résidentiel.

Tant il est vrai, comme l’a écrit Nicolas Gómez Dávila, que « le triangle : bourg, château, monastère n’est pas une miniature médiévale, mais un paradigme éternel ».

Bernard DELCORD

Comprendre les châteaux forts – Décoder l’architecture des forteresses médiévales par Malcolm Hislop, traduit de l’anglais par Delphine Nègre-Bouvet, Paris, Éditions Larousse, septembre 2014, 236 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 16,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 13,90 € (prix France)

Sommaire :

Grammaire des châteaux forts

Fonction

La forteresse

La résidence

Construction

Types de châteaux

Renouveau

Éléments constitutifs

Donjon

Enceinte

Tours, flanquements

Défense sommitale

Porte fortifiée

Barbacanes

Logis

Chapelle

Prisons

Portes et porches

Fenêtres

Eau et sanitaires

Chauffage

Escaliers

 

Glossaire

Liste des localités

Index

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13 01 16

« La vie est trop courte pour qu’on se dispute. » (Baden-Powell)

La Patrouille des Castors, l’intégrale 6 .jpgPubliées dans Le journal de Spirou entre 1978 et 1980, les deux premières aventures – sur quatre – réunies dans La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 (chez Dupuis à Marcinelle), à savoir Passeport pour le néant et Prisonniers du large, voient les Castors embarquer pour une grande et périlleuse aventure en mer.

Cette épopée maritime prend place par ailleurs dans un contexte éditorial houleux : la collaboration entre Jean-Michel Charlier et MiTacq, tendue depuis plusieurs albums déjà, s'étiole de plus en plus.

Faute de scénario, MiTacq reprend alors les rênes et reste le seul maître à bord. Il publie successivement Le parrain, un court récit de 8 pages (1980), ainsi que deux autres albums, L’envers du décor (1981) et Souvenirs d’Elcasino (1983) évoluant vers la modernité d’alors, notamment par l’apparition de filles comme réelles protagonistes des récits, et non comme faire-valoir des garçons.

Une compilation vintage, mais passionnante à plus d’un égard !

Bernard DELCORD

La Patrouille des Castors, l’intégrale 6 par MiTacq et Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, juillet 2015, 288 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

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