01 02 18

Histoire de la Maison Poulaga…

Quai des Orfèvres – Les dessous du 36.jpgMatthieu Frachon est un auteur de livres sur l'histoire de la police, spécialiste du 36, quai des Orfèvres, et il donne des cours en école de journalisme. Conférencier, il a pris la parole à l’occasion de divers événements (centenaire de la PJ de Paris, Festival du Polar de Cognac...) et il intervient régulièrement à la radio et à la télévision (sur RTL avec Jacques Pradel, sur France Inter, France Info, BFM TV...) au gré de l'actualité.

Après 36, quai des Orfèvres - Des hommes, un mythe paru en 2011 aux Éditions du Rocher, il a publié dans la même maison, en septembre 2017 et en raison du déménagement à cette date [1] du siège de la Police judiciaire de Paris, un nouveau recueil d’anecdotes historiques intitulé Quai des Orfèvres – Les dessous du 36 dans lequel il propose au lecteur de faire le tour du propriétaire, du rez-de-chaussée au cinquième étage, de l’adresse policière la plus connue au monde [2], grâce notamment à Georges Simenon.

Dans « ce bâtiment mal fichu, malcommode, d'un aménagement quasi infernal », travaillent souvent fiévreusement et à pas d’heures des gardiens de la paix, des inspecteurs et des commissaires affectés hier à la Brigade mondaine, aujourd’hui à la Brigade criminelle, à l’Antiterrorisme, aux Stups, à la Répression du banditisme, aux Brigades de recherche et d’intervention (appelée aussi l’Antigang) disposant d’un charroi hétéroclite et de moyens d’investigation old fashion ou du dernier cri.

Ce livre répond aussi à quelques questions : pourquoi appelle-ton les policiers des « poulets » ? Pourquoi Maigret occupe-t-il le bureau 315 ? Combien de marches comporte le fameux escalier du 36 ? Qui a tué Edmond Bayle (1879-1929), directeur des Services de l'identité judiciaire ? Alphonse Bertillon [3] est-il un génie ?

Un condensé de polars à la française !

Bernard DELCORD

Quai des Orfèvres – Les dessous du 36 par Matthieu Frachon, Monaco, Éditions du Rocher, septembre 2017, 162 pp. en noir et blanc au format 14,1 x 21,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,90 € (prix France)

[1] Après 129 ans, la préfecture de police de Paris ayant été installée en 1888 par Jules Ferry dans le célèbre bâtiment accolé au Palais de Justice de Paris sur l'île de la Cité. Elle siège désormais au 36 (en hommage à l'ancien siège) rue du Bastion dans le 17arrondissement de Paris (quartier des Batignolles), à côté de la Porte de Clichy.

[2] Avec Scotland Yard à Londres.

[3] Alphonse Bertillon, né à Paris le 22 avril 1853 et mort à Paris le 13 février 1914, est un criminologue français. Il est le fondateur, en 1882, du premier laboratoire de police d'identification criminelle et le créateur de l'anthropométrie judiciaire, appelée « système Bertillon » ou « bertillonnage », un système d'identification rapidement adopté dans toute l'Europe, puis aux États-Unis, et utilisé en France jusqu'en 1970. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Bertillon)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 01 18

Amours interdites...

Tina par Christian Laborde.jpg« De Claude Nougaro, son ami, auquel il a consacré des livres filiaux, l’intranquille et réfractaire Christian Laborde [1] a hérité l’art de jongler avec les mots, la fibre jazzy, le physique de boxeur et l’accent tonique du Sud-Ouest. Même quand il râle, fulmine et part en guerre, on dirait qu’il chante, danse et s’esclaffe », a écrit Jérôme Garcin dans L’Obs.

Il a fait paraître Tina aux Éditions du Rocher à Monaco, un roman engagé et percutant sur les ignominies de l’épuration sauvage en France au sortir de la Seconde Guerre mondiale, quand une vile populace, parfois sur de simples présomptions et assez souvent sur des dénonciations anonymes nourries de rancune, de jalousie, voire de duplicité – par exemple pour cacher la lâcheté ou la trahison collaborationniste des corbeaux qui les rédigeaient –, se livra à des meurtres sans jugement, à des brutalités odieuses et à la tonte infamante de femmes accusées, à tort ou à raison, de « collaboration horizontale » avec l’occupant allemand.

Léontine, dite Tine et plus tard Tina, son héroïne à la chevelure comme des larmes de feu, est une jeune fille sensuelle et ardente qui a aimé un officier allemand et que la délation contraint à quitter sa campagne pour se réfugier dans un couvent de bonnes sœurs à Toulouse.

Celles-ci l’aideront à échapper à la vindicte des « justiciers », à entamer une nouvelle vie et – qui sait ? –, à retrouver l’amour.

À moins que…

Rédigé dans une langue robuste et belle, ce texte prenant est aussi le prétexte à découvrir la Ville rose dans son essence la plus authentique et à faire entendre les mélodies et les chansons qui y étaient en vogue durant ces années noires.

Car, comme l’écrit l’éditeur :

« Tina est un roman sentimental, érotique, poétique, un roman où se mêlent la musique des mots et celle du Grand Orchestre swing et musette de Renato Hiès. »

Bernard DELCORD

Tina par Christian Laborde, Monaco, Éditions du Rocher, janvier 2018, 128 pp. en noir et blanc au format 14,1 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,90 € (prix France)

[1] Auteur du roman culte – et censuré avant de connaître le triomphe – L'Os de Dionysos (1987), Christian Laborde (°1955) est un écrivain français, poète, pamphlétaire (Il a collaboré à L'Idiot international de Jean-Edern Hallier, une belle référence) et chroniqueur à La Nouvelle République des Pyrénées, « journal le plus lu par les ours », dit-il.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 01 18

They had a dream…

Les Noirs américains – En marche pour l'égalité.jpgPap Ndiaye est un historien français, spécialiste des États-Unis, né le 25 octobre 1965 à Antony. Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'histoire, il est titulaire d'un doctorat de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il fut maître de conférences avant d'être élu en 2012 professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po).

Il a fait paraître en 2009 dans la collection « Découvertes Gallimard » un brillant petit essai bellement illustré, Les Noirs américains – En marche pour l'égalité, qui ressort à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’assassinat du pasteur Martin Luther King Jr (1929-1968), militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, lauréat du prix Nobel de la Paix en 1964 après qu’il eut prononcé son fameux discours intitulé I have a dream à Washington le 28 août 1963.

Voici la présentation de l’ouvrage :

« Le 20 janvier 2009, Barack Obama est devenu le premier président noir des États-Unis. Un événement historique pour le monde entier, mais d'abord pour cette nation au lourd passé raciste. En effet, à l'abolition de l'esclavage par Lincoln en 1865 ne succède qu'un bref printemps démocratique : les lois Jim Crow imposent aux Noirs la ségrégation et la privation du droit de vote dans le Sud des États-Unis.

À partir de 1915, ils migrent par millions dans les grandes villes du Nord. Naissent alors les ghettos : Harlem à New York, le South Sicle à Chicago où, malgré des conditions de vie très dures, la culture afro-américaine se réinvente à travers le jazz et la littérature. En 1955, une certaine Rosa Parks [1] refuse de céder sa place à un Blanc dans un bus. L'incident met le feu aux poudres. Sous la conduite inspirée de Martin Luther King, le mouvement pour les droits civiques va gagner en dix ans le combat de l'égalité juridique.

Depuis, reste à remporter la bataille contre la misère et la marginalité... Au rythme des violences, des luttes, des conquêtes et des espoirs vécus par les Noirs américains, Pap Ndiaye retrace un siècle et demi d'histoire des États-Unis. »

Une histoire sanglante, hélas…

Bernard DELCORD

Les Noirs américains – En marche pour l'égalité par Pap Ndiaye, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes Gallimard », mars 2009, 160 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,90 € (prix France)

[1] Le 1er décembre, à Montgomery, Alabama.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 01 18

Cuisine pour bébés...

Cuisiner au baby robot.jpgDans Cuisiner au baby robot – 140 recettes pour le bonheur des bébés (Paris, Éditions Larousse), Noémie Strok propose des préparations conçues spécialement pour l’utilisation du baby robot, l'ustensile indispensable à la bonne alimentation des bébés.

Il s’agit de recettes adaptées à chaque phase de la diversification : de 4 à 6 mois ; à partir de 6 mois ; à partir de 9 mois ; à partir de 12 mois.

Soupe de tomate à la feta et au basilic, crème de maïs, purée verte aux 3 légumes, petit pot de flétan aux tomates cerises, hachis Parmentier, potiron au sarrasin et au bœuf, osso buco aux petites pâtes, smoothie banane et fraise, mousse de pêche...

Pour les gourmets en couches culottes !

Bernard DELCORD

Cuisiner au baby robot – 140 recettes pour le bonheur des bébés par Noémie Strouk, photographies d’Amandine Honegger, stylisme de Sylvie Rost, Paris, Éditions Larousse, mai 2017, 208 pp. en quadrichromie au format 13,8 x 19,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 9,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette suivante :

Poulet aux deux pommes

Pour un bébé à partir de 6 mois

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 15 à 20 minutes

Ingrédients :

70 g de pomme

70 g de pomme de terre

10 g de poulet

Recette :

Lavez et pelez la pomme et la pomme de terre.

Coupez la pomme, la pomme de terre et le poulet en dés d’environ 1 cm de côté.

Déposez-les dans le panier du baby robot, puis remplissez la cuve d’eau jusqu’au niveau 3.

Lancez la cuisson.

Réservez le jus de cuisson et déposez les ingrédients dans la cuve.

Mixez et ajoutez du jus de cuisson petit à petit jusqu’à l’obtention d’une consistance lisse et homogène.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 01 18

Les trouvères du sud de la France…

Les troubadours.jpgMichel Zink (°1945), écrivain, médiéviste et philologue français, membre de l'Institut, est professeur honoraire au Collège de France est l’auteur de nombreux ouvrages [1] et il a étudié toute sa vie l'art des troubadours et leur poésie.

C’est donc très logiquement qu’il a fait paraître Les troubadours – Une histoire poétique (2013, Paris, Éditions Perrin), un essai très documenté qui a remporté le Prix Provins Moyen Âge 2014 et qui ressort en collection de poche dans une version révisée.

En voici la présentation de l’éditeur :

« Les troubadours sont, au XIIsiècle, les auteurs, immensément admirés, des plus anciennes chansons d'amour composées dans une des langues nouvelles de l'Europe, la langue d'oc. Le tremblement du désir et celui de la crainte, la ferveur et la frustration, la jalousie et la jouissance, tout cela ils l'ont dit de façon si nouvelle et si intense que leurs chansons résonnent encore dans les mots d'amour d'aujourd'hui.

Le livre de Michel Zink rend sa fraîcheur à cette poésie vieille de neuf siècles en la suivant dans ses méandres, en disant au fil des poèmes, qu'il cite en grand nombre, juste ce qu'il faut pour qu'elle nous parle, pour qu'elle nous enchante et pour qu'elle vive en nous. »

Et voici ce qu’en dit l’auteur :

« Ce livre se veut une histoire poétique des troubadours. Il tente de rendre à leur poésie sa fraîcheur en la suivant dans ses méandres, en disant au fil des chansons et à propos de chacune juste ce qu'il faut pour qu'elle nous parle, pour que sa subtilité apparaisse, pour que ses allusions s'éclairent, qu'elle nous enchante et qu'elle vive en nous. (…)

J'ai voulu les faire aimer autant que je les aime, faire sentir tout ce que leurs chansons recèlent de sophistication et de simplicité, de séduction et de profondeur. Comment rendre proche, immédiatement accessible, immédiatement savoureuse, une poésie d'amour vieille de neuf siècles, écrite dans une langue ancienne et à demi étrangère, parfois volontairement obscure et produite par une civilisation désormais si loin de nous ? »

Objectif atteint !

Bernard DELCORD

Les troubadours – Une histoire poétique par Michel Zink, Paris, Éditions Perrin, collection « Tempus », novembre 2017, 382 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,50 € (prix France)

[1] Épinglons, entre autres, La Pastourelle – Poésie et folklore au Moyen Âge, Paris, Bordas, 1972, La Prédication en langue romane avant 1300, Paris, Champion, 1976 et 1982, Littérature française au Moyen Âge, Paris, PUF, 1992 et 2001, Le Moyen Âge de Gaston Paris, Paris, Éditions Odile Jacob, 2004, Bienvenue au Moyen Âge, Équateurs/France Inter, 2015.

28 01 18

« Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. » (Steve Jobs)

L'art de la délicatesse.jpg

Dominique Loreau vit au Japon depuis quatre décennies. Elle en a appris les coutumes, les traditions et applique à sa façon de vivre à l'européenne les pratiques ancestrales de ce pays.

Après le succès de L'art de la simplicité (Paris, Robert Laffont, 2005), L’art de l’essentiel (Flammarion, 2008), L'art de mettre les choses à leur place (J’ai lu, 2016) et Vivre heureux dans un petit espace (Flammarion, 2016), Dominique Loreau propose à ses nombreuses lectrices, dans L’art de la délicatesse (Flammarion, 2016), de profiter de tous les petits luxes qu’offre la vie, et dans Mon sac, reflet de mon âme (Flammarion, 2017), de faire de son sac à main l'aboutissement du minimalisme, l'outil de la liberté et de la légèreté.

En voici les sommaires :

L’art de la délicatesse

  1. Le luxe, un état d'esprit plutôt qu'une affaire de moyens
  2. L'art de dépenser intelligemment
  3. Artisanat et sur mesure, antidotes au bling-bling
  4. L'importance de la qualité
  5. Comment discerner la qualité.
  6. L'élégance : simplicité et raffinement
  7. Le luxe, c'est un style bien à soi
  8. Habiter un lieu avec naturel et liberté
  9. Le luxe de posséder peu.
  10. Enrichir sa vie en captant la beauté
  11. S'offrir un petit moment de luxe chaque jour
  12. L'utilité des occupations inutiles
  13. Voyager avec un but
  14. Vivre en harmonie avec les autres

Mon sac, reflet de mon âme.jpg

Mon sac, reflet de mon âme

Chapitre premier. Le nombre de sacs nécessaires

Chapitre 2. Qu'est-ce qu'un bon sac ?

Chapitre 3. Comment bien acheter son sac

Chapitre 4. Porter le sac qui nous va

Chapitre 5. L'organisation du sac grâce aux modules

Chapitre 6. Alléger son sac

Chapitre 7. Prendre soin de ses sacs

Chapitre 8. Du sac de voyage à un art de vivre minimaliste

Conclusion. Le sac, summum du minimalisme et ultime possession

De notre côté, nous conclurons cette recension par un proverbe chinois : « C'est par le bien-faire que se crée le bien-être ».

Bernard DELCORD

L'art de la délicatesse – Laissez la beauté se poser sur votre vie par Dominique Loreau, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2016, 192 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 9,90 € (prix France)

Mon sac, reflet de mon âme – L'art de choisir, ranger et vider son sac par Dominique Loreau, Paris, Éditions Flammarion, mai 2017, 179 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 9,90 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Bien-être | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 01 18

« Assez d'actes, des mots ! » (Graffiti de Mai 68)

L'almanach Larousse 2018 des amoureux des mots .jpgWendy Bouchard est journaliste et présentatrice à Europe 1 et sur France 3, où elle est actuellement en charge d'émissions culturelles après avoir animé, pendant quatre ans, Zone interdite sur M6. Elle est passionnée par l'histoire de la langue française et des chansons.

Bernard Fripiat est historien, féru de linguistique, auteur et comédien. Chaque dimanche, il anime sur Europe 1 une chronique dédiée au mot de la semaine. Il est scénariste de la web-série orthogaffe.com et l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à la langue française, entre autres (L'Orthographe, 99 trucs pour en rire et la retenir, éditions Gunten).

On leur doit L’almanach Larousse 2018 des amoureux des mots fournissant, jour après jour, des explications passionnantes sur un mot particulier (canicule, encyclopédie, obsèques, police, scandale, ticket, vacances…) et sur une expression étonnante ou trompeuse (pourquoi dit-on « poisson d’avril » ? ou « dès potron-minet » ? Ou « une jeune fille au pair » ? ou « Tirer vengeance » ?), ainsi qu'une astuce d'orthographe.

Des rubriques variées permettent en outre de se remémorer des événements historiques et des chansons célèbres, de se pencher sur des étymologies curieuses, des familles de mots surprenantes, des citations décalées, des expressions francophones, des dictons populaires, des mots anciens (comme le crapoussin) et des difficultés lexicales (doit-on dire rabattre ou rebattre les oreilles ?)

De quoi appliquer la maxime de Georg Christoph Lichtenberg : « Se demander sérieusement tous les soirs ce que le jour nous a fait apprendre de neuf ».

Bernard DELCORD

L’almanach Larousse 2018 des amoureux des mots par Wendy Bouchard & Bernard Fripiat, Paris, Éditions Larousse, octobre 2017, 384 pp. en noir et blanc au format 19,5 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 19,95 € (prix France)

24 01 18

Le Maupassant anglophone…

Les papiers de Jeffrey Aspern (cover).jpgFigure majeure du réalisme littéraire anglo-saxon du XIXe siècle, l’écrivain américain naturalisé britannique en 1915 Henry James (New York, 1843-1916, Chelsea) a partagé sa vie entre les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Son immense talent de conteur demeure très actuel et il est l'auteur de très nombreuses nouvelles et de plusieurs romans parmi lesquels Daisy Miller (nouvelle, 1878) [1], Washington Square (roman, 1880) [2], Portrait de femme (roman, 1881) [3], Les Bostoniennes (roman, 1886) [4], L’Élève (nouvelle, 1891) [5], Le Motif dans le tapis (nouvelle 1896), Ce que savait Maisie (roman, 1897) [6], Le Tour d'écrou (nouvelle, 1898) [7], Les Ailes de la colombe (roman, 1902) [8], Les Ambassadeurs (roman, 1903), ou encore La Coupe d'or (roman, 1904) [9]

Saluons la réédition aux Éditions de l’Aube à La Tour d’Aigues (Vaucluse), dans la collection de poche « Mikrós classique », d’un autre de ses romans célèbres, Les papiers de Jeffrey Aspern [10].

En voici le résumé :

« Dans un palazzo de Venise, à moitié en ruine, la vieille miss Bordereau n'en finit pas de mourir. Elle a été, dans sa jeunesse, le grand amour de Jeffrey Aspern, célèbre poète anglais, et la rumeur veut qu'il lui ait légué de nombreux manuscrits inédits.

Le narrateur, qui écrit un livre sur Aspern, est prêt à tout pour les acquérir. Prêt à tous les mensonges, toutes les bassesses, toutes les ruses, y compris tenter de séduire la malheureuse nièce de la vieille dame.

Mais il n'a pas mesuré la force de celle qui, au fil des pages, devient peu à peu le plus redoutable des adversaires ». [11]

À savourer comme un verre de très vieux Pure malt ou comme une tasse de thé noir de l’Assam…

Very very British!

Bernard DELCORD

Les papiers de Jeffrey Aspern par Henry James, roman traduit de l’anglais par Jean-Marie Le Corbeiller, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube, collection « Mikrós classique », janvier 2018, 191 pp. en noir et blanc au format 12,6 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France

[1] Adapté au cinéma en 1974 dans le film éponyme réalisé par Peter Bogdanovich, avec Cybill Shepherd.

[2] Adapté au cinéma en 1949 sous le titre L'Héritière, film réalisé par William Wyler qui remporta quatre Oscars, dont celui de la meilleure actrice pour Olivia de Havilland dans le rôle de Catherine Sloper, et en 1997 sous le titre Washington Square par Agnieszka Holland, avec Jennifer Jason Leigh.

[3] Adapté au cinéma en 1996 sous le même titre par Jane Campion, avec Nicole Kidman dans le rôle-titre.

[4] Adapté au cinéma en 1984 sous le même titre par James Ivory, avec Madeleine Potter, Vanessa Redgrave et Christopher Reeves.

[5] Adapté au cinéma en 1996 sous le même titre par Olivier Schatzky, avec Vincent Cassel, Jean-Pierre Marielle et Caroline Cellier.

[6] Adapté au cinéma 2012 (What Maisie Knew), réalisé par Scott McGehee et David Siegel, avec Alexander Skarsgård, Julianne Moore et Steve Coogan.

[7] Adapté au cinéma en 1961 sous le titre Les Innocents, film réalisé par Jack Clayton sur un scénario de Truman Capote, et en 1971 sous le titre The Nightcomers (Le Corrupteur), réalisé par Michael Winner, avec Marlon Brando, ainsi que dans The Turn of the Screw en 1954, opéra en un prologue, deux actes et seize scènes, composé par Benjamin Britten.

[8] Adapté au cinéma en 1981 sous le même titre Benoît Jacquot et en 1997 par Iain Softley avec Helena Bonham Carter, nominée à l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de Kate Croy.

[9] Adapté au cinéma en 2000 sous le même titre par James Ivory, avec Uma Thurman, Jeremy Northam et Kate Beckinsale.

[10] Adapté au cinéma en 1947 sous le titre Moments perdus (The Lost Moment) par Martin Gabel, avec Susan Hayward et Robert Cummings et en 1982 sous le titre Aspern par Eduardo de Gregorio, avec Jean Sorel, Bulle Ogier, Alida Valli ainsi qu’au théâtre, avec succès, à Broadway en 1962, par Michael Redgrave. La pièce fut remontée de nombreuses fois depuis cette production originale. (Sources : Wikipédia.)

[11] Source : https://archive.org/details/HenryJames_LesPapiersDeJeffre...

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

23 01 18

Médecine gourmande…

Je me soigne en mangeant – Le remède est dans l'assiette.jpgSaviez-vous que la betterave a des effets bénéfiques sur les performances sportives ? Que la carotte est bénéfique pour la peau, la circulation sanguine et les insomnies ? Que la fraise est bénéfique aux personnes qui ont des crises de goutte ? Que le fruit de la Passion permet de faire baisser la croissance des cellules cancéreuses ? Que la mangue combat le mal de mer et le mal des transports ? Que les morilles participent à la santé de nos os ? Que le romarin renforce la mémoire ?

Dans Je me soigne en mangeant – Le remède est dans l'assiette ! (Paris, Flammarion), le docteur Michel Chast [1] présente nos maux (entorse, bouffées de chaleur, anémie, etc.) par système (nerveux, digestif, respiratoire…) et la nourriture à privilégier en prévention comme en soin, ainsi que de nombreux aliments, classés de A à Z, dont il décrit les vertus thérapeutiques et le mode de consommation optimal.

Un texte clair et accessible, qui permet de se soigner avec plaisir !

Bernard DELCORD

Je me soigne en mangeant – Le remède est dans l'assiette ! par le Dr Michel Chast, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 302 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 22 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 17 € (prix France)

[1] Michel Chast est médecin généraliste, acupuncteur, homéopathe et gastronome. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'alimentation, dont Mange, médite, profite aux Éditions Flammarion.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine, Sciences | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 01 18

« Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement, personne ne les connaît. » (William Somerset Maugham)

Deux romans de William Somerset Maugham (Il suffit d’une nuit).jpgÉcrivain au talent inouï – son génie narratif est comparable à ceux de Kipling et de Churchill, c’est tout dire… –, William Somerset Maugham (1874-1965) est né à Paris. De nationalité britannique, il a étudié la médecine (diplôme obtenu en 1897) avant de parcourir le monde. Pendant la Première Guerre mondiale, il fut membre du British Secret Service en Europe. Auteur à succès [1] de pièces de théâtre et d’innombrables nouvelles, il a publié plus de vingt romans dont La Comédienne (1937), devenu Adorable Julia au cinéma en 2005, ou La Passe dangereuse (1925), adapté pour le grand écran en 1934 avec Greta Garbo puis en 2007 avec Naomi Watts (Le Voile des illusions).

Il suffit d'une nuit (1941) qui a reparu aux Éditions de la Table ronde à Paris dans la collection « La petite Vermillon » a été adapté au cinéma en 2000, avec Kristin Scott Thomas et Sean Penn.

En voici le pitch :

« Florence, 1938. Dans une demeure prêtée par des amis, Mary, jeune veuve mélancolique, reçoit la visite d'Edgar qu'elle connaît depuis l'enfance. Aux antipodes de son défunt mari, joueur invétéré porté sur la boisson, cet homme bon et attentionné la demande en mariage. Mary se donne le temps de réfléchir. En attendant qu'Edgar revienne à Florence, elle accepte une invitation à une soirée mondaine où elle fait la connaissance de Rowley, séducteur impénitent, dont elle sait la réputation et n'est pas dupe. Mais alors qu'elle repart seule chez elle, elle fait une rencontre inattendue qui l'obligera à se tourner vers lui pour se sortir d'une situation délicate. »

Deux romans de William Somerset Maugham (Le grand écrivain).jpg

Publié en 1930 sous le titre Cakes and Ale, or the Skeleton in the Cupboard, Le grand écrivain, qui ressort chez le même éditeur dans la même collection, commence par ces mots : « Quand un ami, en votre absence, vous a téléphoné en insistant pour être rappelé, soyez sûr qu'il s'agit d'une affaire plus importante pour lui que pour vous. S'il pense à vous offrir un cadeau ou à vous rendre service, il sait modérer son impatience ».

Le texte, selon François Rivière [2], d’un « esprit cosmopolite, voyageur infatigable de l'imaginaire, mais aussi observateur inlassable de l'âme humaine qui restera comme l'un des plus habiles peintres de la société internationale du premier demi-siècle ».

On ne saurait mieux dire !

Bernard DELCORD

Il suffit d’une nuit par William Somerset Maugham, traduit de l’anglais par A. Renaud de Saint-Georges, Paris, Éditions de la Table ronde, collection « La petite Vermillon », septembre 2016, 157 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,10 € (prix France)

Le grand écrivain par William Somerset Maugham, traduit de l’anglais par E.-R. Blanchet, Paris, Éditions de la Table ronde, collection « La petite Vermillon », septembre 2016, 266 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,70 € (prix France)

[1] On a dit de lui qu’il fut l’auteur le mieux payé des années 1930.

[2] Grand connaisseur de la littérature anglaise, François Rivière, né le 23 avril 1949 à Saintes, en Charente-Maritime, est un critique littéraire (Le Figaro), éditeur, romancier, traducteur, biographe et auteur de plusieurs ouvrages sur la littérature policière et la littérature d'enfance et de jeunesse. Il est aussi scénariste de bande dessinée.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |