17 10 15

Autant en a emporté le vent…

Robert Lee Qui suis-je.jpgIl y a 150 ans s’achevait la guerre de Sécession survenue entre 1861 et 1865 et impliquant les États-Unis d'Amérique (« l'Union »), dirigés par Abraham Lincoln, et les États confédérés d'Amérique (« la Confédération »), dirigés par Jefferson Davis et qui rassemblaient onze États du Sud qui avaient fait sécession des États-Unis.

L'Union comprenait tous les États abolitionnistes et cinq États « frontaliers » esclavagistes. Elle était dirigée par Abraham Lincoln et le Parti républicain. Lincoln était profondément opposé à l'esclavage et souhaitait son abolition dans les territoires détenus par les États-Unis. Sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 entraîna une première sécession de sept États du Sud, avant même que Lincoln ne prenne ses fonctions.

Les combats commencèrent le 12 avril 1861, lorsque les forces confédérées attaquèrent une installation militaire de l'Union à Fort Sumter, dans la baie de Charleston en Caroline du Sud, parce que les soldats nordistes avaient refusé de l'évacuer malgré les menaces des sudistes.

Lincoln répondit en mobilisant une armée de volontaires dans chaque État, ce qui conduisit à la sécession de quatre États esclavagistes sudistes supplémentaires. Durant la première année de la guerre, l'Union s'assura du contrôle de la frontière des États sécessionnistes et établit un blocus naval alors que les deux camps renforçaient leur armée et leurs ressources.

En 1862, des batailles comme celles de Shiloh et d'Antietam causèrent des pertes comme jamais dans l'histoire militaire américaine.

Dans l'Est, le chef militaire de la Confédération, Robert E. Lee (1807-1870), remporta une série de victoires sur les armées de l'Union, mais il perdit la bataille de Gettysburg au début de juillet 1863, ce qui constitua un tournant de la guerre.

Les victoires de Vicksburg et de Port Hudson remportées par Ulysses Grant achevèrent la prise de contrôle du fleuve Mississippi par les troupes de l'Union.

Grant mena de sanglantes batailles d'usure contre Lee en 1864, l'obligeant à défendre Richmond en Virginie, la capitale des Confédérés. Le général de l'Union William Sherman prit Atlanta en Géorgie, et commença sa marche vers la mer, dévastant une large partie du territoire de la Géorgie. Puis la résistance des Confédérés s'effondra après la reddition du général Lee au général Grant à Appomattox, le 9 avril 1865.

Pour l’anecdote, notons que la plantation d'Arlington de Robert Lee a été saisie par les troupes nordistes et ses terres transformées en cimetière militaire (Cimetière national d'Arlington).

Outre un nombre indéterminé de victimes civiles, cette guerre provoqua la mort de 620 000 soldats, dont 360 000 nordistes et 260 000 sudistes.

Considéré par les historiens comme la charnière technique entre les guerres napoléoniennes et les guerres plus modernes qui suivirent, c’est le conflit le plus meurtrier qu'aient connu les USA à ce jour.

Il mit fin à l'esclavage aux États-Unis, restaura l'Union et renforça le rôle du gouvernement fédéral.

Les conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la pensée américaine contemporaine [1].

Fait peu connu du grand public, on a recensé environ 26 000 engagés français, dont environ 40% combattirent avec le Nord, et 60% environ avec le Sud. Les données étant très imprécises, on ne sait si ces chiffres comprennent ou pas les 3 000 citoyens français de la Légion française (French Brigade) de La Nouvelle-Orléans, sous le commandement d’officiers comme Philippe de Marigny de Mandeville, Albin Rochereau, Félix Ferrier, Brogniet et Charles Janvier.

Le triple cinquantenaire de la chute de la Confédération sudiste a été l’occasion de diverses publications nostalgiques [2] aux États-Unis, mais aussi en France où le journaliste d’extrême droite Alain Sanders [3] a donné aux Éditions Pardès à Grez-sur-Loing une biographie intitulée Robert Lee Qui suis-je ? qui, si elle donne clairement dans l’hagiographie politico-militaire sudiste, n’en constitue pas moins l’une des deux seules biographies du général disponibles en langue française [4] et une intéressante source documentaire (bibliographique et photographique, notamment) pour les historiens.

Voici ce qu’il en dit :

« Considéré comme l’un des meilleurs stratèges de l’armée des États-Unis, Robert Edward Lee était tout désigné – le poste lui fut proposé – pour diriger les forces unionistes nordistes pendant la guerre de Sécession. Sa loyauté sans failles à la Virginie de ses ancêtres lui fit choisir, tout au contraire, de prendre le commandement en chef des forces confédérées sudistes. Il est ainsi passé à la postérité comme le héros symbolique de ce que les Sudistes d’hier et d’aujourd’hui ont appelé “la Cause”.

Nous proposons le portrait d’un homme qui ne sollicita jamais aucun mandat politique et qui n’approuvait pas, en tant qu’institution [5], l’esclavage, “mal moral et politique”.

Seule figure de l’histoire des États-Unis capable de contrebalancer celle d’Abraham Lincoln [6], il fut l’incarnation même du gentleman sudiste, dans la lignée des Cavaliers de Charles Ier opposés aux Têtes Rondes du dictateur Cromwell.

Un soldat chrétien, mais pas un puritain.

Après la défaite, il revint à la vie civile et contribua, sans jamais rien renier, à la difficile réconciliation du Nord yankee et du Dixieland.

La popularité de Lee, surnommé “l’homme de marbre”, jamais démentie malgré les coups du sort, s’accrut encore après sa disparition, jusqu’à atteindre et dépasser la “frontière” entre le Nord et le Sud, la célèbre Mason-Dixon Line. »

Nous ajouterons pour notre part qu’après la guerre, il devint président de l'université de Washington (à Lexington, en Virginie), qui fut rebaptisée Washington and Lee University après sa mort et est aujourd’hui l’une des plus vieilles et des plus prestigieuses universités des États-Unis.

Lee soutint le programme du président Andrew Johnson prônant la reconstruction, tout en s'opposant aux propositions des Républicains radicaux visant à donner aux esclaves libérés le droit de vote et à retirer le droit de vote aux ex-Confédérés [7].

Ce fut peut-être un assez honnête homme, mais englué dans une cause indéfendable…

Car la réduction en esclavage d’un être humain par un autre est, a été et sera toujours une abomination !

SOMMAIRE :

Introduction

I Un gentleman exemplaire

II Un héros tragique

III Les Lee, une élite virginienne

IV Les Custis d’Arlington

V La guerre mexicaine

VI L’affaire de Harpers Ferry

VII Général en chef de Virginie

VII L’effort de guerre

IX Sur les champs de bataille

X Terres sanglantes

XI La mort au bout de tous les chemins

XII Gettysburg

XII Sur la défensive

XIII Le début de la fin

XIV Le Sud à genoux

XV Le tombeau du général Lee

Annexes

Bernard DELCORD

Robert Lee Qui suis-je ? par Alain Sanders, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », septembre 2015, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)


[2] Voire racistes…

[3] Voici la présentation que son livre donne de lui : « Journaliste au quotidien Présent, spécialiste de l'Amérique française, Alain Sanders est l'auteur de quelque 80 ouvrages : recueils de poésies, pièces de théâtre, romans, essais, bandes dessinées, reportages. Il est l'auteur, avec Bernard Lugan, de l'adaptation et des paroles des Partisans blancs. Animateur de l'association Country Music attitude, membre de la SACEM, il est parolier de nombreuses chansons country ».

[4] Celle de Vincent Bernard, Robert E. Lee, la légende sudiste, parue chez Perrin en 2014 et qui compte 450 pages, est exhaustive et très documentée, mais d’un abord complexe.

[5] C’est nous qui soulignons…

[6] À l’époque seulement, bien entendu…

17 10 15

Une action à soutenir !

Affiche The réfugee next door.png

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12 10 15

Mondaines, demi-mondaines, trottins et pierreuses…

Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910 (cover).jpg

Catalogue de l’exposition qui se tient Musée d’Orsay à Paris au jusqu’au 17 janvier 2016, puis du 19 février au 19 juin 2016 au Van Gogh Museum d’Amsterdam, le magnifique ouvrage collectif intitulé Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910 résume fort habilement ce que ses organisateurs présentent comme « la première grande manifestation qui tente de retracer la façon dont les artistes français et étrangers, fascinés par les acteurs et les lieux de ce fait social, n'ont cessé de rechercher de nouveaux moyens picturaux pour en représenter réalités et fantasmes.

Vincent van Gogh – Agostina Segatori au Tambourin.png

Vincent van Gogh (1853-1890), Agostina Segatori au Tambourin (1887)

Huile sur toile. H. 55,5 cm ; L. 46,  cm. Amsterdam, Van Gogh Museum

© Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

"Pierreuses" officiant clandestinement sur des terrains vagues dans les profondeurs de la nuit, filles "en carte" et "insoumises" racolant dans l'espace public, "verseuses" employées par des brasseries à femmes, pensionnaires de maisons closes, courtisanes recevant leurs admirateurs dans leur luxueux hôtel particulier… Au XIXe siècle, la prostitution revêt de multiples visages. 

Reutlinger – La belle Otéro.jpg

Reutlinger, La belle Otéro (1875-1917)

1 album de photographies positives,

Album Reutlinger de portraits divers, vol. 3, PET FOL-NA-260 (3)

H. 10,5 cm ; L. 14,5 cm (tirages), H. 35,5 cm ; L. 40 cm (vol.)

Département Estampes et photographie, Bibliothèque Nationale de France, Paris

© Bibliothèque Nationale de France, Paris

Ce caractère protéiforme et insaisissable n'a cessé d'obséder romanciers et poètes, dramaturges et compositeurs, peintres et sculpteurs. La plupart des artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ont porté leur regard sur les splendeurs et les misères de la prostitution, celle-ci devenant également un motif d'élection pour les médias naissants, tels que la photographie puis le cinématographe.

C'est en particulier à Paris, entre le Second Empire et la Belle Époque, que la prostitution s'affirme comme sujet dans des œuvres se rattachant à des courants aussi divers que l'académisme, le naturalisme, l'impressionnisme, le fauvisme ou l'expressionnisme. La ville est alors en pleine métamorphose : nouvelle Babylone pour certains, "Ville Lumière" pour d'autres, elle offre aux artistes quantité de lieux nouveaux (salons de la haute société, loges d'opéras, maisons de tolérance, cafés, boulevards…) où observer le ballet codé des amours tarifées. 

Édouard Manet – Bal masqué à l'Opéra.jpg

Édouard Manet (1832-1883), Bal masqué à l'Opéra (1873)

Huile sur toile. H. 59,1 cm ; L. 72,5 cm.

Washington, National Gallery of Art

© Courtesy The National Gallery of Art, Washington

De L'Olympia et du Bal masqué à l’Opéra de Manet à L'Absinthe de Degas, des incursions dans les maisons closes de Toulouse-Lautrec et Munch aux figures audacieuses de Vlaminck, Van Dongen ou Picasso, l'exposition s'attache à montrer la place centrale occupée par ce monde interlope dans le développement de la peinture moderne. 

Edvard Munch – Noêl au bordel.jpg

Edvard Munch (1863-1944), Noël au bordel

Huile sur toile. H. 60 cm ; L. 88 cm.

Oslo, Munch Museum

© Munch-museet/Munch - Ellingsen Gruppen/Bono

Dans ces représentations souvent contrastées se mêlent tout à la fois observation scrupuleuse et imagination, indiscrétion et objectivité, approche clinique et fantasmes débridés. Mais pour singuliers qu'ils soient, tous ces regards jetés sur le monde de la prostitution sont exclusivement ceux d'artistes masculins. Aussi, derrière l'évocation des plaisirs et des maux, des ascensions fulgurantes et des vies misérables, c'est aussi le poids de la condition féminine à l'époque moderne qui transparaît [1]. » 

Henri Evenepoel – Au café d'Harcourt à Paris.jpg

Henri Evenepoel (1872-1899), Au café d'Harcourt à Paris (1897)

Huile sur toile. H. 114 cm ; L. 148 cm.

Francfort-sur-le-Main, Städel Museum

© Städel Museum – U. Edelmann – ARTOTHEK

Le musée informe que certaines des œuvres présentées dans l'exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public).

Quoi qu’il en soit, nous pensons que cet événement artistique majeur vaut impérativement la visite, ne serait-ce qu’en raison de la notoriété des artistes et de la qualité des œuvres qu’il réunit !

Bernard DELCORD

Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910, ouvrage collectif, Paris, coédition Flammarion et Musée d’Orsay, septembre 2015, 307 pp. en quadrichromie au format 25,2 x 30,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)

Commissariat :

Marie Robert et Isolde Pludermacher, conservateurs au musée d'Orsay

Richard Thomson, professeur d'histoire de l'art à l'Université d'Edimbourg,

Nienke Bakker, conservateur au van Gogh Museum, Amsterdam

Scénographie :

Robert Carsen, scénographe et directeur artistique

Informations pratiques :

Adresse :

Musée d'Orsay

62, rue de Lille

75343 Paris Cedex 07

Tél. : 00 33 1 40 49 48 14

Horaires :

Ouverture

- de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche

- de 9h30 à 21h45 le jeudi

Vente des billets jusqu'à 17h, 21h le jeudi

Évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi

Groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu'à 20h le jeudi

Fermeture tous les lundis et les 1er mai et 25 décembre.

Tarifs :

Billet musée :

Ce billet donne accès aux collections permanentes, et aux expositions temporaires, dans la limite des places disponibles.

Plein tarif : 11 €

Tarif réduit : 8,50 €

- Pour les 18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

- Pour tous à partir de 16h30 (sauf le jeudi).

- Pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h.

Billetterie :

http://www.musee-orsay.fr/fr/visite/billets-dentree/bille...

22 09 15

« La musique peut rendre les hommes libres. » (Bob Marley)

60 questions étonnantes sur la musique.jpgLes Éditions Mardaga à Bruxelles ont lancé en septembre 2015 une nouvelle collection de psychologie, « In psycho veritas », dont l’un des premiers titres publiés est 60 questions étonnantes sur la musique et les réponses qu’y apporte la science, un amusant – et passionnant – petit essai paru sous la plume de Valentine Vanootighem, docteure en psychologie et chercheuse à l'Université de Liège.

Très active dans le domaine de la vulgarisation scientifique, l’auteure est aussi chroniqueuse pour Psychologies Magazine Belgique et elle collabore au projet Psychopium.com, qui diffuse la psychologie scientifique au plus grand nombre. Elle est également passionnée par la musique, qu'elle pratique depuis sa plus tendre enfance.

Dans son ouvrage, elle répond, sur une double page et dans un langage accessible, en se basant sur des recherches scientifiques récentes, à des questions comme :

Comment se débarrasser d'un air qui vous trotte en tête ? Chante-t-on faux parce que l’on entend mal ? Les bébés préfèrent-ils les chants a capella ? Est-il dangereux de chanter au volant ? À quel âge faut-il commencer la musique ? Jouer d’un instrument améliore-t-il la mémoire ? La musique du restaurant peut-elle faire grimper l’addition ? Pourquoi la musique des films d’horreur nous angoisse-t-elle ? Faut-il écouter de la musique dans un bus bondé ? La virtuosité est-elle un don du ciel ? Étudier en musique mène-t-il à la réussite ? Faut-il écouter de la musique au travail ? Les émotions musicales sont-elles universelles ? Jouer d'un instrument rend-il plus intelligent ? La musique aide-t-elle à bien dormir ? Faut-il écouter de la musique après une attaque cérébrale ? La musicothérapie est-elle utile face à l’autisme ?

Si on se le demandait… Eh bien, maintenant on le sait !

Bernard DELCORD

60 questions étonnantes sur la musique et les réponses qu’y apporte la sciencepar Valentine Vanootighem, illustrations de Philippe de Kemmeter, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « In psycho veritas », septembre 2015, 144 pp. en bichromie au format 13,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,90 €

21 09 15

« Willy Bal, l’Africain »…

Enjeux et atouts du français en Afrique noire.jpgIntroduit par le grand écrivain et universitaire congolais Valentin-Yves Mudimbe [1] et édité par le professeur Jean Germain de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve chez L’Harmattan à Paris sous le titre Enjeux et atouts du français en Afrique noire, un recueil d'articles rédigés entre 1966 et 2006 par feu le grand linguiste belge Willy Bal fait un exposé passionnant des caractéristiques du français tel qu’on le parlait et le parle encore en Afrique centrale.

Voici la présentation de l’ouvrage par Jean Germain :

« Willy Bal (1916-2013), nommé professeur en 1956 à l'Université de Lovanium (Kinshasa), est chargé d'y fonder une section de philologie romane, la première en Afrique. Parachuté dans un continent dont il avoue ignorer presque tout à l'époque, il va s'initier à la linguistique africaine et ouvrir des domaines nouveaux pour la recherche : le sort du français en Afrique et le contact des langues sur ce même continent.

Wallon "wallonnant" et "tiers-mondialiste", selon ses propres termes, il aime expliquer que cette paysannerie dont il est issu lui a fait découvrir bien des vérités en Afrique. Francophone militant, respectueux des langues et des spécificités africaines, il milite non pas pour défendre un français de puristes, mais avant tout pour que le monde de la francophonie devienne un monde de solidarités. "Solidarité par le français pour le développement", tel est son credo.

À travers une douzaine de ses articles gravitant autour du français en Afrique noire, publiés au lendemain de la décolonisation et s'échelonnant sur 40 années (1966-2006), c'est toute l'histoire et la conception de l'enseignement de la langue française en Afrique subsaharienne qui sont rappelées ici, ainsi que la cohabitation tout aussi essentielle avec les langues africaines indigènes et l'apport indéniable du français d'Afrique au français universel.

Un témoignage de premier plan sur la francophonie africaine, par celui qui présida le conseil scientifique de l'Inventaire des particularités lexicales du français en Afrique noire. »

 

Table des matières :

Préface de Valentin-Yves Mudimbe

Introduction au recueil et à l’homme par Jean-Germain

Articles de Willy Bal :

Politique linguistique en Afrique noire (1966)

L'enseignement du français en Afrique (1967)

Contribution à l'étude des opinions exprimées par l'élite africaine au sujet des rapports entre les langues nationales et le français (1979)

Quelques données et réflexions à propos du français en Afrique noire (1981)

Sur l'acceptabilité de particularités lexicales du français en Afrique noire (1984)

À propos des particularités lexicales du français en Afrique noire (1984)

Présentation de l'Inventaire des particularités lexicales du français en Afrique noire (1984)

Coopération au développement, la chance du français (1985)

Frontières politiques et variations du français en Afrique subsaharienne (1986)

Crise en francophonie africaine ? (l987)

Néologie et africanité (2006)

Confidences d'un Wallon « wallonnant » et « tiers mondialiste » (l990)

De la dialectologie wallonne aux problèmes linguistiques du Tiers-Monde (1991)

Bibliographie sélective de Willy Bal

 

Un ouvrage de référence !

Bernard DELCORD

Enjeux et atouts du français en Afrique noire par Willy Bal, préface de Valentin-Yves Mudimbe, Paris, Éditions L’Harmattan, mars 2014, 265 pp. en noir et blanc au format 13 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 27 € (prix France)


[1] Né en 1941 à Likasi, il a enseigné à l’université de Lubumbashi puis aux États-Unis, au Haverford College en Pennsylvanie et à l’université Stanford de San Francisco. Il enseigne actuellement à l’université Duke en Caroline du Nord.

07 09 15

Au fil des saisons à venir…

Almanach des Terres de France 2016.jpgRédigé sous la direction d’Anne-Laure Estèves & Sara Quémener et coédité par France bleu & les Presses de la Cité à Paris, l’Almanach des Terres de France 2016 compile pour l'année entière – qui sera bissextile – des informations sur d'innombrables sujets (le mobilier corse, les momies de Bordeaux, les feux de la Saint-Jean, les arbres sonneurs du haut Doubs, l’origine du nom Guynemer...) en plus de ceux habituellement traités (éphémérides, agenda, présentation des villages et du patrimoine français, recettes culinaires, énigmes, conseils de beauté et de santé, suggestions de jardinage, trucs et astuces, petits gestes écologiques...)

Sans oublier les désormais fameux 52 extraits de romans parus dans la collection « Terres de France » qui rythment l'ouvrage et prouvent que la littérature française à caractère régionaliste, fille de Balzac et de Sand aussi bien que de Colette et Pagnol, ne manque ni d’originalité ni de caractère !

Bernard DELCORD

Almanach des Terres de France 2016, ouvrage collectif sous la direction d’Anne-Laure Estèves & Sara Quémener, Paris, Éditions des Presses de la Cité & Éditions Radio France, collection « Terres de France », septembre 2015, 320 pp. en quadrichromie au format 19 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs avec reliure à spirale, 19,95 € (prix France)

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31 08 15

Cure de désintoxication…

C'est décidé, j'arrête le sucre (cover).jpgCroyant avoir une alimentation saine, la journaliste et blogueuse australienne Sarah Wilson consommait en réalité l'équivalent de 25 cuillerées à café de sucre chaque jour. Lorsqu'elle a fait le lien entre sa consommation de sucre et ses problèmes d'humeur, de poids, de sommeil et son dérèglement thyroïdien, elle a compris qu'il était temps de réagir. Ce qui a commencé comme une expérience « juste pour voir » est vite devenu un style de vie.

Elle a partagé son expérience dans un livre proposant un programme de sevrage en 8 semaines sans renoncer à la joie de vivre ni au plaisir des papilles, ouvrage devenu bestseller dans son pays ainsi qu’aux États-Unis, dont la version française a paru aux Éditions Larousse à Paris sous le titre C'est décidé, j'arrête le sucre.

Écoutons-la :

« Avez-vous un problème avec le sucre ? Ressentez-vous une baisse d'énergie en plein après-midi ? Terminez-vous vos repas par un dessert ? Êtes-vous sujet à des ballonnements après les repas ? Il vous est impossible de manger une part de gâteau sans vous resservir ? Même si vous êtes mince, êtes-vous grassouillet au niveau de l’abdomen ? Vous arrive-t-il souvent de vous sentir lourd, barbouillé, pas en forme ? J'avais répondu “oui” à la majorité des questions ci-dessus et me doutais que le sucre avait quelque chose à y voir. Si vous êtes dans ce cas, essayez de vous lancer. Mon programme de 8 semaines a fonctionné pour des dizaines de milliers de gens avant vous…

Retrouvez un bien-être durable dans lequel le sucre n'aura plus sa place ! On sait tous que le sucre produit des effets redoutables sur notre silhouette. Plusieurs études tendent à démontrer aussi ses dangers à long terme sur notre santé.

Apprenez à remplacer le sucre par des ingrédients bons pour la santé, à déchiffrer les étiquettes pour débusquer les sucres cachés, à choisir les bons produits sucrants. »

Les astuces, techniques et ruses de l’auteure vous aideront à vaincre la sensation de manque et à surmonter les moments difficiles. Elle fournit en outre plus de 100 recettes sans sucre privilégiant les aliments complets et nutritifs.

Des recettes de base à utiliser au quotidien : bouillon de poulet ; fromage à la crème ; lait d'amande ; légumes secs germés ; ketchup maison ; pesto de chou kole ; pâte à tartiner sans sucre...

De petits plats gourmands : sauté au brocoli et ou curcuma ; gratin de patates douces ; tartes à la courge sans lactose ; muffins à la viande : boulettes de poulet au curry et à la noix de coco ; œufs verts au jambon. ; sauté de saucisse à la betterave..

Des encas pour les petits creux : pop-corn “superfood” ; frites de panais ; biscuits au fromage ; chips de coco caramélisées...

Des smoothies et boissons : infusion glacée citronnelle-gingembre ; smoothie épinard-fenouil ; chaï au rooibos ; smoothie au yaourt et aux fruits rouges ; chocolat chaud au beurre de cacahuète…

Des desserts et gâteaux : macarons moelleux au quinoa ; bouchées au chocolat et au beurre de noix ; cookies au gingembre ; crumble aux myrtilles ; mousse à la carotte ; cheesecake aux noix croustillantes ; gâteau au pamplemousse ; gratin de fruits rouges au mascarpone...

La preuve que manger sainement sans sucre peut devenir facile, économique et... bon !

Bernard DELCORD

C'est décidé, j'arrête le sucre par Sarah Wilson, Paris, Éditions Larousse, février 2015, 224 pp. en quadrichromie au format 19,3 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 14,90 € (prix France)

Voici une recette idéale pour un brunch :

Cheesecake aux courgettes

Pour 8 personnes

Préparation : 10 minutes

Égouttage : 15 minutes

Cuisson : 1 h 25

Ingrédients :

2 ou 3 grosses courgettes

1 cuiller à café de sel

450 g de ricotta

100 g de parmesan râpé

Le vert émincé de 2 jeunes oignons

2 gousses d'ail hachées

½  bouquet d'aneth haché

Le zeste de 1 citron bio râpé

2 œufs battus

40 g de feta émiettée

Huile de coco ou beurre pour le moule ou le plat

Recette :

Préchauffez le four à 160°C. (thermostat 5- 6) et graissez un moule ou un plat à gratin.

Râpez les courgettes avec la grosse grille.

Mélangez avec le sel et mettez à égoutter 15 minutes dans une passoire.

Pressez les courgettes dans vos mains pour retirer le maximum d'eau, puis mettez-les dans un saladier avec tous les autres ingrédients sauf la feta.

Mélangez bien à la fourchette et versez dans le moule ou le plat.

Enfournez pour 1 heure, puis parsemez de feta et remettez à cuire 25 minutes de plus.

Laissez refroidir complètement, puis servez à température ambiante.

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31 08 15

À fréquenter assidûment…

Bar à jus de fruits & légumes (cover).jpg

Adaptation française d’un ouvrage norvégien, Bar à jus de fruits & légumes paru chez Marabout à Paris rassemble 60 recettes de smoothies à base de fruits, de légumes et de baies, à réaliser avec un blender ou une centrifugeuse.

Des combinaisons originales mariant des ingrédients aussi divers que l’ananas, l’asperge, la baie de goji, la banane, le basilic, la betterave, le brocoli, la canneberge, la cannelle, la carotte, le céleri, le chou frisé, le citron jaune ou vert, le concombre, la coriandre, la courgette, l’épinard, le fenouil, la fraise, la framboise, le fruit de la Passion, les germes de haricot, le gingembre, les graines, la grenade, l’huile de coco, le kiwi, la mangue, la mélisse citronnée ou l’officinale, les melons commun, d’Espagne ou cantaloup, la menthe, le miel, le muesli, la mûre, la myrtille, la nectarine, la noix, l’orange, le pamplemousse, le panais, la pastèque, le persil, le piment, la poire, le poivron vert, jaune ou rouge, la pomme, le raisin noir, la spiruline et la tomate.

Une belle source d’inspiration pour consommer cinq fruits et légumes par jour en variant les plaisirs à tout moment de la journée : au petit déjeuner, au goûter, avant et après le sport ou à l’apéritif.

Bernard DELCORD

Bar à jus de fruits & légumes – 60 recettes de jus & de smoothies par Vibeke Blomvâgnes, photographies de Christin Eide, Paris, Éditions Marabout, janvier 2015, 160 pp. en quadrichromie au format 20 x 26,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 15,90 € (prix France)

Voici une recette de smoothie pour le moins originale :

Pomme, asperge, fenouil

Pour 2 verres de 20 cl

Ingrédients :

2 pommes

½ courgette

1cm de gingembre

½ citron avec la peau

½ concombre

1 branche de céleri

1 morceau de fenouil

½ poivron vert

2 asperges

4-6 glaçons

Recette :

Passez tous les ingrédients à la centrifugeuse en mettant une pomme au début et à la fin des fruits et des légumes.

Commentaire :

Ce jus est un bon dépuratif pour le foie, car les fibres des fruits et des légumes entraînent les toxines hors de l’organisme.

Ce jus est riche en vitamines C, A, B6 et K, en bêtacarotène, calcium, zinc, magnésium, potassium et sodium.

Le fenouil exerce une action dépurative et apaisante sur le système digestif.

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31 08 15

Éloquence corporelle...

Savoir parler en public avec son corps.jpgJoseph Messinger est écrivain, psychologue et spécialiste de la communication verbale et non verbale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages à succès sur le langage des gestes comme Ces gestes qui vous trahissent, Le dico illustré des gestes et La Grammaire des gestes. Caroline Messinger, son épouse, est écrivain et se passionne pour le décryptage verbal.

Ils ont publié chez Flammarion à Paris un essai intitulé Savoir parler en public avec son corps dans lequel sont passés au crible les signaux émis par notre regard, nos bras, nos jambes, nos mains, nos genoux, nos pieds… lorsque nous nous exprimons face à d’autres personnes.

« Le corps a son propre langage qui contredit parfois la parole. Que vous passiez un entretien d'embauche, que vous négociiez un contrat ou que vous donniez une conférence, sachez décoder les gestes de votre interlocuteur et comprendre leur symbolique. Apprenez également à décrypter vos propres gestes pour choisir les attitudes adéquates et dominer la situation, écrivent-ils. »

À travers le décodage de postures répétitives et leurs significations, les auteurs donnent les clés essentielles pour savoir parler avec son corps et séduire son public.

Bernard DELCORD

Savoir parler en public avec son corps par Joseph & Caroline Messinger, illustrations de Grégoire Vallancien, Paris, Éditions Flammarion, mars 2013, 198 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes relatives à une posture très fréquente :

Les bras croisés

On ne croise jamais les bras sans une raison valable. Le réflexe est tellement courant que nul n’y prête plus attention.

Quand le croisement est reproduit ponctuellement, il peut parfaitement ressortir d’un besoin de détente du dos. Mais, le plus souvent, le croisement des bras est réactif à une invasion de votre territoire mental par l’atmosphère délétère qui prévaut dans le public. Mais il arrive que le croisement intervienne alors que vous n'avez pas conscience du dérapage de votre conférence.

Les bras croisés en permanence

Néanmoins, le croisement systématique des bras face à ce genre de situation est symptomatique d'une attitude de protection non consciente contre une invasion du territoire.

L’attitude est clairement oppositionnelle et voisine d’une conduite de revendication. Elle indique surtout une déflation de la confiance en soi, une méfiance absolue qui correspond au profil clinique de la paranoïa. Et qui ne signifie pas automatiquement que le conférencier en soit un, de paranoïaque, au sens clinique du terme.

Un paranoïaque se signale par son orgueil démesuré, sa psychorigidité, sa méfiance généralisée, son hypersensibilité au jugement d'autrui, mais surtout pas son raisonnement paralogique. Tout ce qu'il avance repose sur de faux postulats, des erreurs de jugement, des illusions et des préjugés dictés par une affectivité hors normes.

Les sujets atteints de troubles paranoïaques ou paranoïdes croisent les bras en quasi-permanence. Ils sont aussi abonnés au double croisement (bras et jambes). Ils affichent leur manque de confiance en eux et doutent de tout par principe.

L’agressivité ambiante dans le cadre d'un cours ou d'une formation en entreprise entraîne automatiquement le croisement des bras. Mis en situation d'examen, le formateur protège d'office son territoire mental en croisant les bras. Face à un intervenant qui détient un pouvoir d'influence ou de nuisance au sein de l'entreprise, le croisement des bras est une barrière dérisoire, mais obligée. Tel est le lien de cause à effet qui institutionnalise cette réaction corporelle archi banale et pourtant essentielle.

Comme je le signale déjà dans La Grammaire des gestes (Éditions Flammarion), le territoire mental individuel est un espace sacré, un sanctuaire, dont le rôle consiste à défendre les idées, les projets, le credo ou la foi du sujet. La fréquence du croisement des bras est un signal fort et surtout prédictif du climat mental à la conscience. Il faut y être attentif, car il signifie que la confiance en soi est ébranlée.

Nombre de jeunes femmes (surtout les ados) se promènent dans les endroits publics les bras croisés. Cette manie est typiquement féminine (les hommes ne croisent les bras qu'en face à face). La confiance en soi de ces femmes est-elle perturbée ? Certains objecteront que les femmes n'ont pas de poches pour cacher leurs mains. Exact ! Et cette remarque explique peut-être en partie pourquoi les femmes croisent plus souvent les bras que les hommes.

Il en résulte logiquement que les orateurs qui croisent systématique­ ment les bras sont plus influençables ou impressionnables. La prise de conscience de cette dernière remarque est importante, car elle fait barrage au doute.

Si chaque fois que vous intervenez face à un public, vous croisez les bras, donnez-vous la peine de situer l'origine de ce réflexe, vous renforcerez ipso facto votre confiance en vous-même et vous retrouverez une autorité accrue.

29 08 15

Un classique plus moderne que jamais…

Une tragédie américaine.jpgJournaliste engagé, militant socialiste, romancier hors norme, Theodore Dreiser (1871-1945) est considéré comme le père de la littérature américaine du XXe siècle. Le grand critique et théoricien des lettres américaines H. L. Mencken dit que « Dreiser a joué dans la littérature américaine le rôle qu’a joué Darwin dans la biologie, il l’a transformée radicalement ». Les plus grands écrivains américains du XXe siècle se sont, en effet, réclamés de son héritage.

Il est l’auteur d’Une tragédie américaine (“An American Tragedy”), publié en 1925, dont les Éditions Motifs à Paris ont eu l’excellente idée de le ressortir dans une nouvelle traduction française, un texte fort à la frontière du roman policier et du roman social, inspiré de l'affaire du meurtre d’une ouvrière américaine, Grace Minerva Brown (1886-1906).

En voici le résumé :

Fils d'évangélistes errants, Clyde Griffiths vit mal la mendicité dévote de ses parents. Devenu jeune homme, il trouve un modeste emploi de chasseur à Kansas City dans un hôtel de luxe, où la richesse des autres l'éblouit. Là, ses collègues lui font connaître l'alcool et les prostituées. Mais la vie de Clyde bascule quand il tue un jeune enfant dans un accident de voiture. Il fuit la ville et se réfugie auprès d'un oncle fortuné, Samuel Griffiths, propriétaire d'une usine de cols de chemise à Lycurgue, dans l'État de New York.

Faible, vaniteux, ignorant, sensuel, attiré par le fruit défendu, Clyde entretient une relation clandestine avec une petite ouvrière, Roberta Alden, qui le croit sincèrement amoureux  d'elle. Mais, lors d'une soirée chez son oncle, il est remarqué par la belle Sondra Finchley, une hautaine héritière qui s'éprend de lui. Clyde se voit déjà riche. Mais Roberta est enceinte. Blessée par son infidélité, elle le menace de scandale. Après avoir tenté en vain de la faire avorter, Clyde décide de s'en débarrasser en la noyant…

Considéré aux États-Unis comme l'un des 100 plus grands romans jamais écrits en anglais, Une tragédie américaine a fait l'objet d'adaptations théâtrales, télévisées et cinématographiques – Une tragédie américaine (1931) de Josef von Sternberg avec Phillips Holmes, Sylvia Sidney et Frances Dee, ainsi que le très célèbre Une place au soleil (1951) de George Stevens avec Elisabeth Taylor et Montgomery Clift. Il est également à l'origine d'un opéra du même nom, composé en 2005 par Tobias Picker.

Un chef-d’œuvre impérissable !

Bernard DELCORD

Une tragédie américaine par Theodore Dreiser, traduction de Victor Llona revue et corrigée par Victor Lupan, Paris, Éditions Motifs, collection « Grand Format », septembre 2015, 991 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 21,50 € (prix France)