29 07 15

Le politicard sans peine…

La parlotte de Marianne.jpgDans La parlotte de Marianne – L'argot des politiques paru aux Éditions Horay à Paris en 2009 et toujours en vente (chez Albin Michel, qui a racheté la maison), Bruno Fuligni a laissé libre cours à sa grande érudition pour épingler le jargon des politiciens de l’Hexagone.

Voici comment il nous présente son ouvrage :

« Les hommes politiques aussi ont leur argot, pittoresque et méconnu. Notre époque n'est pas avare de néologismes, comme l'attestent des inventions aussi parlantes que le bling-bling, la Firme, le Sarkoland et la datillotine.

Mais le millier de mots recensés dans ce livre nous fait revivre aussi des épisodes lointains, des tendances oubliées de la vie politique française.

Qui ouvrira encore l'armoire de fer ou le cagibi des belles madames ? Que sont devenus les bousingots et les burgraves, les mascurauds et les blocards ? Où siégeaient les puritains, les matois, les arcadiens, les aragouins, les picrocholins ? Les Jeunes Turcs, qui n'étaient pas des mamelucks, réprouvaient-ils la danse du ventre ? Les guesdos ont-ils voté le dromadaire ? L'inventeur du tamisier est-il dans le Barodet ou dans le Pierre ? Trouve-t-on toujours des deputados chez ma tante ? Quand la simyanette a-t-elle remplacé la mougeotte ? Qu'est-ce qu'une ragusade, une couesnonnade, une transnoninade ? Est-il bien ou mal de ronsiner, camboniser, bentaboliser ? Vaut-il mieux sortir par la porte de Tellier ou par la grille du coq ? Pourquoi le lavelua dispose-t-il d'un kivalu, alors que le tuisigave et le tuiagaifo n'en ont pas ?

Autant de questions essentielles auxquelles les initiés ne seront plus seuls à répondre...

S'il est naturel que les hommes politiques aient leur jargon, il faut aussi que tout citoyen puisse le comprendre. Ce lexique ne revendique que le charme du pittoresque ; mais il est peut-être indispensable. »

Allez savoir…

Bernard DELCORD

La parlotte de Marianne – L'argot des politiques par Bruno Fuligni, Paris, Éditions Horay, collection « Cabinet de curiosité(s) », mars 2009, 269 pp. en noir et blanc au format 16 x 16 cm sous couverture brochée en couleurs, 18,50 € (prix France)

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28 07 15

Pour des nuits enchanteresses…

Les plus belles berceuses jazz.jpgSélectionnées par le guitariste de jazz français Misja Fitzgerald Michel, Les plus belles berceuses jazz (paru chez Didier Jeunesse à Paris) réunit, dans un bel album illustré complété d’un CD audio, 15 chansons douces à la beauté intemporelle, interprétées par les plus belles voix de l'âge d'or du jazz américain : Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Nat King Cole, Chet Baker, Judy Garland, Frank Sinatra…

Il s’agit de grands standards, mais aussi de titres moins connus, servis par des voix chaudes et sensuelles, qui font de chaque morceau un moment d'une infinie douceur…

Pour le plus grand bonheur des bébés et de leurs parents !

Liste des chansons et des interprètes :

Russian Lullaby (Ella Fitzgerald) – Lullaby of Birdland (Sarah Vaughan) – Once upon a Time a Summertime (Blossom Dearie) – Lullaby in Blue (Debbie Reynolds et Eddie Fischer) – Dreams are made for Children (Ella Fitzgerald) – Go to Sleep (My Sleepy Head) (Nat King Cole) – Over the Rainbow (Judy Garland) – Goodnight my love (Sarah Vaughan) – My Funny Valentine (Chet Baker) – Hit the Road to Dreamland (Mel Tormé) – Summertime (Peggy Lee) – Lullaby of the leaves (June Christy) – Looking for a Boy (Chris Connor) – God Bless the Child (Billie Holiday) – Brahms’s Lullaby (Frank Sinatra)

Bernard DELCORD

Les plus belles berceuses jazz  sélectionnées par Misja Fitzgerald Michel, traductions de Valérie Rouzeau, illustrations d’Ilya Green, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », octobre 2012, 48 pp. en quadrichromie au format 27,3 x 27,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

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24 07 15

« Il faut cultiver notre jardin » (Voltaire)

La fleur et son parfum.jpgAuteur de romans sulfureux (Marthe et l'enragé, 1927, Satan l’Obscur, 1933) et de textes d’une grande sensibilité (Les Paons et autres merveilles, 1933, Dressé, actif, j'attends, 1936, Palombes et colombes, 1940, Héritiers de l'abîme, 1950), mais aussi paria des lettres françaises [1] et, de ce fait, aujourd’hui bien oublié, Jean de Bosschère (Uccle, 1878-Châteauroux, 1953) est un romancier, poète et peintre belge, qu’honorèrent de leur amitié en raison de son talent des créateurs aussi divers qu’Antonin Artaud, Max Elskamp, André Suarès, James Joyce, T.S. Elliot, Aldous Huxley, Ezra Pound, Henri Michaux, Max Jacob, Jean Paulhan et Balthus, excusez du peu !

Saluons donc le fait que les Éditions Klincksieck à Paris ont publié récemment, dans leur belle collection « De Natura Rerum » et sous le titre La fleur et son parfum, un recueil de 15 textes fort touchants sur la thématique florale et du jardin, rédigés et illustrés par l’auteur entre 1938 et 1941.

« Jean de Bosschère unit à l'exaltation de l'amoureux la précision scientifique d'un fils de botaniste. Aussi loin qu'il descendit jadis dans l'obscurité tourmentée de son âme, il a pénétré dans les mystérieux replis des parfums, des formes et des cris », a écrit Philippe Jacottet.

On ne saurait mieux dire !

Bernard DELCORD

La fleur et son parfum par Jean de Bosschère, édition ornée de douze aquarelles de l’auteur, Paris, Éditions Klincksieck, collection « De Natura Rerum », mai 2015, 257 pp. en quadrichromie au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 21 € (prix France)



[1] Selon la formule du critique Robert Guiette en 1956.

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23 07 15

« La séduction, la répulsion, la dérision »

Les noms propres chez Céline.jpgAncien directeur du Robert et de Larousse, Michel Legrain est lexicographe, philosophe et spécialiste des religions et de la mythologie. Il est l’auteur de Dédale, héros de la démesure (Larousse) ainsi que d’un Dictionnaire indiscret de l’Olympe (Perrin), d’un Petit guide du paradis et d’un Petit guide de l'enfer (Armand Colin), d’un La Comtesse de Ségur. Mots, silences et stéréotypes et d’Un doudou pour bébé (Honoré Champion), d’un Dictionnaire de la Bible et du christianisme (Larousse, collection In extenso) et d’un Dictionnaire des femmes dans la Bible (Éditions du Cerf).

Il a aussi fait paraître chez Slatkine à Genève un étonnant petit dictionnaire tout en érudition intitulé Les noms propres chez Céline – Parcours alphabétique et lectures thématiques dans lequel il fait montre d’une remarquable connaissance de l’œuvre de l’auteur du Voyage au bout de la nuit, de Mort à crédit, de Guignol’s Band et de Casse-pipe.

Écoutons-le :

« Céline assemble les mots de façon improbable pour écrire la musique de ses récits. Quand il a épuisé les ressources de la langue ordinaire, il forge des mots nouveaux et tord le cou à la syntaxe traditionnelle.

Cet exercice porte aussi sur les noms propres qui désignent les personnages réels ou imaginaires qu'il a croisés, les pays, les villes, les bateaux, les animaux de sa vie et de ses rêves. Il a un art consommé de la manipulation pour appeler de façon inattendue celui-ci par son nom, celui-là d'un pseudonyme évocateur pour mieux le mettre en scène.

[J’ai] cherché à deviner quels personnages se cachaient sous les masques et en quels lieux nous étions invités.

Les dénominations de ceux-ci et de ceux-là disent l'espoir, la fascination, l'illusion, le désarroi, le mépris, le courage et la lâcheté, la mort. Avec des mots-valises, des amalgames incongrus, des suffixes dépréciatifs, des rimes évocatrices, Céline nous dit les vertiges de son voyage au bout de la vie.

Il n'est pas innocent que la Grande Guerre commence pour Bardamu à Noirceur-sur-la-Lys ni que le pays d'Afrique qui fit rêver le héros avant qu'il y fût s'appelât Bragamance plutôt que trivialement Cameroun. Laval, en revanche, ne pouvait s'appeler Dupont et Berlin ne pouvait cesser d'être la capitale, même rasée, d'une Allemagne en déroute. »

Au fait, savez-vous qui étaient l'Agité du bocal [1], Ciboire [2], Dur de mèche [3], Buste-à-pattes [4], L’Harangon [5], Marc Empième [6], Achille Brottin [7], Norbert Loukoum [8], Lili [9] et Poupine [10] ?

Michel Legrain propose, pour les croiser, un répertoire alphabétique et des lectures thématiques dans lesquelles il navigue sur les thèmes obsessionnels qui ont hanté Céline.

Bernard DELCORD

Les noms propres chez Céline – Parcours alphabétique et lectures thématiques par Michel Legrain, Genève, Éditions Slatkine, collection « Érudition », mai 2015, 241 pp. en noir et blanc au format 15,5 x 23,5 cm sous couverture brochée en bichromie, 45 €



[1] Jean-Paul Sartre.

[2] Paul Claudel.

[3] André Malraux.

[4] Henry de Montherlant.

[5] Louis Aragon.

[6] Marcel Aymé.

[7] Gaston Gallimard.

[8] Jean Paulhan.

[9] L’épouse de Céline, Lucette Almansor.

[10] L’un des quatre chats de Céline au Danemark.

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21 07 15

Brouille, embrouilles et débrouille…

L'intégrale des aventures de Modeste et Pompon.jpgEn 1955, en raison d'un désaccord contractuel avec les Éditions Dupuis à Marcinelle, le dessinateur André Franquin (1924-1997, qui demeure aujourd’hui bien connu pour son travail sur les séries Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe, Idées noires, et comme créateur du marsupilami) décide de passer à la concurrence et de travailler pour les Éditions du Lombard à Bruxelles.

Il crée alors Modeste et Pompon, un couple de jeunes gens des années 1950 dont le quotidien est parsemé de mésaventures domestiques, dues notamment aux avancées chimiques et électroménagères de l'époque. Ils ont un ami, Félix, sorte de casse-pieds inventif et up-to-date aux idées perpétuellement foireuses, deux voisins, un vieux râleur, contrôleur des impôts, et un bourgeois bedonnant, père d’un infernal petit Toto, ainsi que trois neveux qui font penser à ceux de Donald Duck, des topiques de la BD d’alors.

Même si la brouille avec Dupuis ne dure que quelques semaines, Franquin restera présent dans le Journal Tintin jusqu'en 1959.

Un bel album paru récemment au Lombard sous le titre L'intégrale des aventures de Modeste et Pompon reprend les 183 planches de la série signées Franquin qui ont paru dans le Journal Tintin ainsi qu'une introduction de plus de soixante pages composée des articles inédits suivants : « L'Affaire Modeste et Pompon » par Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, « Les scénaristes de Modeste et Pompon » par Hugues Dayez, « Modeste et Pompon, souvenir du présent » par Augustin David, « À l'ombre et à la lumière de Blondie » par Philippe Capart et « La modeste voiture de Modeste » par Isabelle Franquin.

Des dessins qui n’ont pas pris une ride !

Bernard DELCORD

L'intégrale des aventures de Modeste et Pompon par André Franquin, Bruxelles, Éditions du Lombard, collection « Économie », juin 2015, 232 pp. en quadrichromie au format 22,2 x 219,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29 €

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21 07 15

Flops en stock…

Les petites bêtises du marketing .jpgDans Les petites bêtises du marketing publié à Paris chez François Bourin Éditeur, un livre instructif à bien des égards, Catherine Heurtebise, une journaliste spécialisée en marketing et communication, rapporte une soixantaine d’exemples de « plantages » commerciaux des plus grandes marques mondiales.

Parmi ceux-ci : les échecs cuisants du cola transparent de Pepsi et de l’eau fluo de Perrier, le flop des parfums Bic vendus dans les bureaux de tabac, la lessive Persil Power qui troue les vêtements, la bière Kronenbourg sans goût destinée au public féminin, la pièce de 10 francs de la Monnaie de Paris qui valait 50 centimes, le yaourt bio « Vrai » sans fruits bio, la recherche du « chômeur de l’année » par Benetton, la Renault 14 dont la marque met en avant sa forme de poire, le choix du nom « Première Classe » pour des hôtels d’une seule étoile, la Rolex à 50 ans de Séguéla…

Business communication as usual

Bernard DELCORD

Les petites bêtises du marketing par Catherine Heurtebise, Paris, Éditions François Bourin, collection « Économie », mai 2015, 160 pp. en noir et blanc au format 13 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,99 € (prix France)

20 07 15

Contre la rage verte !

Petit traité d’anti-écologie à l’usage des lecteurs méchants.jpgIl est toujours surprenant de constater que d’aucuns s’essaient à débattre avec sérieux des épouvantails catastrophistes que les intégristes de l’écologie politique brandissent en conclusion de leur prêchi-prêcha mêlant trouille et diabolisation du contradicteur sous un vernis de démonstrations pseudo-scientifiques…

Heureusement, certains esprits éclairés évitent ce travers.

Ayant déjà fait paraître coup sur coup en 2013 aux Belles Lettres à Paris un hilarant Égalité, taxes, bisous ainsi qu’un désopilant Petit dictionnaire incorrect mais vaillamment illustré (avec Olivier Vitri), H 16 – dont on se régale de la prose assassine sur le blog H16free.com – a lancé chez le même éditeur un nouveau brûlot encore plus politiquement incorrect, intitulé Petit traité d’anti-écologie à l’usage des lecteurs méchants qui fera grincer des dents les ayatollahs du réchauffisme, les tartuffes de la décroissance et les adorateurs bigots de la Planète – qui n’est, rappelons-le au passage, qu’une simple planète, sans majuscule déifiante…

Cognant dur là où cela fait mal, l’auteur, après avoir tordu le cou de quelques lieux communs erronés colportés par les salafistes verts, explique avec gouaille pourquoi le réchauffement climatique, dont on nous assure la voix tremblante qu’il est à nos portes, n’en finit pas d’arriver – l’apocalypse climatique ayant été annoncée successivement pour 2010, puis 2012, puis 2016, pour le plus grand profit de ses prédicateurs, comme le bug de l’an 2000 (qui n’eut pas lieu, bien entendu) a rempli les poches des pythonisses de l’informatique…

H 16 explique ensuite pourquoi on ne manquera jamais d’énergie bon marché, avant de dresser avec une joyeuse férocité la typologie des fluffies, « ces gentils petits altermondialistes duveteux toujours à la pointe du combat pour la nature et contre l’humanité ».

Un livre à savourer, ligne après ligne, en pleine nature et sous le soleil !

Bernard DELCORD

Petit traité d’anti-écologie à l’usage des lecteurs méchants par H 16, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Les insoumis », mai 2015, 110 pp. en noir et blanc au format 9 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les quelques lignes suivantes, joyeusement provocatrices :

En réalité, le réchauffement climatique est en panne

Vous n'en entendrez probablement parler ni dans les jolies pages « Planète » d'un journal Le Monde transi d'amour pour les thèses réchauffistes, ni dans celles consacrées à la terre d'un Libération en phase terminale, ni même, soyons honnête, dans le reste d'une presse tout acquise aux escrocs de la climatologie politique, mais pourtant cette nouvelle mériterait de faire les gros titres : le réchauffement climatique est en panne depuis plus de seize ans.

Oh, ce n'est pas moi qui le dis.

Ce n 'est pas non plus l'une de ces misérables sectes crypta-négationnistes du climat qui osent publier pamphlets sur articles séditieux, décrivant en détail les magouilles et abominations scientifiques auxquelles se livrent certains chercheurs subventionnés pour tenter d'apeurer une population en lui prédisant un futur à base de rôtisserie planétaire, d'inondations bibliques et d'ouragans cyclopéens. Bien sûr, ces sectes n'hésiteront pas à relayer la nouvelle […], sans prendre la peine de ménager les tristes existences de tous ceux qui dépendent de façon cruciale d'une croyance ferme et résolue dans le dogme climatique.

Ce n'est pas non plus le résultat du travail d'un étudiant boutonneux dans le garage parental, fruit laborieux de bricolages statistiques douteux visant à prouver des choses incroyables à la face du monde.

Non.

La nouvelle est en fait sortie très discrètement du Met Office britannique en octobre 2012, sans le moindre battage médiatique, ni le moindre relais de la presse.

C'est intéressant puisque le Met Office est celui-là même qui, dans des précédents rapports, annonçait – en fanfare cette fois-ci – que la terre se réchauffait ou que l'année 2010 était la plus chaude jamais enregistrée.

Du reste, si l'on faisait les petits calculs en arrêtant les données à fin 2010, on observe bien un très léger réchauffement depuis 1997. Réchauffement qui s'évapore si l'on tient compte des dernières données collectées et qui permettent, de surcroît, de boucler une période de seize ans.

Cette période de seize ans n’est pas anodine, puisque c'est à partir d'une même période de seize ans, cette fois-ci de 1980 à 1996, qu'un réchauffement climatique a été observé et massivement médiatisé par toute une troupe de politiciens dont l'agenda collectiviste et interventionniste a pu ainsi se nourrir pendant les années qui suivirent.

Évidemment, à l'époque, cette accumulation de données sur une telle période était pertinente et permettait de prouver que le réchauffement déboulait, avec toute une cohorte de catastrophes au bout si, « tous ensemble », on ne mettait pas un terme rapide à notre méchante existence.

À présent, ces mêmes seize années sont – bien sûr – insuffisantes pour déduire quoi que ce soit. Tout juste le maintenant célèbre Phil Jones, directeur de recherche en climatologie à East Anglia, et mouillé jusqu'au cou dans les histoires de Climategate, accepte-t-il d'admettre que tout cela montre qu'on ne comprend pas encore assez les variabilités naturelles.

D'autres chercheurs (pas soupçonnés de corruption ou de magouilles antiscientifiques) sont, eux, obligés d'arriver à la conclusion logique que les modèles climatiques utilisés jusqu'à présent sont profondément viciés : après tout, ils prédisaient un furieux réchauffement pour la période en question, certainement pas une stagnation.

Caramba, donc, encore raté…

01 07 15

Poilade garantie…

L'Os libre.jpgPierre Dac (1893-1975) est le créateur d'un humour très particulier qu'il qualifie de loufoque, à base de non-sens, de contrepieds, de jeux de mots et d'aphorismes aussi définitifs qu'absurdes.

Révélé au music-hall dans les années 1920, il triomphe à la radio dans les années 1930 avant de fonder L'Os à Moelle en 1938.

D'origine juive (son vrai nom est André Isaac), il entre dans la Résistance avant de rejoindre de Gaulle en Angleterre. Il y sera la voix de la France dans « Les Français parlent aux Français » sur Radio-Londres. De retour au pays en 1944, il reprend ses activités à la radio et relance son journal, sous le titre de L'Os libre.

À partir d'octobre 1945 et jusqu'en octobre 1947, Pierre Dac et ses complices s'en donnent à cœur joie en posant leur regard de loufoques sur un pays en pleine reconstruction, miné par les pénuries et l'instabilité politique – sans oublier les chroniques qui avaient fait la gloire de L'Os à Moelle d'avant-guerre : les recettes de cuisine extravagantes, les publicités délirantes, les romans-feuilletons farfelus et les fameuses petites annonces.

Il rencontre ensuite Francis Blanche avec qui il créera notamment le célébrissime sketch du « Sâr Rabindranath Duval », puis les feuilletons Signé Furax et Bons baisers de partout à la radio, qui connaîtront un immense succès.

Il meurt en 1975, auréolé d'une gloire qui a traversé les générations. Son influence sur ses successeurs est considérable et des humoristes du langage tels que Pierre Desproges ou Raymond Devos lui doivent beaucoup.

Quarante ans après son décès, les Éditions Omnibus à Paris ont fait paraître sous le titre L'Os libre – 11 octobre 1945-15 octobre 1947 une anthologie qui regroupe les meilleurs articles des 102 numéros de L'Os libre en les situant dans leur contexte historique.

Entre les propos de Léopold Sparadrap, le feuilleton à rebondissements d’Alexandre Dumat de Mysène, l’appel à la révolution en liquette, un édito sur une maison à louer et à blâmer, la présentation d’un stylo facile à construire, un reportage au Salon du piéton ou la recette de la crème au plâtre, les occasions y fourmillent, de rire un bon coup !

Bernard DELCORD

L'Os libre – 11 octobre 1945-15 octobre 1947 par Pierre Dac, préface de Jacques Pessis, Paris, Éditions Omnibus, février 2015, 1 024 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 20,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 € (prix France)

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01 07 15

« Une image vaut mieux que mille mots. » (Confucius)

Une autre histoire de la photographie.jpgÀ partir du noyau assemblé par deux amateurs passionnés se sont constituées les collections du Musée français de la Photographie (78, rue de Paris à F-91570 Bièvres) actuellement en rénovation, qui détient aujourd'hui plus de 25 000 objets, un million de photographies, une bibliothèque et un fonds documentaire technique unique.

Les photographies présentées dans le bel album collectif intitulé Une autre histoire de la photographie paru chez Flammarion à Paris, largement inédites, dessinent une histoire de la discipline allant de son invention à nos jours en tenant compte de la dimension sociale de ses usages.

Du fonds vernaculaire au numérique, en passant par les revues spécialisées et les éditions d'artistes, c'est un large ensemble de cette vaste collection protéiforme qui y est analysé par des spécialistes de renom.

Un ouvrage généreusement illustré qui constitue un outil destiné aussi bien au professionnel qu'à l'amateur curieux.

Bernard DELCORD

Une autre histoire de la photographie par Julie Guiyot-Corteville, Éric Karsenty et Rémi Calzada, préface de Christian Caujolle, Paris, Éditions Flammarion, « Les collections du Musée français de la Photographie », mai 2015, 240 pp. en quadrichromie au format 23 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 39 € (prix France)

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01 07 15

Grand œuvre…

Les plus belles œuvres de Velázquez .jpgDans un article de qualité [1], Wikipédia assure que « Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (baptisé à Séville le 6 juin 1599 et mort à Madrid le 6 août 1660), dit Diego Velázquez, est un peintre baroque considéré comme l'un des principaux représentants de la peinture espagnole et l'un des maîtres de la peinture universelle.

Il passa ses premières années à Séville, où il développa un style naturaliste à base de clairs-obscurs. À 24 ans, il déménagea à Madrid, où il fut nommé peintre du roi Philippe IV et, quatre ans plus tard, il devint peintre de chambre, charge la plus importante parmi celles dévolues aux peintres de la cour. Comme artiste, par son rang de peintre de cour, il réalisa essentiellement des portraits du roi, de sa famille et des Grands d’Espagne ainsi que des toiles destinées à décorer les appartements royaux. Comme surintendant des travaux royaux, il acquit en Italie de nombreuses œuvres pour les collections royales, des sculptures antiques et des tableaux de maîtres, et il organisa les déplacements du roi d'Espagne.

Sa présence à la cour lui permit d'étudier les collections de peintures royales. L'étude de ces collections ajoutée à l'étude des peintres italiens lors de son premier voyage en Italie eut une influence déterminante sur l'évolution de son style, caractérisé par une grande luminosité et des coups de pinceau rapides. À partir de 1631, il atteignit sa maturité artistique et peignit de grandes œuvres comme la Reddition de Breda.

Pendant les dix dernières années de sa vie, son style se fit plus schématique, arrivant à une domination notable de la lumière. Cette période commença avec le Portrait du Pape Innocent X peint lors de son second voyage en Italie, et vit la naissance de deux de ses œuvres maîtresses : Les Ménines et Les Fileuses.

Son catalogue contient de 120 à 125 œuvres peintes et dessinées. Après sa mort, la réputation de Velázquez atteignit un sommet de 1880 à 1920, période qui coïncide avec les peintres impressionnistes français pour qui il fut une référence. Manet fut émerveillé par sa peinture et il qualifia Velázquez de “peintre des peintres”, puis de “plus grand peintre qui ait jamais existé”.

La majeure partie de ses toiles, qui faisaient partie de la collection royale, est conservée au musée du Prado à Madrid. »

Une exposition rétrospective consacrée à l’œuvre de ce peintre espagnol majeur se tient pour la première fois dans la capitale française, au Grand Palais, jusqu’au 13 juillet 2015.

À cette occasion, les Éditions Larousse ont publié, rédigé par Johann Protais et Éloi Rousseau, Les plus belles œuvres de Velázquez, un album donnant une présentation attrayante et pédagogique des 100 œuvres les plus marquantes de l'artiste, avec pour chacune des précisions sur le lieu et la date d'exécution, les dimensions, le support ainsi que le matériau utilisé.

Magnífico !

Bernard DELCORD

Les plus belles œuvres de Velázquez par Johann Protais et Éloi Rousseau, Paris, Éditions Larousse, mars 2015, 128 pp. en quadrichromie au format 20 x 24 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 12,90 € (prix France)

Informations pratiques :

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Ouverture : dimanche et lundi de 10h à 20h

Du mercredi au samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi

Dernier accès à l'exposition : 45 min avant la fermeture des Galeries.

Fermeture des salles : à partir de 15 minutes avant la fermeture des Galeries.

Tarif normal : 13 €

Tarif réduit : 9 € (16-25 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse).

Gratuit pour les moins de 16 ans. (Réservation obligatoire pour tout enfant ou jeune de moins de 16 ans accompagnant un visiteur muni de réservation.)