03 11 15

Prenez-en de la graine…

Quinoa, boulgour et autres céréales (cover).jpgValéry Drouet est un styliste culinaire, auteur de nombreux ouvrages de cuisine. Il collabore régulièrement à plusieurs magazines pour lesquels il imagine des plats savoureux et  équilibrés. Le docteur Florence Solsona, médecin nutritionniste, également diplômée en psychosomatique, travaille depuis plus de 10 ans sur les troubles alimentaires.

Dans Quinoa, boulgour et autres céréales – 50 recettes faciles pour manger sain et gourmand publié chez Larousse à Paris, ils proposent de découvrir et d’apprendre à cuisiner le quinoa, une graine aux multiples vertus, et les céréales que sont le boulghour, l’épeautre, le Kamut®, le sarrasin, l’orge ou l’avoine.

On pourra les déguster :

À l'apéro : biscuits au roquefort et aux graines de tournesol ; gressins à la farine d'épeautre ; sablés au parmesan et aux graines de lin…

En entrée : mini-concombres farcis au quinoa, au crabe et aux graines de courge ; tartare de quinoa et de radis, fromage frais aux herbes ; soupe à la viande et à l’orge…

Dans des plats à la viande et à la volaille : blancs de volaille panés au quinoa grillé ; courgettes farcies au bœuf, au boulghour et aux herbes ; orge perlé aux tomates cerises et à la poitrine fumée….

Dans des préparations de  poisson et aux fruits de mer : gratin de potiron et de quinoa au saumon frais ; encornets farcis à l'épeautre et à la courgette, boulgour aux coquillages, sauce au wasabi...  

Dans des plats végétariens : taboulé de boulghour aux raisins secs, tomates et pignons ; salade de quinoa au melon, à la feta, à la menthe et aux amandes grillées.

En accompagnement : risotto de quinoa aux champignons noirs ; pilaf d'orge aux petits légumes et au curcuma ; gratin crémeux de poireau et de boulgour...

Dans des douceurs : petits sablés de sarrasin au citron ; millet aux dattes moelleuses et à l'eau de rose ; barres aux flocons d’avoine et aux abricots secs…

Des plats riches en glucides lents, en protéines végétales, en vitamines et en oligoéléments !

Bernard DELCORD

Quinoa, boulgour et autres céréales – 50 recettes faciles pour manger sain et gourmand par Valéry Drouet, introduction et conseils par le Dr Florence Solsona, photographies de Pierre-Louis Viel, Paris, Éditions Larousse, collection « Saveurs & bien-être », février 2014, 96 pp. en quadrichromie au format 17 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 8,90 € (prix France)

Voici la recette d’un plat de mer et de terre :

Quinoa au haddock et aux petits pois, façon risotto

Pour 4 personnes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

25 cl de fumet de poisson

1 oignon moyen

240 g de quinoa

3 cuillers à soupe d'huile d 'olive

10 cl de vin blanc

400 g de petits pois écossés, frais ou surgelés

400 g de filets de haddock

40 g de beurre

80 g de parmesan râpé

Sel et poivre

Recette :

Dans une casserole, faites chauffer le fumet de poisson avec 25 cl d'eau.

Pelez et hachez l'oignon.

Rincez soigneusement le quinoa.

Dans une autre casserole, mettez l'huile à chauffer et faites fondre l'oignon 5 minutes à feu doux.

Ajoutez le quinoa, mélangez, puis versez le vin. Laissez bouillir 3 minutes à feu vif, versez le fumet de poisson bouillant en une seule fois. Salez, poivrez, portez à ébullition.

Ajoutez les petits pois et laissez cuire de 8 à 10 minutes à feu doux.

Ôtez la casserole du feu, couvrez et laissez le quinoa gonfler 10 minutes.

Pendant ce temps, plongez le haddock dans de l'eau frémissante et laissez-le pocher 3 minutes.

Égouttez-le sur du papier absorbant et détaillez-le en petits morceaux.

Déposez le beurre coupé en morceaux et le parmesan sur le quinoa.

Remuez pour bien enrober le tout, puis ajoutez le haddock et mélangez délicatement.

Servez aussitôt.

Variante :

Remplacez le haddock par du saumon fumé, à ajouter au dernier moment, en même temps que le parmesan.

L’avis de la nutritionniste :

Comparés aux autres légumes, les petits pois possèdent un taux élevé de protéines et de glucides complexes, ce qui leur confère un pouvoir rassasiant plus marqué. Ils ont par ailleurs un index glycémique assez bas.

Leur intérêt nutritionnel réside également dans leur richesse en fibres qui favorisent un bon transit intestinal et dans les vitamines qu'ils apportent : celles du groupe B et la vitamine C sont particulièrement bien représentées

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03 11 15

Mini vacheries…

Petites méchancetés sans grandes conséquences.jpgAprès des études de bibliothécaire-documentaliste, Marc Menu, qui est né à Bruxelles en 1961, a travaillé pendant vingt ans dans une école de cinéma.

Il a fait paraître chez Quadrature à Louvain-la-Neuve un recueil de nouvelles fort justement intitulé Petites méchancetés sans grandes conséquences, de courts textes grinçants dans lesquels, par touches minuscules, il jette un regard angoissant et désenchanté sur les réalités du quotidien contemporain.

Exemple :

Maman

« Le petit Grégory attend sa maman à l’accueil du magasin…

Elle arrive en courant, toute essoufflée, se penche, prend l’enfant dans ses bras, le serre très fort. Il redouble de pleurs. Elle échange un sourire attendri avec l’hôtesse et les caissières.

       – Il a eu une grosse peur, le pauvre chéri, murmure-t-elle. C’est fini maintenant, maman est là !

Et elle s’éloigne, en essayant vainement de le réconforter.

Dans une ou deux minutes, quand la vraie maman viendra récupérer son enfant à l’accueil, elle sera déjà loin. »

Terrific, isn’t it?

Bernard DELCORD

Petites méchancetés sans grandes conséquences par Marc Menu, Louvain-la-Neuve, Éditions Quadrature, octobre 2015, 82 pp. en noir et blanc au format 18 x 10 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €

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03 11 15

« Il n'y a pas de théâtre sans fraternité. » (Louis Jouvet)

Théâtre de Liège.jpgRafaël Magrou est architecte de formation. Journaliste (Techniques & Architecture, L’Architecture d’Aujourd’hui, AMC, EcologiK et EXE), il est aussi auteur et commissaire d’expositions. Il enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Clermont-Ferrand.

Il est aussi l’auteur d’un bel essai intitulé Théâtre de Liège En transparencesparu à Bruxelles aux Éditions Mardaga, dans la collection « Patrimoine culturel ».

Écoutons Anne Wuilleret, son éditrice :

« C’est l’histoire d’un lieu autrefois dédié à la culture et aux sciences devenu, en 2013, outil théâtral à part entière, un lieu de vie dans la ville, une scène rayonnante à l’échelle nationale et européenne.

En effet, le Théâtre de Liège, c’est :

– plus de 50 000 visiteurs en 2013-2014 ;

– par saison, près de 190 représentations de théâtre et danse, et des expositions témoignant de la richesse de la création contemporaine ;

– par saison, près de 10 productions en tournée en Belgique et à l’étranger, comptabilisant un total de 125 000spectateurs ;

– 7800 m2 répartis en 2 salles de 557 et 145 places.

En ayant pour fil conducteur le préfixe trans-, cet ouvrage raconte, en 16 chapitres, l’histoire de la transformation de l’édifice de la Société Libre d’Émulation en Théâtre de Liège.

Le livre emmène le lecteur dans les différentes dimensions du bâtiment, passant de sa façade à sa salle principale, sans oublier les coulisses et autres loges, ainsi que les ateliers de fabrication.

Il aborde autant l’aspect patrimonial du Théâtre que l’intervention contemporaine qui lui a permis de devenir la première scène de Wallonie ; de même, il se penche sur les axes de sa programmation dans un entretien avec Serge Rangoni, son directeur depuis 2004 : contenu et contenant, corps et esprit sont ici rassemblés.

L’ouvrage, dont la maquette met en lumière les différentes étapes de la transformation du lieu grâce à une iconographie exceptionnelle, convie à saisir la démarche et la posture contemporaine des architectes Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit. Il est largement illustré de photographies de Marie-Françoise Plissart qui a suivi la transformation des lieux, de François Brix qui a accompagné la conception des architectes, et de documents inédits, comme l’intervention de l’artiste Patrick Corillon dans les murs.

Une invitation à découvrir les coulisses d’un lieu qui se veut en transparence avec son public ! »

TABLE DES MATIÈRES :

INTRODUCTION. Ceci n’est pas un théâtre

1. TRANS-CENDER / Il faut sauvegarder l’Émulation

2. TRANS-MIGRATIONS / De place en place : un théâtre sans domicile fixe

3. TRANS-CRIRE / Du programme à la réalisation : alchimie de la conception architecturale

4. TRANS-FIGURER / Avec audace, permettre au Théâtre de Liège d’exister dans sa ville

5. TRANS-PARAÎTRE / À la frontière du visible et de l’invisible

6. TRANS-PARENCE(S) / Estomper les limites

7. TRANS-PORTÉ(E-S) / La grande salle reconfigurée

8. TRANS-IGER / Petits arrangements avec l’existant

9. TRANS-MUTATION / Chronique photographique d’une greffe

10. TRANS-ITION / Entretiens avec Serge Rangoni, Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit

11. TRANS-VERSAL / Réconcilier les fragments

12. TRANS-NATIONAL / Un spectacle en guise d’inauguration

13. TRANS-DISCIPLINAIRE / Un programme qui relie les disciplines de l’être et du savoir

14. TRANS-FRONTALIER / À la croisée des pays, tisser des liens

15. TRANS-METTRE / Sensibiliser et convier le public au débat

16. TRANS-IT / Suivez l’artiste !

CONCLUSION

NOTES ET ÉLÉMENTS BIBLIOGRAPHIQUES

Bernard DELCORD

Théâtre de Liège En transparencespar Rafaël Magrou, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « Patrimoine culturel », août 2015, 208 pp. en quadrichromie au format 17 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 35 €

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02 11 15

« Le plus petit des félins est une œuvre d'art. » (Léonard de Vinci)

Le grand Larousse du chat.jpgAbondamment illustré, Le grand Larousse du chat, un ouvrage collectif paru aux Éditions Larousse à Paris, fournit toutes les informations nécessaires pour faire son choix parmi 130 races présentées et donne les clés pour éduquer son chat, le comprendre et veiller à sa santé au cours de toutes les étapes de sa vie.

L’ouvrage est divisé en 5 parties :

• Qu’est-ce qu’un chat ?

• Les chats dans l’histoire

• Anatomie et physiologie du chat

• Guide visuel de 130 races

• Prendre soin de son chat

Un futur best-seller, puisqu’on compte aujourd’hui en France presque 13 millions de chats, et plus de 2 millions en Belgique !

Bernard DELCORD

Le grand Larousse du chat, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, octobre 2015, 320 pp. en quadrichromie au format 26 x 31 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 33,60 € (prix Belgique)

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01 11 15

Saisons d’enfer…

Verlaine en Belgique (cover).jpgIllustré de nombreux documents, pour la plupart inédits ou peu connus et publié dans le cadre des activités de Mons 2015, capitale européenne de la culture, le livre de Bernard Bousmanne [1] intitulé Verlaine en Belgique et paru aux Éditions Mardaga à Bruxelles sert de catalogue à l’exposition Verlaine Cellule 252 Turbulences poétiques qui se tient jusqu’au 24 janvier 2016 au BAM (Musée des Beaux-Arts de Mons).

En voici l’excellente présentation par l’éditeur, en tout point conforme au contenu du livre :

« Véritable roman épique, cet ouvrage d’histoire littéraire débute par la dispute à Bruxelles entre Arthur Rimbaud (1854-1891) et Paul Verlaine (1844-1896), amants passionnels, et le coup de feu à l’origine du procès judiciaire à l’encontre de l’auteur des superbes Romances sans paroles. Le récit se déplace ensuite vers la prison de Mons où Verlaine, condamné à deux ans d’emprisonnement (1873-1875), termine plusieurs de ses chefs-d’œuvre. Truffé d’anecdotes historiques, le livre relate longuement ces années sous les verrous en les replaçant dans l’univers carcéral de l’époque. Au “régime de la pistole”, orphelin de Rimbaud, Verlaine vit alors sa propre Saison en enfer derrière les barreaux.

En 1893, on retrouve le poète lors de son retour en Belgique pour une série de conférences. Il a 49 ans mais en paraît vingt de plus. Il passe alors d’hôpitaux en garnis provisoires, s’abîme dans l’alcool et l’absinthe. Se traînant en clochard ténébreux, il est tiraillé entre les deux harpies qui partagent ses dernières années d’existence : Eugénie Krantz, une fielleuse sournoise et irascible, et Philomène Boudin, une vague prostituée. Pourtant, beaucoup voient dans ce vieux faune taciturne le plus grand écrivain français depuis la mort de Victor Hugo. Toute la Belgique littéraire et artistique se presse pour l’écouter.

Grâce à cet ouvrage, le lecteur est plongé pour la première fois au cœur même de cet épisode tumultueux de la vie du poète. Il accompagne ce dernier, pas à pas, à travers plus de 200 documents, pour la plupart peu connus, retrouvés après cinq ans de recherches dans les réserves des principales bibliothèques européennes ou conservés en collections privées.

En filigrane de ce destin d’écriture, se cachent les différents acteurs de cette « aventure Verlaine » : sa mère, Élisa Dehée, Mathilde Mauté, l’épouse bafouée, son fils Georges, le juge Théodore t’Serstevens, mais aussi Félicien Rops, Oscar Wilde, Victor Hugo, Stéphane Mallarmé, témoins essentiels de cette errance magnifique, d’autres encore…

Et, bien sûr, dans l’ombre, Rimbaud, le “Satan adolescent”… » 

Verlaine en Belgique (Lettre de Rimbaud à Verlaine).jpg

Lettre de Rimbaud à Verlaine écrite à Londres le 7 juillet 1873.

Bruxelles, KBR, Cabinet des manuscrits, ms. II 6368, fol. 23r.

Bernard DELCORD

Verlaine en Belgiquepar Bernard Bousmanne, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « Histoire », octobre 2015, 352 pp. en quadrichromie au format 30 x 23 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 €

 

Informations pratiques :

Verlaine. Cellule 252 Turbulences poétiques

Cette exposition vous plonge dans un « cheminement Verlaine » à travers l’homme et ses textes, à partir de nombreux documents originaux et exceptionnels.

Adresse :

BAM

Rue Neuve, 8

B-7000 Mons

Horaires :

Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00 jusqu’au 24/01/2016

Tarifs :

12€ / 9€ (ticket combiné avec l’exposition Parade Sauvage)

Réservations individuelles par téléphone au 00 32(0)65 39 59 39 ou sur le site www.mons2015.eu

Réservations pour les  groupes et visites guidées par téléphone au 00 32(0)65 35 34 88 ou sur le site groupes@ville.mons.be

Une coproduction de la Fondation Mons 2015, du Pôle muséal de la Ville de Mons et de la Bibliothèque royale de Belgique.


[1] Docteur en histoire de la civilisation médiévale et président du Centre international de Codicologie, Bernard Bousmanne dirige depuis près de vingt ans le Département des Manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique où sont conservés la plupart des documents de « l’Affaire Rimbaud-Verlaine ». Membre du comité scientifique de la Revue Verlaine, il est notamment l’auteur d’une monographie intitulée Reviens, reviens, cher ami. Rimbaud-Verlaine. L’Affaire de Bruxelles (Calmann-Lévy) consacrée aux relations entre les deux poètes.

25 10 15

Quiétude, beauté et solennité…

Monastères & hauts lieux de spiritualité en France.jpgDans Monastères & hauts lieux de spiritualité en France, un beau livre publié chez Larousse à Paris et somptueusement illustré de photographies prises par Jean-François Hellio et Nicolas Van Ingen, l’enseignante-chercheuse en histoire de l’art Panayota Volti (Université de Nanterre), la journaliste spécialiste des questions sociales et du monde des collectivités locales Marion Esquerré ainsi que son confrère Julien Vitry (rédacteur en chef de Lonely Planet Magazine) proposent une découverte de 19 hauts lieux de foi de l’Hexagone, monastères ou abbayes souvent installés dans des vallées reculées, des forêts profondes ou des côtes battues par la mer, qui s'inscrivent dans une nature grandiose et préservée.

En sus d’une présentation de l’architecture et du décor remarquables de ces édifices religieux, les images exceptionnelles de leur ouvrage suivent les pas de moines et de moniales pour un voyage intérieur d'une grande intensité.

Qu'ils soient cisterciens, bénédictins, bouddhistes ou orthodoxes, ces hommes et ces femmes perpétuent la tradition d'une vie humble et simple, entièrement tournée vers le recueillement et la prière.

Loin du bruit et de la fureur de notre époque…

Table des matières :

- Notre-Dame de Lérins (Alpes-Maritimes)

- Notre-Dame des Neiges (Ardèche)

- Abbaye de Sylvanès (Aveyron)

- Centre Sainte-Croix (Dordogne)

- Village des Pruniers (Dordogne)

- Centre Amma, la Ferme du Plessis (Eure-et-Loir)

- Abbaye Saint-Guénolé de Landévennec (Finistère)

- Abbaye Sainte-Marie du Rivet (Gironde)

- Monastère de la Grande Chartreuse (Isère)

- Abbaye du Mont-Saint-Michel (Manche)

- Abbaye Sainte-Anne de Kergonan (Morbihan)

- Abbaye Notre-Dame de Belloc (Pyrénées-Atlantiques)

- Abbaye Notre-Dame de Tournay (Hautes-Pyrénées)

- Abbaye d’Hautecombe (Savoie)

- Prieuré Saint-Benoît (Yvelines)

- Abbaye Saint-Benoît d'En Calcat (Tarn)

- Abbaye Notre-Dame de Sénanque (Vaucluse)

- Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire (Yonne)

- Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle 

Monastères & hauts lieux de spiritualité en France (Notre-Dame du Rivet).jpg

Une sœur en prière à l’abbaye Sainte-Marie du Rivet

 Bernard DELCORD

 Monastères & hauts lieux de spiritualité en France par Panayota Volti, Marion Esquerré et Julien Vitry, photographies de Jean-François Hellio et Nicolas Van Ingen, Paris, Éditions Larousse, octobre 2015, 256 pp. en quadrichromie au format 24,5 x 30 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,95  (prix France)

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25 10 15

« Toute littérature est assaut contre la frontière.» (Franz Kafka)

Histoire, forme et sens en littérature.jpgNé à Tournai le 11 décembre 1947, l’écrivain, poète, critique et essayiste belge de langue française Marc Quaghebeur dirige les Archives et Musée de la Littérature au sein de la Bibliothèque royale Albertine à Bruxelles et il préside l’Association européenne des Études francophones.

Centrées sur l’articulation entre histoire et esthétique, ses recherches, après s’être attachées notamment à Arthur Rimbaud (sa thèse de doctorat défendue à l’UCL s’intitule L'œuvre nommée Arthur Rimbaud), se sont concentrées sur les littératures francophones, de Belgique et d’Afrique principalement.

Il vient de faire paraître à Bruxelles, aux Éditions P.I.E. Peter Lang et dans la collection « Documents pour l’Histoire des Francophonies/Théorie » qu’il dirige, une passionnante compilation de courts essais (parus dans des revues universitaires publiées à Bruxelles, à Anvers ou à Gand, mais aussi à Poznań, à Paris, à Tübingen, à Vienne, à Bologne ou à Viseu au Portugal, et parfaitement accessibles à un public non spécialiste) intitulée Histoire, forme et sens en littérature – La Belgique francophone Tome 1 L’engendrement (1815-1914)dans laquelle il se penche, avec la sagacité, l’érudition et la science qu’on lui connaît dans ces matières complexes, sur la nature profonde de la littérature – en ce compris ses formes originales – et de la langue des écrivains belges francophones.

Voici ce qu’il en dit, en guise de présentation de son ouvrage :

« La Belgique ? Une entité pas comme les autres en Europe. La révolution de 1830 accouche d’un pays moderne. Il ne correspond pas à l’équation Langue/État/Nation.

De cette particularité surgit, en un demi-siècle seulement, la première littérature francophone consciente d’elle-même et porteuse de chefs-d’œuvre dans lesquels s’inventent des formes issues de cette histoire singulière.

Cette jeune littérature, qui émerge dès les années suivant la bataille de Waterloo et le Congrès de Vienne, se révèle très vite d’une grande richesse.

Dans ce premier tome d’une série de cinq, on comprendra combien les textes littéraires belges du XIXe siècle se démarquent subtilement ou ouvertement des modèles français : transgénérique et carnavalesque chez De Coster, mais aussi première fiction coloniale chez Nirep ; hantise du pictural chez Verhaeren ; questionnement de la langue chez Maeterlinck ; persistance du mythe nordique dans le dernier Eekhoud, dix ans après l’armistice de 1918 ; recours à la science-fiction chez Rosny.

Les mythes, les hantises, les singularités de cette littérature trament une cohérence que ce livre entend restituer ; une plongée nouvelle dans l’histoire et l’historiographie littéraire, au-delà de l’approche canonique traditionnelle. »

Table des matières :

S'inscrire au cœur du légendaire

Aux confins du réel ; au bord du fantastique

Se figurer à l'heure des littératures nationales

Le XVIe siècle, un mythe fondateur

Avatars et permanence du mythe du XVIe siècle

Se vivre à travers l'Europe

Bruxelles, ville d'accueil, creuset d'une littérature

De Paris à Bruxelles. Et de Bruxelles à Paris

S'inventer entre historisation et carnavalisation

Dire et transcender une Histoire qui échappe aux normes des États-nations.

La Légende d'Ulenspiegel de Charles De Coster

Science  et Zwanze à la conquête de l'empire  colonial.

Nirep et Les Mystères du Congo

S'écrire dans une langue à soi

Théorisation  de la littérature à la fin du XIXe siècle.

Nautet, Picard, Verhaeren, Maeterlinck, Mockel, Destrée

Un premier laboratoire

Le Cahier bleu de Maurice Maeterlinck

Le pictural comme métaphore du combat pour la littérature, James Ensor d'Émile Verhaeren

Se lire au tournant du siècle

De la scène à la flore, un même fil imaginaire

L'Intelligence des fleurs de Maurice Maeterlinck

Au seuil de 1914

La Force mystérieuse de Rosny aîné

Se dire après le désastre

Un regard étranger assoit le mythe de la Belgique

Magrice en Flandre de Georges Eekhoud

L’inoubliable figure d'Émile Verhaeren.

Il y a 40 ans de Maria Van Rysselberghe

Bernard DELCORD

Histoire, forme et sens en littérature La Belgique francophone Tome 1 L’engendrement (1815-1914)par Marc Quaghebeur, Bruxelles, Éditions P.I.E. Peter Lang, collection « Documents pour l’Histoire des Francophonies/Théorie » n°40, septembre 2015, 433 pp. en noir et blanc au format 15 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 47,10 €

21 10 15

Patronymes hydrologiques…

Les noms de rivières de Wallonie.jpgRédigé par Jean Loicq [1], membre de la Section wallonne de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie et professeur ordinaire émérite de l’Université de Liège [2], le dictionnaire analytique et historique consacré aux noms de rivières de Wallonie y compris les régions germanophones paru chez Peeters à Leuven étudie pour la première fois l'ensemble des noms de cours d'eau de la Région Wallonne telle qu’elle est définie dans la Belgique fédérale d’aujourd’hui, en ce compris donc les territoires germanophones (actuels ou qui l’ont été), de Gemmenich à Athus en passant par Eupen et Saint-Vith..

Précédé d'une introduction sur le passé linguistique de la Wallonie et de sa lisière germanophone, cet ouvrage savant replace chacun d'eux dans sa situation hydrographique, reproduit avec leur contexte les formes les plus anciennes de son nom et, autant que possible, en précise l'étymologie et la signification première.

La Wallonie, et surtout l'Ardenne, étant riche en hydronymes d'origine celtique, voire « paléo-européenne », cette enquête prend une dimension comparative qui fait de l'ouvrage une contribution à l'histoire ethnolinguistique de l'Europe.

D'un autre côté, l'attention portée à nombre de petits cours d'eau oubliés, souvent de dénomination dialectale, restitue leur mémoire, les introduit dans la recherche internationale et contribue à la sauvegarde d'une part méconnue du patrimoine wallon.

Conçu dans une perspective principalement onomastique, le répertoire met en évidence l’archaïsme de cet aspect de notre patrimoine linguistique et fait connaître aussi nombre d’hydronymes secondaires à demi oubliés, mais intéressants, et perdus dans des monographies locales. Ce travail, qui n’a jamais été entrepris à pareille échelle, n’entend donc pas se borner à la nomenclature actuelle [3].

Une contribution à la science qui intéressera les géographes, les historiens, les linguistes comparatistes et les dialectologues.

Bernard DELCORD

Les noms de rivières de Wallonie y compris les régions germanophones par Jean Loicq, Leuven, Éditions Peeters, collection « Mémoires de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie. Section Wallonne », n°26, décembre 2014, XIX-406 pp. en noir et blanc au format 17,5 x 25,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 75 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce dictionnaire érudit la notice suivante, en supprimant les abréviations pour faciliter la lecture :

L’Inson

Parfois Hinson, Linson, wallon a inson : ruisseau à Grupont (Luxembourg, Neufchâteau), affluent droit de la Lomme formé de plusieurs branches à Awenne, dans la forêt de Saint-Hubert. - 1618 « rieux d'enson », 1669 « au ruisseau d 'Enson » (Lesse, n°13). - Ce nom, visiblement ancien et qui rappelle Hingeon, suggérerait un original *hag in-is-on- « ruisseau de la forêt » (cf. Haine), bien que H manque aux graphies du XVIIe siècle ; mais, dans cette région, la prononciation wallonne sans aspiration initiale n'enseigne rien. L'étymologie proposée par Carnoy (germanique hehn­ is-on, « ruisseau des prés », cf. vieux slave, « regain ») n'est appuyée par aucun élément de comparaison.


[1] Licencié-agrégé en philosophie et lettres ULG (philologie classique) [1956] ; candidat en histoire et littératures orientales (Inde-Iran) [1957] ; élève titulaire de l’École des hautes études de la Sorbonne (linguistique indo-européenne, italique, celtique ; antiquités romaines et gallo-romaines ; protohistoire européenne) [1962] ; stagiaire CNRS auprès de la Direction des antiquités de Haute-Provence (1962) ; docteur en philosophie et lettres ULG (1972).

[2] Professeur d’histoire et archéologie romaines et de civilisation celtique [1980-1998] ; professeur honoraire resté titulaire de cours de 3e cycle (1998-2003).

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19 10 15

« Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres. » (Marcel Proust)

Chroniques par Marcel Proust.jpgIssu d'une famille aisée et cultivée – son père est professeur de médecine à Paris–, Marcel Proust (1871-1922) fut un enfant de santé fragile et toute sa vie il aura des difficultés respiratoires graves causées par l'asthme.

Très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre artistes et écrivains, ce qui lui vaut une réputation de dilettante mondain. Profitant de sa fortune, il n'a pas d'emploi et il entreprend en 1895 un roman qui reste à l'état de fragments (publiés en 1952, à titre posthume, sous le titre Jean Santeuil).

En 1907, il commence l'écriture de son grand œuvre, À la recherche du temps perdu, dont les sept tomes sont publiés entre 1913 (Du côté de chez Swann) et 1927, c'est-à-dire en partie après sa mort ; le deuxième volume, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, obtient le prix Goncourt en 1919. Marcel Proust meurt épuisé, le 18 novembre 1922, d'une bronchite mal soignée. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, accompagné par une assistance nombreuse qui salue un écrivain d'importance que les générations suivantes placeront au plus haut en faisant de lui un véritable mythe littéraire. [1]

Les Éditions Gallimard à Paris ont réédité ces jours-ci dans la collection « L’imaginaire », ses Chroniques parues pour la première fois en 1927, et donc cinq ans après son décès, à l’instigation de son frère Robert.

Voici la présentation qu’il en donna à l’époque :

« M. Gallimard et moi avons réuni dans ce volume, sous le titre de Chroniques, un ensemble d’articles de mon bien-aimé frère Marcel Proust, articles parus au cours d’une période de trente années qui va de 1892 à 1921. La plupart de ces articles ont été publiés dans Le Figaro avec la direction duquel mon frère entretint toujours les plus amicaux rapports. Dès 1900, Gaston Calmette lui avait témoigné la sympathie la plus affectueuse en lui offrant la plus large hospitalité dans son journal, ce dont Marcel lui fut toujours très reconnaissant et le remercia plus tard en lui dédiant Du côté de chez Swann, et avec Robert de Flers, Marcel noua dès le collège les liens d’une amitié profonde qui ne s’est jamais démentie.

En dehors de ces articles publiés dans Le Figaro, les autres articles que contient ce volume ont paru dans Le Banquet, dans Littérature et critique, dans La Revue Blanche, dans La Nouvelle Revue Française. C’est dans La N.R.F. dirigée alors par le cher Jacques Rivière et qui était pour Marcel comme son foyer, qu’ont été publiés en 1920 et 1921 ses derniers articles.

Pour classer ces diverses études, nous les avons groupées sous quatre rubriques : Les salons. La vie de Paris – Paysages et réflexions – Notes et souvenirs – Critique littéraire.

Nous avons pensé que les lecteurs d’À la recherche du temps perdu seraient heureux de connaître de Marcel Proust jusqu’aux plus reculées de ses œuvres de jeunesse et de pouvoir ensuite suivre pas à pas l’évolution de sa pensée. »

Robert Proust, septembre 1927.

Des choses vues, donc, et par un témoin de la trempe de Victor Hugo ! [2]

Bernard DELCORD

Chroniques par Marcel Proust, Paris, Éditions Gallimard, collection « L’imaginaire », septembre 2015, 263 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,50 € (prix France)


[2] Choses vues est un recueil de notes et de mémoires de Victor Hugo, publié à titre posthume sous la forme de deux séries, en 1887 et en 1900.

19 10 15

Dur, dur, le métier de vivre…

Les blondes à forte poitrine.jpgAprès Le manège des amertumes paru en 2013 chez le même éditeur, à savoir les Éditions Quadrature à Louvain-la-Neuve, la jeune auteure belge (elle est originaire du Borinage) Isabelle Baldacchino a remis le couvert cette année avec un nouveau recueil de nouvelles intitulé Les blondes à forte poitrine, des textes incisifs, crus et rugueux se colletant avec la vie ordinaire des gens sans histoire pour en faire ressortir l’absurdité étriquée.

Car, c’est bien connu et en dépit de ce qu’en disent les philosophes et les théologiens, « le monde est divisé en deux catégories : les hommes à lunettes et les blondes à forte poitrine »… Un monde dont on aimerait qu’il s’arrête pour pouvoir en descendre…

Échantillon :

« On s’est trouvé très vite, elle et moi. Une perruque triste derrière sa vitrine, c’était moi, accrochée à une tête de velours sans regard ni sourire. Elle est arrivée, elle m’a prise, y a pas à discuter cent sept ans.

Après… Je me souviens plus très bien tellement on a de souvenirs. J’ai oublié les rues, j’ai oublié les noms. Mais les visages, bon dieu, les yeux terribles de la misère, je les ai tous là quelque part. On se laisse attraper par les solitudes.

Elle aurait dû être plus prudente parfois, mais c’est plus fort qu’elle, les autres, c’est sa vie. Elle crève sans les autres. “Vous l’avez vu celui-là avec sa gueule tranchée ? Il est pour moi, il est pour moi”. Les pas finis, les mal aimés, c’est toujours pour elle. Elle les fait grimper au premier. Elle ne dit pas “Qu’est-ce que tu veux ?”. Elle sait. Un peu chamane, un peu curé, ma blonde.

Je voudrais te dire un truc sur elle, pour te montrer qu’elle a la tête haute. Tu sais, cette maladie qui frappe nos femmes, toujours la même ? Elle se l’est tapée aussi. On dit pas ça : se taper une maladie. Pourtant je peux te garantir que ça fait mal, au cœur et au corps. Le cancer…

Y a tout qui bascule. Ta blonde, elle peut plus soulever une tasse, attacher son soutien-gorge, changer les draps. Et toi, tu peux rien faire, qu’à attendre que ça passe, à prier qu’elle y passe pas, qu’elle en crève pas, parce que, si elle crève, tu crèves aussi. Tu ne seras plus qu’une vieille perruque oubliée au fond d’une caisse. »

Le chant de la vie comme elle ne va pas, en somme…

Bernard DELCORD

Les blondes à forte poitrine par Isabelle Baldacchino, Louvain-la-Neuve, Éditions Quadrature, avril 2015, 116 pp. en noir et blanc au format 13,4 x 21,3 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Nouvelles | Commentaires (0) |  Facebook | |