01 07 15

Poilade garantie…

L'Os libre.jpgPierre Dac (1893-1975) est le créateur d'un humour très particulier qu'il qualifie de loufoque, à base de non-sens, de contrepieds, de jeux de mots et d'aphorismes aussi définitifs qu'absurdes.

Révélé au music-hall dans les années 1920, il triomphe à la radio dans les années 1930 avant de fonder L'Os à Moelle en 1938.

D'origine juive (son vrai nom est André Isaac), il entre dans la Résistance avant de rejoindre de Gaulle en Angleterre. Il y sera la voix de la France dans « Les Français parlent aux Français » sur Radio-Londres. De retour au pays en 1944, il reprend ses activités à la radio et relance son journal, sous le titre de L'Os libre.

À partir d'octobre 1945 et jusqu'en octobre 1947, Pierre Dac et ses complices s'en donnent à cœur joie en posant leur regard de loufoques sur un pays en pleine reconstruction, miné par les pénuries et l'instabilité politique – sans oublier les chroniques qui avaient fait la gloire de L'Os à Moelle d'avant-guerre : les recettes de cuisine extravagantes, les publicités délirantes, les romans-feuilletons farfelus et les fameuses petites annonces.

Il rencontre ensuite Francis Blanche avec qui il créera notamment le célébrissime sketch du « Sâr Rabindranath Duval », puis les feuilletons Signé Furax et Bons baisers de partout à la radio, qui connaîtront un immense succès.

Il meurt en 1975, auréolé d'une gloire qui a traversé les générations. Son influence sur ses successeurs est considérable et des humoristes du langage tels que Pierre Desproges ou Raymond Devos lui doivent beaucoup.

Quarante ans après son décès, les Éditions Omnibus à Paris ont fait paraître sous le titre L'Os libre – 11 octobre 1945-15 octobre 1947 une anthologie qui regroupe les meilleurs articles des 102 numéros de L'Os libre en les situant dans leur contexte historique.

Entre les propos de Léopold Sparadrap, le feuilleton à rebondissements d’Alexandre Dumat de Mysène, l’appel à la révolution en liquette, un édito sur une maison à louer et à blâmer, la présentation d’un stylo facile à construire, un reportage au Salon du piéton ou la recette de la crème au plâtre, les occasions y fourmillent, de rire un bon coup !

Bernard DELCORD

L'Os libre – 11 octobre 1945-15 octobre 1947 par Pierre Dac, préface de Jacques Pessis, Paris, Éditions Omnibus, février 2015, 1 024 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 20,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 € (prix France)

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01 07 15

« Une image vaut mieux que mille mots. » (Confucius)

Une autre histoire de la photographie.jpgÀ partir du noyau assemblé par deux amateurs passionnés se sont constituées les collections du Musée français de la Photographie (78, rue de Paris à F-91570 Bièvres) actuellement en rénovation, qui détient aujourd'hui plus de 25 000 objets, un million de photographies, une bibliothèque et un fonds documentaire technique unique.

Les photographies présentées dans le bel album collectif intitulé Une autre histoire de la photographie paru chez Flammarion à Paris, largement inédites, dessinent une histoire de la discipline allant de son invention à nos jours en tenant compte de la dimension sociale de ses usages.

Du fonds vernaculaire au numérique, en passant par les revues spécialisées et les éditions d'artistes, c'est un large ensemble de cette vaste collection protéiforme qui y est analysé par des spécialistes de renom.

Un ouvrage généreusement illustré qui constitue un outil destiné aussi bien au professionnel qu'à l'amateur curieux.

Bernard DELCORD

Une autre histoire de la photographie par Julie Guiyot-Corteville, Éric Karsenty et Rémi Calzada, préface de Christian Caujolle, Paris, Éditions Flammarion, « Les collections du Musée français de la Photographie », mai 2015, 240 pp. en quadrichromie au format 23 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 39 € (prix France)

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01 07 15

Grand œuvre…

Les plus belles œuvres de Velázquez .jpgDans un article de qualité [1], Wikipédia assure que « Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (baptisé à Séville le 6 juin 1599 et mort à Madrid le 6 août 1660), dit Diego Velázquez, est un peintre baroque considéré comme l'un des principaux représentants de la peinture espagnole et l'un des maîtres de la peinture universelle.

Il passa ses premières années à Séville, où il développa un style naturaliste à base de clairs-obscurs. À 24 ans, il déménagea à Madrid, où il fut nommé peintre du roi Philippe IV et, quatre ans plus tard, il devint peintre de chambre, charge la plus importante parmi celles dévolues aux peintres de la cour. Comme artiste, par son rang de peintre de cour, il réalisa essentiellement des portraits du roi, de sa famille et des Grands d’Espagne ainsi que des toiles destinées à décorer les appartements royaux. Comme surintendant des travaux royaux, il acquit en Italie de nombreuses œuvres pour les collections royales, des sculptures antiques et des tableaux de maîtres, et il organisa les déplacements du roi d'Espagne.

Sa présence à la cour lui permit d'étudier les collections de peintures royales. L'étude de ces collections ajoutée à l'étude des peintres italiens lors de son premier voyage en Italie eut une influence déterminante sur l'évolution de son style, caractérisé par une grande luminosité et des coups de pinceau rapides. À partir de 1631, il atteignit sa maturité artistique et peignit de grandes œuvres comme la Reddition de Breda.

Pendant les dix dernières années de sa vie, son style se fit plus schématique, arrivant à une domination notable de la lumière. Cette période commença avec le Portrait du Pape Innocent X peint lors de son second voyage en Italie, et vit la naissance de deux de ses œuvres maîtresses : Les Ménines et Les Fileuses.

Son catalogue contient de 120 à 125 œuvres peintes et dessinées. Après sa mort, la réputation de Velázquez atteignit un sommet de 1880 à 1920, période qui coïncide avec les peintres impressionnistes français pour qui il fut une référence. Manet fut émerveillé par sa peinture et il qualifia Velázquez de “peintre des peintres”, puis de “plus grand peintre qui ait jamais existé”.

La majeure partie de ses toiles, qui faisaient partie de la collection royale, est conservée au musée du Prado à Madrid. »

Une exposition rétrospective consacrée à l’œuvre de ce peintre espagnol majeur se tient pour la première fois dans la capitale française, au Grand Palais, jusqu’au 13 juillet 2015.

À cette occasion, les Éditions Larousse ont publié, rédigé par Johann Protais et Éloi Rousseau, Les plus belles œuvres de Velázquez, un album donnant une présentation attrayante et pédagogique des 100 œuvres les plus marquantes de l'artiste, avec pour chacune des précisions sur le lieu et la date d'exécution, les dimensions, le support ainsi que le matériau utilisé.

Magnífico !

Bernard DELCORD

Les plus belles œuvres de Velázquez par Johann Protais et Éloi Rousseau, Paris, Éditions Larousse, mars 2015, 128 pp. en quadrichromie au format 20 x 24 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 12,90 € (prix France)

Informations pratiques :

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Ouverture : dimanche et lundi de 10h à 20h

Du mercredi au samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi

Dernier accès à l'exposition : 45 min avant la fermeture des Galeries.

Fermeture des salles : à partir de 15 minutes avant la fermeture des Galeries.

Tarif normal : 13 €

Tarif réduit : 9 € (16-25 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse).

Gratuit pour les moins de 16 ans. (Réservation obligatoire pour tout enfant ou jeune de moins de 16 ans accompagnant un visiteur muni de réservation.)

01 07 15

En mode polémique…

Yves Saint-Laurent 1971 – La collection du scandale.jpgParu chez Flammarion, le superbe catalogue de l’exposition Yves Saint Laurent 1971 – La collection du scandale qui se tient jusqu’au 19 juillet 2015 à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent à Paris revient sur un moment capital de la carrière du grand couturier français (1936-2008), moment qui le propulsa définitivement sur le devant de la scène internationale, en dépit des cris d’orfraie poussés par le public huppé et la presse unanime dans l’erreur…

Petit rappel des faits, par les auteurs :

« Le 29 janvier 1971, Yves Saint Laurent présente sa collection de haute couture printemps-été : épaules carrées, robes-chemisiers imprimées, fourrures et semelles compensées défilent dans les salons du 30 bis, rue Spontini. Les réactions du public et de la presse ne sont qu'aversion et consternation pour ces lignes clairement inspirées des années de guerre et d'Occupation. La collection jugée "la plus laide de Paris" est pourtant immédiatement adoptée par la rue.

En inventant le style "rétro", Yves Saint Laurent fait entrer avec fracas la mode dans la modernité. »

On sait par ailleurs que la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent conserve précieusement les archives de la maison de haute couture : modèles, croquis originaux, fiches d'ateliers, échantillons de tissus et photographies de défilés.

Conçu à partir de tous ces documents, témoins des différentes étapes de la création, le catalogue permet de reconstituer les quatre-vingt-quatre passages de cette « collection du scandale » qui marqua définitivement l'histoire de la mode.

Avis aux amateurs de vintage de grande classe !

 

Informations pratiques :

3 rue Léonce Reynaud, 75116 Paris

Tél. : 00 33 1 44 31 64 00

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h (dernière entrée à 17h30).

Fermé le 14 juillet.

Accessible aux personnes à mobilité réduite.

Métro Alma Marceau - Ligne 9

Bus 42 - 63 - 80 - 92 - 72

Parking avenue George V

Plein tarif : 7 €.

Tarif réduit : 5 € pour les étudiants et les moins de 18 ans sur présentation d’un justificatif.

Gratuit pour les détenteurs de la carte ICOM-ICOMOS, les enfants de moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif de moins d’un an.

Paiement par carte bancaire ou chèque à partir de 15 €.

Bernard DELCORD

Yves Saint-Laurent 1971 – La collection du scandale, par Olivier Saillard, Alexandre Samson et Dominique Veillon, préface de Pierre Bergé Paris, Éditions Flammarion, mars 2015, 176 pp. en quadrichromie au format 18,7 x 27,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 30 € (prix France)

30 06 15

Dives bouteilles…

La bouteille de vin – Histoire d'une révolution.jpgMembre de l'Institut, président de l'Académie du vin de France et président de la Société de géographie, Jean-Robert Pitte est un éminent spécialiste de la géographie culturelle. De l'Histoire du paysage français (1983) à Le Vin et le Divin (2004) et à Bordeaux-Bourgogne. Les passions rivales (2007), il mène depuis 30 ans une grande recherche sur la géographie de la gastronomie et du vin.

On lui doit chez Tallandier à Paris un essai passionnant intitulé La bouteille de vin – Histoire d'une révolution qui retrace les grandes étapes du conditionnement du vin (d’abord dans des outres, des dolias, des amphores et des tonneaux, mais aussi dans des pots, des pichets, des cruches, des gourdes et des carafes, jusqu’à l’invention de la bouteille à Chirâz en Perse au XVIIe siècle dont l’usage persiste de nos jours) et en décrit les conséquences économiques, sociales, artistiques et culinaires.

Voici ce qu’il nous dit de son ouvrage :

« Par leurs formes qui varient dans le temps et d'une région à l'autre, les bouteilles de vin racontent une histoire passionnante. (…) Jamais les vins n'auraient pu vieillir à l'abri de l'air et de la lumière et jamais la personnalité des terroirs et des millésimes n'aurait pu se révéler avec autant d'éclat sans l'invention de la bouteille.

La révolution date du Ier siècle de notre ère, c'est la mise au point de la canne à souffler. Au début du XVIIe siècle, les productions européennes, trop fragiles, ne peuvent servir à déplacer des liquides à longue distance. C'est alors qu'un pays importateur, l'Angleterre, réalise la bouteille en verre épais et noir, élaborée dans un four chauffé au charbon. Les mêmes Anglais découvrent au Portugal les vertus du liège qui permet un bouchage hermétique et de confier aux bouteilles du vin de qualité, de les coucher, les transporter et les conserver. Bientôt, ils inventent encore le champagne mousseux que les Français ne confectionneront qu'à partir de la Régence.

Les bouteilles d'outre-Manche sont en oignon, en poire, puis cylindriques à épaules plus carrées. Les françaises, elles, sont plutôt ovoïdes, à épaules tombantes, tant en Champagne et en Bourgogne qu'à Bordeaux où, au XIXe siècle, s'impose la forme cylindrique à épaules carrées. À côté de ces deux grands modèles, certains vignobles en ont imaginé d'autres : la flûte rhénane, la fiasque paillée de Toscane, le bocksbeutel en forme de gourde de Franconie, le clavelin du Jura, la petite bouteille à col allongé du Tokaji ou du constantia sud-africain… »

Soulignons pour conclure que nous avons aussi affaire à une véritable industrie, puisqu’il se produit sur la planète plus de 30 milliards de bouteilles de vin par an !

Bernard DELCORD

La bouteille de vin – Histoire d'une révolution par Jean-Robert Pitte, Paris, Éditions Tallandier, mai 2013, 311 pp. en noir et blanc + un cahier de 34 pp. en quadrichromie au format 14,7 x 21,4 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 26,80 € (prix France)

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30 06 15

As des as…

Eddy Merckx & Jacky Ickx (Eddy Merckx 1969).jpgDans le cadre de l'exposition MERCKX-ICKX qui s’est tenue au Trade Mart de Bruxelles jusqu’au 21 juin 2015, les Éditions Racine à Bruxelles ont fait paraître deux très beaux ouvrages consacrés à ces champions sportifs belges de premier plan.

Dans le premier, Eddy Merckx 1969, paru aussi à l'occasion du 69e anniversaire d'Eddy Merckx, Tonny Strouken, spécialiste de la photographie sportive, et l'écrivain Jan Maes remontent dans le temps jusqu'en 1969, probablement l'année la plus mémorable de la carrière du plus grand champion cycliste belge. Jamais sa domination ne fut plus absolue, jamais il n’anéantit ses adversaires avec autant de suprématie.

Malgré cela, deux événements jetèrent une ombre sur cette prédominance : sa lourde chute à Blois et le « cas de dopage » de Savone.

À travers douze lettres originales adressées à Eddy Merckx, Jan Maes évoque à nouveau les moments charnières de cette année exceptionnelle.

En 1968 et 1969, Tonny Strouken accompagna Eddy Merckx sue les routes. Il a sélectionné, spécialement pour cet ouvrage, les images fortes de ses abondantes archives. Merckx 69 offre pour la première fois un regard sur ce trésor visuel capté dans la roue du Cannibale.

Dans le second, Jacky Ickx, avec une préface d’Eddy Merckx, Pierre Van Vliet trace le portrait du survivant d'une époque où la mort guettait les pilotes au détour de chaque virage.

Eddy Merckx & Jacky Ickx (Jacky Ickx).jpgMiraculeusement ressorti des flammes dévorant sa Ferrari en 1970 en Espagne, Jacky Ickx s'est bâti en un quart de siècle un des palmarès les plus riches de l'histoire de la course automobile : deux fois vice-champion du monde de Formule 1, vainqueur de huit Grands Prix, deux fois champion du monde d'endurance, vainqueur du Paris-Dakar... Il détient aussi le record des victoires aux 24 heures du Mans, avec six triomphes à  compter de celui, mythique, de 1969.

Sa carrière éclectique, d'une longévité exceptionnelle, est retracée dans ce beau livre en 24 moments-clés illustrés d'images superbes et souvent inédites [1].

Bernard DELCORD

Eddy Merckx 1969 par Tonny Strouken et Jan Maes, Bruxelles, Éditions Racine, mai 2014, 180 pp. en quadrichromie au format 30 x 3’ cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,95 €

Jacky Ickx par Pierre Van Vliet, préface d’Eddy Merckx, introduction de Jacky Ickx, Bruxelles, Éditions Racine, décembre 2014, 240 pp. en quadrichromie au format 25 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 €



[1] Sources : Éditions Racine.

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30 06 15

Cuisine du pays des sombreros…

Tacos et fajitas.jpgLe dictionnaire Larousse définit le taco comme une crêpe de farine de maïs généralement garnie de viande, de fromage et de sauce piquante. (Cuisine mexicaine.)

De son côté, Wikipédia indique qu’une fajita est un mets de cuisine tex-mex constitué d'une tortilla généralement de farine de blé pliée et remplie de viande (le plus souvent, de poulet, ou bien aussi de bœuf, de porc et même parfois remplacée par des crevettes), et de crudités diverses (salade, tomates, avocat, oignons), salsa, etc.) et condiments.

Par ailleurs, lintern@ute.com dit qu’une enchilada est une tortilla faite à base de farine de maïs, généralement garnie de viande et de légumes, puis recouverte de sauce épicée.

Un burrito est une tortilla à la farine de blé garnie de divers ingrédients (Wiktionnaire). Le mot burrito signifie « petit âne » en espagnol et, parce que dans les burritos, les tortillas sont complètement enroulées autour de leur garniture, l’appellation est sans doute une référence aux sacs de couchage que transportaient ces bêtes de somme (Carla Bardi).

Le mot tostada peut faire référence à une tortilla de maïs frite, au Mexique et en Amérique centrale, ou à des toasts en Amérique du Sud (Wikipédia).

Une quesadilla (de l'espagnol queso, qui signifie « fromage ») est un antojito (en-cas) mexicain réalisé à partir de tortillas et de fromage (le plus souvent du fromage Oaxaca, mais aussi parfois du Chihuahua  ou du Monterey jack), éventuellement agrémenté d'autres ingrédients. Les quesadillas sont cuites sur une plaque chauffée (comal) ou une poêle (Wikipédia).

 

Dans Tacos et fajitas (et enchiladas !) publié aux Éditions Larousse à Paris, Carla Bardi a réuni 60 recettes de ces diverses préparations tex-mex composées de poissons, de fruits de mer, de viandes, de volailles ou d’œufs et agrémentées de piments, de poivrons, de maïs, d’avocats, de haricots rouges ou noirs, d’épinards, de concombres, de champignons, d’asperges, de chou rouge, de mangues, de pommes de terre, de patates douces ou bien de riz..

Un festival de plats goûteux et épicés !

Bernard DELCORD

Tacos et fajitas (et enchiladas !) par Carla Bardi, Paris, Éditions Larousse, janvier 2015, 128 pp. en quadrichromie au format 29,2 x 28,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 10,90 € (prix France)

Voici une recette d’une belle simplicité :

Tacos à la dinde

Pour 4 personnes

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 10 minutes environ

Ingrédients :

2 cuillers à soupe d'huile d'olive

1 petit oignon blanc, émincé

500 g de chair de dinde, hachée

1/2 cuiller à calé de chili en poudre (mélange d'épices mexicain)

8 coquilles à tacos prêtes à l'emploi, réchauffées

1 petite laitue romaine finementciselée

180 g de cheddar râpé

1 grosse tomate cœur de bœuf coupée en dés

Salade de mesclun et salsa de tomates, pour l'accompagnement

Sel et poivre noir du moulin

Recette :

Faites chauffer l'huile dans une sauteuse à feu moyen.

Faites suer l'oignon environ 3 minutes, en remuant de temps en temps.

Ajoutez la dinde et poursuivez la cuisson de 5 à 7  minutes, en remuant à la spatule pour bien l’émietter.

Incorporez le chili, du sel et du poivre.

Répartissez le contenu de la sauteuse dans les coquilles à tacos avec la salade, le fromage et la tomate.

Servez les tacos sur un lit de mesclun, accompagnés de la salsa de tomates.

Variante :

Vous pouvez remplacer la dinde par du poulet dans cette recette simple et rapide.

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30 06 15

Douceurs angéliques…

Angel cakes.jpgL’appétissant ouvrage qu’Anne Loiseau a consacré chez Larousse aux Angel cakes, ces petites pâtisseries rondes très à la mode (venues du Japon, elles font un tabac aux Usa et en France où elles ont été élues récemment dans le top 4 des pâtisseries de la rentrée par le magazine Elle à table), rassemble 30 recettes aux ingrédients très variés : à la pêche, à la cerise, à la pomme verte, à l’orange sanguine, à la fleur d’oranger, à la guimauve, à la lavande, à la cacahuète, aux épices, à la fraise et au basilic, au sésame et à la châtaigne, au sirop d’érable et aux noix, à la carotte at au cream cheese, à la noix de coco et à la mangue, aux amandes, au caramel et à la fleur de sel, à la crème au beurre, à la fraise et à la violette, à la confiture…

Des conseils y sont aussi donnés quant au choix et à l’utilisation des moules à angel cakes, des ingrédients, des colorants et des arômes ainsi que pour le montage des décors…

Une profusion de saveurs aériennes !

Bernard DELCORD

Angel cakes par Anne Loiseau, photographies d’Emmanuela Cino, Paris, Éditions Larousse, collection « Tendances gourmandes », février 2015, 72 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 19,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 7,90 € (prix France)

Voici une recette aux accents acidulés :

Angel cakes au citron

Pour 4 angel cakes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 30 minutes

Ingrédients :

90 g de farine

150 g de sucre en poudre

1 pincée de sel

6 blancs d'œufs à température ambiante

1 cuiller à café de jus de citron

1 pointe de colorant jaune

Le zeste râpé de 1 citron bio

Pour le décor :

1 petit pot de lemon curd

Zestes râpés de citron bio

Recette :

Préchauffez le four à 160°C (thermostat 5-6).

Tamisez ensemble la farine, la moitié du sucre et le sel.

Fouettez les blancs avec le jus de citron et le colorant d'abord doucement, puis à pleine vitesse.

Lorsqu'ils commencent à monter en neige, incorporez petit à petit le reste de sucre et fouettez quelques instants jusqu'à ce qu'ils brillent.

À l'aide d'un fouet à main, incorporez les ingrédients secs en trois fois, en les tamisant à nouveau au-dessus des blancs en neige, puis ajoutez le zeste de citron.

Dans un mouvement souple, soulevez la masse et laissez-la retomber en tapant le fouet sur le bord du récipient pour ne pas casser les blancs.

À l'aide d'une cuillère à soupe, remplissez les moules jusqu'à quelques millimètres du bord.

Avec une pique en bois, donnez quelques tours dans la préparation pour éliminer les grosses bulles prisonnières et tapez le fond des moules sur le plan de travail pour les faire remonter à la surface.

Enfournez les angel cakes dans le bas du four pour 30 minutes.

Pour vérifier la cuisson, appuyez avec le doigt sur le dessus du gâteau : il doit reprendre sa forme.

Selon la taille des moules, prolongez la cuisson de quelques minutes.

Laissez refroidir les gâteaux renversés sur une grille, puis démoulez-les en passant la lame d'un couteau le long des côtés.

Versez 1 cuillerée à soupe de lemon curd sur chaque angel cake et décorez avec quelques zestes de citron.

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25 06 15

Magie noire...

Guide Petit futé de la République démocratique du Congo.jpgLa quatrième édition actualisée et complétée du Guide Petit futé de la République démocratique du Congo (la première est parue en 2006) par Caroline Thirion, Philippe Wyvekens et Médard Tambwe vient de sortir, et c’est un émerveillement que d’en parcourir les pages si bien informées et fort bellement illustrées.

Écoutons les auteurs :

« Oui, le Congo touristique fait encore rêver. Avec prudence certes, puisque comme nombre de pays africains, tout est loin d’y être parfait et certaines zones restent fragiles.

Mais des investissements ont redémarré et une prise de conscience, dans et hors du pays, témoigne de cette volonté de donner de l’impulsion dans tous les secteurs. Y compris dans le tourisme et l’environnement.

Au Congo, le maître mot, c’est “authenticité”. L’authenticité d’une population accueillante et chaleureuse, dont on ne rend pas assez hommage au courage, à la résilience, à l’inventivité, et à la débrouillardise... Avec une diversité de cultures et de langues qui forment un patrimoine hors du commun, entre tradition et modernité.

Authenticité et diversité également des paysages et du patrimoine naturel : un fleuve mythique, des forêts profondes, des savanes, montagnes, volcans, lacs et rivières, et l’ensemble d’une exceptionnelle faune et flore. Le tout encore quasi à l’état brut ! Même si de nombreuses menaces pèsent sur cet héritage incroyable, patrimoine de l’humanité…

Précisons que d’une manière générale, nous excluons les relents de nostalgie ou les polémiques et nous ne donnons pas de leçon de morale à qui que ce soit. Ce n’est ni notre rôle ni notre objectif. Simplement, nous souhaitons montrer, sans complaisance et avec empathie, que le Congo est vivant, que la dimension de son territoire, la jeunesse de sa population et l’extraordinaire potentiel agricole, économique et touristique, peuvent être autant d’atouts pour les générations futures.

Gageons que vous serez avide de découvrir cette destination fascinante et attachante !

Quant aux Congolais de la diaspora, toujours plus nombreux et motivés à vouloir (re)découvrir leur pays, ils y trouveront leur compte. »

Structure du guide

INVITATION AU VOYAGE : présentation générale du pays, ses atouts et des idées de séjours avec quelques propositions détaillées pour des escapades.

DÉCOUVERTES : 110 pages d’une présentation plus générale, le pays en 30 mots-clés, son histoire, sa population, son économie, l’art et la culture, la cuisine, la nature et les parcs…

PROVINCE PAR PROVINCE : on pénètre au cœur de chacune des 11 provinces afin d’en extraire l’essentiel pour une immersion totale. Mise en valeur des points d’intérêts propres au tourisme. C’est ici que l’on trouvera la localisation des sites et les adresses sélectionnées pour se loger, se restaurer, sortir. Gros chapitre sur Kinshasa.

PENSE FUTÉ : tout ce qu’il y a lieu de faire, de préparer ou de lire avant de partir, les conseils pratiques, comment voyager...

Bernard DELCORD

Guide Petit futé de la République démocratique du Congo – 4e édition par Caroline Thirion, Philippe Wyvekens et Médard Tambwe, Bruxelles, Éditions Neocity, mai 2015, 528 pp. en quadrichromie au format 12 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,95 €

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24 06 15

Demandez l’édition des 160 ans !

Petit Larousse illustré 2016 avec carte.jpgIl y a 160 ans, en 1856, le pédagogue, encyclopédiste, lexicographe et éditeur française Pierre Larousse (1817-1875), un libertaire de la plus belle eau – c’était un ami très proche de Pierre-Joseph Proudhon –, faisait paraître son Nouveau Dictionnaire de la langue française, l’ancêtre du Petit Larousse.

L’ouvrage est aussitôt condamné par l’Église et mis à l’Index des Livres Interdits par le Saint-Office de l’Inquisition romaine.

L’œuvre majeure de Pierre Larousse fut le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, fort de 22 700 pages, qui fut d’abord publié en fascicules entre 1864 et 1866, avant que notre homme les regroupe en 17 volumes qui parurent de 1866 à 1876.

Dans le droit fil de ses versions antérieures, Le Petit Larousse illustré 2016– et son jumeau de luxe Le Grand Larousse illustré 2016 – constituent le plus complet des dictionnaires de la langue française, avec des définitions claires et précises, accompagnées d'exemples, compilant plus de 62 800 mots, 125 000 sens et pas moins de 20 000 locutions et expressions, tout en fournissant les étymologies, des synonymes et des analogies. Les niveaux de langue sont par ailleurs précisés pour un emploi correct des mots. En outre, et dans l’esprit du fondateur, toutes les difficultés et les particularités grammaticales sont expliquées pour aider à maîtriser l'orthographe et la syntaxe.

Mais il s’agit avant tout d’un dictionnaire encyclopédique réunissant des milliers de notices encyclopédiques sur tous les domaines de la connaissance (sciences, économie, philosophie…), parmi lesquelles 28 000 noms propres (personnalités, œuvres, lieux, pays, événements historiques…), doublé d’une formidable banque d'images avec 5 500 photos, cartes, dessins, schémas, et plus de 150 planches illustrées.

Grand Larousse illustré 2016 .jpgL’ouvrage se complète d’un répertoire de citations et de proverbes, d’un atlas, de la reproduction des drapeaux du monde et d’une chronologie universelle.

Mais aussi d’une carte d’activation donnant un accès gratuit à la version en ligne jusqu'au 1er janvier 2018 avec des mises à jour régulières.

On y trouve un dictionnaire de français de 80 000 mots et 9 600 tableaux de conjugaison, plus de 200 vidéos de L'INA sur les évènements qui ont marqué le XXe siècle, des dossiers encyclopédiques sur les grandes notions de la culture et du savoir, de nombreuses photographies et des animations ludiques.

Formidable, non ?

Bernard DELCORD

Le Petit Larousse illustré, Paris, Éditions Larousse, mai 2015, 2 044 pp. en quadrichromie au format 16 x 23,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 33,55 €

Le Grand Larousse illustré, Paris, Éditions Larousse, mai 2015, 2 110 pp. en quadrichromie au format 19 x 28 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 49,95 €

Nouvelles entrées

Pour les amateurs de nouveautés, voici une liste de quelques-uns des 150 noms communs et des 56 noms propres qui font leur entrée dans l’édition 2016 :

Noms communs :

Nouveaux mots :

anthropocène, big data, bistronomie, bitcoin, bolos, capitaliser, chneuquer, chouiner, circulation alternée, community manager, crudivore, dédiabolisation, durabilité, écopastoralisme, électrosensibilité, écopastoralisme, égoportrait, faucheur volontaire, glamouriser, goji, guar, gyropode, lose, mémériser, open data, particule fine, rétropédaler, selfie, siester, surréagir, tomate cœur-de-bœuf, tuto, végan, VTC, zadiste, zénifiant…

Nouvelles définitions :

Amarrer (séduire quelqu’un).

Ferme (regroupement de dispositifs identiques dans un même lieu et à même échelle. Exemples : ferme de serveurs, ferme photovoltaïque).

Melon (grosse tête).

Moléculaire (cuisine).

Oubli (numérique)

Responsable (qui respecte les valeurs de développement durable).

Noms propres :

Nouveaux entrants :

BANSKY (street artiste britannique).

Michael CAINE (acteur britannique).

Novak DJOKOVIC (tennisman serbe).

Pierre HERMÉ (pâtissier français).

KIRAZ (dessinateur de presse français).

Renaud LAVILLENIE (athlète français)

Lynda LEMAY (chanteuse québécoise)

Bernard Henri-LÉVY (philosophe français).

Alain PASSARD (cuisinier français).

PIXAR (studios de cinéma).

Pierre RABHI (pionnier de l'agroécologie).

Pierre RICHARD (acteur français)

ROSETTA (sonde spatiale).

Malala YOUSAFSAI (Prix Nobel de la Paix pakistanaise).

Nouveaux entrants belges :

Ingrid DAUBECHIES, mathématicienne et physicienne belge, naturalisée américaine.

Olivier GOURMET, acteur.

Pierre MARCOLINI, pâtissier et chocolatier.

Charles MICHEL, homme politique (Premier ministre depuis octobre 2014).

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Dictionnaires | Commentaires (0) |  Facebook | |