25 04 15

Cuisine à la Speedy Gonzales…

Recettes rapides .jpgLe recueil intitulé Recettes rapides publié chez Larousse à Paris compile 100 recettes express (réalisables en moins de 30 minutes, préparation et cuisson incluses), variées et équilibrées pour toutes les occasions.

Des entrées sur le pouce : ciabatta à la mozzarella et au salami ; salade de poires à la dinde ; pêches au jambon de Parme ; salade de boulgour à la feta ; salade de quinoa aux épinards ; velouté de patates douces à la noix de coco ; taboulé à l'aubergine, radis à l’orientale…

Des viandes prêtes en moins de 15 minutes : sauté de bœuf thaï, côtelettes d'agneau panées aux herbes et à la polenta ; farfalles froides au poulet ; porc laqué ; brochettes de porc à la provençale ; côtelettes d’agneau à l’indienne…

Du poisson express : brochettes de gambas ; noix de Saint-Jacques aux poireaux ; cabillaud à la crème et au cresson ; thon grillé aux haricots verts et salsa verte ; linguine au thon et au citron ; sashimi de saumon ; espadon et sauce piquante à la menthe…

Des petits plats végétariens ultra-rapides : soupe de nouilles épicée aux champignons ; gnocchis à la sauce verte ; risotto au potimarron ; omelette au fromage de chèvre et aux poivrons ; pâtes aux noisettes ; omelette à la betterave et à la feta…

Des desserts top chrono : yaourt marbré au citron ; verrines de myrtilles au mascarpone ; cookies à la crème glacée ; baies glacées au chocolat blanc ; trifles aux framboises ; fondue de chocolat aux fruits ; crème à la mangue et aux fruits de la Passion…

Pour les impatients affamés !

Bernard DELCORD

Recettes rapides, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Tous à table ! », janvier 2015, 216 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 17 cm sous couverture brochée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Voici une recette très simple :

Linguines aux palourdes

Pour 4 personnes

Préparation et cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

800 g de palourdes nettoyées

300 g de linguine

Huile d'olive

2 gousses d'ail

2 piments rouges

20 cl de vin blanc sec

1 petit bouquet de persil plat

Recette :

Rincez les palourdes et jetez toutes celles qui ne se referment pas quand on les tapote légèrement.

Portez à ébullition une grande casserole d'eau salée et faites cuire les pâtes selon les instructions figurant sur le paquet.

Versez plusieurs cuillerées d'huile d'olive dans une cocotte munie d'un couvercle, émincez finement l'ail et les piments et faites-les revenir à feu vif.

Ajoutez les palourdes, versez le vin, couvrez et laissez cuire quelques minutes, jusqu'à ce que tous les coquillages soient ouverts.

Jetez les palourdes restées fermées.

Égouttez les pâtes, déposez-les sur les coquillages, ciselez le persil et parsemez-en la préparation

Mélangez bien l'ensemble et servez sans attendre.

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22 04 15

Saloth ? Un beau salaud…

Pol Pot.jpgEn publiant Pol Pot Qui suis-je ? chez Pardès à Grez-sur-Loing, l’historien de droite Nicolas Tandler, excellent spécialiste des grandes figures de l’extrême gauche [1], donne un joli coup de pied dans la fourmilière des idées reçues de la bien-pensance actuelle, en rappelant avec force que ce sont des thèses de Jean-Jacques Rousseau qui furent à l’origine du génocide du peuple khmer perpétré par Saloth Sâr, alias Pol Pot (1928-1998), et par ses séides Khmers rouges entre 1975 et 1979.

 Voici la présentation de l’ouvrage que nous donne l’auteur :

« On ne dit pas “Djougachvili”, mais Staline. De même, on ne parle pas de “Saloth Sâr”, mais, à partir de 1970, de Pol Pot, son pseudonyme. D'une famille cambodgienne aisée, il profita de divers enseignements dans la capitale du pays, Phnom Penh.

Parti compléter sa formation en France, il y découvre les Lumières avec Rousseau, la Révolution avec Robespierre, le marxisme avec Staline. Il néglige son école technique, et il doit retourner au pays sans diplôme. Il décide alors de devenir révolutionnaire professionnel.

Stoïque, il fait ses classes grâce aux communistes vietnamiens, qu'il hait, dans son for intérieur, comme ennemis héréditaires des Khmers. Devenu l'organisateur du Parti communiste à Phnom Penh, la chance le sert : le chef du PC est tué, et il prend sa place.

Le voici acteur d'une guerre tout à la fois civile et internationale. Avec des enfants-soldats vêtus de noir, ses troupes, les Khmers rouges, se multiplieront grâce aux erreurs de la puissante Amérique, aux divisions entre républicains et royalistes, au soutien de Hanoï.

Le 17 avril 1975, Pol Pot atteint son but.

Trois ans, huit mois, vingt jours, le peuple khmer subira une expérience démente, à vif, qu'aucun utopiste social n'avait osée avant lui. Elle lui coûtera 1 700 000 morts (estimation basse).

Puis Pol Pot fut vaincu dans une guerre éclair par le Vietnam. Il survécut deux décennies à sa défaite, divisant le monde à son propos, avant de mourir, esseulé. »

Pur produit du PCF et de ses intrigues, Pol Pot entretenait à l’évidence la haine recuite que les médiocres – ce petit-bourgeois avait échoué lamentablement dans toutes ses tentatives de scolarité largement financées par la France – vouent à tout ce qu’ils sont incapable d’être, à savoir des hommes, et qui donne les Hitler et les Staline, des étrons de l’histoire…

Bernard DELCORD

 Pol Pot Qui suis-je ? par Nicolas Tandler, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », novembre 2014, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)


[1] On lui doit, chez le même éditeur, un Marx Qui suis-je ?, un Staline Qui suis-je ? et un Trotski Qui suis-je ? fort intéressants, eux aussi.

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19 04 15

« Frères humains qui après nous vivez... » (François Villon)

Jadis vivait ici.jpgAvec Jadis vivait ici (paru aux Éditions L’Âge d’Homme à Lausanne), un élégant texte pointilliste tissé sur une trame médiévale, notre compatriote Corinne Hoex apporte une nouvelle preuve de sa grande virtuosité littéraire et de son talent étrange et remarquable à raconter des histoires terribles à coups de petites touches sensibles, d’images captivantes et de mots qui font rêver.

Dans ce qui constitue une sorte de chanson des gestes de la vaine ambition humaine de faire de sa vie quelque chose d’impérissable, Corinne Hoex fait résonner la voix des trouvères pour convoquer les forces obscures de la nature, de la destinée, de la religion, du mal, de la foi, de l’esprit chevaleresque, de la désespérance, de la souffrance et de la mort pour nous tendre le miroir de notre époque, perpétuation de l’âge de fer des fanatismes en tout genre et des croyances naïves à propos de supposées qualités miraculeuses de la terre-mère, de ses animaux et de ses plantes.

Extraits :

 

Ancolie.

Digitale mauve.

Doigt rouge de la Vierge.

Par-dessus les fougères, mélampyre des champs. Violette des blés. Cornette. Gant de bergère.

 

Loin des jardins et des enclos, l’herbe mauvaise, le chardon laineux, ne meurt pas. (p. 14)

 

 

Poux.

Tiques.

Punaises.

Parasites ailés.

Vermines domestiques.

 

Tu as vu à l’œuvre les écornifleurs.

Courtisans.

Flatteurs.

Dévots.

Pique-assiette.

 

Tu as pris exemple. (p. 54)

 

 

Tu vivras d’elle. Ta terre. Ses sources. Ses arbres.

Ta glèbe nourricière, diras-tu.

Ta terre à blé.

À pâturages.

Ta terre à vignes.

Ta campagne.

 

Et tu tueras pour elle.

Et tu assassineras.

 

Puis, un matin, elle se jettera sur ton cercueil. (p. 91)

 

Comme de juste…

Bernard DELCORD

Jadis vivait ici par Corinne Hoex, Lausanne, Éditions L’Âge d’Homme, collection « La petite Belgique » dirigée par Jean-Baptiste  Baronian et Jacques Booth, mars 2015, 91 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en bichromie, 14 € (prix France)

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19 04 15

Pour qui sonne le glas ?

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro.jpgFrançois Maspero, décédé le 11 avril 2015, était un écrivain et un biographe de valeur. Pour lui rendre hommage, nous avons ressorti de nos archives la recension ci-après, parue en 2007, d’un ouvrage magnifique et fort heureusement toujours disponible en librairie.

Le célèbre éditeur François Maspero est aussi un incorrigible romantique, comme le prouve L’ombre d’une photographe, Gerda Taro paru l’année dernière aux Éditions du Seuil. Il y dresse la biographie de la reporter-photographe, correspondante de guerre durant la guerre civile espagnole, qui mourut à 26 ans le 25 juin 1937 sur la route de Madrid, alors qu’elle venait de couvrir les violents combats de Brunete.

Avec un brio incontestable, il ressuscite la belle et libre Galicienne Gerta Pohorylle dont le poète Rafael Alberti assurait qu’elle avait « le sourire d’une jeunesse immortelle » et qui, du printemps 1936 à juillet 1937, signa du pseudonyme de Gerda Taro les clichés et les reportages qu’elle donna aux journaux français Ce Soir et Regards.

Elle était à ce moment la compagne de Robert Capa, le plus grand reporter de guerre de tous les temps, qui fonda dix ans plus tard avec Henri Cartier-Bresson la fameuse agence Magnum et mourra le 25 mai 1954 dans le Tonkin en marchant sur une mine.

Mais François Maspero ne se contente pas de faire revivre l’ombre de celle qui, appareil photo au poing et animée par l’espérance d’un monde meilleur, affronta les dangers avec une grâce et une inconscience désarmantes, il braque aussi une lumière aveuglante de lucidité sur les enjeux, les angoisses et les illusions de l’Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Bernard DELCORD

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro par François Maspero, Paris, Éditions du Seuil, collection « Fiction & Cie », mars 2006, 137 pp. au format 15,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,20 € (prix France)

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18 04 15

Un compositeur grandement inspiré...

Alexandre Scriabine .jpgÉcrivain, poète, éditeur et organisateur de festivals, Jean-Yves Clément, à qui l’on doit divers ouvrages (Les Deux Ames de Frédéric Chopin, 2010, Franz Liszt, 2011, De l'aube à midi, 2013), a publié récemment chez Actes Sud une biographie du musicien russe Alexandre Scriabine (1872-1915).

Personnalité singulière par le symbolisme flamboyant de son langage musical et atypique par le refus de toute référence au folklore national, Alexandre Scriabine, mort il y a un siècle tout juste, peut être qualifié de mystique de l'extase influencé par la théosophie [1].

Il laisse une œuvre profondément originale d'où se détachent son imposant corpus de dix sonates pour piano, son Poème divin (1903-1904), son Poème de l'extase pour grand orchestre (1904-1907), son Prométhée ou le Poème du feu (1908-1910) pour grand orchestre avec orgue, chœurs, piano et clavier à lumières ainsi que de nombreux préludes, 9 impromptus, 21 mazurkas, 3 valses, 3 nocturnes et 26 études au style virtuose et coloré.

Sa dernière œuvre, Le Mystère (commencée en 1903), qui fut aussi son projet le plus ambitieux, est restée inachevée en raison du décès subit d’Alexandre Scriabine à l’âge de 43 ans [2].

Voici ce que dit Jean-Yves Clément de ce compositeur au talent visionnaire :

« L'œuvre de Scriabine est l'une des plus originales de toute la musique ; totalement révolutionnaire, au même titre que celles de Schönberg, Bartók, Prokofiev ou Stravinski, bousculant de manière irréversible la tonalité, inventant comme Chopin ses propres formes, développant une esthétique de la miniature en droite ligne des tentatives du dernier Liszt, exploitant des horizons harmoniques et des espaces sonores inédits dont Messiaen se souviendra, pour ne rien dire de Berg, Szymanowski, ou de compositeurs plus proches de nous, tels Stockhausen ou Cage, Scriabine fait poser à la musique des questions qu'elle ne se posait pas avant lui.

Créateur à la charnière du bousculement des mondes entre XIXe et XXe siècles, partagé entre romantisme total et modernisme radical, mystique absolu et prophète d'un nouveau monde, Scriabine a fait de l'art une sorte de religion et d'initiation magique appelées à transformer la vie.

Cent ans après sa mort, il est plus que jamais notre contemporain. »

Relevons, pour l’anecdote, que de 1908 à 1909, Alexandre Scriabine habita au 45, rue de la Réforme à Bruxelles, après une grande succession de concerts donnés à Paris avec Diaghilev et ses Ballets russes.

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie à rebondissements est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Alexandre Scriabine par Jean-Yves Clément, Arles, Actes Sud, collection « Classica », janvier 2015, 194 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 18,50 € (prix France)


[1] Système philosophique ésotérique à travers lequel l'être humain tente de connaître « le Divin » et les mystères de la Vérité. (Source : Wikipédia.)

[2] Source : Wikipédia.

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17 04 15

Arabesques du quotidien

En harmonie.jpgRassemblant les contributions de 18 spécialistes belges et étrangers sous la houlette de l’archéologue arabisante Mieke Van Raemdonck, l’inventaire de la collection d’objets d’art du monde islamique du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles s’intitule En harmonie, expression utilisée par l’auteur arabe Ibn Khaldun (Tunis, 1332-Le Caire, 1406) lorsqu’il évoquait la beauté.

Et de la beauté, l’ouvrage en montre à foison, qu’il s’agisse de soieries, de tissus d’étoffes, de vêtements, de pièces de monnaie, de statuettes, d’astrolabes, d’encensoirs, de céramiques, de cruches, de coupes, de pots, d’objets en terre cuite, de carreaux d’ornement, d’objets en verre, en pierre ou en métal, de panneaux décoratifs, d’éléments architecturaux ou de portes en bois sculpté, de tapis, de bannières, de stèles funéraires, de plumiers, de manuscrits, de miniatures, de reliures et de livres…

Les pièces les plus anciennes datent du VIIIe siècle et les plus récentes du XIXe. Elles proviennent du Maghreb, d’Andalousie, d’Égypte, de l’empire ottoman, de Syrie, d’Iran et même de l’Inde des Moghols.

Chaque objet usuel est non seulement remis dans son contexte historique, géographique, culturel et artistique en tenant compte des avancées les plus récentes de la recherche scientifique, mais aussi comparé à d’autres objets similaires conservés dans d’autres musées du monde.

Une magnifique initiation à l’art oriental de vivre avec l’art !

Bernard DELCORD

En harmonie – Art du monde islamique au Musée du Cinquantenairesous la direction de Mieke Van Raemdonck, Lier, Éditions Lannoo, avril 2015, 318 pp. en quadrichromie au format 25 x 29 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 39,99 €

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28 03 15

Vive la bagnole !

SNCB mon amour (cover).jpgSous-titré Mémoires d’une navetteuse, le désopilant recueil de posts quotidiens mis sur les réseaux sociaux par Nancy Vilbajo quand elle fut usagère – trois longues et pénibles années durant – de la Société nationale des Chemins de fer belges (qui, à l’instar de toutes les administrations, considère le mot « client » comme une ineptie sociale, voire une grossièreté libérale, c’est bien connu…), SNCB mon amour paru aux Éditions du Basson à Marcinelle détaille par le menu la vie de ceux qui, chaque jour dans notre pays, s’en vont au boulot et en reviennent dans l’invention de George Stephenson [1].

Un festival de trains brinquebalants, en retard, annulés, en grève, en panne, roulant au ralenti parce qu’il pleut, parce qu’il gèle, parce qu’il y a du vent, parce qu’il y a du brouillard, parce qu’il y a des feuilles mortes, parce qu’il fait beau ou tout bonnement sans raison…

Et une galerie de portraits de préposés arrogants et incompétents, de chefs de gare ahuris, d’accompagnateurs de train tonitruants, voire ivres, de voix off inaudibles ou incompréhensibles, mais aussi d’usagers (pour eux, c’est vrai, le mot « client » n’a guère de sens…) hagards, mal lavés, mal réveillés, somnolents, gémissants, péteurs, ronfleurs, renifleurs, baveux, dont certains se coupent les ongles, se curent les oreilles, dévorent de grand matin des sandwiches au salami à l’ail, claironnent leur vie intime au téléphone ou font savoir à l’assemblée que leur partenaire malade a « déjanté les chiottes » du train de 7h56.

Sans oublier l’odeur, les tags, les graffitis, les détritus, les vitres, les sièges et les couloirs sales, les attentes aux guichets, les bousculades, les voyages debout, les pieds écrasés, la promiscuité, les gosses casse-pieds et mal élevés, les ados grossiers, les pickpockets,

Un zoo humain dont les bobos écolos n’ont pas idée !

Bernard DELCORD

SNCB mon amour – Mémoires d’une navetteuse par Nancy Vilbajo, illustrations de François Bouton, Marcinelle, Éditions du Basson, février 2015, 117 pp. en quadrichromie au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 €

Et un exemple valant mieux qu’un long discours :

Carte Mobib

JUL 2

NANCY V

Mobib Day 1

Après 10 minutes de file, on me dit : « Moi, je fais pas ça, tu sais madame ! Tu dois aller à guichet 2 ! » Et c'est écrit quelque part que t'es pas foutu de remplacer ma Mobib ? Et c'est reparti pour 10 minutes au milieu des touristes et des gamins hurlants.

#fonttouschier

JUL 3

NANCY V

Mobib Day 2

Gare du Midi. File au guichet et je  ne vous raconte pas le cheptel : « C'est pas moi qui fait ça, allez au guichet STIB ! » File au guichet STIB : « C'est pas moi qui fait ça, allez à la Bootik ! » File à la Bootik : « C'est lié à un abonnement SNCB, c'est pas moi qui fait ça, allez au guichet SNCB ! »

Et c'est à cette minute précise que mon venin est sorti !

# brefj'aigueulé

JUL 4

NANCY V

Mobib Day 3

J'ai acheté un ticket 10 voyages...

#burnout

LA LOGIQUE DES AUTRES

 

La carte Mobib est un abonnement qui permet d'utiliser les transports en commun de Bruxelles (la STIB). Dans mon cas, elle était associée à l'abonnement de train (la SNCB). Et ce qui devait arriver est forcément arrivé, j’ai perdu ma carte Mobib !

Peu importe, il suffit de se rendre au guichet de la gare et d'en demander une autre. Oui, mais cela, c'est dans le monde des elfes et des licornes. Moi, je vous parle des chemins de fer...

Bref, après avoir passé trois matinées à courir de guichet en guichet, de guichetier grossier à guichetier de mauvaise foi, j'ai fini par craquer et j'ai acheté un carnet de tickets STIB.

Je commençais à désespérer, m'imaginant passer ma vie à composter les sales petits tickets jaunes quand, un beau matin, je fus prise d'une frénétique curiosité ethnologique. Partant quelques minutes plus tôt de la maison, je fis un arrêt au guichet de la jolie petite gare de Binche. Dernier terminus avant la France. Rails qui s'arrêtent au milieu de nulle part pour se transformer en chemins de promenades silencieux et reposants. Hall qui sert de tournage aux films rétro. Enfin, vous l'aurez compris : ma petite gare est tout sauf une plate-forme de bus de métropole.

Taquine, je demande au guichetier :

– Bonjour, pouvez-vous remplacer ma carte Mobib, j'ai perdu l'ancienne !

Je m'attendais à un refus, voire à une fin de non-recevoir bien légitime, mais sa réponse fut tout autre...

– Avec plaisir ! [Trois minutes d'encodage.] La voici ! Bon voyage !

Trois minutes ! Il m'aura finalement fallu trois misérables minutes pour obtenir une nouvelle Mobib qui ne sert qu'à voyager intra-muros à cinquante kilomètres de là...

Et tu t'étonnes qu'on frôle le burnout, toi ?



[1] La ligne du chemin de fer de Stockton et Darlington, longue de 40 km et inaugurée le 27 septembre 1825 avec la Locomotion n°1 de George Stephenson, fut la première au monde permettant le transport commercial de passagers avec des locomotives à vapeur.

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22 03 15

Fruits à quartiers...

Les agrumes.jpgRachel Frély, journaliste spécialisée en nutrition, en homéopathie, en plantes médicinales et santé, est aussi l'auteure de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous épinglerons Les agrumes, un ouvrage paru tout récemment chez Grancher à Escalquens dans la collection « Saveurs & vertus ».

C’est qu’en plus d’être bon marché, faciles à utiliser et 100 % naturels, les agrumes ont d'incontestables qualités nutritionnelles, cosmétiques et médicinales.

Dans son ouvrage, l’auteure fait découvrir les caractéristiques botaniques des différents agrumes : oranger, pamplemoussier, pomelo, citronnier, clémentinier, mandarinier, bigaradier, cédratier, calamondin, kumquat, combava, limettier, bergamotier…

Elle fournit aussi des conseils de jardinage pour les cultiver et un grand nombre de recettes pratiques et économiques à base d'agrumes, pour préparer un savon personnalisé, un bain tonifiant, en cas de rhume, de courbatures, de troubles du sommeil ou de stress… sans oublier les astuces de grands-mères pour la cuisine, pour l'entretien de la maison et du linge ou encore pour parfumer son intérieur et chasser les hôtes indésirables.

En ces temps de carnaval, un livre à offrir aux gilles de Binche !

Bernard DELCORD

Les agrumes par Rachel Frély, Escalquens, Éditions Grancher, collection « Saveurs & vertus », février 2015, 127 pp. en quadrichromie au format 16 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 14 € (prix France)

Voici la description d’un de ces arbres à fruits délicieux :

Les agrumes (Citrus reticulata Blanco).jpg

Le mandarinier

Citrus reticulata Blanco

Appelé aussi mandarin orange, il est cultivé depuis des siècles en Chine.

Il existe différents cultivars et variétés cultivées :

Le mandarinier est un petit arbre vigoureux, au port arrondi, qui peut faire jusqu'à 5-6 mètres de hauteur pour 1,50 à 3 mètres de large.

La forme des feuilles et des fruits est variable selon les variétés. Les feuilles vert foncé sont ovales et lancéolées.

Les fleurs blanches et parfumées sont assez petites.

Les fruits font généralement 5 à 8 cm de diamètre, avec une écorce très fine de couleur orangée, à goût sucré et parfumé, non acide.

Sa culture :

Le mandarinier a besoin de soleil et il ne supporte pas des températures hivernales trop fraîches (sauf le mandarinier « Satsuma » qui peut résister jusqu'à - 10°C) et un gros coup gel peut lui être fatal.

Lorsque l'hiver arrive, il est impératif de bien le protéger.

Il a besoin d'être arrosé régulièrement (au moins deux fois par semaine, surtout par temps sec et chaud) avec de l'eau non calcaire, surtout en période de croissance.

S'il est en pot, rentrez-le à l'approche de l'hiver, dans une pièce lumineuse à 10°C.

Limitez l'arrosage au strict minimum pour maintenir une très légère humidité.

Mes astuces jardinage :

Procédez à une taille légère à la fin de l'hiver pour aérer le feuillage et lutter préventivement contre les aleurodes et les cochenilles.

Une taille tous les 2 à 3 ans suffit pour les sujets adultes.

Mon coup de cœur :

La mandarine « Satsuma » (citrus reticulata subsp. Unshiu Marcow) au parfum délicat.

Ses feuilles sont assez larges et très parfumées.

Savoureux, ses fruits ronds légèrement aplatis aux extrémités ont l’avantage d’être juteux, sans pépins et faciles à peler.

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19 03 15

Médecines douces…

Petit Larousse des remèdes maison 100% naturels.jpgSpécialiste en aromathérapie, la Britannique Stephanie L. Tourles a rédigé un recueil de 150 recettes à faire soi-même à base de plantes pour soulager tous les maux de santé du quotidien.

La version en langue française de cet ouvrage a été publiée par les Éditions Larousse à Paris sous le titre Petit Larousse des remèdes maison 100% naturels et l’auteure y propose de remplacer le contenu de l'armoire à pharmacie familiale par des préparations réalisées à partir de plantes et de produits naturels aux propriétés thérapeutiques reconnues.

Au sommaire :

La  présentation du matériel et des produits nécessaires aux préparations.

Le dictionnaire des 50 symptômes et maladies courants (allergies, ampoules, anxiété, brûlures légères, contusions et bleus, coups de soleil, coupures et éraflures, eczéma, extrémités froides, insomnie, mal de dos, maux de tête…)

Le dictionnaire des ingrédients (leurs propriétés, les parties utilisées, les contre-indications) : huile d'amande douce, arnica, aloès vera, bicarbonate de soude, calendula, camomille, cannelle, ail, citron, thym, cire d'abeille, beurre de karité.

Pour chaque recette : les ingrédients la liste du matériel nécessaire, les conseils d'application.

Une arme de destruction massive des petits bobos !

Bernard DELCORD

Petit Larousse des remèdes maison 100% naturels par Stephanie L. Tourles, traduit de l’anglais et adapté par Sabine Rolland, Paris, Éditions Larousse, collection « Petit Larousse », mai 2014, 479 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 19,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 15,90 € (prix France)

Voici la description d’un produit fréquemment utilisé par l’auteure :

Arbre à thé

(Melaleuca alternifolia)

PARTIE UTILISÉE : huile essentielle.

Cette huile essentielle d'odeur forte, pénétrante et camphrée, et dotée d'une énergie rafraîchissante, est extraite par distillation à la vapeur des feuilles et des rameaux d'un arbuste épineux originaire d'Australie. Souvent appelé par son nom anglophone tea tree, l'arbre à thé est une véritable panacée : efficace contre les virus, les bactéries et les champignons, il possède aussi de puissantes propriétés immunostimulantes, anti-inflammatoires et vulnéraires, ce qui en fait une valeur sûre de l'aromathérapie familiale.

De plus, l'huile essentielle d'arbre à thé est très bien tolérée par la peau. Je l'intègre à mes baumes, mes huiles pour le corps et mes cataplasmes d'argile pour traiter les coupures et écorchures, les éruptions cutanées, la mycose du pied, ainsi que les infections de la peau, des sinus et des voies respiratoires. Vous pouvez l'appliquer pure sur des boutons, des verrues et des piqûres ou morsures d'insectes.

SUBSTITUTS POSSIBLES : huile essentielle de niaouli (proche cousin de l'arbre à thé) ou de lavande, même si cette dernière n'est pas aussi puissante.

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19 03 15

Cuisine roborative…

Petits plats d'hiver.jpgDe l'entrée au dessert, le recueil de recettes intitulé Petits plats d’hiver publié à Paris aux Éditions Larousse propose pour les mois froids de nombreuses préparations de cuisine généreuse mettant en valeur les produits de saison.

On y trouve des entrées et des soupes qui réconfortent : petits soufflés de patates douces au comté ; feuilletés au cantal et au jambon ; salade d'endives au cheddar ; salade de maquereau fumé aux croûtons, crème de cresson et toasts au fromage de chèvre ; velouté de potiron ; soupe de haricots au jambon ; soupe de carottes aux lentilles, soupe de poireaux au lard fumé…

Des petits plats mijotés et des gratins : mijoté d'agneau ; gratin de pommes de terre au camembert ; risotto au saumon parfumé au thym ; gratin de pâtes au jambon et aux champignons ; gratin de navets au cidre et au bacon...

Des plats d’origine étrangère : agneau à la turque au riz pilaf ; paëlla au chorizo et aux crevettes ; yakitori de poulet ; poulet biryani ; curry de canard à l’ananas ; poulet au citron à la marocaine ; œufs à la mexicaine ; curry de légumes d'hiver aux lentilles ; nouilles soba aux champignons et au chou, polenta à la courge et au gorgonzola…

Des légumes et des accompagnements : courges farcies au chèvre frais ; crumble de légumes d'hiver ; pommes de terre au parmesan ; tarte à l'oignon et aux blettes ; endives braisées au bacon…

Des desserts douillets : poires aux épices et au chocolat ; muffins à l'orange et à la carotte ; chocolat chaud à la cannelle ; riz au lait à la banane ; gâteau aux clémentines et aux amandes...

Pour donner du cœur au ventre !

Bernard DELCORD

Petits plats d'hiver, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Tous à table ! », janvier 2015, 216 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 17 cm sous couverture brochée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Voici une recette bien revigorante :

Chili con carne et pain à l’ail

Pour 4 personnes

Préparation et cuisson : 40 minutes

Ingrédients :

500 g de bœuf maigre haché

2 oignons

2 cuillers à café d'huile d'olive

2 cuillers à café de cumin en poudre

1 ou 2 cuillers à café de piment en poudre

400 g de tomates pelées et concassées en conserve

1 cube de bouillon de bœuf

1 baguette

1 gousse d'ail

Quelques brins de persil

50 g de beurre

Recette :

Préchauffez le four à 200 °c (thermostat 6-7).

Écrasez l'ail, hachez le persil et incorporez-les au beurre.

Coupez la baguette en rondelles épaisses et tartinez-les de beurre à l'ail, puis réservez.

Dans une poêle antiadhésive, faites revenir la viande hachée pendant quelques minutes, puis transférez-la dans un saladier.

Coupez les oignons en quatre, puis mixez-les à l'aide d'un robot.

Mettez l'huile d'olive à chauffer dans la poêle et faites-y revenir les oignons pendant 2 minutes.

Incorporez les épices et prolongez la cuisson de 1 minute.

Remettez la viande dans la poêle, ajoutez les tomates, le bouillon et 40 cl d'eau chaude.

Portez à ébullition, puis laissez mijoter 20 minutes.

Préchauffez le gril du four.

Transférez le chili con carne dans un plat allant au four.

Disposez les tranches de baguette sur le dessus et enfournez pour 5 minutes.

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